vendredi 24 juin 2016

EN REMONTANT LE TEMPS... 333

8 JUIN 2016...

Cette page concerne l'année 333 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

PREMIER PÈLERINAGE A JÉRUSALEM CONNU.

Un habitant anonyme de Bordeaux se rend en pèlerinage à Jérusalem et en laisse un récit qui est parvenu jusqu'à l'époque contemporaine : Itinerarium a Burdigala Hierusalemusque (L'Itinéraire de Bordeaux vers Jérusalem). Ce pèlerin Gaulois passe par la vallée du Danube, Constantinople et l’Asie Mineure.

L'Anonyme de Bordeaux (ou Pèlerin de Bordeaux ou Burdigalensis) est un récit en langue latine qui raconte comment un habitant de Bordeaux s'est rendu en pèlerinage à Jérusalem en l'an 333.
On trouve ce récit énoncé sur le titre de pièces justificative dans un livre de François-René de Chateaubriand : Itinéraire de Paris à Jérusalem et de Jérusalem à Paris en allant par la Grèce et revenant par l’Égypte, la Barbarie et l'Espagne, écrit en 1811, qui fait dire à l'abbé Pierre Azaïs que Chateaubriand a une imagination admirable.
C'est le premier document de pèlerinage de Jérusalem, et en Terre Sainte, que l'on possède. Il consiste en une liste assez sèche de stations sur les routes impériales, entrecoupées de quelques remarques sur ce que le pèlerin a vu. Les lieux sont subdivisés en points de bifurcations, haltes et villes.
Dans ces localités, le pèlerin peut se reposer, s'arrêter, dîner ou changer de monture avant de poursuivre son chemin.
Ses informations sur le Mont du Temple sont parmi les plus précieuses, comme la lapis pertusus (roche trouée) sur laquelle les Juifs viennent pleurer une fois par an, qui est la première mention de la grotte sur laquelle sera bâtie le Dôme du Rocher...
La plus ancienne description d’un pèlerinage en Terre Sainte par un chrétien d’Occident remonte au début du IVe siècle : En l’an 333, un homme dont on ignore le nom part de Bordeaux en direction de Jérusalem. Il note scrupuleusement toutes les étapes de son itinéraire et laisse ce précieux Itinerarium Burdigalense qui a servi certainement de guide à de nombreux pèlerins.

Le texte original en latin se compose principalement d’une liste de localités et la distance les séparant.
Les localités sont subdivisées en villes, lieux de séjour et relais.
L’exactitude des mesures données dans cet itinéraire prouve qu’il n’a probablement pas été fait par un particulier, mais qu’il a été extrait de ces recueils d’itinéraires dressés par les ordres des empereurs, d’après les arpentages très exacts, exécutés dans tout l’empire pour l’usage des fonctionnaires publics et pour la marche des troupes.
À l’énoncé un peu sec des étapes, l’auteur ajoute une description minutieuse des Lieux Saints et quelques remarques sur les routes qu’il a extraites des itinéraires impériaux. Borne miliaire (1 mille = 1481 m)

Après avoir traversé Toulouse, Narbonne, Arles, Orange et Valence, le pèlerin franchit les Alpes aux abords de Briançon et passe en Italie où il rejoint Milan qui est à cette époque la première ville d’Italie après Rome.
Franchissant peu après Æmona (l’actuelle Ljubljana en Slovénie) la limite entre les empires Romains d’Occident et d’Orient, il fait étape à Sirmium (aujourd’hui Mitrovitsa en Serbie), qui était encore, quelques années auparavant, une des 4 capitales de l’empire.

Le pèlerin rejoint Constantinople qui vient d’éclipser sa voisine Nicomédie (aujourd’hui Izmir) comme capitale de l’empire d’Orient. Il traverse ensuite l’Anatolie en passant par Ancyra (Ankara) et la Cappadoce, franchit le Taurus aux portes de Cilicie et fait étape à Tarse, Antioche, Tripoli et Césarée avant d’atteindre Jérusalem.
Après la visite de cette ville, le pèlerin se rend en excursion au Jourdain puis à Bethléem, Hébron et en Galilée.
Comme le pèlerin anonyme voyage à l’époque de Constantin, il est le témoin de l’édification des premières basiliques en Palestine :
A Jérusalem (à côté du Saint-Sépulcre et au sommet du mont des Oliviers),
A Bethléem et à Mamre (Térébinthe).
Un grand nombre de traditions chrétiennes sur les Lieux Saints sont signalées pour la première fois dans ce texte.

La ville de Césarée, en Judée où se trouve le baptistère de Corneille, le centurion qui fait l’aumône (Ac 10:2; 47-48).
À trois « bornes » de là se trouve la montagne Syna, où il y a une fontaine, dans laquelle, si une femme se baigne, elle devient enceinte.
La ville de Maximianopolis - 18 milles.
La ville de Stradela (Jizréel) - 10 milles. Ici règne le roi Achab et Élie y a prophétisé (1 R 17,1sq). C’est aussi le lieu où David tue Goliath Vallée d’Elah (1 Sam 17:49 - 51).
La ville de Scythopolis (Bethshean) - 12 milles.
Aser (Teyasir), où se trouve la maison de Job - 6 milles.
La ville de Neapolis (Naplouse) - 15 milles. C’est là que s’élève le Mont Garizim où les Samaritains disent qu’Abraham a offert le sacrifice.
On atteint le sommet de la montagne par des marches, au nombre de 300. Au-delà, au pied de la montagne elle-même, est un lieu nommé Sichem. Il y a un tombeau dans lequel Joseph repose, dans « la parcelle de terre » que son père Jacob lui a donné (Jos 24:32).
De là Dinah, la fille de Jacob, a été emportée par les enfants des Amorites (Gn 34:2).
À un mille de là se trouve un lieu nommé Sichar, d’où la femme de Samarie descend à l’endroit où Jacob a creusé le puits, afin d’en tirer de l’eau, et Notre-Seigneur Jésus-Christ parle avec elle (Jn 4:5 – 30).
En cet endroit, il y a des arbres que Jacob a plantés et un baptistère alimenté par l’eau du puits.

À 28 milles de là, sur la gauche, comme on va vers Jérusalem, il y a un village nommée Bethar (Béthel).
À un mille de là se trouve l’endroit où Jacob a dormi lorsqu’il s'est rendu en voyage en Mésopotamie (Gn 28:11-12), et on y voit l’amandier.
C’est ici que Jacob a eu sa vision et l’ange a lutté avec lui (Gn 32:24-33). Jéroboam était roi en ce lieu lorsque le prophète lui a été envoyé pour lui dire qu’il devait se tourner vers le Dieu Très-Haut.
Le prophète reçoit l’ordre de ne pas manger le pain avec le faux prophète que le roi garde auprès de lui, et parce qu’il est trompé par le faux prophète et qu’il mange du pain avec lui, comme il s’en retourne, un lion surprend le prophète sur sa route et le tue (1R 13:1-34 ).
De là il se rend à Jérusalem - 12 milles.
Total de Césarée de Palestine à Jérusalem : 116 milles, 4 lieux de séjour et 4 relais.

Il y a deux grandes piscines sur le côté du temple, c’est-à-dire une à droite et une à gauche qui ont été construites par Salomon.
Un peu plus loin dans la ville, il y a des piscines jumelles avec cinq portiques que l’on nomme Bethsaïde (Jn 5:2-18). Ici, des personnes qui ont été malades durant un grand nombre d’années sont guéries.
Les piscines contiennent de l’eau qui est rouge lorsqu’elle est troublée. Il y a aussi une crypte dans laquelle Salomon avait l’habitude de torturer les démons.

Il y aussi l’angle d’une tour extrêmement haute où Notre-Seigneur est monté et où le tentateur lui a dit :
« Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas » (Mt 4:7).
Et le Seigneur répondit :
« Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul. » (Mt 4:10). Il y a une grande pierre angulaire dont il a été dit, « La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue la pierre d’angle » (Mt 21:42; Ps 118:22).

Sous le pinacle de la tour, il y a de nombreuses pièces et c’est là que se trouvait le palais de Salomon. Il y a aussi la chambre dans laquelle il écrit le Livre de la Sagesse, cette chambre est couverte avec une pierre d’un seul tenant. On voit de grands réservoirs souterrains pour l’eau et des bassins dont la construction a demandé un gros travail.
Et dans le bâtiment lui-même, où se dresse le temple que Salomon avait construit, ils disent que le sang de Zacharie (Mt 23:35; Lc 11:51) qui a été répandu sur le pavement de pierre devant l’autel demeure encore aujourd’hui.

On voit aussi les marques des clous dans les chaussures des soldats qui l’ont assassiné, dans toute la cour, et si clairement qu’on les croit imprimées dans de la cire.
Il y a 2 statues d’Hadrien et, non loin des statues, une pierre perforée, à laquelle les Juifs viennent chaque année et l’oignent, se lamentant, gémissant et déchirant leurs vêtements avant de s’en aller. Il y a aussi la maison d’Ézéchias, roi de Juda.

Lorsque vous sortez de Jérusalem pour gravir le Mont Sion, du côté gauche, plus bas dans la vallée, à côté du mur, il y a un bassin appelé piscine de Siloé (Jn 9:7) et qui a 4 portiques. Il y a un autre grand bassin à l’extérieur. Cette source coule durant 6 jours et 6 nuits, mais le septième jour, qui est le dimanche, elle ne coule pas du tout, ni dans la journée ni la nuit.
De ce côté, on gravit le Mont Sion et l’on voit où est la maison du prêtre Caïphe et il reste encore une colonne contre laquelle le Christ a été battu avec des verges.
À l’intérieur du mur de Sion, on voit l’endroit du palais de David.
Des 7 synagogues qui étaient là autrefois, il n’en reste qu’une seule, quant aux autres, on laboure et on sème sur elle, comme dit le prophète Isaïe (Is 1:8; Mi 3:12).

De là, comme on sort du mur de Sion, en marchant vers la porte de Neapolis Naplouse, vers la droite, plus bas dans la vallée, il y a des murs, (la maison ou le prétoire de Ponce Pilate (Mt 27:27).
Ici Notre-Seigneur est jugé avant La Passion.
À gauche se trouve la petite colline de Golgotha où le Seigneur est crucifié (Mt 27:33). À environ un jet de pierre de là est le caveau où Son corps a été disposé et d’où il s'est relevé le troisième jour (Mt 27:63; 28:6).
Là, à présent, sur l’ordre de l’empereur Constantin, a été construit une basilique, c’est-à-dire une église de beauté merveilleuse, ayant à ses côtés des réservoirs d’où l’on tire de l’eau et un bassin à l’arrière, où les petits enfants sont baptisés...

Lorsque l’on va de Jérusalem vers la porte qui est à l’est, afin de gravir le Mont des Oliviers, on traverse la vallée de Josaphat. Sur la gauche, là où il y a des vignes, on voit une pierre à l’endroit où Judas Iscariote trahit le Christ (Mt 26,47-50).
À droite, il y a un palmier dont les enfants ont coupé des branches et les ont lancé sur le chemin lorsque le Christ est venu (Mt 31:8).
Non loin de là, à un jet de Pierre environ, se trouvent 2 tombes remarquables de beauté, dans la première, qui est un véritable monolithe, repose le prophète Isaïe, et dans l’autre Ézéchias, roi des Juifs.

De là, on gravit le Mont des Oliviers où, avant la Passion, le Seigneur enseignait à ses disciples (Mat 24-25).
À cet endroit a été construite, sur l’ordre de Constantin, une basilique d’une merveilleuse beauté.
À une faible distance se trouve la petite colline où le Seigneur est monté pour prier quand prenant Pierre et Jean avec lui ils ont pu contempler Moïse et Élie (Mt 17:1-8).

L’Évangile affirme que beaucoup de gens de Tibériade se rendent en barque à Capharnaüm pour rencontrer Jésus. L’ancienne tradition chrétienne témoigne de la présence d’une solide communauté judéo-chrétienne. Une tradition ininterrompue a concentré à Tibériade le relevé de nombreux épisodes évangéliques.
Tibériade est la ville la plus importante auprès du Lac de Galilée. C'est de même déjà au temps du Christ : Car c’est la résidence du tétrarque Hérode Antipas.
Lui-même l’a fondée, il lui a donné le nom de son protecteur et ami l’empereur Tibère César. L’évangile selon Saint Jean parle de barques arrivant de la ville de Tibériade au lieu de la multiplication des pains (Jean 6,23).
L’importance croissante de cette ville se trouve confirmée par le fait qu’elle a donné son nom au Lac lui-même (Jean 6,1; 21,1).
Selon Épiphane, le christianisme s’implante à Tibériade de manière évidente au IVe siècle, lorsqu’un converti du judaïsme, le Comte Joseph, obtient de l’empereur Constantin la permission de construire une église à la place du temple païen dédié à Hadrien.
Par Epiphane nous savons aussi la présence à Tibériade (comme à Nazareth et à Capharnaüm) de juifs croyant au Christ, qui conservent et diffusent les livres du Nouveau Testament traduits en langue hébraïque. Mais c’est surtout durant la période Croisée (XI siècles) et après elle, qu’une grande quantité de souvenirs du ministère Galiléen de Jésus sont rattachés à Tibériade.
Ici on situe la guérison d’un lépreux,
La maison de la belle-mère de Pierre, l
L’épisode de la pécheresse qui lave les pieds de Jésus avec ses larmes les essuie avec ses cheveux.
La guérison de la femme courbée,
L’épisode du centurion.
Le paralytique descendu du toit avec sa civière et guéri.
L’accueil favorable de la Cananéenne aux environs de Tyr et de Sidon.

On imagine Jean le Baptiste dans un désert de sable, il trouve refuge au cœur d’une nature florissante et désertée.
Lieu de la vie cachée Le Désert de Saint Jean est le troisième Sanctuaire d’Aïn Karem, les deux premiers étant le Sanctuaire de la Visitation et celui de la naissance de Jean-Baptiste.

La personnalité de Jean Baptiste est étroitement associée au désert. Le désert est un lieu de vie ascétique, un lieu privilégié pour la rencontre de Dieu selon l’histoire d’Israël . Isaïe a prophétisé que le précurseur du Messie viendra du désert.
À 3 kilomètres d’Aïn Karem le lieu appelé ‘Aïn el-Habîs’ évoque celui où Saint Jean Baptiste a vécu son enfance et ses années de préparation à son ministère public.
Les témoignages écrits qui appuient l’historicité du lieu sont relativement tardifs. Ils se basent sur le nom du lieu et sur les ruines.
Le nom ‘Aïn el-Habîs’ signifie « fontaine de l’ermite’ » il contient une allusion à la personnalité du précurseur de Jésus, prototype des ermites.
C’est sur des ruines qui existent déjà que les Croisés ont construit une église et un couvent.
Le premier témoignage écrit est celui d’un auteur anonyme du XIIe siècle qui fait une brève mention de la chapelle du désert.
Plus tard Jean Zuallard en parle en ces termes :
« Partant de la Visitation il faut continuer durant 2 ou 3 milles pour visiter le Désert, où Saint Jean Baptiste guidé et fortifié par l’Esprit Saint a vécu son enfance jusqu’au jour où il se manifeste à Israël en prêchant le baptême de pénitence.

En 1626 le Père Quaresimus parle d’une église dédiée à Saint Jean Baptiste (ELS 82) ce qui fait penser à une restauration et une reconstruction de la part des Franciscains.

En 1911, le 10 novembre, le Désert de Saint Jean a été acheté par la Custodie de Terre Sainte au Patriarcat Latin qui l’a lui-même acquis vers 1850-1855.
Le Patriarche, Monseigneur Valerga, y a fait construire un autel dans la grotte.
L’église et le couvent d’A. Barluzzi ont été inaugurés en 1922.

Basilique et Crypte de la Visitation : C’est ici, selon la tradition, que Marie a rencontré sa cousine Élisabeth et qu’elle a chanté l’hymne de louange du « Magnificat », chant de reconnaissance à Dieu, Sauveur, et Seigneur de l’Histoire.
« La maison de Zacharie se trouve sur les montagnes de Judée... En ce lieu il y a deux églises... et entre ces deux églises jaillit une source d'eau assez abondante. Au lieu de la première église on dit qu’Élisabeth est saluée par la bienheureuse Vierge Marie, on dit aussi que c’est là qu'a été caché Saint Jean Baptiste au moment du massacre des Innocents.
C’est dans le lieu de la seconde église qu’est né le bienheureux Jean-Baptiste (frère Giovanni Fedanzola de Pérouse, 1330). C’est ainsi au début du XIVe siècle que pour la première fois la Visitation de la Vierge Marie à Élisabeth a été située dans un lieu différent de celui de la Nativité de Saint Jean-Baptiste...

Dans la même église on commémore non seulement l’événement raconté par l’évangile mais le fait que Saint Jean-Baptiste s’y soit caché, rapporté par le l'Évangile apocryphe de Jacques (IIe siècle) et évoqué par le pèlerin Russe Daniel (au début du XIIe siècle) : « Au de-là d’une vallée couverte d’arbres se trouve la montagne vers laquelle a couru Élisabeth avec son fils, elle dit : « O montagne, reçois la mère et le fils » la montagne s’ouvre et leur offre un refuge.
Les soldats d’Hérode qui la suivent, arrivés à ce lieu, ne trouvent personne et s’en retournent confus.
On peut voir jusqu’aujourd’hui le lieu où cela est arrivé, qui est signalé dans la roche. Plus haut s’élève une petite église, au-dessous de laquelle se trouve une petite grotte, et devant l’entrée de cette grotte est adossée une autre petite église.
De cette grotte jaillit une source qui a désaltéré Élisabeth et Jean, durant leur séjour dans la montagne, ce séjour dure jusqu’à la mort d’Hérode et ils sont servis par un ange ». Des reliques de la « terre de la grotte d’Élisabeth et de Jean » étaient conservées, déjà au VIIe siècle, dans le trésor du Latran, et dans d’autres lieux.
Une pierre, exposée dans la crypte, perpétue aujourd’hui cette tradition.
Au XIVe siècle le Sanctuaire est gardé par des moines Arméniens, ils s’en retirent peu après.
En 1679 les Franciscains achètent ce lieu à des musulmans.
Les fouilles, réalisées en 1937 par le Père Bellarmino Bagatti, en vue de la construction d’un nouveau Sanctuaire (dont l’architecte est A. Barluzzi en 1930-1940), ont fait constater avec évidence des restes des anciennes constructions commémoratives, en font partie l’église supérieure et la crypte, ainsi qu’une ancienne galerie, avec sa voûte de pierre, qui se termine sur un puits alimenté de manière permanente par un mince filet d’eau.


L'Anonyme de Bordeaux - Pèlerin d'Orient
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Itinéraire de l'Anonyme de Bordeaux en 333 ... Mitrovitsa en Serbie), qui était encore, quelques années auparavant, une des quatre capitales de l'empire.
LES SANCTUAIRES EN TERRE SAINTE - UNE MINUTE ... OU PLUS ...
lectures49.over-blog.com/2015/08/les-sanctuaires-en-terre-sainte.html
21 août 2015 - Le premier témoignage écrit est celui d'un auteur anonyme du XIIe ..... d'après le Pèlerin anonyme de Bordeaux et Cyrille de Jérusalem. ... médiévale redécouverte par hasard quelques années auparavant. ... Le pèlerin anonyme de Bordeau (333) mentionne une roche comme lieu de la trahison de Judas.

EN REMONTANT LE TEMPS... 334

7 JUIN 2016...

Cette page concerne l'année 334 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

LES ACTIONS DE FLAVIUS JULIUS DALMATIUS AUPRÈS DE CONSTANTIN SON NEVEU.

Flavius Julius Dalmatius (mort en 337), aussi connu sous le nom de Dalmatius le Censeur, consul et censeur romain (333), membre de la dynastie des Constantiniens, qui ont régné sur l'empire Romain au début du IVe siècle. Fils de Constance Chlore et de l'impératrice Flavia Maximiana Theodora, et le père du césar Flavius Dalmatius et de Flavius Hannibalianus. Il est le demi-frère cadet de Constantin Ier.
Dalmatius a grandi à Tolosa (Toulouse), dans les Gaules, comme ses fils. Au milieu de la décennie 320, il retourne à Constantinople, à la cour de son demi-frère et est nommé censeur et consul pour 333-334.
À Antioche, il est responsable de la sécurité de la frontière de l'est. Durant cette période, il rencontre le cas de l'évêque Athanase d'Alexandrie, un important opposant à l'arianisme accusé de meurtre.

En 334, il vainc la révolte de Calocaerus, qui s'est proclamé empereur à Chypre. Dans l'année qui suit, il envoie des soldats au premier synode de Tyr pour sauver la vie d'Athanase.
Ses 2 fils et lui, qui peuvent par leur naissance prétendre au titre impérial, sont exécutés lors de la grande purge qui suit la mort de Constantin Ier en mai 337.

Calocaerus est magister pecoris camelorum (connu dans les sources grecques Kalokairos, surintendant de l'élevage impérial des camélidés) sous l'empereur Constantin Ier.
A Chypre il se révolte, se proclamant empereur Bien qu'il ait pu compter sur des troupes, Constantin Ier lui envoie une armée sous le commandement de son demi-frère le Censeur Flavius Dalmatius, ​​pour mater la rébellion. Calocaerus, vaincu, est amené à Tarse, en Cilicie, où il est jugé et exécuté par crucifixion
fin du magister de la camelorum ( « maître du petit bétail et des chameaux ») fonctionnaire dans l'Empire Romain de l'Antiquité tardive.

Famine et épidémie sont enfin associées, en 333, pour servir d’avertissement à la révolte des Sarmates et à celle de Calocaerus à Chypre qui ont lieu la même année, en 334. Alors qu’il ne dispose plus d’Eusèbe, Jérôme construit son récit historique selon un schéma Eusébien qui accorde toute son importance aux signes divins des catastrophes militaires frappant l’Empire.
La chronologie des événements telle que l’établit Jérôme interdit de faire ici des « événements mémorables de la vie de l'empereur » la source de la Chronique. L’ordre des faits apparaît en effet très différent chez Aurélius Victor qui place la révolte de Calocaerus en 326, avant la révolte des Sarmates et l’élévation de Constant au Césarat en 330 et celle de Dalmatius, apparemment en 332. Jérôme, lui, donne d’abord l’élévation de Constant et date la famine de la même année 333 il mentionne ensuite la révolte des Sarmates et celle de Calocaerus (334) avant l’élévation de Dalmatius, placée en 335. La signification de ce montage propre à Jérôme est claire : La famine et l’épidémie ont ici une valeur prédictive forte.

Le même schéma peut encore être identifié à propos du tremblement de terre de 346 dont on trouve une description si proche chez Théophane qu’on ne peut écarter l’existence d’une source commune, d’autant que le séisme annonce le siège de Nisibe par Sapor aussi bien dans la Chronique que chez Théophane. Enfin, l’éclipse de 347 paraît servir d’avertissement aux défaites contre les Perses et de prélude tragique aux pertes territoriales qui en font la conséquence, en 348. Mais s’il est vrai que Théophane connaît cette éclipse, en aucun cas le chroniqueur Byzantin n’a eu recours à une source commune avec Jérôme, puisque le lien entre le phénomène céleste d’une part, la bataille de Singarat, la perte des places fortes d’autre part se révèle bel et bien une spécificité de la Chronique.
En effet, Théophane ignore la défaite de Singara, l’abandon d’Amida et place la perte de Bedzabde en 359-360, bien plus loin dans le texte de la Chronographiae. Après l'étude des sources, il est clair que Jérôme utilise ici une source latine.

Eutrope dans sa chronique, a accentué, en combinant ses sources, la force dramatique de son récit, non seulement en usant d’un pluriel, (perdidimus), sans parallèle dans les sources, mais surtout en liant explicitement l’éclipse et le drame, en faisant de la première le signe de l’imminence du second... (La perte de territoires et de pouvoir.)

Hannibal membre de la dynastie Dalmatie Flavius Constantin, qui a occupé le poste de censeur et consul est mort pendant la révolte de l'année 337, fils de l'empereur Constance Chlore et sa seconde épouse Théodora Flavia Maximiana donc frère de Constantin le Grand. Les autres frères, Julius Constantin, Constance, et Anastasia Eutropia.
Hannibal Flavius Constantin est le père d'Hannibal et de Dalmatius, les 2 héritiers désignés de l'empereur Constantin, avec ses 3 enfants : Constantin II, Constance II et Constance.
Il est également l'oncle de Galles et Julien l'Apostat.

Il vit à Toulouse, où sont nés ses 2 fils : Dalmatien Hannibal.
Dans les années 320, son frère Constantin le Grand le demande à la cour de Constantinople et lui donne le titre de censeur, une position qui n'est plus utilisé à partir de 251. Parmi ses fonctions il enquête sur les allégations faites par Ariana Anastasi contre l'accusé qui a tué Arseni, évêque de Hipselis.

Il est également nommé consul et brigue Antioche, pour sa responsabilité de la sécurité frontalière Orientale.
En 334, il est envoyé à Chypre pour mater la révolte de Calocaerus, qui s'est proclamé empereur.

Dalmatie Flavius ​​Hannibal, relations, carrière politique et militaire ...
bovort.info/d/dalmatie-flavius-hannibal.php
... le poste de censeur et consul et est mort pendant la révolte de l'année 337. ... à Chypre pour mater la révolte Calocaerus, qui avait proclamé les emperador.

EN REMONTANT LE TEMPS... 335

 6 JUIN 2016...

Cette page concerne l'année 335 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

CONSTANTIN Ier SAINTE HÉLÈNE ET LA VRAI CROIX.

CONSTANTIN Ier ET HÉLÈNE PAR SOZONOV
La Sainte Croix au centre de la théologie orthodoxe : Sa découverte, son sens théologique, les fêtes liées à la Vraie Croix, les reliques... La Vraie Croix
est la Croix sur laquelle Notre Seigneur Jésus-Christ a été crucifié

La tradition relate que c'est Sainte Hélène, la mère de l'empereur Constantin Ier, qui a découvert la Vraie Croix en 326, sur le lieu du calvaire, le Golgotha, lors d'un voyage en Palestine.
Saint Cyrille de Jérusalem (évêque de 350 à 386 ) fait allusion dans ses catéchèses à la Sainte-Croix (Catéchèses 4:10 ; 9:19 ; 13:4):
Œuvres complètes de Saint Cyrille de Jérusalem, traduites par M. Ant. Faivre, 1844 Tome 1. page: 142, 324. / Tome 2 page 7. pdf Tome 1 et Tome 2.

Homélie du Patriarche Daniel
« L'Évangile lu avant la fête de l'Exaltation de la Sainte Croix nous montre que la Sainte Croix est le signe de l'amour sacrificiel du Christ qui vainc le péché et la mort. C'est pourquoi la croix est appelée le « don de Vie », à savoir la croix qui détruit la mort de l'intérieur et se montre dans la gloire de la Résurrection. Ayant vu cette relation entre la Croix et la Résurrection, entre la souffrance et la victoire sur la souffrance, la nuit de Pâques, l'Église considère que la Sainte Croix est le signe de la victoire de l'amour du Christ sur le péché, l'enfer et la mort.
Ainsi, la Croix est non seulement le symbole du sacrifice mais aussi celui de la Résurrection et de l'amour plus forte que la mort.
C'est pourquoi la Sainte Croix, signe d'amour défaisant le péché et la mort est un avant-goût de la Résurrection.
Le dessin de la Sainte Croix, dans l'église, se trouve sur les vêtements de cérémonie, sur les saints calices. Au sommet de l'église elle-même, la croix est un signe de victoire, comme une bannière de foi sur le mât d'un Bateau qui nous transporte de cette vie terrestre à la vie céleste. Ainsi, c'est un signe de victoire, qui signifie des efforts et le travail, la souffrance dans le combat contre le péché qui prend beaucoup d'aspects dans ce monde.
C'est pourquoi, la Sainte Croix est le signe de la victoire sur le péché dans le monde par la puissance venant de Dieu qui aide celui qui combat pour vaincre les ennemis visibles et invisibles.
Saint Paul l'Apôtre dit, dans l'Épître aux Colossiens, que lorsque Jésus a été crucifié sur la croix, notre Seigneur a exposé les pouvoirs diaboliques en les clouant sur la Croix. Autrement dit, Il a vaincu, par l'humilité de Son amour, les mauvais pouvoirs diaboliques qui ont incité les Juifs et les Romains à le tuer en le crucifiant.
Ainsi, quand les démons voient la croix, ils se rappellent l'amour sacré, miséricordieux et sacrificiel du Christ pour les humains. La croix brûle les démons et les chasse parce qu'ils sont mauvais et n'ont aucun amour, bonté et humilité en eux. Quand nous nous signons de la Croix, nous demandons l'aide de Dieu pour nous soutenir contre le péché, les mauvais esprits et les dangers, contre tout ce qui peut nous éloigner de Dieu.
La Sainte Croix est souvent placée sur le bord des routes, ou aux croisements et comme les gens le disent : Afin de nous rappeler que celui qui fut crucifié, le Christ, notre Seigneur, a dit : « je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. »
La Sainte Croix est aussi souvent placée près d'une source ou d'une fontaine pour nous rappeler que le Christ, celui qui par amour pour des hommes et pour leur salut a été crucifié sur la Croix a dit : « Je suis l'Eau Vivante, qui boit de cette eau n'aura plus jamais la soif ».
Nos mères avaient l'habitude de faire le signe de la croix sur le pain avant de le cuire au four, pour nous rappeler que le Christ a dit : « Je suis le pain qui est descendu du Ciel, qui mangera ce pain n'aura plus jamais faim ». Le pain descendu du ciel est la vie divine donnée aux humains qui croient en Lui, qui l'aime et font Sa volonté.
Ainsi, la Sainte Croix, lumière de la vie Chrétienne, est un signe de renforcement dans la foi, l'amour et l'espérance, c'est la puissance de Dieu donnée aux fidèles.
EMBLÈME DU SAINT SÉPULTURE
Il y a une relation mystérieuse entre la Croix du Christ et la Mère de Dieu. Quand le Christ était sur la croix, à ses derniers moments de vie sur la terre, seules deux personnes étaient toujours près Lui, car les autres s'étaient éloignés, certains des disciples étaient même absents.
Sa mère peinée, la Vierge Marie était assise sur le côté droit du Sauveur crucifié et Jean, Son disciple bien aimé, sur Sa gauche. Avant de confier Son âme dans les mains de Son Père, le Christ, notre Seigneur, n'a pas oublié sa mère, et Il déclara regardant Son disciple » « Femme, voilà ton Fils », Puis il dit au Disciple : « voilà ta Mère ». L'Évangile relate que et dès cette heure-là ce Disciple la reçoit chez lui. Ainsi, au dernier moment de Sa vie dans le monde le Christ, notre Seigneur, montre que la Mère de Dieu est non seulement Sa mère, mais qu'elle devient la mère spirituelle du disciple et des disciples qui aiment le Christ. Elle devient donc la mère spirituelle de tous les Chrétiens qui n'ont pas honte de la Sainte Croix, de la souffrance du Christ, aiment le Christ Crucifié et Ressuscité et se signent de la Croix. Ainsi, la Mère de Dieu reçoit, le jour de la Crucifixion de son Fils sur la Croix, la vocation d'être la mère spirituelle de tous les fidèles, particulièrement de ceux qui ne renient pas le Christ, mais le suivent jusqu'à la mort. »
Par le Primat de l'Église Orthodoxe Roumaine, le Patriarche Daniel,
8 Septembre 2013.© Traduit de l'anglais au français par Spiritualité Orthodoxe.

Jésus étant mort vers la 9e heure (vers 15 h) du vendredi, Joseph d'Arimatie obtient de Pilate de disposer du corps. Avec Nicodème, il s'empresse de l'ensevelir avant la fin du jour, parce que le lendemain, samedi, est jour de shabbat (Matthieu 27:57-60, Marc 15:42-46, Luc 23:50-54, Jean 19:38-42).
Le sépulcre est une cavité taillée dans le roc. Ce tombeau se trouve dans un jardin non loin du Golgotha (Jean 19:41). Il est neuf et personne n'y a été enseveli (Matthieu 27:60, Luc 23:53, Jean 19:41).
Ayant revêtu d'un suaire le corps de Jésus et l'ayant déposé dans le tombeau, Joseph et Nicodème roulent une grosse pierre devant l'entrée pour le fermer...
Le récit de la Résurrection du Christ commence lorsque le dimanche, le lendemain du shabbat, les Myrrhophores, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et Salomé, « le premier jour de la semaine se rendent au sépulcre de grand matin, comme le soleil vient de se lever » (Marc 16:2). Elles trouvent la pierre déplacée et le tombeau vide .

Selon Eusèbe de Césarée, l'empereur romain Hadrien fait construire, au IIe siècle, un temple consacré à Vénus sur l'emplacement du Saint-Sépulcre pour dissimuler le tombeau où Jésus a été inhumé.
Le premier empereur chrétien, Constantin le Grand ordonne, vers 325-326, que le temple soit remplacé par une église. Selon la tradition, pendant la construction de l'église la mère de Constantin, l'impératrice Hélène, a découvert la Vraie Croix ainsi que le Saint-Sépulcre. Socrate le Scolastique donne une description complète de la découverte dans son Histoire ecclésiastique.
« La tombe du Christ est vénérée par de nombreux croyants comme étant le lieu où le corps de Jésus de Nazareth a été enseveli avant qu'il ressuscite. Un édicule de marbre a été bâti au-dessus du tombeau, c'est celui-ci que l'on peut voir aujourd'hui.

D'après les fouilles menées dans la basilique actuelle par le Franciscain Virgilio Corbo dans les années 1960, des traces de tailles de pierre et de culture ont été mises au jour. Elles indiquent une utilisation du mont du Golgotha bien avant sa mention dans le Nouveau Testament. Hors de la ville, le lieu sert de carrière de pierre malaki dès le VIIIe siècle av. J. C. par la suite, cavités sont recouvertent de terre et le lieu est transformé en jardin. C'est le jardin du « Golgotha » dont parlent les Évangiles. par ailleurs, des traces de cultures sont trouvées dans la grotte de l’Invention de la Croix.
 
Dans le même temps, tout un réseau de grottes sépulcrales est édifié à l'ouest de la carrière. Les tombeaux sont creusés dans de hautes parois rocheuses verticales, parmi ces derniers on trouve surnommée, selon l'usage, la « tombe de Joseph d'Arimathie »

RELIQUAIRE BYZANTIN
Au début du IVe siècle, les lieux de la crucifixion et de l'ensevelissement de Jésus de Nazareth sont dissimulés sous un forum romain où se dresse un grand temple dédié à la triade Capitoline, érigé par Hadrien lorsqu'il a transformé Jérusalem en une cité Romaine du nom de Aelia Capitolina, après avoir écrasé la seconde révolte juive.

En 325, suivant la demande de l'évêque Macaire l'empereur Constantin envoie l'architecte Zénobie à Jérusalem, qui commence à attirer des pèlerins chrétiens. Il y fait araser le rocher sépulcral, dégageant ainsi le tombeau supposé de Jésus de Nazareth et construit à la place un ensemble de bâtiments destinés à glorifier la mort et la résurrection du Christ.
On évalue à 5 000 m³ le volume de pierre ainsi extrait, car le diamètre de l'édifice est de 35 m, et la hauteur du rocher creusé de 11 mètres. Hélène, mère de l'empereur convertie au christianisme, s'y rend elle-même en pèlerinage l'année suivante et une tradition lui attribue la découverte de la Vraie Croix, près du Golgotha.
Un premier ensemble de bâtiments est achevé en 335 comprenant la rotonde, pour célébrer la Résurrection (ou Anastasis, en grec), un atrium entouré de 3 portiques à colonnes, une basilique à 5 nefs témoignant de la Passion et de la Résurrection appelée Martyrium (du grec, marturion, témoignage), complétés par un narthex, un atrium extérieur et une série de marches donnant sur le cardo maximus.
Au centre de la rotonde, Constantin a déjà fait construire un édifice destiné à renfermer le tombeau, appelé en grec Kouvouklion (Kουβούκλιον ; « petit compartiment ») ou édicule (du latin : aediculum, « petit bâtiment »), mais il n'est actuellement pas possible de vérifier ce fait, même si certaines ampoules de Monza représentent sur leurs faces le ciborium du Saint-Sépulcre. Dans les années qui suivent, une série de bâtiments commémoratifs dessinent un parcours à travers lequel les pèlerins se glissent dans la vie, la mort et la résurrection du Messie.

En 614, la ville est mise à sac au terme d'un siège de 3 semaines par les Perses Sassanides. À cette occasion, l'Anastasis et le Martyrium subissent de graves dommages et le général Schahr-Barâz emporte la Vraie Croix dans son butin.

En 630, l'empereur Héraclius, après une victoire sur les Perses, restaure le Saint-Sépulcre et rétablit triomphalement la Vraie Croix sur le Golgotha. Mais 5 ans plus tard, sous la pression des armées musulmanes, Héraclius doit quitter la Syrie en emportant la prestigieuse relique à Constantinople.

Jérusalem tombe en 638 aux mains des Arabes mais les pèlerinages ne sont pas pour autant interrompus et des princes et ecclésiastiques continuent à se rendre aux Lieux Saints sans discontinuer, dans un mouvement qui s'amplifie à partir du Xe siècle.

Au Moyen Âge, le Saint-Sépulcre est le lieu de pèlerinage par excellence : Une destination prestigieuse de pèlerinage pour la chrétienté occidentale. Jérusalem est alors sous domination musulmane depuis le VIIe siècle. Les musulmans réservent la basilique de la Résurrection, où se trouve le Saint-Sépulcre, au culte chrétien en prélevant un droit d'entrée lucratif auprès de chaque pèlerin, taxe qui finira par irriter ces derniers dont le nombre ne cesse croître...

Au début du XIe siècle, en 1009, à la suite d'autres bâtiments chrétiens comme le monastère de Sainte-Catherine du Mont Sinaï, la basilique de la Résurrection est détruite par le calife fatimide Al-Hakim qui, se pensant investi d'une autorité divine, persécute chrétiens, juifs et certains musulmans.
L'accès au Saint-Sépulcre est interdit durant une dizaine d'année.
L’événement s'amplifie sous la plume de chroniqueurs comme Raoul Glaber ou Adhémar de Chabannes qui parlent d'un complot anti-chrétien fomenté par les conseillers juifs du Sultan, inspirés par leur coreligionnaires Européens.
Cette rumeur crée un vif émoi qui se retourne contre les juifs d'Europe, lesquels subissent une série de pogroms entre 1009 et 1012.

À partir de 1027, les relations entre l'Empire Byzantin et les califes s'améliorent, permettant un accord entre l’empereur Michel IV et le calife Al-Mustansir Billah sur la restauration des Lieux Saints. L’église est reconstruite grâce à des collecte à travers la chrétienté et aux donations de l’empereur Byzantin. Le travail est achevé en 1048 sous Constantin IX Monomaque.

Dès 1020, dans un contexte politique instable où se succèdent au pouvoir fatimides et abbassides, dans une insécurité latente, les pèlerinages ont repris, parfois sous forme de cortèges armés anticipant les croisades... 50 ans plus tard, la première croisade est prêchée en Europe.

L'église de la Résurrection, si elle est en mauvais état, n'est ni spoliée ni profanée.
Pourtant, le thème de l'atteinte au Saint-Sépulcre fait partie des slogans destinés à susciter l'indignation des chrétiens.
Ceux-ci sont appelés à délivrer les lieux saints de Jérusalem. Une forgerie est créée pour Urbain II à cet effet. Cet écrit, est connu sous le nom de « fausse encyclique de Sergius IV »,

Les rois de Jérusalem, à l'exception de Baudouin Ier dont le couronnement se fait à Bethléem, sont oints et couronnés à l'église du Saint-Sépulcre. Le maître du Temple et celui de l'Hôpital ainsi que le patriarche détenaient chacun une clef nécessaire pour ouvrir le trésor de l'église du Saint-Sépulcre qui contenaient les couronnes royales.
C'est également dans l'église du Saint-Sépulcre, en dessous du Calvaire, que ces souverains sont enterrés, leur corps reposant dans un monument consacré à la gloire du Christ.

La reconstruction du XIe siècle, opérée par des artisans Byzantins et locaux, conserve la structure architecturale de la basilique constantinienne. La maçonnerie, elle, diffère et a été réduite de moitié. La partie orientale comprenant l'atrium et les 5 nefs est abandonnée, mais la cour à 3 portiques située entre la basilique et la rotonde est reconstruite dans des proportions identiques à l'ancien bâtiment. 3 nouvelles chapelles prennent place à l'ouest de la cour, disparues aujourd'hui.
À l’ouest de ces constructions, les anciennes citernes sont transformées en chapelles souterraines, une série de nouvelles chapelles remplace l'ancienne basilique, 3 au sud de l’Anastasis et quelques autres entre l’Anastasis et le Patriarcat.

L'édicule abritant le Tombeau du Christ est remodelé, notamment par les Franciscains, en 1555 puis en 1728 mais garde sensiblement le même aspect.
La rotonde médiévale est à nouveau détruite par un incendie qui ravage le Saint-Sépulcre en 1808.
L’effondrement du dôme brise les décorations extérieures de l'édicule. La rotonde et l'extérieur de celui-ci sont reconstruits entre 1809 et 1810 par l'architecte Komminos de Mytilène selon un style architectural ottoman baroque.
La Russie obtient la permission des autorités Turques de réaliser la restauration au nom de l'Église Orthodoxe.

LA DÉCOUVERTE DE LA CROIX par GUSTAVE DORE
L'archéologue Martin Biddle de l’Université d'Oxford a avancé une théorie selon laquelle l’expression « preuve claire et visible » peut être liée à un hypothétique graffiti « c'est le Tombeau du Christ », inscrit dans la roche par des pèlerins chrétiens avant la construction du temple romain. Des graffiti anciens semblables sont toujours visibles dans les catacombes de Rome, ils indiquent notamment les tombeaux de saints particulièrement vénérés.

À partir du XIXe siècle, un certain nombre d'érudits a contesté le fait que le Saint-Sépulcre puisse être le site réel de la crucifixion de Jésus et de son inhumation. Ils soutiennent que l'église se situant à l'intérieur des murailles ne peut être le lieu de ces événements que les textes bibliques (par ex. He 13,12) placent à l'extérieur des murs.

En 1883, le général Charles Gordon identifie un tombeau dans une paroi rocheuse d’une région cultivée, à l'extérieur des murs. Il le considère comme le site le plus probable de l'ensevelissement de Jésus. Il suggère ainsi le jardin de la Tombe, situé au nord du Saint-Sépulcre dans les environs de la Porte de Damas et datant de la période de l'Empire Byzantin. Cela correspond à la description de Jean (19:41) : « Or il y a un jardin au lieu où il a été crucifié, et dans ce jardin un tombeau neuf ». Cette hypothèse est aujourd'hui écartée.
Dans le jardin, on peut trouver un rocher escarpé qui contient deux grandes cavités qui ressemblent étrangement à des yeux de tête de mort.
Ce lieu est habituellement appelé le Jardin de la Tombe afin de le distinguer du Saint-Sépulcre. Il reste toujours un lieu de pèlerinage (habituellement pour les protestants) pour ceux qui doutent de l'authenticité de l'Anastasis et/ou bien pour ceux qui n'ont pas la permission de se recueillir dans l'église.
L'archéologie démontre que la ville a connu 3 extensions au « nord ». Elles ont donné lieu à autant de remparts successifs. Ces enceintes sont encore visibles en l'an 70.
Flavius Josèphe en témoigne et les décrit avec précision :
Le premier rempart est construit par le roi Ezéchias, à la fin du VIIIe siècle av. J.-C..
Le second a été construit par les Asmonéens dans la 2e moitié du IIe siècle av. J.-C..
La 3e muraille a été étendue par Hérode Agrippa Ier en 41–44, elle entoure seulement le site du Saint-Sépulcre, alors qu’à la même époque les jardins environnants évoqués dans le Nouveau Testament auraient dû y être intégré aussi.
L'archéologie confirme cette théorie depuis assez longtemps : Le Saint-Sépulcre est bien à l'extérieur des premier et 2e remparts.

La chapelle Sainte-Hélène se trouve dans la partie inférieure de la basilique du Saint-Sépulcre. Elle appartient à l'Église apostolique Arménienne et date du XIIe siècle.
Une chaire se trouve au sud-ouest de la chapelle qui est, selon la tradition, celle de Sainte Hélène, lorsqu'elle est venue en pèlerinage à Jérusalem pour le recouvrement de la Croix. La chapelle comporte deux absides, l'une dédiée à Sainte Hélène, l'autre au bon larron. La chapelle est modestement décorée en souvenir des goûts simples de Sainte Hélène.

Le chroniqueur Guillaume de Tyr (1130-1186) décrit la restauration de la basilique qui est intervenue au milieu du XIIe siècle.
Les croisés ont procédé à des fouilles à l'orient de la basilique pour retrouver les traces du Golgotha, et ont découvert les vestiges de l'espace clos qui entourait le temple d'Hadrien. C'est ainsi qu'ils ont décidé de vouer ce lieu à Sainte Hélène et d'en faire une chapelle.
Le sol de la chapelle est recouvert de mosaïques.

D'autres fouilles ont eu lieu bien plus tard en 1972-1973 qui ont mis au jour deux murs bas du temple d'Hadrien, la représentation d'un bateau romain du IIe siècle, et un mur plus élevé du IVe siècle qui soutenait la basilique constantinienne. Les autorités de l'Église apostolique Arménienne ont récemment transformé cet espace en chapelle dédiée à Saint Vartan, avec un accès au nord. Elle peut être visitée sur demande à partir de la chapelle Sainte-Hélène.
Depuis la crypte de Sainte-Hélène, on accède à la chapelle inférieure du « Recouvrement de la Croix » où, selon la tradition rapportée par Eusèbe de Césarée dans sa « Vie de Constantin », Hélène découvre, dans une ancienne citerne, 3 croix, 3 clous (le premier a été intégré dans la couronne de Fer à Monza, le second est dans la cathédrale de Milan et le 3e à Rome) et le titulus.
Sur le toit du Saint-Sépulcre se trouve le monastère Deir es-Sultan de l'Église Éthiopienne Orthodoxe.

Au début du XVIe siècle, à la suite d'une guerre du souverain d’Harar, ville musulmane située à l'Est de l’Éthiopie qui faisait partie du Sultanat d'Adal, contre le Négus Gelawdéwos d'Éthiopie, celui-ci doit abandonner sa communauté. les Éthiopiens sont alors expulsés du Saint-Sépulcre et s'installent dans un premier temps, dans deux petites chapelles extérieures partagées avec les Coptes, qui leur en ferment l'accès en 1890. Le sultan Ottoman Abdülhamid II leur accorde alors le droit d’installer une grande tente sur le toit du Saint-Sépulcre pour célébrer leurs Pâques. Il s'y trouve la réplique d'un village Africain en miniature,

En 1342, par approbation du pape Clément VI, l'honneur de la garde des Lieux Saints est attribué aux Franciscains, présents en Terre Sainte depuis 1335. Depuis lors, les moines Franciscains occupent la chapelle de l'Apparition de Jésus ressuscité à sa mère.

Frère Nicolas de Poggibonsi, qui se trouve dans ces années-là à Jérusalem, visitant la Basilique du Saint-Sépulcre a écrit : « A l'autel de Sainte-Marie-Madeleine officient les Latins, c'est-à-dire les Frères Mineurs, c'est-à-dire nous, les chrétiens latins, à Jérusalem et dans tout l'outremer, c'est-à-dire en Syrie et en Israël et en Arabie et en Égypte, il n'y a pas d'autres religieux, ni prêtres, ni moines, autres que les Frères Mineurs, et ceux-ci s'appellent les chrétiens latins. ».
Le Russe archimandrite Gretenio rapporte qu'à l'intérieur de la basilique, fermée toute l'année sauf pour les fêtes de Pâques et de pèlerinages, vivent en permanence un prêtre Grec, un Géorgien, un Franc (qui est un frère mineur) un Arménien, un Jacobite et un Abyssinie.
C'est une période de calme relatif : Les différentes communautés chrétiennes présentes au Saint-Sépulcre ont pu célébrer ensemble les rites de la Semaine Sainte, y compris la procession des Rameaux.



https://fr.wikipedia.org/wiki/Église_du_Saint-Sépulcre_(Jérusalem)
L'église du Saint-Sépulcre ou basilique du Saint-Sépulcre, également appelée basilique de la ..... Ce ne fut seulement que plusieurs années après que les chrétiens eurent la .... On pouvait y lire : « Ce Lieu saint a été consacré par le sang du Christ, notre propre consécration ne peut donc rien ajouter à sa sainteté.

Sainte Croix ou Vraie Croix de Jésus-Christ - Spiritualité Orthodoxe

www.spiritualite-orthodoxe.net/sainte_croix_orthodoxe.html
La Sainte Croix au centre de la théologie orthodoxe: sa découverte, références ... suivant la consécration de la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem (13 septembre 335) et le retour à Jérusalem de la Croix ... Depuis plusieurs années, leur vénération réunit régulièrement des foules de fidèles catholiques et orthodoxes.

Les Franciscains au Saint-Sépulcre

www.saintsepulcre.custodia.org › Histoire › Epoques historiques
Histoire; >>; Epoques historiques; >>; Les Franciscains au Saint-Sépulcre ... dans ces années-là à Jérusalem, visitant la Basilique du Saint-Sépulcre a écrit: « A ...

EN REMONTANT LE TEMPS... 336


7 JUIN 2016...

Cette page concerne l'année 336 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

ARIUS ET SES THÉORIES SUR LE CHRIST.


ARIUS
Arius (version latine du prénom Ariuc, 256-336) est un prêtre, théologien et ascète chrétien Libyen d'origine Berbère inspirateur de la doctrine qui porte son nom : L'arianisme.
La querelle qu'il a ouverte a profondément divisé la Chrétienté durant tout le IVe siècle.
Arius naît en Cyrénaïque dans la Pentapole. Il étudie avec son ami Eusèbe de Nicomédie auprès de Lucien d'Antioche.
Il est ordonné diacre en 308 par Pierre d'Alexandrie, à 52 ans puis, il est nommé prêtre en 311 (55 ans) par Achille.

En 314, on lui confie la communauté chrétienne du nom de Baucalis près du port d'Alexandrie. On lui reconnaît un excellent comportement pendant la grande persécution de Dioclétien et de ses successeurs. Cette persécution commence en 303 et ne se termine qu'à l'élection de Constantin Ier et l'édit de tolérance de Galère en 311.
Arius commence, en 312, à professer une doctrine qui se résume en 4 propositions principales :
- Dieu est unique et non engendré. Tout ce qui est en dehors de lui est créé ex nihilo par sa volonté.
- Le Logos est un intermédiaire entre Dieu et le monde, antérieur au monde mais non éternel : Il est un temps où le Logos n'existe pas
- Le Logos est donc créé, il est engendré mais cet engendrement doit s'entendre comme une filiation adoptive Dieu inspire le Logos, le Christ, le Fils de l'Homme mais il est une créature naturelle et mortelle que Dieu a « pris sous son aile ».
- Arius tente ainsi, d'un côté, de relayer les idées de Celse sur la conception adultérine du Christ, sans s'attaquer directement à sa conception virginale et de l'autre à se protéger du blasphème d'un engendrement du Christ par le Père dans un acte physiologique,
- Le Logos est alors faillible par sa nature, mais sa droiture morale l'a gardé de toute chute. Il est inférieur à Dieu, mais il est une créature si parfaite qu'il n'en peut être créée qui lui soit supérieure.
Les théories d'Arius se propagent d'autant mieux autour de la Mer Noire qu'Arius les met en musique dans une métrique correspondant aux ballades populaires.
Il compose un ouvrage présentant sa doctrine, intitulé Thalie, mélange de prose, de vers et de chansons, aujourd'hui disparu...
Il est difficile, au regard des sources dont nous disposons aujourd'hui à son sujet, de se faire une idée précise des ambitions d'Arius, mais il est probable qu'il nourrit une jalousie teintée d'admiration à l'égard d'Origène, dont la doctrine influence ses maîtres et imprègne son époque. Cette lecture de sa philosophie permet peut-être d'expliquer la crise théologique sans précédent que celle-ci va susciter au sein du monde chrétien d'alors.

En 314, le nouvel évêque d'Alexandrie, Alexandre d'Alexandrie et son secrétaire et fils spirituel Athanase, professent d'autres théories en ce temps où le débat christologique est animé. La christologie d'Alexandre professe que « Le Fils est une incarnation du Dieu d'Israël ». Sa théorie est assez proche de celles développées par ceux des gnostiques qu'on finira par nommer docètes. On aboutit vite à un rapport de force entre l'évêque Alexandre et Arius, simple prêtre.
En effet Arius soutient que le « Fils » ayant été créé par le « Père », a pris naissance et n'est donc pas éternel, établissant ainsi une hiérarchie dans la relation Père-Fils. Alexandre d'Alexandrie lui oppose la doctrine du Fils éternel, immuable et de même nature que le Père.
Alexandre convoque donc un premier concile régional qui réunit sa centaine d'épiscopes en 318.
Arius y est excommunié après avoir refusé de signer une profession de foi qui correspond à une rétractation totale de sa théologie... Il se réfugie en Bithynie où il reçoit le soutien de l'évêque Eusèbe de Nicomédie (ville alors capitale de l'empire d'Orient). Proche de la Cour, Eusèbe jouit d'une réputation d'érudit qu'il met dans la balance pour pérenniser la cause d'Arius à une époque où le débat théologique est chose normale, aucune dogmatisation n'étant encore intervenue.
Eusèbe motive d'autres prélats et, en vue d'atteindre un compromis, convainc Arius d'écrire une profession de foi. Arius maintient la supériorité du Père sur le Fils.
Ses vues sont déclarées acceptables par le concile de Nicomédie. L'excommunication prononcée précédemment par le concile d'Alexandrie est levée. C'est la première fois que le concile local d'une église locale lève l'excommunication prononcée par une autre ce qu'interdit, en 325, le concile de Nicée.
Constantin qui s'intéresse depuis longtemps au christianisme, garde auprès de lui un conseiller aux affaires spirituelles, Ossius de Cordoue, l'un des rares théologiens occidentaux de l'époque. Il le mandate pour enquêter sur les querelles Alexandrines.
On est certain qu'il rencontre Alexandre et peut-être Athanase. On pense qu'il ne rencontre pas Arius, le contraire eût été considéré comme une offense au puissant évêque monarchique. Toutefois, il s'embarque pour Antioche où Arius s'est réfugié. Il arrive pour la préparation du concile d'Antioche dans laquelle il compte bien intervenir.

En 325, Arius a 70 ans. Ossius lui propose un 3e brouillon de profession qu'il a probablement préparé avec Alexandre et Athanase, en sorte que la situation se retrouve une station en arrière.
Le texte d'Ossius prévoit :
Il reconnaît un seul Seigneur Jésus-Christ (en quoi la seigneurie se déplace du Père vers le Fils),
Qui est fils unique engendré et non créé
Le Fils existe depuis toujours (on reconnaît l'influence de la théologie de Jean),
Il est immuable et inaltérable (en quoi on reconnaît l'influence du néo-aristotélisme),
Il est l'image non de la volonté mais de l'existence réelle du Père.
S'ajoutent à la profession de foi une série d'anathèmes, c'est-à-dire de malédictions portées sur ceux qui seront d'un avis différent. C'est la première fois que ce type de procédé est utilisé.

Du fait de la présence d'Ossius, envoyé de l'empereur, de nombreux évêques ariens se sont excusés, Paulin de Tyr par exemple. Or, Antioche est la métropole d'une région très étendue : La Cappadoce, le Liban avec Tyr, la Syrie, l'Arabie et les marches de la Perse. Ce territoire est très étendu mais pas énormément peuplé non plus que chrétien.
Il se trouve donc 60 évêques pour signer la profession de foi d'Ossius et 3 pour la rejeter, Théodore de Laodicée, Narcisse de Néromias et Eusèbe de Césarée. Tous 3 sont excommuniés et anathématisés.
Ossius a prévu que l'idée qu'Eusèbe de Césarée puisse être excommunié ferait le tour du monde connu en un rien de temps et imagine que cela nuira à sa réputation, affaiblira sa crédibilité de théologien.
Cependant le concile d'Antioche laisse une porte de sortie, prévoyant une prochaine réintégration, au Concile d'Ancyre (Ankara) qui procédera à l'élection du successeur de Philologion d'Antioche.

Constantin surprend tout le monde en déplaçant le concile de 300 km d'Ancyre à Nicée. Les 400 convocations pour le concile de Nicée, doivent parfois rattraper en cours de route les évêques déjà partis pour Ancyre. À cette occasion, le concile, jusqu'ici local et destiné à régler des questions locales dans la vie d'une église, se mute en concile œcuménique de toutes les églises et par la même occasion en un tribunal qui condamnera Arius en 325.
Les évêques présents y adoptent le terme homoousios (traduit par consubstantialité) signifiant que le Fils est de même substance que le Père.
Anathématisé et exilé en Illyrie, Arius demeure soutenu par Eusèbe de Nicomédie, devenu évêque de Constantinople qui le fait rappeler d'exil par Constantin.

Arius meurt subitement d'une violente colique en l'an 336, lors d'une dernière tentative de conciliation. Ses partisans prétendent qu'il a été empoisonné, et ses adversaires voient dans cette mort inattendue une punition de Dieu.
Constantin se fait baptiser sur son lit de mort par un évêque arien, Eusèbe de Nicomédie. Constance, son fils et successeur ainsi que les empereurs Constance II et Valens qui règnent sur l'Orient sont également ariens et la controverse trinitaire se poursuit pendant plus de cinquante ans, jusqu'au concile de Constantinople en 381.
L'action de l'évêque arien Wulfila (311-383) entraîne la conversion à l'arianisme des peuples Germains.
En 589, Récarède Ier, roi Wisigoth d'Espagne, sera le dernier souverain à se convertir à la foi de Nicée... (plus de deux siècles plus tard)

Arius et ses partisans, par une opiniâtreté commune à tous les hérétiques, refusent de se soumettre au silence que l'empereur leur impose. D'un autre côté, Alexandre et son clergé, bien assurés d'être en possession de la vérité, dont ils doivent conserver et transmettre le dépôt, ne peuvent consentir à la retenir captive.
C'est pour Osius une occasion de faire connaître à l'empereur la vérité dans toute son étendue, et la grandeur du mal qui afflige l'Église.
Prêtre à Alexandrie, il enseigne, vers 319-320, que Dieu n’a pas toujours été Père, et qu’il y eut un temps où le Fils, le Logos, n’était pas.
Dans son ouvrage intitulé Thalie, Arius écrit : « Dieu n'a pas toujours été Père, il y eut un temps où il était Dieu seulement et n'était pas encore Père, quoiqu'il le soit devenu ensuite. Le Fils n'a pas toujours été, car toutes choses ayant été faites du néant, le Verbe divin, qui est du nombre des créatures et des ouvrages, a aussi été fait du néant. Il y eut un temps où il n'était pas encore, et il n'était pas avant que d'avoir été fait, et il a commencé, il a été créé comme les autres. Car il y eut un temps où Dieu était seul, où le Verbe, la Sagesse n'existait pas encore. Mais ayant dessein de nous produire, Dieu a fait un être auquel il a donné le nom de Verbe, de Fils et de Sagesse, afin de s'en servir pour notre production. »

L’empereur Constantin fait défense de lire les ouvrages d'Arius et ordonne de les détruire, par un édit : « Tous les livres écrits par Arius devront être brûlés partout où ils se trouvent, afin que non seulement son odieuse doctrine soit anéantie, mais que la mémoire n'en passe pas à la postérité. Si quelqu'un est surpris ayant caché un livre d'Arius et ne le brûle pas sur-le-champ, il subira la peine de mort. Le supplice capital suivra immédiatement la découverte de la faute. Que Dieu vous conserve ! »
Après quelques années passées en exil et suite à une lettre de rétractation ambiguë dans laquelle il jure avoir été condamné pour une doctrine qui n’est pas la sienne, Arius est autorisé à rentrer vers 334.

En 335, le concile de Jérusalem le réhabilite officiellement. Mais lorsqu’il cherche à retourner à Alexandrie pour la réhabilitation solennelle organisée en son honneur, le peuple d’Alexandrie se soulève. La réhabilitation doit donc avoir lieu à Constantinople.
De février à août 336, se déroule le conciliabule de Constantinople. Ayant été condamné pour son attitude sans compromis envers les ariens et les mélétiens (de Mélitios, évêque de Lycopolis) qui revendiquent l'autonomie des Églises de Moyenne-Égypte et de Haute-Égypte par rapport à Alexandrie, Athanase en appelle à Constantin Ier, mais l'évêque arien, Eusèbe de Nicomédie, persuade l'empereur d'exiler Athanase à Trèves en Gaule.
Arius meurt subitement, la veille de la cérémonie de sa réhabilitation. Marcel d’Ancyre est déposé et excommunié par les ariens.

En 359, aux conciles de Rimini et de Séleucie, l’arianisme devient l’orthodoxie de l’Empire.
Avec le décès de Constance II en 361, et le règne de Valens, lequel persécute les ariens, l’orthodoxie de Nicée ne peut que vaincre.

Chez les Wisigoths, en Aquitaine Wisigothique, Euric ( 466-484 ) veut émanciper complètement son royaume de Rome. Alaric II allant même jusqu'à exiler les évêques qui s'obstinent à tenir tête aux ariens en publiant des réfutations de l'hérésie. Ainsi, l'exaspération finie lentement par monter et les Francs, après le baptême de Clovis, sont ardemment désirés.

Chez les Vandales, Gensèric commence par transférer les églises aux ariens et exile plusieurs évêques qui protestent, les uns dans le sud Tunisien les autres hors d'Afrique. Le successeur de Genséric, Huneric, déporte chez les Maures de Byzacène ( Berbères des Aures ) 5 000 prêtres, puis oblige tous les fonctionnaires romains à renoncer publiquement au catholicisme s'ils veulent garder leur poste... Il fait déporter en camps de concentration 302 évêques. Le résultat de la persécution arienne Vandale est que les populations accueillent les troupes de l'Empereur d'Orient en libératrices.

Chez les Burgondes, l'arianisme parait remonter à l'époque ou certain de leurs clans fréquentent les Goths, tandis que l'un d'entre eux se converti au catholicisme, ce qui explique que dans la famille royale Burgonde, les parents de Clotilde sont adeptes de cette foi ainsi que l'épouse du roi Gondebaud.
Avit ( évêque de Vienne ) devient le conseillé de Gondebaud et toutes ces tentatives de conversion au catholicisme échouent, le roi rétorque qu'il ne peut abandonner le Dieu de ces ancêtres.

On entend souvent parler d'un Jésus Libérateur, un homme qui ouvre la voie à nos attentes, dans cette « vallée de larmes », dans ce monde injuste et incompréhensible.
Certes Jésus nous libère, mais il y a libération et libération. La libération qui fait l'économie de la Rédemption et de la Croix semble être une idée en reflux. Heureusement il apparaît que l'on s'écarte de ces hérésies si douloureuses des années 1960-70. Pourtant nous devons être vigilants car la tentation d'un néo-arianisme simple et sec dans sa formulation s'oppose à la fécondité de la Trinité.


Histoire generale des auteurs sacrés et ecclesiastiques qui contient ...
https://books.google.fr/books?id=rc1bAAAAcAAJ
Rémi Ceillier - 1733
Il fdut tap- - i 'portera l'année 333.1'ambassade chapor Roi-deñPerse, à'. Con— ~ - > ' ' *" Ramin ... Le premier déposa saint Athanase ,le second reçut Arius 8c ses sectateurs à .la Communion de l'Eglise. ... L'année suivante 336. Constantin ...
Compilhistoire - L'arianisme. Arius. Eunome. Macedonius.
compilhistoire.pagesperso-orange.fr/arianisme.htm
Natif de Libye, Alexandre Arius (256-336) étudie à l'école théologique de Lucien ... Après quelques années passées en exil et suite à une lettre de rétractation ...
l'arianisme, tentation moderne - le blog ut-pupillam-oculi par : Eric
ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-4964432.html
20 déc. 2006 - Arius meurt en 336, mais l' arianisme se propage accompagné de ... ceux d' Aquitaine protégés par Alaric II qui sera battu l' année suivante.