mercredi 20 août 2014

1000... EN REMONTANT LE TEMPS


 Cette page concerne l'année 1000 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

VENISE PACIFIANT LE NORD DE L'ADRIATIQUE

BATEAU VENITIEN

Doge de Venise En 976, il suscite un coup d’État pour supplanter le doge Pierre IV, qu'il fait assassiner pour devenir, à son tour, doge de Venise. C'est du moins ce que dit Saint Pierre Damien. Toujours est-il qu'il déploie les plus grands talents dans l'administration de la République. En deux ans, il restaure la paix, reconstruit l'église Saint Marc et les quartiers incendiés... Le 1er septembre 978, il disparaît sans laisser de traces. Sous un faux nom, il gagne l'abbaye de Cuxa dans le Roussillon et y passe le reste de sa vie dans l'expiation, la pénitence et la prière, son épouse l'a laissé partir, sachant et comprenant sa volonté. Leur fils unique devient à son tour doge de Venise et suit l'exemple de son père dans la probité et le service de la République...

En 990, le doge Pierre II Orseolo a obtenu des empereurs Basile et Constantin une chrysobulle mettant les bateaux Vénitiens à l'abri des exactions dont ils ont à souffrir jusque là à la douane d'Abydos. Les relations sont si actives entre le port des lagunes et celui du Bosphore qu'une colonie Vénitienne s’établit dans ce dernier où elle possède des privilèges judiciaires ratifiés par les empereurs. Dans les années suivantes, d'autres établissements ont été fondés à Laodicée, Antioche, Mamistra, Adana, Tarse, Satalia, Éphèse, Chios, Phocée, Selembria, Héraclée, Rodosto, Andrinople, Salonique, Demetrias, Athènes, Thèbes, Coron, Modon, Corfou.

LE DOGE DE VENISE
Sur tous les points de l'Empire, la navigation Vénitienne dispose donc de bases de ravitaillement et de pénétration qui assurent sa domination. On peut dire que dès la fin du XIe siècle elle détient, à bien peu de chose près, le monopole des transports dans toutes les provinces d'Europe et d'Asie que possèdent encore les souverains de Constantinople...

Les relations millénaires entre la Croatie et Venise, en tant que puissance maritime, ont été extrêmement complexes et il y a des périodes de durs conflits sur terre et sur mer tout comme des périodes de coopération et de défense en commun. Dans le langage et les documents de Venise, pour parler des Croates c’est le terme de Slaves (Schiavi, Schiavoni) qui est le plus souvent utilisé de nos jours encore, plus tard, pour la population « valaque » s’étant établie dans l’arrière-pays Dalmate, les Vénitiens ont utilisé le terme de Morlaques (Morlacchi).
Mais toutefois, la « Reine des mers » va progressivement faire pencher la balance de son côté. Le doge de Venise Pierre II Orseolo obtient, à partir de l’an 1000, le contrôle de la plus grande partie du littoral Dalmate et devient « dux Dalmatiae ».
LE GOLFE ADRIATIQUE
Un peuple barbare et féroce, doué par la nature d'une force extraordinaire, est sorti des climats glacés de la Scithie (de l'Ukraine à l'Altaï), et après s'être transporté sur les rivages de la mer Noire, il se sont partagé en deux armées, dont l'une ayant passé le Danube, vient s'établir dans l'Illirie. Ensuite gagnant toujours plus de terrain, elle s'avance jusques sur les bords de l'Adriatique y bat Narenta, ville qui donne son nom à toute la nation... Les Narentins s'étant fortifiés, leur audace va croissante. Ils pénètrent à main armée en Istrie, construisent des vaisseaux et exercent leurs pirateries sur toute l'étendue du golfe... Les Vénitiens ne tardent pas à en ressentir les plus funestes effets, et ils sont contrains d'armer des bâtiments de guerre afin de protéger leur commerce et leur navigation. C'est alors que commencent ces combats si fréquents et acharnés, guerre longue et opiniâtre qui dure pendant des siècles. Enfin les villes situées sur les côtes de l'Istrie et de la Dalmatie, fatiguées des incursions continuelles de ces barbares, et manquant de forces navales capables de les détruire, implorent l'assistance toute puissante de la République de Venise, avec la promesse de se donner à elle, si elle les délivrent de la vexation de ces pirates... A cet effet elles envoient des orateurs à Venise. On accueille la sollicitation de ces peuples avec la joie qu'inspire l'occasion favorable de se venger d'un ancien ennemi, et d'agrandir en même temps son propre domaine. On leur promet donc tous les secours qu'elles demandent et sans aucun retard, on équipe, une grande flotte dont le Doge Pierre Orseolo II prend le commandement. Elle sort du port le jour de l'Ascension l'an 997, et cingle à pleines voiles vers l'Istrie, où le Doge met pied à terre au milieu des plus vives
LES CÔTE DALMATES
acclamations, et est salué par tous les habitants comme leur véritable libérateur... Il reçoit le serment de fidélité de ses nouveaux sujets, ravis de se soumettre à une République qui doit faire leur bonheur. Il est également accueilli en Dalmatie... A Zara le peuple accourt en foule à sa rencontre, et tous les citoyens transportés de joie offrent leurs villes, leurs fortunes tant publiques que particulières et leurs propres personnes au domaine Vénitien. L'entrée du Doge dans chaque ville ne se fait pas avec moins de pompe... Cet exemple est suivi par les îles adjacentes, excepté Courzola, anciennement appelée Corcira-nera, et Liesina, jadis Pharos, qui ne veulent pas se prosterner avec les autres. Comme ces deux îles offrent des situations très avantageuses aux Narentins, le Doge ne peut les laisser persister dans leur refus. II emploie d'abord les exhortations et les invitations aimables, Puis il en vient aux menaces et lorsqu'il voit que tout est inutile il recourt à la force... Gurzola faible et sans défense, est aisément emportée, mais Liesina, située sur des rochers escarpés, fortifiée par une enceinte de murailles presque inaccessibles, ayant une garnison très nombreuse de Narentins, est attaquée. Orseolo en grand Capitaine dispose ses troupe et au signal donné, soldats et matelots se surpassent l'assaut dévient général, furieux, terrible... tout cède, tout fuit devant les glorieux étendards la ville personne ne peut résister, elle est forcée de demander grâce.
Dès que ce repaire de pirates est renversé, Orseolo ne tarde pas à porter la guerre dans tout le pays : Bourgs, villes, châteaux, sont saccagés, et détruits. Les misérables Narentins réduits au désespoir demandent la paix sans condition. Le Doge la leur accorde, mais à des conditions si onéreuses et si dures, qu'il leur ôte pour toujours les moyens de pouvoir se relever...
En effet on n'entend plus parler de leurs brigandages, et les Vénitiens restent dès lors maîtres de la mer. Le doge Orseolo en attendant, conclut un traité, et l'on établit que chaque ville paiera un tribut annuel à la République, qu'en cas de guerre chacune d'elles fournira un nombre proportionné de matelots, de soldats et de vaisseaux, que les marchands Vénitiens trouveront dans les ports et sur les terres de l'Istrie et de la Dalmatie la sûreté et les facilités de vente de leurs marchandises... La République de son côté promet des privilèges égaux, la protection à tous les Istriens et Dalmates qui viendront à Venise pour y commercer. Elle les assure en outre qu'elle leur fournira dans leur patrie tous les moyens de défense contre leurs ennemis...
Ayant ainsi disposé les choses dans le meilleur ordre possible, Orseolo ramène à Venise sa flotte triomphante. Il convoque une Assemblée générale, devant laquelle il fait un récit simple de son expédition. Ce n'est qu'un cri d'applaudissement , d'admiration et de reconnaissance.
Il y a peu de Vénitiens qui ne se rappellent les dommages qu'ils ont reçus, les pièges qu'on leur a tendus, la perte de leurs navires et de leurs marchandises et il y en a moins encore qui déplorent l'esclavage et même la mort de leurs parents et de leurs amis... La certitude d'être délivrés à jamais de pareils dangers, est pour tous un juste motif de joie extraordinaire. On apprend avec un égal transport d’allégresse la conquête de toute la côte maritime qui s'étend depuis l'Istrie jusqu'aux confins de la Dalmatie, y compris les îles adjacentes, de sorte que le peuple décide à l'unanimité, que le Doge Orseolo et ses successeurs prendront désormais dans tous les actes publiques le titre de Duc de Venise et de la Dalmatie... C'est selon certains de cette époque que date l'étendard avec le Lion de Saint Marc.

La Sensa à Venise correspond à la fête de l’Ascension (Sensa en dialecte vénitien signifie Ascension), est une des plus traditionnelles manifestations qui animent la ville de Venise. Sa particularité est de commémorer le lien intime qui unit Venise à la Mer...
LA SENSA

Ce jour là, la « Voga alla Vénète » (manière de ramer caractéristique de Venise) est à l’honneur.

La fête de la Sensa à Venise évoque deux événements :
- le 9 mai de l’an 1000, quand le doge Pierre II Orseolo vient au secours du peuple Dalmate menacé par les Slaves, opération qui sera à l’origine de la domination de Venise sur l’Adriatique.
- en l’an 1117, sous le doge Sebastien Zani, le pape Alexandre III et l’empereur Frédéric Barberousse proposent à Venise un traité de paix qui met fin à l’éternelle discorde entre papauté et Empire
Depuis 1965, Venise a remis cette fête de la Sensa à l’honneur, avec un programme qui va bien au-delà des simples évocations historiques...

Les Épousailles entre Venise et la mer ont lieu le jour de l’Ascension, depuis l’an mille, à l’occasion de l’entreprise navale du Doge Pietro Orseolo II en Dalmatie. Il était parti le jour de l’Ascension à la tête de la flotte de la Sérénissime République, pour aider les Dalmates, menacés des pirates slaves : les « Schiavoni ». Cette victoire militaire permet l’expansion rapide de l’influence politique et commerciale de la Sérénissime. Et cette richesse se développe d'un mouvement ininterrompu. Par tous les moyens, la ville des lagunes s'attache, avec une énergie et une activité surprenantes, à promouvoir ce commerce maritime qui est la condition même de son existence. On peut dire que toute la population s'y adonne et en dépend, comme sur le continent les hommes dépendent de la terre. Aussi le servage, conséquence inéluctable de la civilisation rurale des paysans de ce temps, est il inconnu dans cette ville de matelots, d'artisans et de marchands. La fortune seule établit entre eux des différences sociales indépendantes de la condition juridique.
De très bonne heure, les gains commerciaux ont suscité une classe de riches trafiquants, dont les opérations présentent déjà incontestablement un caractère capitaliste... Cette société apparaît dès le Xe siècle, empruntant leur lois aux pratiques du droit coutumier du monde Byzantin.
Le progrès économique est attesté de manière incontestable par l'emploi de l'écriture, indispensable à tout mouvement d'affaires d'importance. Un « clerc », fait partie de l'équipage de chaque navire cinglant vers l'étranger et doit informer les armateurs qui ont appris bien vite à tenir eux mêmes des comptes et à expédier des lettres à leurs correspondants.
Les familles les plus considérables font du grand négoce, les doges eux mêmes leur donnent l'exemple, et cela, qui semble presque incroyable pour des contemporains de Louis le Pieux, dès le milieu du IXe siècle.
En 1007, Pierre II Orseolo affecte à des fondations charitables les profits d'une somme de 1.050 livres qu'il a engagée dans les affaires.
LES ÉPOUSAILLES DE LA MER ET DU DOGE par CANALETTO
A la fin du XIe siècle, la ville regorge d'opulents patriciens, propriétaires de quantité de participations dans des armements maritimes dont les magasins et les débarcadères se pressent le long du Rialto (rive haute) et des quais qui s'allongent toujours plus loin le long des îles de la lagune.
Venise est déjà alors une grande puissance maritime. Elle est parvenue, dès avant 1100, à purger l'Adriatique des pirates Dalmates et Maures qui l'infestent et à établir solidement son hégémonie sur toute la côte Orientale de cette mer qu'elle considère comme son domaine pendant des siècles.
Pour conserver la maîtrise de son embouchure dans la Méditerranée, elle a coopéré en 1002 avec la flotte Byzantine à expulser les Sarrasins de Bari. 70 ans plus tard, quand l'État Normand érigé par Robert Guiscard dans l'Italie méridionale la menace d'une concurrence maritime aussi dangereuse pour elle que pour l'Empire Grec, elle s'unit de nouveau à celui ci pour combattre le péril et en triompher. Depuis longtemps, d'ailleurs, ils y jouissent déjà d'une prépondérance incontestable.

Pietro Ier Orseolo - Histoire de l'Europe

www.histoireeurope.fr/RechercheLocution.php?Locutions...Ier+Orseolo
Mort de Pietro IV Candiano Doge de Venise. Pierre Ier Orseolo Doge de Venise. Pietro IV Candiano déploie des talents pour la guerre et l'administration mais …

Pietro Ier Orseolo - Histoire de l'Europe

www.histoireeurope.fr/RechercheLocution.php?Locutions...Ier+Orseolo
Pierre Ier Orseolo disparaît sans laisser de traces le 1er septembre 978. ... Pietro II Orseolo, fils unique de Pietro Ier Orseolo, devient le 26ème Doge de Venise …

Origine delle feste veneziane

books.google.fr/books?id=BIg2AAAAMAAJ
Giustina Renier Michiel - 1817 - ‎Festivals
... avec promesse de se donner à elle , si elle les délivrait de la vexation de ces pirates. ... une grande flotte dont le Doge Pierre Orseolo II prit le commandement.

Croatie médiévale - A la Découverte du Monde

s442047004.onlinehome.fr/index.php?option=com...id...
Dans les années 840, les Sarrasins, un groupe de pirates arabes, .... affaiblit l'État et permit au doge Pietro II Orseolo et au tsar bulgare Samuel Ier de Bulgarie ... En l'an 1000, Pietro II Orseolo fit payer cher son alliance à Svetoslav : il récusa ... Le règne de Zvonimir est gravé dans la pierre de la stèle de Baška, le plus vieil ...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire