mardi 2 septembre 2014

987... EN REMONTANT LE TEMPS

Cette page concerne l'année 987 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

LE DERNIER ROI CAROLINGIEN MEURT A 21 ANS.

 
LOUIS V
Fils de Lothaire III et de la reine Emma, il a est surnommé Louis V le Fainéant, suivant l’usage des flatteurs d’une dynastie régnante à l’égard des derniers rois de celle qu’elle a détrônée... Il mérite d’autant moins ce honteux surnom qu’il donne des preuves de courage et d’activité au siège de Reims, et que pendant la courte durée de son règne il n’a pas un seul instant de repos.
Son père l’a associé à la couronne, précaution fort sage, et que Lothaire a d’autant plus de raison de prendre qu’il connaît toute l’ambition de Hugues Capet.

2 ans plus tard, il épouse Adélaïde, veuve d'Étienne, comte de Gévaudan, le plus puissant seigneur de l'Aquitaine, et sœur du comte d'Anjou, Geoffroi Grisegonelle. Ce mariage devait consolider l'autorité des Carolingiens sur la Gaule méridionale il n'en est rien.

Louis V semble s'être abandonné aux plaisirs, dans tous les cas, il dilapide toutes les ressources dont il peut disposer au point de ne pouvoir ni entretenir une armée, ni même pourvoir à ses besoins personnels, tandis que sa femme, prise d'aversion pour lui, s'enfuit en Provence, où elle épouse bientôt le comte d'Arles Guillaume Ier...
Lothaire III doit aller chercher son fils à Brioude 2 ans après l'y avoir établi. A la mort de son père, le 2 mars 986, Hugues Capet et les grands du royaume laissent Louis V lui succéder, persuadés que ce jeune homme, connu pour sa légèreté et son indécision, ne saurait leur porter ombrage...

Louis V est salué roi par une partie des seigneurs, il a 20 ans, couronné à Compiègne, sa mère la reine Emma n’ignore pas les projets suivis depuis longtemps par la famille de Hugues Capet, et le crédit dont jouit ce seigneur ne peut que l’alarmer... Elle forme la résolution de se faire un appui de la veuve de l’empereur Othon Ier, son aïeule, princesse si respectée de ses contemporains qu’ils l’appellent la « Mère des Rois ».
Emma conçoit même le dessein d’emmener le jeune Louis V à la cour impériale, pour le soustraire entièrement aux entreprises de ses ennemis, mais, soit que le roi croit au bruit répandu à l’occasion de l’empoisonnement de son père, dont les ennemis de la famille royale accusent la reine, ou qu’il soit assez faible pour craindre cette vertueuse princesse, il s’en sépare brusquement, et, par cette division, il fournit à ses ennemis secrets l'avantage désiré.

La cour devient bientôt un centre d'intrigues où le roi se trouve tiraillé entre l'influence de l'Empire et celle de Hugues Capet. L'un de ses premiers actes, motivé par le violent ressentiment que lui ont causé les trahisons de l'archevêque Adalbéron est d'aller mettre le siège devant Reims, Hugues Capet y suit le roi à contre cœur... Mais, après un premier assaut repoussé avec succès, le rusé archevêque réussit à se soustraire à la vengeance royale en acceptant d'aller se justifier à Compiègne.

Toutefois, le siège levé, il croit prudent de se réfugier dans la partie de son diocèse qui relève de l'Empire.
D'autres intrigues, pendant ce temps, se nouent au palais, les accusations de Charles de Lorraine réussissent à envenimer les rapports de Louis V avec sa mère qui est chassée de la cour et se réfugie auprès de Hugues Capet. En même temps, Louis V négocie avec l'Empire.

L'archevêque Adalbéron, accusé de haute trahison, doit être jugé dans une grande assemblée convoquée à Compiègne au mois de mai 987, à peine est-elle réunie qu'elle apprend la mort du roi Louis V, suite à un accident de chasse, dans la forêt de Compiègne.

Le 22 mai 987, après un règne d’un an et quelques mois, empoisonné par la reine Blanche ou Adélaïde, sa femme, disent quelques historiens. Cette assertion n’est pas prouvée, ni celle qui affirme que cette princesse a de l’aversion pour son époux. Blanche est la fille d’un seigneur du midi de la France que l’on croit être un comte d’Auvergne. Louis V l’a épousée n’étant encore âgé que de 15 ans...

Victime d'un accident inexplicable, Louis V se vide de son sang...
IMPÉRATRICE  ADÉLAÏDE 
En ce mois de mai 987, le jeune monarque, fils du défunt Lothaire, chasse dans la forêt de Senlis. Sautant de son cheval, il poursuit la traque du gibier à pied. Malencontreusement, il fait une chute si rude qu'il est incapable
de se relever. Transporté dans un état grave au château, il se plaint de violentes douleurs au foie. Une importante hémorragie se déclare : « Le sang sort en abondance par le nez et la bouche. Les mamelles palpitent de douleurs continues, et une chaleur intolérable règne dans tout le corps », relate le chroniqueur Richer...
Impuissants, les médecins ne peuvent calmer la douleur, encore moins soigner les blessures. Et le 22 mai, après de longues heures d'agonie, Louis V décède...
Avant de mourir, dans un ultime effort, il a exprimé le vœu d'être inhumé près de son père dans l'abbaye Saint Rémi de Reims.

Néanmoins, estimant que le transport de la dépouille du roi à Reims et l'organisation d'un cortège funèbre prendra trop de temps, les Grands du royaume ne tiennent pas compte de cette dernière volonté.

Aussi, Louis V, « le Fainéant », dernier souverain Carolingien en ligne directe, est enterré en toute simplicité, presque à la sauvette, à Saint Cornille de Compiègne.

Mort sans enfants du jeune roi... le trône doit appartenir à Charles, son oncle, fils de Louis d’Outre-mer et duc de la basse Lorraine, mais à cette époque d’autres droits que ceux de la force ou de l’adresse président à la nomination d'un souverain. Les voix se réunissent sur le nom d'Hugues Capet, en faisant le plus puissant seigneur du royaume : Ainsi commence la troisième dynastie...

Louis V, le dernier Carolingien, laisse le trône vacant. En attendant l'élection d'un nouveau roi, les Grands du royaume prêtent serment à Hugues Capet. Cet engagement collectif a valeur de consultation préliminaire « primaire ! ». Mais il reste un prétendant au trône issu de la famille Carolingienne : le duc Charles de Basse Lorraine, frère du feu roi Lothaire et oncle de Louis V. Il faut lui trouver un successeur. Or « tous les princes dont la sagesse et l'activité pourraient être utiles au gouvernement du royaume ne sont pas présents », témoigne Richer... Aussi Adalbéron, archevêque de Reims, propose-t-il de différer de quelques semaines l'élection en bonne et due forme d'un nouveau roi...

LOUIS V
En attendant, il demande à la noble assistance de prêter serment à Hugues Capet, grand duc des Francs et « de s'abstenir de toute démarche, de toute entreprise relative au choix d'un prince jusqu'à ce que tous soient réunis de nouveau pour en discuter ». Tous les participants s'y engagent solennellement avant de se séparer.

Cependant, le duc Charles de Basse Lorraine, frère du feu roi Lothaire
et oncle de Louis V, se déclare candidat au trône et se rend prestement
à Reims pour solliciter l'appui de l'archevêque. « Tout le monde sait, vénérable père, que par droit héréditaire, je dois succéder à mon frère et à mon neveu (...).
Pourquoi suis-je donc repoussé du territoire que tout le monde sait avoir
été possédé par mes ancêtres? », se plaint-il. Né roi comme tous les Carolingiens, nul ne peut en principe contester son droit à régner.

Mais, inébranlable, Adalbéron ne se laisse pas apitoyer par son discours :
« Tu t'es toujours associé à des parjures, à des sacrilèges, à des méchants
de toute espèce, et, maintenant encore, tu ne veux pas t'en séparer.
Comment peux-tu, avec de tels hommes, et par eux, chercher à atteindre
le trône? », rétorque-t-il avec sévérité. Puis il met sèchement fin à l'entretien en précisant qu'il ne peut souscrire aucun engagement, ayant juré comme les autres Grands de n'en rien faire...
A la mi-juin, l'assemblée des Grands du royaume chargée d'élire un nouveau roi est convoquée à Senlis, sur les terres d'Hugues Capet, lequel préside la réunion. Devant la noble assistance, Adalbéron ne manque pas d'évoquer les prétentions de Charles de Basse Lorraine.
« L'on sait que la royauté ne s'acquiert que par droit héréditaire et que l'on ne doit élever à la dignité royale que celui qui s'illustre non seulement par la noblesse de son corps, mais encore par la sagesse de son âme celui que l'honneur protège, que la générosité fortifie », affirme-t-il... Sagesse, honneur et générosité? Qui mieux que le duc des Francs peut se prévaloir de ces vertus royales? Le vote n'étant désormais plus qu'une formalité, Hugues Capet est élu Rex Francorum à l'unanimité...

Sous les derniers rois Carolingiens, la France, dont la domination s’est étendue jusqu'à la mer Baltique et à la Dalmatie, perd une grande partie de son ancien territoire, le trône est avili, toutes les provinces deviennent des souverainetés, et la tyrannie la plus odieuse s’établit sous le nom de féodalité.

Ces princes ne manquent cependant ni de courage ni de capacité : mais l’usurpation de Pépin a rendu le trône électif, donné au clergé une influence sans bornes sur les grands intérêts de l’État. Charlemagne n’ayant en outre pas lié la couronne impériale à la couronne de France, ayant laissé ses conquêtes se diviser à l’infini par héritages, il résulte de toutes ces causes un désordre qui s’étend sur l’Europe entière, et qui ne cesse en France qu’au moment où, la faiblesse des domaines royaux n’en permettant plus le partage, l’indivisibilité du royaume s’établit au profit d’une dynastie nouvelle.
Durant 237 ans, la dynastie Carolingienne a tenu l'Europe et a fini, dans les 3 parties de l’empire de Charlemagne, par 3 princes portant le nom de Louis, à savoir :
Louis II, empereur en Italie,
Louis III, roi de Germanie,
Louis V de France

21 mai 987 3 : Louis V meurt dans un accident de chasse près de Compiègne. Roi Louis V le Fainéant - La France pittoresque
www.france-pittoresque.com › Rois, Présidents
4 févr. 2010 - ... roi Louis V, couronnement Louis V le Fainéant, vie et règne Louis V 986-987. ... Fleurette : premier amour du futur Henri IV âgé de 12 ans.
www.cosmovisions.com/LouisV.htm
Louis V, le Fainéant, roi de France , né vers 967, mort le 21 mai 987 ( Moyen âge , Carolingiens ). Fils de Lothaire et d'Emma, il fut, à peiné âgé de treize ans, ...

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