jeudi 21 août 2014

999... EN REMONTANT LE TEMPS

Cette page concerne l'année 999 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

UN PUZZLE AVANT COUREUR DE LA PROPAGATION ISLAMIQUE...

LE DOMAINE DES QARAKHANIDES
Dynastie Turque, connue aussi sous le nom de Ilek Khans, les Qarakhanides ont régné du Xe siècle au début du XIIIe sur le Turkestan Oriental et Occidental.
Constituant probablement un rameau des Qarlouq, ils apparaissent dans l'histoire au IXe siècle à l'occasion de combats contre les Samanides qu'ils éliminent totalement à la fin du Xe siècle, durant cette période, les Qarakhanides ont adopté l'islam et, par la suite, reconnu l'autorité du calife abbasside de Bagdad...
En raison du système traditionnel de division du pouvoir, les territoires des Qarakhanides sont, avant le milieu du XIe siècle, gérés par deux groupes principaux, l'un à l'est (les Hassanides) dans le Ferghana oriental et la Kachgarie avec Kachgar et Balasaghoun comme centres, l'autre (les Alides) à l'ouest, dans le Ferghana occidental et la Transoxiane avec Samarkand comme capitale.
Les Hassanides ont ensuite dominé tout le Ferghana et fait de Kachgar un grand centre religieux et culturel musulman, c'est là qu'ont vécu, au XIe siècle, Mahmoud Kachgarî, auteur du Divân-i lugât it-türk, premier grand dictionnaire de la langue turque, et Youssouf Khass Hadjib, auteur du Kutadgu Bilig, vaste épopée des Turcs. Dans le courant du XIIe siècle, les territoires Hassanides ont été envahis par les Mongols Qara Khitaï, et la dynastie a finalement disparu au début du XIIIe siècle.
Les khans Alides de la seconde moitié du XIe siècle ont été des hommes épris d'art et de culture, mais ont été en conflit latent avec les milieux religieux musulmans qui font appel aux Seldjoukides : Ceux-ci établissent leur suzeraineté sur les Alides à la fin du XIe siècle, ils sont remplacés après 1141 par les Qarakhitaï, les Alides ne conservant que le Khorassan pendant quelques décennies avant de disparaître, supplantés par les Khwarezm Chahs.
BOUKHARA
Les Qarakhanides constituent la première grande dynastie Turque islamisée, et l'influence qu'ils ont exercée en Transoxiane et en Kachgarie a contribué à répandre l'islam parmi les tribus Turques... C'est durant leur domination qu'a été créée au Turkestan oriental, au XIIIe siècle, la confrérie mystique Yasawiyya par Ahmed Yasawî. À cette époque également, le Turkestan a connu une prospérité certaine, mais la fragmentation du pouvoir et l'esprit pacifique des souverains ont facilité la conquête de leurs territoires par des voisins plus entreprenants. Un des actes essentiels des Qarakhanides est d'avoir fortement contribué à islamiser et à Turciser l'Asie centrale, devenue le « Turkestan » en dépit du voisinage des Iraniens et des Mongols.
Vers 960, Satuk Bughra Khan, (Bughra = chameau étalon) en entraînant avec lui 200 000 tentes s'installe en Transoxiane. Il fonde la dynastie qui porte le nom de Karakhanides et il se converti à l’Islam. On sait que les Karakhanides descendent des flancs méridionaux de l'Altaï et nomadisent autour de deux villes dont ils se sont rendus maîtres, Kachghar, à l'extrême ouest du Tarim, Balasaghun, dans le bassin du lac Balkach (Turkestan Russe). Il est fort possible que ce peuple fait partie de la grande confédération des Oghouz... Ils sont donc les voisins d'une part de la civilisation Ouïghoure, d'autre part d'une masse de peuples Turcs nomades et notamment des Karluq de l'est du Balkach.
Leur culture de base relève du paganisme Turc bien que des élites aient pu être civilisées par les Ouïghours. Leurs noms dévoilent des mythes d'origine chamanique et totémique ( Bughra, l'étalon du chameau ou Arslan, le lion ).
Malgré le peu de renseignements, nous pouvons imaginer que les Karakhanides ont rallié à l'Islam, leurs vieilles croyances, créant une synthèse en adaptant l’ancienne religion à la nouvelle. Par contre, les cadres de l'état sont constitués par des musulmans sunnites convaincus, animés par l'ardeur des néophytes et menant une vie austère. Une partie de la population se sédentarise et forme petit à petit un royaume spécifiquement musulman et en même temps spécifiquement Türk.
Ce royaume est même une vitrine importante de la culture Turque, de l'art Turc et de l'histoire Turque dans le monde musulman. Durant cette période des mosquées, des écoles, des ponts et des caravansérails sont construits dans les villes. Boukhara et Samarkand deviennent des centres commerciaux et culturels de premier plan.
En 992, sous le règne de Harun Ier (982 – 993), les Karakhanides prennent Boukhara aux Samanides. Sous le règne des ses successeurs, les Karakhanides achevèrent la conquête de la Transoxiane et le renversement des Samanides jusqu’en 999...
Si l’empire Karakhanide se développe il reste fortement décentralisé. En effet, c’est un système « féodal » qui prédomine avec la présence de fiefs tenus par les clans. Ce système fragilise l’empire et vers 1030, il se scinde en deux blocs, un bloc occidental en Transoxiane et un bloc oriental au Turkestan Oriental.

En 1074, les Karakhanides Occidentaux deviennent vassaux des Seljoukides

En 1102, Les Karakhanides Orientaux attaquent les Seldjoukides afin de soumettre la Transoxiane. Cette campagne est un échec.

Vers 1130, le Kara Khitaï vassalise les Karakhanides Orientaux puis annexe la Transoxiane en battant les Seldjoukides. Le Kara Khitaï sera ensuite absorbé par l’empire Mongol de Gengis Khan au début du XIIIe siècle.
Boukhara (en ouzbek: Buxoro) est une ville d'Ouzbékistan, située au centre-sud du pays. Elle est située sur le cours inférieur de la rivière Zarafshan, au milieu d'une oasis, à la limite orientale du désert de Kyzyl Kum et porte les noms « Noble Boukhara », « Etoile du monde musulman » et « Paradis de l'Orient », attribués à la ville par plusieurs philosophes de différentes époques. C’est un des meilleurs exemples de cités islamiques bien préservées d’Asie centrale du Xe au XVIIe siècle, avec un tissu urbain qui est resté largement intact... C'est aussi un centre de science et d'art, d'artisanat et de commerce pendant de nombreux siècles. La ville a une position géographique avantageuse au carrefour de la Grande Route de la Soie entre la Chine et l'Inde, de la Perse et de l'Europe. Elle abrite les marchés aux épices, aux bijoux, aux couteaux, aux métaux précieux, aux soies colorées et tissus de coton, tapis, etc...
Boukhara La Sainte a plus de 2 500 ans... Elle a hérité son nom de vihara, « monastère » en sanskrit. À moins, que la racine ne vienne du mot persan boukhar, « source de connaissance », ou encore du sogdien buxarak, « lieu heureux ». Visiblement, ce lieu plonge déjà les hommes dans un certain état de contemplation... Plusieurs fouilles et découvertes archéologiques prouvent que cette ville existe avec sa longue et riche histoire toujours au même endroit. Boukhara a survécu à de nombreuses conquêtes et destructions, mais a poursuivi son développement...
Comme toute la Sogdiane, Boukhara tombe aux mains des Achéménides (Perse), des Grecs (Alexandre le Grand), des Séleucides, des Parthes, des Kushana et des Sassanides, jusqu'à l'arrivée des Arabes en 710.
Un siècle et demi après la conquête arabe, en 873, Boukhara se détache du califat: Ismail le Samanide en fait la capitale du premier État musulman indépendant d'Asie centrale. La conquête arabe modifie la société (création d'une élite de fonctionnaires, primauté du citadin, des biens immobiliers et du commerce sur la terre) et provoque une révolution architecturale : la ville accueille les nouveaux organes administratifs (plusieurs palais, une grande mosquée, des madrasa (écoles), des bains). L’importance accordée au commerce crée un modèle urbain : le caravansérail s'installe et les ateliers d'artisans sont transférés des faubourgs à l'intérieur de la ville, les bazars sont couverts. Sous les Samanides, le commerce prend une ampleur sans précédent. Les esclaves et fourrures du Kharezm, cotonnades, brocarts de soie et de satin de Samarkand, tapis et étoffes de Boukhara sont exportés en Syrie, en Égypte, à Byzance.
Le royaume Samanide fait de Boukhara une capitale des sciences, de l'islam et de la culture. Des centaines de madrasa sont construites et accueillent des étudiants venus des 4 coins de l'Orient. Le plus grand génie de son temps, Avicenne, voit le jour en août 980 près de Boukhara, dans une famille Persane.
Mais, à l'apogée de la puissance Samanide, arrivent des mercenaires Turcs. En 999, les Karakhanides, Turcs islamisés du Fergana, entrent à Boukhara et prennent la Transoxiane. Ils détruisent les monuments Samanides (sauf le tombeau de l'empereur,), et construisent de nombreux édifices, dont la mosquée et le minaret Kalan, aujourd'hui emblème de la ville.
En 1220, Gengis Khan engage sa campagne en Transoxiane. Il parvient devant Boukhara en janvier 1220. La ville est défendue par une garnison de 12 à 30 000 Turcs, qu'il élimine jusqu'au dernier...
Quand Ibn Battuta, le chroniqueur arabe, voit Boukhara en 1333, les monuments religieux n'ont pas été reconstruits, la foi est ébranlée.
En 1370, Tamerlan sème une destruction plus profonde : il assiège Boukhara pendant 12 jours, puis la détruit en grande partie. Pour faire de Samarkand, déjà mythique, sa capitale, il casse la prépondérance commerciale de Boukhara... qui s'éclipse. Tandis que la débauche menace Samarkand, ville des plaisirs, Boukhara prend le devant de la scène religieuse. Les ordres soufis se développent, notamment celui de la Naqchbandiyya, fondé par Chah-i Nagchband.
ANCIEN TARAZ
En 1500, Muhammad Chaybani Khan s'empare de Boukhara en chassant les derniers Timourides... Boukhara, la capitale, est propulsée dans un nouvel âge d'or. Le trafic caravanier retrouve de la vigueur grâce à la place stratégique de Boukhara, au carrefour des routes entre Chine et Russie, Inde et Iran.
La prise de pouvoir des tribus Turco-Mongoles sur l'Asie centrale dure 4 siècles, jusqu'à l'arrivée des Russes.
En 1868, le khanat est forcé de reconnaître la souveraineté du tsar.
En 1917, l'émir fait massacrer à la gare des bolcheviks venus en train de Tachkent pour le renverser, répondant à l'appel du communiste Khodjaev, enfant de Boukhara. 3 ans plus tard, l'armée Rouge bombarde Boukhara et en prend possession alors que l'émir est parti rassembler une armée... Incapable de revenir, celui-ci s'enfuit au Tadjikistan puis en Afghanistan, abandonnant son harem... Moscou autorise les révolutionnaires locaux à créer la République populaire de Boukhara, qu'ils déclarent « indépendante » de l'Union soviétique.
Depuis 1991, Boukhara est la capitale de la province éponyme dans la République d'Ouzbékistan. Depuis bien des époques, les dirigeants et les régimes ont changé, mais les anciens monuments dans le centre historique de Boukhara, témoignent encore du passé glorieux de la ville. 

L'islam a été introduit au kazakhstan au VIIIe siècle, lorsque les arabes sont arrivés en Asie centrale. L'islam a d'abord pris place dans le Sud du Turkestan puis s'est répandu peu à peu au Nord. Il a pris racine avec l'activité missionnaire des juristes Samanides, notamment aux alentours de Taraz, où une part importantes de Kazakhs ont embrassé l'Islam... Dans un second temps XIVe siècle, la Horde d'Or a propagé l'islam parmi les Kazakhs et d'autres tribus d'Asie centrale. Au XVIIIe siècle enfin, alors que grandit l'influence Russe dans la région.
SYR-DARIA

État karakhanide, qui a étendu son pouvoir politique aux Xe - XIIe siècles sur tout le pays entre les deux fleuves de Transoxiane, représente une des meilleures réalisations de ce type de synthèse.

Après la conquête arabe, le facteur musulman a exercé une influence importante sur la vie de toute l’Asie centrale. La conquête d’Isfidžab, de Farab, de Taraz et de Cheldža par les Samanides à la fin du IXe et au début du Xe siècle, a favorisé la propagation plus intense de l’islam parmi les populations urbaines et nomades de la région. Après s’être formés au milieu du Xe siècle sur le territoire du Semiretchie et du Kazakhstan méridional, les Karakhanides envahissent Boukhara et conquièrent les terres des Samanides en 999. Le Semiretchie et le sud du Kazakhstan font partie des deux kaghanats karakhanides : le premier appartenait au kaghanat oriental tandis qu’une partie du Kazakhstan du sud était rattachée au kaghanat occidental. De plus, à l’intérieur de chaque kaghanat il y avait de nombreux apanages. Ainsi, dans la partie ouest de l’État karakhanide, dans le Mavarannahr, dont le centre est Samarcande, les plus grands apanages étaient ceux de Gdžent, de Marghiyâna et de Kâsân. Sur le territoire du Kazakhstan du sud, un des plus grands apanages était celui de Farab (Parab), dont la capitale était à Otrar. Conformément aux renseignements du Nasab-nâma, écrit par Mavlân Ṣafî ad-Dîn Urung (Urîn) Kuylakî, dans la seconde moitié du XIIIe siècle, récemment découvert et publié.
La généalogie des gouverneurs karakhanides d’Otrar est confirmée et détaillée en partie grâce à l’étude des monnaies, frappées à Otrar (Farab – Parab) au nom des gouverneurs karakhanides entre 1173/74 et 1210 et des monnaies provenant des trésors trouvés à Otrar, à Taraz et à Kermine (dans la région de Boukhara. Les monnaies en question sont des dirhems en argent de 3 types.
Grâce aux monnaies, nous pouvons identifier un autre apanage karakhanide au sud du Kazakhstan, dont le centre était situé dans la ville de Buduhket, identifiée au site de Kazatlyk. On battait monnaie à Buduhket, située sur le chemin d’Isfidžab à Taraz.
L’État des Oghouz, dont la capitale était Yangikent, s’étendait aux IXe - Xe siècles sur une partie du Kazakhstan du sud et surtout sur le bas Syr Darya. Les Oghouz règnent également sur une série de villes sur le cours moyen du Syr Darya, telles que Karnak, Karačuk, Džend et Sutkent. Cependant, les monnaies trouvées à Džend témoignent de l’appartenance de cette ville à l’empire karakhanide de 1138 à 1152.
À la même époque, un autre royaume Turc musulman, sunnite, se constitue en Afghanistan, celui des Ghaznévides, fondé par Alptegîn. Son plus grand roi, Mahmûd de Ghaznî, entreprend une conquête sanglante de l'Inde, jusqu'au Gange. Allié puis ennemi des Karakhanides, il contribue à la défaite des Samanides et défait aussi le royaume ismaélien de Multan (Pakistan actuel). Mahmûd élargit ainsi l'autorité des Ghaznévides des frontières du Kurdistan jusqu'à Samarkand, et de la mer Caspienne jusqu'au Yamuna.

"Peuples Cavaliers" d'Asie centrale. • Voir le sujet - Les ...

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8 janv. 2008 - 1 message - ‎1 auteur
Il fonde la dynastie qui porte le nom de Karakhanides et fait impo

Boukhara

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En 999, les Karakhanides, Turcs islamisés du Fergana, entrent à Boukhara et prennent la Transoxiane. Ils détruisent les monuments samanides (sauf le ...

Ouzbekistan Authentique - Un peu d'histoire

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999 : Prise de Boukhara par les Karakhanides, chute de la dynastie des Samanides. 915-1220 : Empire des Khorezmchahs. 1218-1220 : Invasions mongoles.








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