mercredi 28 septembre 2016

EN REMONTANT LE TEMPS... 237

10 SEPTEMBRE 2016...

Cette page concerne l'année 237 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

L'ART JUDEO CHRÉTIEN A PARTIR DE LA CONQUÊTE ROMAINE. 
 
BAS RELIEF A ROME
La domination Romaine continue jusqu'à la révolte qui dure de 66 à 70 et se conclut par la prise de Jérusalem et la destruction du Temple, le centre de la vie nationale et religieuse des Juifs du monde entier. Après cette catastrophe, la Judée devient une des provinces impériales de l'Empire Romain, gouvernée par un légat propréteur (ensuite de rang consulaire) et qui est aussi le commandant des armées Romaines occupant le pays. Malgré la destruction de Jérusalem, décrite par Flavius Josèphe dans son ouvrage, « la Guerre des Juifs », les Juifs se révoltent à nouveau vainement sous Trajan puis pendant le règne d'Hadrien en 133, sous la direction de Bar Kokhba.

L'indépendance dure de 133 à 135. Depuis cette période, en dépit de quelques mouvements sans importance sous Marc Aurèle et sous Septime Sévère, les Juifs de Palestine, réduits en nombre, destitués et défaits, perdent leur prépondérance dans le monde juif.
Jérusalem est devenue ensuite sous le nom de Ælia Capitolina, une colonie Romaine entièrement païenne où l'accès est interdit aux Juifs sous peine de mort.

La guerre menée en Judée par Flaviens Vitellius Titus joue un rôle important lors de la dispersion du peuple juif à travers le monde. Mais l'événement capital pour le judaïsme est la destruction du Temple qui transfère de facto l'autorité religieuse des grands-prêtres du Temple aux rabbins.
Certains Juifs sont vendus comme esclaves et déplacés, d'autres rejoignent les diasporas existantes, pendant que d'autres commencent à travailler sur le Talmud.
Ces derniers sont alors généralement acceptés au sein de l'empire Romain, mais avec la montée du Christianisme, de nouvelles restrictions apparaissent...
Durant le Moyen Âge, les Juifs se répartissent en groupes distincts.
TRAVAIL DE LA VIGNE (ANTIQUITÉ TARDIVE)
On les divise communément aujourd'hui en 2 grands groupes : Les Ashkénazes du Nord et de l'Est de l'Europe et les Séfarades de la péninsule Ibérique et du bassin Méditerranéen. Ces deux groupes partagent une série d'histoires parallèles de persécutions et d'expulsions. De nombreux Juifs rejoignent la terre d'Israël au XXe siècle.

La première guerre de Judée a entraîné une rapide simplification du paysage judaïque, provoquant le déclin voire la disparition des mouvements sadducéens,
esséniens et zélotes, et favorisant l’ascension de ceux des pharisiens ou des
rabbins. Ce scénario paraît de plus en plus contestable, et il a été fortement remis en cause par un certain nombre de chercheurs. Sa contestation
pose la question de la durée exacte de la période qui a permis aux rabbins
de sortir d’une situation marginale pour en arriver à une position d’autorité dans la société judéenne antique, puisque aussi bien ils sont effectivement parvenus à acquérir une position dominante.
Après Seth Schwartz en 2001, qui a travaillé sur la thèse de l'abandon du judaïsme premier des Judéens , puis Emmanuel Friedheim en 2006, qui a fait des recherches similaires sur la question de la paganisation des Judéens, on a proposé, dans un ouvrage la thèse d’un scénario à 3 dimensions :
Celle d’un judaïsme synagogal subsistant après la destruction du Temple de Jérusalem en 70, tant en Palestine qu’en Diaspora, et réunissant la classe des prêtres et celle des notables qui en prennent la direction dans le cadre de ce que l’on appelle la synagogue comme leur lieu de culte privilégié.
Celle d’un mouvement chrétien (où se retrouvent des Judéens et des Grecs (ces derniers étant alors des « sympathisants »)
Celle d’un mouvement rabbinique (où se réunissent des disciples autour de leurs « sages » il semble que si le premier a été largement majoritaire, les deux autres ont été plus que minoritaires. Il est en tout cas vraisemblable que le judaïsme synagogal n’a été ni déjudéisé ni paganisé, même s’il a subi l’influence du monde Romain, de ses penseurs et de ses cultes plus fortement que le christianisme ou le rabbinisme, du moins pour la période comprise entre le IIe et le IVe siècle.
Ce qu’il faut surtout retenir de cette proposition, c’est que le judaïsme
d’après 70 ne se réduit pas au seul mouvement rabbinique, mais qu’il est
FABRICATION D'UN AQUEDUC
constitué d’une variété de courants ou mouvances, majoritaires ou marginales, au point qu’on peut parler de « judaïsmes » pluriels pour cette époque. Les bouleversements qu’entraînent les recherches actuelles imposent des changements de perspectives qui concernent toutes les formes du judaïsme :
Celle des mouvements rabbiniques ou des mouvements chrétiens, mais aussi celles des Judéens synagogaux. Dans les retombées de la déconstruction du schéma dit du « Partage des chemins », le défi qui s’offre à nous est de cesser de confronter un « christianisme » monolithique et un « rabbinisme » monolithique pour considérer la diversité des mouvements chrétiens comme de ceux des rabbins tout au long du IIe siècle, voire bien après, jusqu’au IVe
siècle, en prêtant attention au dialogue tout aussi constant que conflictuel que les uns nouent avec les autres. C’est ainsi que les chrétiens comme les rabbins vont durant plusieurs siècles tenter d’imposer en leur sein une unité utopique,
tout aussi improbable qu’impossible, en définissant leurs frontières à partir
de concepts comme l’hérésie ou le canon... Ils parviendront, les uns comme
les autres, à réduire progressivement l’influence du judaïsme synagogal et,
par endroit, à le laminer au point de le faire disparaître de manière apparemment durable. C’est en fonction de ces changements de perspectives que les organisateurs de ce colloque se sont proposé de revenir sur toutes les formes de judaïsmes d’après 70, afin de faire un bilan d’étape dans une recherche performante dont les résultats sont de plus en plus abondants et évolutifs. Pour ce faire, ils ont envisagé de considérer ensemble les 3 formes
de judaïsmes du Ier au IIIe siècle, une période fondatrice à tout point de
vue (y compris identitaire). Celle des Judéens synagogaux, celle des mouvements chrétiens et celle des mouvements rabbiniques. Puis, ils ont défini
une problématique qui prend en compte non pas les origines de ces 3
ensembles, qui s’ancrent de toute façon dans le judaïsme d’avant 70, mais
leur développement et leur coexistence aux IIe et IIIe siècles au sein de
l’empire Romain, à partir de leurs documentations respectives (« sacrées » ou
« mystiques ») et de leurs caractéristiques culturelles par rapport à un
environnement Gréco-Romain.

La Syrie du début du IIIe siècle apparaît ainsi comme un bel observatoire des enjeux régionaux de la colonisation Hellénistique et de la dispersion organisée des diasporas Grecques. Les flux de populations s’inscrivirent dans des logiques complexes marquées par le souci des pouvoirs royaux de préserver le lien symbolique avec la Macédoine et la Grèce, mais aussi par la volonté de structurer concrètement et symboliquement leur territoire autour d’une sorte de feuilletage identitaire où une identité dynastique vient s’ajouter à l’origine ethnique pour la compléter.
En ce sens, la mise en place des diasporas Grecques en Asie relève de logiques territoriales mais aussi symboliques et idéologiques conduisant, par la mythologie ou l’onomastique, à l’imposition d’une forme de palimpseste. Dans leur diversité, ces implantations, qui structurent la présence Grecque et Macédonienne, constituent à la fois de puissants outils et des relais essentiels, mais aussi un enjeu idéologique majeur dans les mains des puissances royales...

Les mosaïques retrouvées, tout en étant de date tardive présentent une véritable somme du répertoire iconographique profane de l'époque. Scènes champêtres, de chasse, du cirque, sujets mythologiques et de genre sont juxtaposés sans lien apparent. Cette association éclectique de thèmes hétérogènes est l'un des traits caractéristiques de l'art profane protobyzantin. Le style est classique, exemple d'une « renaissance » de l'art de la capitale.

En province la même iconographie se présente dans un style plus schématique, conforme à la tendance générale de l'époque vers les formules stéréotypées. Un pavement d'Apamée de 539 et deux autres d'Antioche (Megalopsychia et Wocester Hunt) illustrent cette tendance à des degrés divers. Les groupes de chasse et de luttes d'animaux remontent à des modèles hellénistiques qui ont été répétés pendant des siècles.
COURSE DE CHAR
Bien que les intermédiaires avec les monuments byzantins manquent il faut en supposer l'existence. Enfin, une différence fondamentale existe entre les scènes de chasse des mosaïques de l'Occident Latin et celles de l'Orient Grec : Les unes sont panoramiques, les autres additives.
Le même principe additif a régi la composition d'une mosaïque de Jenah (Liban). Le sujet un jeune berger, entouré d'animaux sauvages et paisibles, est discuté. L'inventeur, M. Chehab, a proposé un Bon Berger ou Orphée charmant les animaux
Ni l'une ni l'autre explication ne paraissent satisfaisantes. La présence d'animaux sauvages exclut le Bon Berger, l'absence de la lyre écarte Orphée. On propose d'y voir l'image de la paix paradisiaque annoncée par le prophète Isaïe (xi, 6, 7).
Dans 2 pavements du proche Orient (Korykos en Asie mineure et Ma'in, TransJordanie) le sujet est identifiable par une légende tirée du texte d'Isaïe. Ailleurs, ce texte est évoqué par le groupe bœuf et lion qui se font face paisiblement. Comme le berger de Jenah, une tête d'adolescent à cheveux bouclés au milieu de la mosaïque de Madaba paraît être le jeune garçon qui, selon les paroles du prophète conduit ces animaux. Une influence de l'imagerie juive (Orphée de Doura-Europos) sur cette iconographie chrétienne, peu répandue en Occident est fort probable. Un seul exemple est connu du baptistère de Mariana en Corse.

MOSAÏQUE A JERASH (JORDANIE)
Scènes de chasse et de genre inscrites dans des rinceaux d'acanthe et de vigne figurent dans un assez grand nombre de pavements d'églises protobyzantines du Proche Orient. On y a distingué deux groupes, l'un garni de personnages et d'animaux, l'autre d'animaux seulement. Le premier groupe est associé fréquemment avec les représentations des mois et des saisons ou les seules saisons : Eglise de Saint-Christophe à Kabr-Hiram (Liban), au Musée du Louvre, Bet-Shan (Israël), 2 chambres funéraires, 2 pièces du couvent de la Dame Marie, Gérasa (TransJordanie), églises de Saint-Jean-Baptiste, des Saints-Pierre- et-Paul, d'Élie, Marie et Soreg, el-Mehayyet (ville de Nebo, TransJordanie), église de Saint-Georges.

Le sujet est préfiguré dans une œuvre d'époque sévérienne. Sur un pilastre des Grottes du Vatican les personnifications des saisons autour de la Terre garnissent les enroulements d'un rinceau d'acanthe, accompagnées de sujets mythologiques : (Apollon près du trépied, Apollon et Marsyas). Les fragments d'une mosaïque (première moitié du IIIe siècle) aux magasins du Musée de Berlin et du Musée du Louvre conservent les restes d'un rinceau « peuplé » de scènes de chasse.
L'art byzantin du VIe siècle semble avoir repris et développé un genre d'images créé à l'époque des Sévères.
LE BON BERGER
Dès la fin du IIe siècle (mosaïques d'el-Djem et de Sousse, Tunisie) le rinceau d'acanthe ou de vigne servent indifféremment de support à ces sujets. Le rinceau habité d'animaux, à l'exclusion de personnages, décore les pavements de Zahrani (Liban), de l'église de Shellal et de la synagogue de Ma'on (près de Gaza, presqu'île du Sinaï), d'une chapelle de Beït Djébrin (Israël), au cimetière Arménien et au couvent des Assomptionistes à Jérusalem. Le bordure du pavement de la synagogue de Bet-Alpha (Israël) appartient à la même série. Il s'agit probablement d'une simple réduction du rinceau peuplé d'où l'on a exclu les personnages.
En tenant compte des rinceaux habités des synagogues de Ma'on et de Beth-Alpha, on peut penser que les Juifs, sans rejeter le moins du monde la représentation d'êtres humains, écartent délibérément les personnages profanes. Si l'hypothèse, basée sur 2 documents seulement, paraît précaire, elle est confirmée par l'absence d'images des mois dans les synagogues où elles sont remplacées par le cycle du zodiaque.

On a souhaité tirer les conclusions de ces analyses iconographiques après avoir étudié les pavements des églises Byzantines de Libye (Sabratha, Cyrène, Apollonia, Ptolémaïs, Qasr el-Lebia). Les événements de mai et de juin 1968 n'ont pas permis de poursuivre. La continuation a donc été renvoyée aux années prochaines. Cependant, dès maintenant l'on peut dire que les rinceaux peuplés des pavements d'églises du Proche Orient n'ont pas de signification spécialement chrétienne. Ils représentent le monde terrestre dont ils donnent une vue globale, précisée par les images des saisons, des mois et parfois de la Terre.
Des interdits semblent avoir frappés certains sujets. Contrairement aux édifices profanes, on ne trouve dans les églises ni combats de l'amphithéâtre, ni sujets mythologiques. En somme, une imagerie gréco-romaine a été adapté sans trop de répulsion à l'usage chrétien. Une signification religieuse du rinceau de vigne (symbole du peuple élu, du Christ, de l'Église...) est à exclure. La prépondérance des vendanges s'explique par une vieille tradition dionysiaque et peut-être par le rôle que jouent les rites des vendanges dans l'empire Byzantin (Constantin Porphyr., De Cer., I, 78).



Saint Babylas - calendrier.egliseorthodoxe.com
calendrier.egliseorthodoxe.com/sts/stsseptembre/sept04.html
Le 4 septembre, nous célébrons la mémoire du Saint Hiéromartyr BABYLAS, ... Babylas succéda à Zébinos sur le siège épiscopal d'Antioche (vers 237) et gouverna en toute sagesse cette métropole de la Syrie pendant plusieurs années.

Fondations, diasporas et territoires dans l'Asie hellénistique au iiie siècle
https://pallas.revues.org/943
de L Capdetrey - ‎2012 - ‎Cité 2 fois - ‎Autres articles
Si l'on envisage le réseau d'implantations à la fin du iiie siècle, trois régions ... 9 Alabanda fut renommée en Antioche sous le règne d'Antiochos II : Cohen, .... Rappelons que ce programme qui, en quelques années à partir de 300 a.C., ..... 234-237. Également Briant, 1982b et Billows, 1990, p. 160-169; 102 SEG 39, 1426.

dimanche 25 septembre 2016

EN REMONTANT LE TEMPS... 238

9 SEPTEMBRE 2016...

Cette page concerne l'année 238 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

LES GORDIENS ET UN SAC DE NŒUDS.

MAXIMIN LE THRACE
238 constitue une année particulière dans l'histoire de l'Empire Romain. En quelques mois, 7 empereurs se succèdent, au cours d'usurpations sanglantes. Au début de 238, Maximin le Thrace et son fils Maxime, premiers princes issus de l'armée, sont sur le Rhin pour combattre les Germains. Leur politique fiscale est à l'origine de l'usurpation de Gordien Ier, gouverneur d'Afrique, associé à son fils, Gordien II.
La rébellion est écrasée mais les sénateurs Romains font aussitôt empereurs 2 d'entre eux, Pupien et Balbin : Le neveu de Gordien II, le jeune Gordien III, leur est associé sous la pression du peuple et des prétoriens.
En représailles, Maximin marche sur Rome mais est tué par ses troupes. Pupien et Balbin connaissent le même sort, et à la fin de mai, seul Gordien III reste sur le trône. Cette crise témoigne de l'inadaptation des institutions traditionnelles Romaines pour résoudre les problèmes posés, d'une part, par la nécessité d'une présence des empereurs à la fois à Rome et aux frontières, et, d'autre part, par la concurrence entre la vieille classe dirigeante sénatoriale et l'armée, force politique montante...

Mars : Révolte fiscale en Afrique, menée par un groupe de jeunes propriétaires terriens qui tuent le procurateur et s’emparent de Thysdrus.
19 mars : Gordien, proconsul d’Afrique, se proclame empereurs à Thysdrus, âgé d'environ 79 ans, il associe son fils Gordien II au pouvoir (22 mars). Le Sénat se rallie à lui fin mars.
12 avril : Gordien II est tué à Carthage par Capellianus, légat de Numidie fidèle à Maximin le Thrace. Son père et associé Gordien Ier se suicide.
Gordien Ier (Marcus Antonius Gordianus Sempronianus Romanus Africanus) (v. 158 - 238) est un éphémère empereur Romain ayant régné quelques semaines au début de l'année 238. Il exerce les fonctions de proconsul de la province d'Afrique. Proclamé empereur au début de 238, lors de la réaction sénatoriale contre Maximin le Thrace, il disparaît dans les combats de la guerre civile après un mois de pouvoir. Son règne est essentiellement connu par l'Histoire d'Hérodien et par les monnayages des cités et provinces l'ayant reconnu.

Marcus Antonius Gordianus est issu d'une famille aisée, peut-être originaire d'Anatolie.
Il accompagne Caracalla en Orient... Devenu légat en Bretagne inférieure en 216, puis consul suffect vers 220/222. Il a la responsabilité de plusieurs gouvernements provinciaux durant le règne d'Alexandre Sévère.
À l'âge de 80 ans, il atteint le sommet d'une carrière sénatoriale : Nommé en juillet 237 proconsul de la province Romaine d'Afrique proconsulaire.

GORDIEN Ier
Au début de 238, les propriétaires de la cité de Thysdrus, exaspérés des exactions engendrées par les exigences fiscales de Maximin le Thrace tuent le procurateur de leur cité. Ils désignent Gordien comme empereur, malgré ses réticences. La date précise de proclamation est controversée : Début janvier d'après des travaux récents ou le 22 mars.
Immédiatement, du fait de son âge, il s'adjoint son fils Gordien II et informe le Sénat Romain, qui les reconnaît sans hésitation.

Leur famille, vraisemblablement originaire de Cappadoce ou de Galatie (Turquie moderne), doit sans doute son nom d'Antonius à un aïeul qui vivait au premier siècle avant J.-C.. et qui a été affranchi ou élevé à la citoyenneté Romaine par Marc Antoine, le rival d'Auguste et l'amant de Cléopâtre.
Bien que plusieurs biographes anciens aient commis cette grossière erreur, il faut naturellement bien se garder de confondre ce gentilice (Antonius) avec Antoninus, nom porté (ou usurpé) par de nombreux empereurs depuis Antonin le Pieux.
Gordien Ier, fait partie du Sénat de Rome. Cependant, il n'est ni le plus riche, ni le plus influent, ni le plus brillant des Pères conscrits. Pour preuve, il ne devient consul qu'à l'âge de soixante ans et exerce sans doute encore plusieurs gouvernorats provinciaux avant de recevoir, grâce à un tirage au sort, la charge de proconsul d'Afrique (Tunisie actuelle). À ce moment, Gordien Senior dépasse les quatre-vingts printemps, Une carrière bien lente et bien laborieuse… (comme celle de ce président par défaut qui termine le mandat le plus néfaste que la France ait connu)

Son fils n'est guère mieux connu. Un certain Philostrate lui dédie (peut-être) son bouquin sur la Vie des Sophistes. Sinon à la part le fait qu'il se trouve en Afrique aux côtés de son père lors des événements de l'année 238, c'est l'inconnu !
À cette époque (début de l'année 238), l'empereur Maximin le Thrace, un soudard, une brute épaisse, règne depuis près de 3 ans.
Pour ce souverain, pur produit des légions, les civils comptant pour des prunes, ne sont que des vaches laitières qu'il faut traire jusqu'à assèchement complet... Rien ne compte sinon l'armée, la conduite et la guerre extérieure et le bien-être de ses compagnons les soldats. Alors, afin de financer ses ruineuses campagnes militaires contre les Barbares du Rhin et du Danube, il met littéralement l'empire à sac, rançonnant les familles les plus riches, saccageant les monuments pour récupérer les matériaux précieux. Il va même jusqu'à piller les trésors des Temples, ce païen !... Si toutes les provinces commencent à trouver le gouvernement de Maximin de plus en plus insupportable, c'est en Afrique (du Nord) que la révolte éclate.)

Gordien II (Marcus Antonius Gordianus Sempronianus Romanus Africanus), dit aussi Gordien le Jeune (vers 192 - 12 avril 238), est empereur Romain en 238, pendant la période dite de l'anarchie militaire. Cependant en Numidie, province voisine de la Proconsulaire, le légat resté fidèle à Maximin le Thrace, lève une légion, affronte l'armée des Gordien dirigée par Gordien II.

Un procurateur de la région de Carthage (Tunisie) se distingue par son âpreté au gain, par sa rapacité et par sa dureté. Ce grippe-sou, qui veut gagner les bonnes grâces de l'empereur Maximin, ne réussit qu'à cristalliser contre sa propre personne l'animosité de tous ses administrés. Le procurateur véreux dépasse les bornes quand il lui vient la malencontreuse idée d'attenter aux biens des riches colons Romains. (eux au moins ils ont su se défendre tandis que ceux de nôtre grippe-sou actuel se sont contentés de fuir ou de cracher au bassinet pour pouvoir continuer bien tranquillement a engranger les dividendes.)
Ces grands propriétaires fonciers arment alors leurs tenanciers et leurs esclaves, et, un jour que l'agent du fisc se trouve à Thysdrus (aujourd'hui El Jem à 125 km de Tunis), ils le massacrent, lui et les quelques soldats qui l'accompagnent.
Ce crime n'est que l'expression spontanée d'un ras-le-bol momentané. Ce n'est qu'après-coup que les conséquences probables de leur acte apparaît plus clairement aux émeutiers « On est dans de beau draps… ! se disent-ils. Maintenant qu'on a liquidé le valet de Maximin, comment allons-nous pouvoir échapper à l'inéluctable vengeance de l'empereur ? Cette grosse brute n'est pas spécialement réputée pour sa magnanimité ! » La meilleure solution, est de diluer les responsabilités.
Ils s'en vont donc trouver le vieux sénateur Gordien qui, lui aussi, par hasard, séjourne à Thysdrus et lui offrent le trône.
Le vieux bonhomme a beau implorer, supplier, qu'on éloigne de lui ce calice. Rien n'y fait. Il n'a d'ailleurs pas le choix et les rebelles ne se font pas faute de le lui mettre les points sur les i : « Si tu déclines notre offre, lui précisent-ils, tôt ou tard, nous mourrons sans doute… Mais nous ne serons pas les seuls car, auparavant, nous t'aurons donné la mort ! ».
C'est le poignard ou la couronne ! Placé devant une telle alternative, Gordien accepte de revêtir la pourpre. Il associe au pouvoir son fils Gordien II, puis, à la tête de sa maigre bande de paysans armés, marche sur Carthage où quelques troupes régulières se rallient à lui.

Afin d'informer Rome et les autres provinces de leur coup d'état et de se faire reconnaître, les deux Gordiens envoient une multitude de lettres à tout ce qui compte dans l'Empire. Tant est grande la haine envers Maximin le Thrace que leur autorité est reconnue presque partout. Et les lettres de soumission d'affluer vers Carthage !
Mais lorsque les réponses parviennent à destination, les deux Gordiens sont déjà morts et enterrés…
La réaction de l'armée, majoritairement favorable à Maximin, ne s'est pas fait attendre.
Le préfet Capelianus qui, avec de nombreuses légions, défend la province de Numidie contre les invasions des Maures du Sahara, est, à la fois un ennemi intime des Gordiens et un fidèle d'entre les fidèles de Maximin. Il rassemble son armée et fond sur Carthage.
Les Gordiens, n'ont que de faibles troupes à opposer aux légions de Capelianus.
Gordien II, chargé par son père d'organiser la défense de la métropole Africaine, tente bien de résister du mieux qu'il peut, mais il ne peut pas faire des miracles.
Même si les volontaires Carthaginois de Gordien sont supérieurs en nombre, ils sont peu habitués à combattre et mal armés... Les soldats de Capelianus, aguerris et disciplinés, n'en font qu'une bouchée.
Gordien Junior périt dans l'engagement. Le vieux Gordien, lui, accablé de désespoir, se pend quand il apprend l'issue funeste de la bataille et la mort de son fils unique. Leur règne n'a duré que 3 semaines (début 238).  

L'insurrection des Gordiens s'est rapidement étendu à toute la Proconsulaire. Le ralliement immédiat et enthousiaste du Sénat assure aux partisans de la « révolution » le contrôle de la ville de Rome et de l'ensemble de la péninsule Italienne jusqu'à Emona (Ljubljana), aux confins de la Pannonie. Au témoignage d'Hérodien, les Patres adressent aussitôt à tous les gouverneurs provinciaux des messages les exhortant à rompre leur allégeance envers Maximin, déclaré hostis publicus, et à prêter serment de fidélité aux nouvelles autorités.

L'historien Grec atteste encore que, si la majorité d'entre eux s'empressent d'obéir aux injonctions de la haute assemblée, quelques-uns, soit par hostilité déclarée soit par simple prudence, s'y refusent absolument. C'est le cas surtout de Capelianus (ou Capellianus), légat propréteur de Numidie, dont l'intervention doit aboutir quelques semaines plus tard à la défaite et à la mort des Gordiens. Sans aller jusqu'à prendre les armes en faveur de Maximin, 2 autres gouverneurs de provinces occidentales manifestent de façon spectaculaire leur loyalisme envers lui.

En Espagne Citérieure, le légat Q. (L.?) Decius Valeri(a)nus fait graver en son honneur toute une série de milliaires portant la mention de sa 5e puissance tribunicienne et de sa 7e acclamation impériale. En Bretagne Inférieure, le nom de Gordien Ier, ancien gouverneur de la province (en 216), est martelé sur plusieurs inscriptions. Pour autant qu'il soit possible d'en juger en l'état actuel de notre documentation, il semble donc que l'Occident ait en général accueilli avec réserve la nouvelle du coup d'État. La seule province dont on puisse affirmer, pour ainsi dire en toute certitude, que les Gordiens y sont officiellement reconnus est l'Aquitaine. On a en effet retrouvé à Bordeaux en 1828, en remploi dans le mur d'enceinte de la fin du IIIe siècle, la partie gauche d'une dédicace monumentale à l'empereur Gordien Ier {CIL, XIII, 592 = D. 493)·

En revanche, il n'est pas douteux que l'insurrection s'est assez largement étendue dans la partie Orientale de l'Empire. Outre la Syrie-Palestine, il est en effet possible d'énumérer 4 et peut-être même 5 provinces de l'Orient Grec qui se rangent aux côtés des Gordiens sitôt proclamés leur accession à la pourpre... Il s'agit en premier lieu de l’Égypte, dont le ralliement aux Gordiens nous est prouvé par d'assez nombreuses monnaies frappées à leur effigie par la Moneta impériale d'Alexandrie ainsi que par deux papyri datés l'un du 13, l'autre du 20 juin 238.
De la Galatie, et plus précisément du territoire des Trocmes, aux confins de la Galatie et du Pont, provient les 2 milliaires de la route de Tavium à Amasia publiés au début du siècle, respectivement par R. Cagnat et J. Garstang.
Il convient de mentionner encore la Lycie-Pamphylie, à cause de 2 bases copiées à Perge par le comte K. Lanckoronski. Ces textes honorent les deux Gordiens, père et fils, en qualité de σωτήρες της οικουμένης, équivalent grec du latin restitutores orbis.
Il est vrai que l'éditeur suivi par plusieurs érudits, a voulu dater ces pierres non de 238, mais de 242, c'est-à-dire de l'époque où le jeune empereur Gordien III, héritier et successeur de son grand-père et de son oncle, séjourne en Asie Mineure à l'occasion de la Guerre Persique. Cette hypothèse a pour origine la découverte à Perge d'une 3e base, libellée en termes identiques aux 2 précédentes, mais dédiée à Gordien III.

Reste à examiner le cas de 3 provinces Anatoliennes pour lesquelles les seuls documents sont de très rares monnaies de bronze à l'effigie de l'un ou l'autre des deux Gordiens. Nous voulons parler du Pont-Bithynie (monnaies de Byzance, Caesarea Germanica, Heraclea Pontica), de l'Asie (monnaies de Smyrne, Milet, Prymnessus) et de la Cilicie (monnaies d'Aegeae).

L'Asie est, en cette année 238, administrée par C. Furius Sabinius Aquila Timesitheus, futur préfet du prétoire et beau-père de Gordien III, et pour lors procurateur financier de la province agens vice proconsulis. Toute la carrière de cet habile et influent personnage a été celle d'un partisan déclaré de Sévère Alexandre, de la mémoire duquel se réclament également les auteurs du coup d'État. Si Timésithée n'a pas, de sa propre initiative, rangé l'Asie dans le camp des Gordiens, on admet du moins, compte tenu de la suite de sa carrière, qu'il n'a guère dû montrer de zèle à la maintenir dans l'obédience de Maximin. Telle fut sans doute l'attitude de plus d'un gouverneur...

El Jem ou El Djem (Écouter) est une ville Tunisienne située aux portes de la région du Sahel. Rattachée administrativement au gouvernorat de Mahdia, elle constitue une municipalité comptant 21 234 habitants en 2014.
Fondée sur les ruines de la cité antique de Thysdrus ou Thysdritania colonia, elle est célèbre pour son amphithéâtre, le plus grand de l'Empire Romain (entre 27 000 et 30 000 spectateurs) après le Colisée de Rome (45 000 spectateurs) et celui de Capoue.

Au début de l'an 238, Thysdrus est le cadre d'un litige qui doit avoir de fortes répercussions sur l'histoire de l'Empire Romain. À la suite d'un différend survenu à cause de la levée de nouveaux impôts, une révolte éclate. Le procurateur de l'empereur Maximin Ier le Thrace, doit affronter le peuple thysdritain et les habitants des campagnes environnantes. Le collège des iuvenes et les paysans semblent apparaître comme le fer de lance du mouvement...
El Jem est « unique au monde » par le fait de posséder 3 édifices appartenant chacun à l'une des trois grandes catégories connues d'amphithéâtres, tous 3 étant civils et non militaires, puisque la ville n'a jamais eu de garnison. À la périphérie de la ville, le musée archéologique présente de nombreuses mosaïques issues des fouilles dans les villas romaines de Thysdrus. Nombre de pièces retrouvées sur le site sont conservées au Musée national du Bardo et au musée de Sousse.
Jouxtant le musée, la villa d'Africa est une reconstitution à portée didactique d'une maison romaine. Elle comporte deux mosaïques remarquables : La première représente la déesse Africa, surmontée d'une dépouille d'éléphant et entourée de bustes représentant les quatre saisons. La seconde est une représentation symbolisée de Rome et de ses provinces... El Jem accueille aujourd'hui un festival de la mosaïque.



Un militaire de Gordien II découvert près de Césarée de Palestine et l ...
www.persee.fr/doc/rea_0035-2004_1978_num_80_1_4030
de X Loriot - ‎1978 - ‎Cité 2 fois - ‎Autres articles
Un militaire de Gordien II découvert près de Césarée de Palestine et l'extension aux ... 1971, 475) porte les noms et les titres de l'empereur Gordien II (début de 238). ...... à éclairer la question controversée de la chronologie de l'année 238 (cf.

Empereurs romains - Gordien I et Gordien II
www.empereurs-romains.net/emp29.htm
On ne connaît pas grand-chose de ces deux Gordiens qui ne régnèrent guère que trois semaines au début de l'année 238. Leur famille, vraisemblablement ...

Gordien Ier — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gordien_Ier
Gordien Ier (Marcus Antonius Gordianus Sempronianus Romanus Africanus) (v. 158 - 238) est un éphémère empereur romain ayant régné quelques semaines au début de l'année 238. Il exerce les fonctions de proconsul de la province d'Afrique. Proclamé empereur romain au début de 238, lors de la réaction sénatoriale ...

EN REMONTANT LE TEMPS... 239


8 SEPTEMBRE 2016...

Cette page concerne l'année 239 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

UNE FEMME IMPORTANTE HIMIKO

YAMATAI HIMIKO
Cet article relate l’existence d'une classe très peu connu de l'histoire du Japon, les femmes Samuraï. Le terme étant masculin, ces dernières sont nommés onna-musha, qui est l'abréviation du terme onna-bugeisha, qui veut dire tout simplement « une femme qui pratique la guerre », « mu » étant tout simplement une autre lecture de « bu ». Certaines d'entre elles auront d'ailleurs un impact significatif sur l'histoire du Japon... Elles font plutôt figure d'exception dans le milieu, très masculin, des Samuraï, qui semblent apparaître au VIIIe siècle, ce qui peut paraître étrange si l'on consulte les sources les plus anciennes concernant le Japon.

Les légendes Ainus évoquent, ainsi, des femmes combattantes spécialisées dans le tir à l'arc, qui semblent avoir été une de leurs armes de prédilection dans l'archipel, car d'après les annales Chinoises de la dynastie des Wei (220-265), le Weizhi (263-280, complété en 429).
Cette arme est déjà utilisé au IIIe siècle dans le pays de Wa (nom donné au Japon dans les chroniques Chinoises et Coréennes, et signifiant « nain ») : « Quand ils se battent (probablement hommes et femmes), ils utilisent une hallebarde, un bouclier et un arc de bois. Que les femmes de cet époque portent des armes va de soi, car d'après cette même chronique, les « 100 communautés » qui constituent le pays sont perpétuellement en guerre entre elles.
De plus, un élément qui surprend les ambassadeurs Chinois, est que la société Japonaise est alors une société matriarcale, où les femmes jouent un rôle important en tant que chamanes (miko) ou chef de clans.
Ainsi, on a retrouvé des tombes du IVe siècle de femmes enterrés avec leurs armes et leurs armures, symboles de leur pouvoir au sein de leur clan.

Les premières chroniques de l'histoire Japonaise, le Kojiki et le Nihon Shoki, nettement plus sujettes à caution (étant écrites en 712 et 720 seulement) nous présentent aussi des reines guerrières commandant elles-mêmes des troupes à l'assaut de fortifications ennemis du Yamato ou à travers le détroit de Corée.
La première dont on soit historiquement sûre est cité par le Weizhi elle vit au IIIe siècle... C'est une reine chamane et guerrière, peut-être prêtresse du soleil, du nom d'Himiko (ou Pimiko) (un surnom signifiant la « fille » ou « enfant du soleil ») qui vivant dans le royaume du Yamatai, un ensemble de « 30 pays », qui se situe dans le sud de l'archipel, probablement dans l'île de Kyūshū. Elle a fédérée autour d'elle ces principautés en 188, mais du fait de leur instabilité, elle a vécu isolée dans une forteresse avec des tours de garde, entouré de
1 000 fonctionnaires féminines, et préfère laisser le côté temporel à son frère cadet et s'assurer l'alliance de la dynastie des Wei, qui domine alors une partie de la Corée, en envoyant une ambassade à Luoyang, leur capitale, en 239, à qui elle offre un tribut.
Le but semble avoir été d'affirmer son prestige sur celui des autres royaumes du Japon. De fait, en 240, elle reçoit un miroir avec le titre de « Reine de Wa, Amie de Wei ».
YAMATAI  YAYOI
Par contre, son ambassade vers les Trois Royaumes Coréens encore indépendants, Silla, Koguryŏ et Paekche, peut-être entre 239 et 246, lors des 3 ambassades à Luoyang, montre la volonté des premières principautés Japonaises d'étendre leur influence sur la côte. Peut-être en 246, le roi Pimikuku (ou Himikuku) de Kunu (Kona) (région d'Owari et Tokai-do), a finit par envahir Yamataï. Le conflit est basé sur le contrôle de la route des métaux qui permet l'approvisionnement en fer venu du continent (de nombreuses poteries ont été découvertes le long de cette route). Himiko n'a eut la vie sauve que par l'intervention de la dynastie Wei peut-être lors de son ambassade de 246... Cette théorie peut-être démontré par le fait qu'après cette défaite elle meurt soudainement peut-être la même année. Certains historiens ont suggérer qu'elle a pu être tué, avec sa suite par d'autres chefs de tribus, plus 100 esclaves et être enterrée dans un grands tumulus.

Cependant, elle n'est mentionnée ni dans le Kojiki ni dans le Nihon Shoki, et certains historiens pensent que Himiko a put être un des surnoms de l'impératrice Jingu, de son vrai nom Okinagatarashi-hime, qui d'après ces deux ouvrages a régné à la même période entre 192 et 269. Mais des sources partiales peut être une idéalisation des faits concernant la reine de Yamataï et afin de justifier la politique Japonaise sur la côte qui ne commence réellement qu'au IVe siècle. Ainsi, elle monte une expédition en 209, après la mort de son mari le 14e empereur, Chūai, qu'elle conduit elle-même contre les Trois royaumes Coréens, Silla (Shiragi), Koguryō, et Paegkche (Kudara), qu'elle a finit par soumettre sans verser le sang.
D'ailleurs, dans ce récit, les soldats Japonais, portent une armure légère, utilisent des arcs et des épées, à l'image des usages du pays de Wa...
Dans les faits, les premières relations avec les Trois Royaumes Coréens n'ont commencé qu'entre 239 et 246 et le récit de l'invasion de la Corée peut s'inspirer de l'expédition de l'impératrice Saimei en 661. Puis Jingu est retourné au Japon où elle accouche de son fils (d'après une tradition 3 ans après la mort de son mari), le futur empereur Ojin, dont elle assure la régence, brisant de nombreuses rébellions jusqu'en 269.
Ce dernier n'a probablement gouverné qu'au Ve siècle. Toutefois, le fait qu'Himiko vit dans une forteresse isolée et a eu une mort soudaine prouve que le royaume reste instable. Dans le Weizhi, de nouvelles guerres se développent, du à la tentative de son frère à lui succéder, qui entraîne le choix d'une nouvelle reine, la nièce d'Himiko, elle aussi chamane, Iyo (ou Toyo), à peine âgé de 13 ans, qui montre que le matriarcat est alors la règle au sein du Yamatai, mais qui disparaît des sources Chinoises après son ambassade de 265, puis le royaume sombre dans la guerre civile, d'où la disparition des sources.

NIHON SHOKI
Été : La reine Himiko de Yamatai, au Japon, envoie un émissaire en Chine à la commanderie Han de Daifang en Corée. Elle sollicite une audience auprès de l’empereur à Luoyang et revient avec des cadeaux dont un sceau d'or confirmant la reine des Wa comme vassale du royaume de Wei. Des voyageurs Chinois se rendent au Japon. Il dépeignent une société organisée comprenant « plus d'une centaine de communautés » qu’ils désignent comme le pays des « Nains » (Wa)
Himiko (卑弥呼?) ou Pimiko2 (175-248) est une reine japonaise qui a régné de 188 (date supposée) jusqu'en 248 sur la région de Yamatai. Le Yamatai serait soit situé dans la province de Yamato, soit dans le nord de Kyūshū Principalement connue par le Gishiwajinden (魏志倭人伝?, lit. « vie des habitants de Wa dans les chroniques de Wei »), un texte Chinois de 8 pages issu du livre dédié au royaume de Wei dans les Chroniques des Trois Royaumes. Selon ce texte, Himiko est une prêtresse qui peut contrôler les esprits des gens grâce à ses pouvoirs surnaturels... Son jeune frère l'aide pour les affaires politiques. Son palais est situé à Inuyama et elle a envoyé plusieurs messagers à Luoyang, capitale des Wei, en 239, 242 et 246, les Wei eux-mêmes ont envoyé un groupe de messagers au Japon en 240... De nombreuses personnes affirment que Himiko est en fait Amaterasu.

Le 31 mai 2009, l'équipe de chercheurs du professeur Harunari du Musée national d'histoire Japonais de Sakura (Chiba) ont présenté lors du 75e meeting annuel de l'Association Japonaise d'Archéologie les résultats de leurs recherches, selon lesquels le kofun Hashihaka (箸墓?) situé dans la ville de Sakurai dans la préfecture de Nara pourrait être la tombe de Himiko. Des objets dont la datation au carbone 14 concordent avec la date de la mort de la reine ont été découverts sur le site, cependant certains archéologues trouvent cette sépulture trop moderne pour être du IIIe siècle, ces découvertes restent donc sujettes à caution.
L'Agence impériale refuse cependant l'excavation des corps et des mobiliers de la tombe bien que ceux-ci pourraient fournir de nombreuses informations sur l'identité de la reine et sur la lignée des empereurs du Japon, descendant officiellement d'Amaterasu...

On ne voit réapparaître des récits sur le Japon qu'au Ve siècle au moment où de 418 à 478, « 5 rois wa » envoient des ambassades à la dynastie Song pour faire reconnaître leur autorité, probablement de la dynastie Yamato qui s'impose alors sur l'archipel.
On ne sait pas d'où est originaire la dynastie, mais quelques historiens ont suggéré qu'ils peuvent être originaire de Kyushu, d'où ils sont partis après l'instabilité touchant à la fin du IIIe siècle le Yamatai, (Yamato), avant de s'installer dans la région de Nara et de s'y imposer au IVe siècle.
Mais il faut savoir que cette région a été comme Kyushu et l'Est d'Honshu une des zones de la culture Yayoi, et Yamato est tout simplement un terme générique qui a été repris par le clan qui donne naissance à la dynastie.
Pour asseoir son pouvoir et unifier le pays, celle-ci a cherché à faire de leur ancêtre une divinité solaire, à l'image de la Corée où le pays est dirigé par les « enfants du soleil ». Ils choisissent la divinité Hinokuma-no-kami de la province de Kii (dans la préfecture de Yakayama), dont ils mettent en place le culte à Ise au Ve siècle, où elle est peut-être devenu Amaterasu O-mi-kami. Le Kojiki et le Nihonshiki lui donne un rôle important dans la fondation de la dynastie et sa prétention sur les autres royaumes Japonais. La légende du cadeau de l'épée « Ama no Murakumo no Tsurugi », populairement renommée Kusanagi no tsurugi, par son frère, Susanoo, dieu des tempêtes, sert à justifier les prétentions de la dynastie sur le royaume d'Izumo (aujourd'hui dans la préfecture de Shimane), qui résiste à la domination du Yamato, telle que le montre les relations conflictuelles entre Amaterasu et Susanoo. Épée qui a été remise par Amaterasu au fondateur légendaire du clan, son petit-fils, Ninigi No Mikoto, avec le yata-kagami (un miroir) et le magatama (bijoux sacrés) comme preuve de son droit divin de régner, ces insignes étant d'ailleurs sources d'autorité et preuve de royauté dont les Kofun, tumulus des rois sont décorés. Mais ceux-ci n'apparaissent qu'à la fin du IIIe siècle lors de la . Période où le réel fondateur de la dynastie, Sujin, a peut-être vécu, car tout comme Jimmu, il est considéré comme le « premier empereur du Japon ». C'est peut-être lui qui le premier a cherché une origine plus noble afin d'asseoir son autorité sur la région de Nara. Il est possible que, telles que le montre certaines anecdotes de la vie d'Amaterasu (sa proximité avec une miko, l'épisode de la grotte et l'expulsion de son frère), il ait choisi Himiko, la reine-chamane, prêtresse du soleil (ainsi que l'indique son nom) du Yamatai comme ancêtre, qui a eu un enfant hors mariage (on ne sait pas l'origine de Ninigi par rapport à Amaterasu), associé plus tard à Hinokuma-no-kami devient la déesse Amaterasu O-mi-kami, entre le IVe et le Ve siècle. Démontrant également qu'il est possible qu'il y ait eu dans le clan Yamato des femmes qui ont joué un rôle important dès la fondation de la dynastie, et pourquoi pas une ancêtre anonyme, chamane et guerrière, qui devient plus tard Amaterasu O-mi-kami.

La place des femmes dans la société japonaise n'est donc pas négligeable, et vu le nombre probable d'habitants du pays, les femmes doivent probablement se battre aux côtés des hommes et même savoir commander lorsqu'elles dirigent un clan, comme le montre Jingu. On peut penser que l'armement féminin du IIIe au Ve siècle est probablement le même qu'au VIIIe siècle, l'arc, l'épée courte (on en a trouvé 3 modèles dans les Kofun) et la lance, qu'ignore étrangement le Weizhi, le Kojiki et le Nihon Shoki, qui sont d'abord au IIIe siècle en bronze puis au IVe siècle en fer, le tout avec une armure qui protège la tête, le cou, le torse, les épaules, les bras et le ventre. C'est le contrôle de la route des métaux permettant l'approvisionnement en fer venu du continent, qui explique le succès de la dynastie plus que leurs ancêtres légendaires.
D'ailleurs, au sein de la dynastie, l'aspect matriarcal reste fort, car les femmes ne sont pas exclues de la succession et commandent donc les troupes de l'empire qui se mettent en place au Ve siècle et qui continue son expansion vers le continent, c'est-à-dire les Trois Royaumes Coréens, et le royaume Emishi ou Ebisu, dans la province de Tohoku, au Nord-Est d'Honshuu.

En 239 elle envoie un tribut d'esclaves et de tissus au royaume Chinois Wei (japonais Gi) en échange de quoi le souverain Chinois lui accorde le titre de « reine des Wo amie des Wei » et lui fait remettre un sceau d'or avec cordon pourpre, emblème de la dignité ministérielle en Chine.
La reine Himiko meurt quelques années après l'union entre son pays et la Chine, et son peuple érige un grand tumulus où sont sacrifiés plus de 100 esclaves lors des funérailles. On raconte qu'après la mort de la reine, son royaume sombre dans le chaos d
es guerres et des assassinats.
Sur le Japon des 1er et 2e siècles de notre ère, les textes Chinois sont muets. Seule l’archéologie peut apporter quelques réponses. Deux grandes aires culturelles se dessinent:
Kyushu et l’Ouest de Honshu : Enterrement de grandes épées de bronze
A l’Est de cette première zone : Fabrication de cloches sans battants
On note une diminution des particularismes locaux. Les cloches et les épées fabriquées sont de plus en plus grandes : La puissance des chefs augmente, sans atteindre à une homogénéité politique à proprement parler.

Il est dit que les Wa se teignent le corps en rouge et observent certains tabous. Par exemple, lors du voyage d’un personnage, une personne doit s’abstenir de se laver, de manger de la chair, etc. Si le voyageur meurt, cette personne est tuée.
La cour de Himiko semble assez puissante et assez bien organisée : Fonctionnaires, marchés, vaste palais… Il reste à déterminer à quelles notions précises renvoient les termes du texte Chinois. On note cependant une certaine hiérarchie. En réalité, même s’il s’agit du royaume le plus puissant de l’archipel, ce n’est qu’une confédération de chefs locaux, Himiko étant un chef spirituel dont l’autorité reconnue assure la paix.
Le texte Chinois présente aussi quelques erreurs certaines, qui doivent provenir du fait que les rédacteurs ne sont pas des témoins directs, mais qu’ils transmettent des informations obtenues par les habitants des commanderies de Corée : Ils prétendent qu’il n’y a pas de mouton ou de cheval, alors que l’archéologie prouve le contraire...
L’ambassade que Himiko envoie en Chine montre un désir d’asseoir son prestige, et de renforcer l’emprise du Yamatai sur les autres royaumes.

Le texte Chinois est un écrit extrêmement court, connu de haute antiquité : Le Nihon shoki (日本書紀) essaie de faire de Himiko une impératrice qui rentre dans la lignée impériale d’origine divine.
La localisation du Yamatai suscite de vives polémiques depuis le XIXe siècle. L’enjeu est de déterminer s’il y a continuité, et de quelle sorte, entre le Yamatai et le Yamato. Deux hypothèses s’affrontent : Il s’agit soit de la région de Kyushu, soit d’Osaka et de Nara (le futur Yamato). Les indications précises du texte Chinois pour aller au Yamatai atterrissent au beau milieu du Pacifique, mais semblent se diriger vers le sud : Vers l’île de Kyushu? C’est en effet à cette époque l’endroit le plus développé techniquement, le plus prospère économiquement, en contact avec la Corée.
De plus, les anciens mythes, rapportés dans le Nihon shoki (日本書紀) et le Kojiki (古事記), y placent le lieu de la descente des dieux. Au VIIIe siècle, la cour impériale, pourtant installée depuis 3 à 4 siècles à Honshu, prétend venir de l’ouest. On a cru retrouver le palais de Himiko sur le site de Yoshinagari (Kyushu), en fait le lieu est plus ancien (Ier siècle).
Quelles sont les raisons avancées pour appuyer la 2e hypothèse ?
Tout d’abord, une évidente correspondance phonétique. A cela, on peut opposer que le nom de Yamatai est une transcription de seconde main. En outre, Yamato n’est peut être pas à l’origine un nom de lieu, mais celui de la dynastie qui a pu se déplacer.
Ensuite, les conceptions géographiques Chinoises avant le VIe siècle (date des premiers contacts réels) semblent situer le Japon plus au sud, et inversé, c’est-à-dire que Honshu se trouverait sous Kyushu. En reprenant les indications chinoises, on arrive au Honshu. De plus, les Wei à cette époque sont en guerre contre un royaume au sud. Le fait qu’ils s’intéressent à un pays aussi peu important que le Japon s’explique par cette conception qui les a poussés à s’appuyer sur le Japon pour mener des attaques
On a aussi découvert au Yamato une tombe contenant des miroirs copiés de ceux de Himiko. Le texte Chinois parle d’une unification partielle. Himiko est en guerre avec un autre royaume très puissant, celui de Kuna.

Himiko, est un personnage qui apparaît de temps à autres dans certains jeux vidéo, la plupart du temps dans les jeux vidéo qui sont de conception de la marque Japonaise Koei.
Elle apparaît dans le jeu vidéo Kessen II, sous la forme d'une jeune prêtresse, qui sert l'empire du Wei à la solde de Cao Cao, dans le jeu vidéo Warriors Orochi 2, où son personnage se lie d'amitié avec Da ji, elle est également présente dans la suite de Warriors Orochi 2 qui se nomme Warriors Orochi Z. Et aussi dans le jeu Okami, ou elle rencontre la déesse Japonaise Amaterasu... Elle apparaît également sous forme de personnage dans le jeu Shin Megami Tensei, Persona 4 où elle est la personne de Rise.
Himiko apparaît également comme étant au cœur de l'intrigue du jeu Tomb Raider (2013).



Himiko (reine) — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Himiko_(reine)
Himiko (卑弥呼) ou Pimiko (175-248) est une reine japonaise qui a régné de 188 (date supposée) jusqu'en 248 sur la région de Yamatai. Le Yamatai serait soit situé dans la province de Yamato, soit dans le nord de ... capitale des Wei, en 239, 242 et 246 ; les Wei eux-mêmes auraient envoyé un groupe de messagers au ...
Termes manquants : année

OC]HI 142 : Histoire du Japon Ancien (Guillaume CARRE) - LCAO
forumlcao3.free.fr/fichiers/fleurdeprunus/.../HI%20142%201.doc
Du royaume du Yamatai à la dynastie du Yamato ... Michel Vié : L'Histoire du Japon, Que sais-je ?, PUF, 1969-71 vision des années 70 ...... En 239, les textes chinois indiquent qu'une souveraine des Wa envoie une ambassade aux Wei du Nord. ... L'ambassade que Himiko envoie en Chine montre un désir d'asseoir son ...

La face cachée du Soleil Levant - Persée
www.persee.fr/doc/befeo_0336-1519_2000_num_87_2_3494
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