samedi 16 août 2014

LA GRANDE GUERRE AU JOUR LE JOUR 15 AOÛT 1914

15 août 1914

I)

Apollo-Théâtre

M. Alibert, dont il faut souligner la générosité en faveur de nos œuvres d'assistance aux blessés, a organisé pour ce soir, 9 heures, un grand concert de gala au profit de la Croix-Rouge. A cette manifestation prendront part gracieusement Mlles Laffont, Lafforgue, Lytis, Saint-Avit, Simon, lauréates du Conservatoire de Paris et de Toulouse et pensionnaires de nos grands théâtres, et MM. Albert, Brice-Caussé, Devilsert, Gaillard, Pradelles et Théo, tous artistes justement réputés.
Une grande apothéose, constituée par la présentation des drapeaux des nations alliées et exécution par l'orchestre des hymnes Russe, Anglais, Belge, Serbe, et Monténégrin.
Enfin « La Marseillaise » et le « Chant du Départ » seront chantés par Mlle Laffont.
L'orchestre, de 30 musiciens, est placé sous la direction autorisée de M. Louis Montpellier, professeur au Conservatoire, dont on connaît le talent, le goût et la maestria.


II)
Toulouse au jour le jour Marocains et Italiens
Un train de tirailleurs Marocains est passé hier en gare de Toulouse. Ce sont des soldats énergiques, rudes et d'une rare endurance. Ils sont dirigés sur l'Est.
Avant-hier, à 1 heure, 8h30 et 10 heures du matin, les trains qui rapatrient des Italiens n'ont fait que traverser la gare Matabiau et reprendre la direction de Carcassonne...
La journée d'hier a été marquée par l'arrivée de 3 trains d'Italiens à 11h8, 2 heures et 2h30, à raison de 1000 voyageurs par convoi. Ce sont des terrassiers et des employés d'usine venant de Meurthe-et-Moselle, de Nancy et des territoires annexés. Ils sont passé par Cholet, Angers et Bordeaux, avant de stationner à Toulouse. Le contingent s'élève à environ 3 000 hommes qui ont été conduits au Parc Toulousain où ils camperont, les femmes, enfants et bagages les ont rejoints par des tramways spéciaux : Le capitaine Bétis assure le service d'ordre, le premier soin des rapatriés a été de prendre un bain dans la Garonne dès leur arrivée parmi les rameurs de l’Émulation Nautique.
La sollicitude du gouvernement a suscité parmi les Italiens qui rejoindront leur pays par transports maritimes de Port-Vendres et Port-Bou, une reconnaissance qui ne laisse aucun doute sur les sentiments de sympathie envers la France.
Ils reviennent de l'Est par les trains rentrant à vide dans notre région. En gare, ils reçoivent comme subsistance un demi-pain par homme, une boîte de conserves pour deux personnes et un quart de vin, c'est-à-dire la ration du soldat plus la boisson... Les dames de la Croix-Rouge distribuent du lait pour les enfants.
OBUSIERS ALLEMANDS

III)

15 août 1914, Charles de Gaulle est blessé en Belgique (Michel Derrien).

Enfant, il rêvait de gloire militaire. Charles de Gaulle, jeune lieutenant, âgé de 23 ans, tout juste sorti de Saint-Cyr, découvre la guerre, la vraie, à Dinant en Belgique. Il échappe à la mort le 15 août 1914.

Il n’en peut plus le jeune et grand lieutenant du 33e Régiment d’infanterie, sous le chaud soleil de ce 15 août 1914. Ce n’est pas tant la chaleur, rendue insupportable par l’épais uniforme, qui accable Charles de Gaulle mais le spectacle qui se déroule sous ses yeux... Depuis le faubourg Saint-Médard sur la rive gauche de la Meuse, il assiste impuissant à la prise de la citadelle de Dinant par les Allemands. La IIe compagnie qu’il dirige a été placée en réserve. Tenir la vieille citadelle qui domine à pic la rivière, signifie être maître de la ville.
Baptême du feu et première blessure 12 jours après le début de la guerre le 3 août 1914, jour de la déclaration de guerre à l'Allemagne, le lieutenant de Gaulle commande la 1re section de la 11e compagnie du 33e régiment d'infanterie à Arras.
Ce régiment est engagé dès la nuit du 14 au 15 août pour interdire à l'ennemi de franchir la Meuse dans le secteur de Dinant... Le 15 août, la 11e compagnie, placée initialement en réserve, reçoit l'ordre de mener une contre-attaque à la baïonnette pour repousser les soldats Allemands tentant de franchir le pont de Dinant après la prise de la citadelle et l'évacuation des ses défenseurs. La contre-attaque, à laquelle participe le lieutenant de Gaulle à la tête de sa section, réussit. C'est alors que son capitaine décide de franchir le pont, la section de Gaulle en premier, prise sous un déluge de tirs de mitrailleuses et d'obus d'artillerie, les 5 hommes de tête, dont le lieutenant de Gaulle, sont fauchés par les balles, lui-même étant grièvement blessé au genou...
L'action du 33e régiment permet au 73e régiment d'infanterie de reconquérir la citadelle de Dinant et de reprendre la rive de la Meuse tenue par les Allemands... Ce n'est qu'à la nuit, que de Gaulle est évacué sur Dinant, puis sur Arras, ensuite sur Paris, où le projectile est enfin extrait, et sur Lyon pour y être soigné... Avant de retrouver à son unité.

IV)

15 août 1914 : des chiffres déjà impressionnants

A la mi-août, les forces déjà mobilisés par les différents belligérants sont importantes :
La Russie du tsar Nicolas II affiche quatre millions et demi d’hommes sous les drapeaux.
L’Allemagne de Guillaume II affirme avoir 3,7 millions d’hommes sous les armes.
La France du président Raymond Poincaré dispose de 3,6 millions de soldats
L’Autriche-Hongrie de l’empereur François-Joseph annonce deux millions de soldats en capacité de se battre dans l’instant.
Cette démonstration martiale n’enthousiasme guère le Japon où l’empereur signifie à l’Allemagne d’évacuer au plus vite la place de Tsing Tao et d’exclure ses navires des eaux territoriales Nippones. Les postures de Berlin déplaisent...
Dès le 15 août 1914, un décret autorise un délai de paiement de 90 jours pour les locataires selon certaines conditions précisées par Le Figaro du 28 août 1914.
« Ce décret du 15 août 1914 accorde un délai de 90 jours, pour le payement: dans Paris, des loyers de 1 000 francs et au-dessous dans les villes de plus de 100.000 habitants... Des loyers de 600 francs et au-dessous dans les villes de moins de 100.000 et de plus de 5.000 habitants... Des loyers de 300 francs et au-dessous dans les autres localités, des loyers inférieurs ou égaux à 100 francs. » écrit Le Figaro du 28 août 1914.
A la mi Août les Russes pénètrent en Prusse Orientale, a l'extrémité Est de L'Allemagne le général Russe Paul von Rennenkampf mène la Première Armée à l'offensive avec comme but la prise de la ville de Koenigsberg. Le 17 août, Von François engage les Russes malgré les instructions du commandant de la 8e armée Von François lance une offensive d’envergure, Maximilian von Prittwitz qui a donné l'ordre de se retirer si les Russes talonnent le front inflige de lourdes pertes aux Russes : 5 000 morts et 3 000 prisonniers. La bataille de Stallupönen est la première victoire Allemande, les Russes se retirent sur la frontière .
Quand Prittwitz apprend que von François a engagé le combat contre les Russes, il dépêche un émissaire afin de lui ordonner de rompre l’engagement et de se retirer vers d’autres positions. Von François obéit finalement à Prittwitz et fait retraite de 20 kilomètres vers l’ouest, prenant position autour de Gumbinnen .
TROUPES RUSSES
Encouragé par le succès du commandant du Premier Corps, le général Herman von Fançois à Stalluponen, Prittwitz décide de mener un assaut contre la Première Armée commandée par le général Paul von Rennenkampf, à Gumbinnen. Conscient que la Seconde Armée Russe, sous le commandement du général Alexandre Samsonov, avance vers le nord à partir de la Pologne, Prittwitz décide d’engager les forces de Rennenkampf. L'affaire s'engage mal pour les Russes, la Première Armée défend ses positions avec acharnement (combats de Brakuponen) et inflige aux régiments Prussiens de très lourdes pertes, son flanc droit s’écroule au milieu de l’après-midi après avoir épuisé ses munitions, retraite sur 8 km. Cependant, la Première armée Russe, alertée par l’attaque hâtive, déploie efficacement sur le front de l’artillerie lourde, laquelle fait un massacre parmi les troupes Allemandes, les forçant à se replier en désordre sur près de 24 km. Von François, conscient que le front Allemand s’écroule au centre et au sud est dans l’obligation d’autoriser la retraite à son tour. Dans la débâcle, les Russes capturent 6 000 Allemands.
Paniqué par l’efficacité de la contre-attaque Russe et craignant que la Seconde Armée de Samsonov ne se joigne à la Première Armée de Rennenkampf afin d’encercler la 8e Armée, Prittwitz ordonne une retraite générale sur la Vistule, concédant ainsi la totalité de la Prusse-Orientale aux Russes.
Helmuth von Moltke, chef d’état-major général à Berlin, furieux de la décision de retraite générale de la 8e Armée, ouvrant ainsi toute la Prusse-Orientale à la conquête Russe, rappelle Prittwitz et son second, von Waldersee à Berlin pour les démettre de leurs fonctions. Ramenant Paul von Hindenburg de la retraite, Moltke lui donne le commandement de la 8e Armée et assigne Erich Ledendorff, qui s'est distingué durant la prise de Liège, comme chef d’état-major de la 8e Armée.


V)
La nuit du 15 au 16 août, il pleut abondement et la toile de la tente des otages fuit...
Vers 23 heures, ils entendent une fusillade dans le lointain et la proclamation terrible des Allemands « on a tiré sur nous »
Man hat geschossen !
On sait ce que cela entraîne comme conséquences... La fusillade dure un quart d'heure et le lendemain l’officier leur annonce que Visé a été la proie des flammes.
Le 15 août au soir, les Allemands mettent le feu à la ville de Visé.
Désiré Duchesne 66 ans, arrêté dans la cave de son habitation, rue de la Station, dans la nuit du 15 au 16 août 1914, est faussement accusé d'avoir tiré sur les Allemands... Malade et presqu'aveugle, enchaîné à un arbre de la Place de la Station, il est abattu de 3 salves, le matin du 16 août, et des soudards ivres profanent encore son cadavre en lui fracassant le crâne à coups de bouteilles... La population masculine de Visé est obligée de défiler avant son départ en exil devant le cadavre défiguré.
Les troupes Allemandes qui ne s'attendent à aucune résistance en Belgique, mettent le feu à la ville de rage (le 15 août au soir)... Mais ces actes, déjà perpétrés ailleurs dans les jours précédents, sont prémédités par le commandement Allemand.
Les Allemands inventent alors la légende des francs-tireurs... des civils qui harcelant les soldats, pour justifier ces actes barbares.
Ces soi-disant actes de résistance servent de prétexte aux pires atrocités
585 maisons détruites sur 840, presque la quasi totalité de Visé.
L'hôtel de Ville commencé en 1574 et fini en 1612 et toutes les archives de la ville, les archives et reliques des arquebusiers.
L'école moyenne, ancien couvent des Sépulchrines.
La collégiale est en partie détruite, les vitraux resteront quasi intacts.
Deux quartiers échappent à l'incendie d'août 1914, celui de Souvré au sud de la ville en contrebas, et celui de Devant-le Pont sur la rive gauche.
Souvré où les habitants prétendent ne pas faire partie de Visé et Devant-le-Pont parce que Gustave Ruhl, né à Verviers dans une famille originaire de Rhénanie empêche l'incendie du quartier grâce à sa connaissance de l'Allemand et les relations qu'il a en Allemagne.
Le directeur Allemand de la sucrerie de la Basse-Meuse devient le bourgmestre Allemand du quartier durant la guerre, ne demandant pas son reste une fois celle-ci finie.
Grâce à cela on peut trouver sur le Quai du Halage des maisons qui datent de plusieurs siècles. Les seuls vestiges non détruits du centre de Visé, les rues Dossin et Raskinroy.
ÉLÈVES BELGES A MAESTRICHT
Plusieurs habitants de la région passeront Aux Pays-Bas pour se réfugier

Certains regagnent l'armée pour se battre, d'autres y restent en attendant que la guerre finissent... Une école belge sera ouverte à Maestricht pour scolariser les jeunes Belges


VI)
Le 15 août 1914
Les forces Allemandes au nord de Liège sont plus importantes que ce que Joffre a prévu. Il prescrit par conséquent de faire remonter la Ve armée vers la Sambre pour empêcher les armées Allemandes de déborder la gauche Française. Les Ier et IIe armées Françaises progressent en Lorraine devant des arrière-gardes Allemandes qui se dérobent et attirent les Français vers des positions préparées...
G.Q.G. Français
Le G.Q.G. admet que l’adversaire va dessiner un mouvement enveloppant par la rive gauche de la Meuse. Attribuant toujours à l’armée Allemande un nombre d’unités de première ligne très inférieur à celui dont il dispose en réalité, le commandement Français conclut que si l’adversaire engage de grosses forces sur la rive droite de la Meuse, il ne lui restera que peu de monde dans les Ardennes Belges.
Il décide par conséquent de percer la ligne ennemie dans cette région en attaquant avec ses armées du centre, les IIIe et IVe, de manière à couper les communications de tout ce qui se sera aventurée de l’autre côté de la Meuse.
En même temps, la Ve armée prend l’offensive sur la Sambre en liaison avec le B.E.F. qui prolonge sa gauche.
Le 21 août, l’armée Anglaise se porte au nord de la Sambre dans la région sud-est de Mons, en mesure de marcher dans la direction générale de Nivelles, à gauche de la Ve armée Française.
Diverses instructions décident un regroupement des armées de gauche...
La Ve armée se rend dans la région de Mariembourg - Philippeville avec ses trois C.A. de gauche (1e, 3e et 10e)... L’armée sera renforcée par les 37e et 38e divisions d’Afrique, le 18e C.A. retiré de Lorraine, le C.C. Sordet et les divisions de réserve Valabrègue.
La IVe armée reçoit les 2e et 11e C.A. et les 52e et 60e divisions, les 4e et 9e D.C. Elle s’établira de façon à pouvoir déboucher du front Sedan - Montmédy sur Neufchâteau.
Le IIIe armée s’établit sur le front Jametz - Etain, prête à déboucher sur Longwy. Pour la couvrir en direction de Metz, une armée nouvelle dite « de Lorraine » aux ordres du général Maunoury groupe 8 divisions de réserve dans la région de Toul - Verdun.
Joffre demande au ministre de constituer avec 3 divisions un barrage depuis la mer jusqu’à Maubeuge. C’est l’origine du groupement d’Amade. Il s’établit entre Dunkerque et Valenciennes et couvre les lignes de communication contre les incursions possibles de cavalerie.
Le 2e bureau, ne tenant pas compte des C.A.R. Allemands, commet une erreur d’appréciation du simple au double quant aux forces adverses : Il ne tient en effet compte que des C.A. actifs. Présenté sous cette forme, le décompte est de nature à induire Joffre en erreur dans l’évaluation des forces de l’adversaire.
Joffre écrit « les forces Allemandes réunies autour de Thionville, dans le Luxembourg et en Belgique sont évaluées à 13 ou 15 C.A. » Il se trompe du simple au double : 26 C.A. opèrent entre Hasselt et Thionville. A ces forces, le généralissime oppose
La Ve armée Française
L’armée Britannique
L’armée Belge soit 9 C.A. et 5 D.C.

Comme les Allemands ont 18 C.A. au nord de Bastogne, le rapport des forces est de 1 à 2. C’est insuffisant, même pour livrer une bataille défensive.
Les Allemands se retirent devant presque tout le front de l’armée : Cernay et Dannemarie, mais dans la vallée de la Fecht, ils semblent s’accrocher à Munster.
L’ordre général d’opérations pour la journée du 16 août prescrit la reprise de l’offensive sur tout le front pour s’emparer des débouchés des vallées de Guebwiller et de Munster pour atteindre le front Cernay - Dannemarie

I ère armée Française

L’armée se porte dans la région de Cirey - Blâmont - Avricourt, jusqu’à hauteur de Lorquin... L’avant-garde du 8e C.A. enlève Blâmont, le 13e C.A. s’avance vers Cirey, qui est enlevée dans la matinée.
Les Allemands se replient sur Lorquin. Ces derniers ont disparu, leur présence ne se révèle que par le tir à longue portée de leur artillerie lourde. La division Maud’huy occupe Blâmont mais se trouve en flèche par rapport au 16e C.A. Elle progresse au ralenti vers Sarrebourg, devant les Allemands qui se retirent systématiquement.

IIe armée Française

La progression de l’armée se ralentit.
Le 16e C.A., qui n’a pas rencontré de résistance sérieuse, pousse la division de droite sur Aménoncourt en liaison avec le 8e C.A. Il atteint le signal de Xousse, Avricourt.
Au 15e C.A., la brigade demeurée à Moncourt a épuisé ses cartouches et ses vivres et se trouve soumise à un feu d’artillerie lourde bien réglé. Le commandant propose à Castelnau de remettre au surlendemain l’attaque du bois de Haut-la-Croix.
Le 20e C.A. atteint Bezange-la-petite et Xanrey. Les canons Rimailho bouleversent les tranchées Allemandes et réduisent au silence une batterie lourde.
Le 9e C.A. pousse un détachement à Nomény - Bénicourt – Clémery. Castelnau se rend compte que les Allemands ont réalisé une très sérieuse organisation défensive : infanterie retranchée et batteries de gros calibre enterrées. Il recommande par conséquent de conquérir successivement les points d’appui et de s’y fortifier solidement.
Le 16e C.A. occupe la zone Avricourt, Réchicourt tout en poussant des détachements dans la région des Étangs, vers Gondrexange et Hellocourt. Avec le restant de ses forces, il coopère avec le 15e C.A. en attaquant dans la direction de Maizières.
Le 15e C.A. enlève le bois de Haut-de-la-Croix.
Le 20e C.A. attaque Donnelay.
Le 9e C.A. avec la 70e D.R. continue à tenir la tête de pont de Nancy en maintenant l’occupation de Nomény et Clémery.
Le repli de l’armée Allemande est organisé de façon qu’elle soit établie derrière la Sarre le 18 août. Elle s’est opérée d’une manière précipitée, ce qui laisse pressentir un piège.

IIIe armée Française

Ruffey reçoit l’ordre (instruction particulière n° 10) de s’établir sur le front Jametz - Etain pour marcher vers Longwy et Arlon avec les 4e et 5e C.A.

IVe armée Française

L’armée est renforcée par les 2e et 11e C.A. et les 52e et 60e divisions, les 4e et 9e D.C. Elle se trouve sur le front Sedan - Montmédy. Elle doit pouvoir déboucher dans la direction générale de Sedan - Neufchâteau.

Ve armée Française : remontée vers la Sambre

Le 1er C.A. devant Dinant est attaqué par un C.A. Allemand qui semble couvrir les mouvements de plusieurs autres C.A. glissant vers le nord- ouest entre Namur et Liège. Dans la soirée, Lanrezac obtient l’autorisation de remonter vers la Sambre pour porter le gros de son armée vers Namur et Charleroi. Il reçoit des renforts : les 37e et 38e divisions d’Afrique du Nord, le groupe des divisions de réserve du général Valabrègue et le 18e C.A., provenant de la IIe armée et qui débarque vers Hirson.
Les 3e, 10e C.A., les 37e et 38e divisions d’Afrique, les 51e, 53e et 69e divisions de réserve du groupe Valabrègue, puis le 18e C.A. se portent vers le nord.
A 9h, Sordet donne l’ordre de repasser par le pont d’Hastière et de gagner l’entre Sambre et Meuse. Dans la soirée, une instruction particulière place le C.C. sous les ordres du commandant de la Ve armée (Lanrezac).
VII)
Armée Anglaise
John French rencontre le président Poincarré à Paris. Le corps expéditionnaire commence à débarquer au sud de Maubeuge et doit se porter le 21 au sud de Mons, en mesure de marcher sur Nivelles. Les Anglais doivent, pour opérer un vaste mouvement de conversion, effectuer 3 fortes marches et ne peuvent être à pied d’œuvre que le 23... Or, le 18 août, les Allemands seront maîtres de la Gette, de Diest à Tienen.
VIII)

Armée Belge de campagne

Des forces de cavalerie Allemandes sont signalées dans la région d’Hannut. Elles tentent une incursion vers Bruxelles en passant entre le flanc droit de l’armée (5e et 6e divisions) et la position fortifiée de Namur (4e division). Pour empêcher cette opération éventuelle, la 6e division reçoit l’ordre de porter dès le 16 une brigade mixte vers Wavre afin d’interdire les passages de la Dyle. La 4e division doit également envoyer un détachement vers le nord. Pour éviter que le flanc gauche de l’armée soit débordé (2e division - position fortifiée d’Anvers), la 2e division reçoit l’ordre d’envoyer un second bataillon vers Aarschot pour défendre les abords de la ville vers le nord. Les troupes de la position fortifiée d’Anvers doivent tenir la ligne de la grande Nèthe, de Lier à Boisschot pour se relier à la gauche de l’armée.


IX)
O.H.L.
Le plan de Moltke est que la VIIe armée se retire en cas d’offensive vers la position fortifiée Molsheim - Strasbourg.
En Lorraine, la VIe armée doit se replier vers la Sarre devant une offensive Française, de façon à ce que les poursuivants puissent être attaqués sur les deux flancs par les forces sortant de Metz d’une part et celles de la VIIe armée débouchant des Vosges.
I ère armée Allemande
Le Génie réussit à réparer les voies ferrées entre Aix-la-Chapelle et Liège et la circulation peut y reprendre.

IIe armée allemande

Bülow donne les ordres de marche à son armée :
7e C.A. : sur la route Liège - Liers.
11e C.A. : sur la route Esneux - Neuville-en-Condroz - Hermalle.
Garde : sur la route Hamoir - Modave.
7e C.A.R. : sur l’Ourthe.
C.A.R. de la Garde : jusqu’à Basse Bodeux.
L’armée commence le franchissement de la Meuse entre Liège et Huy.

IIIe armée Allemande

Le C.C. von Richthofen attaque Dinant et chasse de la citadelle un bataillon Français, mais il est obligé de battre en retraite suite à l’intervention d’une division du Ier C.A. Français. Il s’installe en couverture sur le front Andenne – Ciney.
VIe armée Allemande
Les ordres de Rupprecht de Bavière sont les suivants :
Le 1e C.A. Bavarois doit se retirer en direction de Sarrebourg sans dépasser le canal de la Marne au Rhin.
Le 1e C.A.R. Bavarois doit prendre position au nord-est de Sarrebourg.
Le 21e C.A. doit se retirer sur la Seille sans la dépasser et se mettre en liaison vers Morhange avec la 2e C.A. Bavarois.
Rupprecht reçoit un télégramme de l’O.H.L. : les VIe et VIIe armées doivent se retirer sur la Sarre supérieure entre Sarrebourg et Sarrebrück.

VIIe armée Allemande

Au soir
Le 15e C.A. est encore dans la région de Colmar.
Le 14e C.A.R. est à Sélestat
Le 14e C.A. commence à arriver par voie ferrée à Saverne.
Dans la vallée de la Bruche, les éléments de la garnison de Strasbourg se retirent vers Molsheim.
X)
Les revers militaires et l'enlisement dans la guerre
En août 1914, La Russie a mobilisé plus de 10 millions d'hommes, mais le « rouleau compresseur » Russe sur lequel le commandement Français a fondé beaucoup d'espoirs s'est avéré illusoire... En réalité la Russie ne parvient à acheminer que 7 millions d'hommes sur le front et seulement 1 million en première ligne... Les armées Russes mal équipées, mal armées, mal préparées, mal commandées, constituées essentiellement de paysans peu motivés au combat...
XI)
Les Français enlèvent les villages de Blamont et de Cirey aux Allemands. Le premier drapeau Allemand est pris au combat de Saint-Blaise.
A Liège, les Prussiens entrent dans le fort de Boncelles, le général Léman est fait prisonnier.

Les puissances alliées adressent des protestations énergiques à la Turquie au sujet des croiseurs Allemands « Goeben » et « Breslau ».
Le Tsar proclame l’autonomie de la Pologne dont les 3 tronçons seront réunis....
XII)
A Haubourdin la procession du 15 août est qualifiée de splendide.
Les nouvelles ne circulent plus. L’avance des Allemands en Belgique est cachée à la population. Un premier soldat Haubourdinois meurt à la guerre : Julie
n Briquet, au 148e Régiment d’Infanterie, tombe à la bataille de Dinant.

Sambre-Marne-Yser
    www.sambre-marne-yser.be/page_04.php3
    ... août 1914. L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Russie. ... Le 15 août 1914 ... Chez les Alliés, les armées ont également marché en avant sur tout le front.
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Il y a 6 jours - Samedi 1er août 1914. A 7.30 heures du .... Les Russes franchissent la frontière sur le front de Lyk-Biéla. Le croiseur ... Samedi 15 août 1914.

Na Zapad :: Le front de l'EST 1914-1917.

nazapad.clicforum.fr/t413-Le-front-de-l-EST-1914-1917.htm
25 déc. 2012 - 3 messages - ‎2 auteurs
A la mi Aout les Russes pénètrent en Prusse Orientale, a l'extrémité est de ... von Prittwitz qui avait donné l'ordre de se retirer si les Russes pressaient le front. ... La bataille commence le 8 septembre et dure jusqu'au 15.











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