samedi 13 décembre 2014

EN REMONTANT LE TEMPS...900

Cette page concerne l'année 900 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

LA CIVILISATION DES PUEBLOS

Les Indiens Pueblos, de l'espagnol pueblo (village), sont des Amérindiens vivant dans des pueblos, qui sont des maisons juxtaposées en pierre (comme les Hopis) ou en adobe (comme dans la vallée du Rio Grande). Par extension, on utilise le terme pour désigner leurs habitants, bien que les pueblos ne forment pas un peuple unique. Au contraire, il s’agit de tribus distinctes parlant chacune leur langue.
On les regroupe cependant sous le nom de Pueblos, car ils partagent la même culture.
Chaque pueblo a son propre gouvernement. Les centres religieux se trouvent dans des kivas.
Traditionnellement, les Pueblos vivent de l’agriculture et leurs poteries, tissages et bijoux sont réputés. Les deux tribus les plus importantes sont les Hopis et les Zuñis. Les Indiens Pueblos de l'époque précolombienne sont appelés Anasazis.

Actuellement, il y a des pueblos dans le centre-nord, le nord-ouest et le centre du Nouveau-Mexique, la majorité dans la vallée fertile du Río Grande. En Arizona se trouvent les villages Hopis. Ces pueblos sont déjà habités lors de l'arrivée des Espagnols au XVIe siècle. Ces derniers ont connaissance d'environ 70 pueblos.
Les Anasazis ont un territoire comprenant les terres toujours habitées, une grande partie du sud-ouest et de l'ouest de l'actuel Colorado, toute la partie nord de l'Arizona, ainsi qu'une partie de l'actuel de l'Utah. Certains pueblos ont été abandonnés suite à des périodes de sécheresse.
Les vestiges de pueblos les plus célèbres sont :
Chaco Canyon et Bandelier dans le Nouveau-Mexique,
Mesa Verde (Colorado)
Canyon de Chelly (Arizona).

Les pueblos sont des habitations construites sur plusieurs étages. Le plus haut encore habité aujourd’hui est le Pueblo de Taos, avec 5 étages. Chaque étage est un peu en retrait par rapport à celui d’en dessous. Ils sont reliés entre eux par des échelles. Les pièces d'un même étage sont reliées entre elles par des portes intérieures. Sur les places se trouvent les kivas souterrains, des lieux de cérémonies religieuses réservés aux hommes, auxquels on accède par le toit.

La période Basketmaker II (100 à 500) :
On peut dater le début de la construction de pueblos dans la période Basketmaker II, durant cette époque les Anasazis commencent à construire des maisons en puits (pit houses) avec des murs en bois calfeutrés de torchis. Ces constructions sont rondes, d’un diamètre de 2,50 m à 9 m.
Elles n’ont qu’un seul étage. Les provisions sont stockées dans des paniers en vannerie, (basketmaker est le mot anglais pour vannier).
Basketmaker III (500 à 750)
Pendant les siècles suivants (période Basketmaker III), l’agriculture se développe avec l’apparition du haricot et du coton, on trouve les premières poteries grises.

Des fouilles dans Chaco Canyon, par exemple dans les vestiges du village de Shabik’eshchee, montrent des changements dans l’architecture. Si au début de cette ère les maisons sont toujours rondes et abaissées d’environ un mètre dans la terre, elles sont plus tard rectangulaires et collées les unes aux autres, formant des rues et des places. Pour la première fois, on distingue des bâtiments pour les cérémonies, toujours ronds : Ce sont les premiers kivas, qui n’ont pas encore l’entrée dans le toit mais sur le côté...
Pueblo I et II (750 à 1150)
Les techniques se développent. Les maisons sont collées les unes aux autres, formant de grands ensembles de 50 pièces et plus. Deux styles de villages existent : Ceux groupés en demi-cercle autour d’une place centrale avec les kivas, comme Pueblo Bonito dans Chaco Canyon où vivent 1 500 personnes, et d’autres constitués de plusieurs rues et places parallèles.

Pueblo III (1100 à 1300)
La période du XIIe siècle au XIVe siècle voit la plus grande étendue géographique de la culture des Pueblos. Dans les canyons, où sont construits des falaises Dwellings (habitats dans les falaises), soit on élève des murs devant des abris naturels (Chaco Canyon), soit on creuse le rocher comme à Puye dans le canyon de Santa Clara, non loin de l’actuel Pueblo de Santa Clara.
Pueblo IV (1300 à 1600)

C’est une période de grands mouvements de populations. La thèse la plus répandue est celle de périodes de sécheresse qui assèchent des canyons autrefois fertiles. La population de Chaco Canyon diminue et le lieu est finalement complètement abandonné, tandis que les pueblos en Arizona sur le territoire Hopi et le long de la vallée du Rio Grande s’agrandissent.

Pueblo V (Depuis 1600)
Il n’y a pas de changements dans l’architecture. Et de plus en plus de pueblos sont abandonnées pour diverses raisons.
À leurs arrivée, les Espagnols ont recensé 71 pueblos, alors qu'actuellement, il n’y en a plus que 19 dans le Nouveau-Mexique et les trois mesas Hopi en Arizona.
Les Espagnols ont introduit le catholicisme chez les Pueblos et chaque pueblo a son église.
Actuellement, la très grande majorité des Indiens pueblos parle Anglais, en plus de la langue première dans un degré variable d'un pueblo à l'autre. Les langues premières sont : le Hopi, le Keresan, le Tewa et le Zuñi.

Ces pueblos sont toujours habités, bien que beaucoup de familles se soient installées dans des villages aux environs et ne reviennent qu'au moment des cérémonies. Chaque pueblo a son propre dialecte. Ils tirent une grande partie de leurs ressources du tourisme (entrée du pueblo, vente d'objets artisanaux comme la poterie).
Quelques-uns ont ouvert des casinos et des terrains de golf...

Les conquistadores sous les ordres de Francisco Vásquez de Coronado arrivent au pueblo des Zuñis en 1540, croyant avoir trouvé une des « Sept Cités d'or » de Cibola.

En 1698, l'année de la création d'une colonie permanente d'Espagnols dans ce qui est aujourd'hui le Nouveau-Mexique, le pueblo Acoma est presque entièrement détruit par les troupes de Juan de Oñate en réponse à la mort de 13 de ses soldats. Ils organisèrent une attaque commune, surmontant la difficulté que sont leurs nombreuses langues et dialectes.

Après la guerre Américano-Mexicaine (1846-1848), le Nouveau-Mexique et l'Arizona deviennent, en 1848, territoires des États-Unis, avec le statut d'états en 1912.

Chaque pueblo a un gouvernement autonome dirigé par les sociétés d’hommes. Les Espagnols, et plus tard les Américains, ont instauré un gouverneur civil, en principe une personnalité qui a leur confiance. Mais de fait, ce sont les dirigeants des pueblos qui contrôlent les nominations, ce qui explique pourquoi des rites traditionnels ont été conservés malgré la présence de missionnaires catholiques depuis le XVIIe siècle.

Les Indiens Pueblos sont agriculteurs et cultivent surtout du maïs, des courges et des haricots. Depuis le VIe siècle ils élèvent également des dindons. Il n’y a que peu d’échanges entre les différents pueblos.
Les hommes filent et tissent des vêtements avec le coton qu’ils cultivent. Les métiers à tisser sont installés dans les kivas.

Les armes sont l’arc et les flèches, la lance, différentes massues, ainsi qu’une sorte d’épée en obsidienne, comme en utilisent les Aztèques. Ils ont également des boucliers en cuir de bison et plus tard en cuir de vache.

Les paniers et autres ustensiles en vannerie sont utilisés partout, ainsi que la poterie. Chaque pueblo utilise des décorations qui lui sont propres.
À côté du christianisme, les Pueblos pratiquent toujours leurs cultes animistes traditionnels... Ce ne sont pas des divertissements pour touristes. Au contraire, les pueblos sont souvent interdits aux étrangers au moment des grandes cérémonies...

Les rites et cérémonies se déroulent sous la responsabilité des sociétés secrètes. Les objets sacrés sont conservés dans les kivas où se déroulent également certaines cérémonies, d’autres à l’extérieur. Dans ce cas, elles sont accessibles aux femmes qui n’ont pas le droit de pénétrer les kivas.
Il existe des cérémonies de pluie, de récolte, de chasse, de guerre, etc...
Chez les Hopis, elles régissent toute la vie quotidienne.
Les esprits sont représentés par des Kachinas. Un danseur qui met le masque de son kachina devient cet esprit.
À Santa les femmes ont le droit d’être danseuses de kachina à la différence des autres pueblos où elles sont au mieux acceptées comme membres des sociétés de kachinas.
À la mort d’une personne, elle est enterrée sans cérémonie et ses biens brûlés. En effet, les maladies et la mort sont pour les Pueblos le fait de magie noire. Ceux qui ont été en contact avec un mourant ou un cadavre doivent suivre une cérémonie de purification.

Les Hohokams sont un peuple Amérindien dont la culture s'est épanouie du IIIe siècle av. J.-C. à environ 1400 sur une grande partie du territoire de l'actuel État d'Arizona (sud-ouest des États-Unis). Ils pratiquent l'agriculture irriguée, la taille et la sculpture de la pierre.

Ils incinèrent leurs morts... Leurs descendants directs sont les Pimas et les Tohono O'odham. C'est l'archéologue Harold S. Gladwin qui utilise le mot « Hohokam », lors de ses fouilles dans la Lower Gila Valley. Hohokam signifie « ceux qui ont disparu ». La culture hohokam présente des similitudes avec certaines autres cultures d'Oasisamérique, comme celles des Anasazis et des Mogollons, qui ont existé à la même époque.

On pense que la culture hohokam est née dans la région de la Gila River et de la Salt River puis s'est diffusée vers le désert de Sonora.
Des miroirs en pyrite, des clochettes de cuivre et des aras provenant du Mexique et retrouvés sur des sites hohokams laissent penser que des routes commerciales avec d'autres peuples d'Amérique centrale existaient.

Les Hohokams incinèrent leurs morts et enterrent les restes dans des tombes ou les placent dans des urnes, le dieu principal de leur religion est nommé Kokopelli.

L'époque des pionniers (200 avant J.-C. / 775) : culture du maïs et des haricots, petits villages sur le cours moyen de la Gila River

Entre 300 et 500, les Hohokams améliorent leur agriculture par l'ajout de nouvelles plantes, sans doute transmises par les peuples du Mexique : coton, une nouvelle espèce de haricots, plus résistante à l'aridité (Phaseolus acutifolius).
Le commerce avec le golfe de Californie s'intensifie comme le montre la découverte de coquillages. Ils utilisent des figurines d'argile et de l'encens dans les cérémonies rituelles.

La période coloniale (775-975) : Les villages deviennent plus grands. L'influence Mexicaine grandit et les poteries ont un décor plus élaboré.
La période sédentaire (975-1150) : La croissance démographique oblige les hohokams à élargir le système d'irrigation, ce qui implique une organisation sociale hiérarchisée.
Les artisans produisent des bijoux raffinés, à partir de coquillages, la sculpture funéraire se développe.
La période classique (1150-1400/1450) :
La phase Soho (1150-1300) : début du déclin. Les contacts avec les peuples Pueblos s'intensifient.
La phase Civano (1300-1400/1450) : Plusieurs sites sont abandonnés sans doute à cause des conditions climatiques. Au milieu du XIVe siècle, une série d'inondations bouleverse la vie des Hohokams.

Les Anasazis succèdent au VIIIe siècle aux Basketmakers dans le Sud-Ouest. La sédentarisation progressive liée au développement de l’agriculture, aboutit à l’émergence d’une nouvelle culture dite de Pueblo, en référence aux villages constitués de maisons en briques de terre construites par les Anasazis. Les débuts (période Pueblo I, de 700 à 900) sont caractérisés par de petites maisons isolées et par l'apparition de la culture du coton et de l’irrigation.

Ils s'installent en haut des mesas, dans des abris semi-enterrés. Si la période Pueblo II (de 900 à 1100) marque un apogée qui se manifeste par un enrichissement des parures, Pueblo III (de 1100 à 1300) connaît un refoulement des divers Anasazis dans le seul Mesa Verde et le retour à un habitat troglodytique rudimentaire.

Il faut attendre le Xe siècle pour que les Anasazis descendent et bâtissent dans le Chaco Canyon. C’est à partir de cette époque qu’ils construisent des grands ensembles de bâtiments tels que :
Penasco blanco (900-1125),
Chetro Ketl (à partir de 900),
Keet Seel (occupé vers 950),
Pueblo Bonito à partir de 960 : Première section de 50 pièces disposées en arc de cercle.
Le XIe siècle voit une extension spectaculaire des routes depuis Chaco Canyon, qui témoigne d’un essor du commerce.
Vers 1050, la communauté compte entre 1 500 et 5 000 personnes. Elle importe des perles de cuivre, des aras et des coquillages. Il est également possible que les habitants aient construit un barrage à l’ouest du canyon durant ce siècle.
Le début du XIIe siècle marque l’apogée de la culture de Chaco : Vers 1130, le Pueblo Bonito compte 4 étages et comprend quelque 800 pièces.

1130-1180 : 50 ans de sécheresse affectent la communauté provoquant l’effondrement de la culture de Chaco.

Dès le début du XIIe siècle, le Chaco Canyon cesse d'être un centre religieux d'influence régionale. Une autre période de sécheresse entre 1250 et 1450 finit de faire disparaître la culture de Chaco.
Les habitants ont émigré vers les vallées de la Little Colorado River, du Rio Puerco et du Rio Grande. On finit par perdre leur trace avant l'arrivée des Européens...

À quelques kilomètres en aval, Peñasco Blanco (« Falaise blanche ») est l’emplacement d’un complexe bâti en haut de la falaise sud dominant le canyon, son aménagement s’étale sur un peu moins de 3 siècles, entre 900 et 1125.

Il est célèbre pour une représentation appelée par les anglophones Supernova Platograph, car il est soupçonné de représenter la supernova SN 1054 telle qu'elle a probablement été visible au matin du 5 juillet 1054.

Cette date, suivant d'un jour celle de première apparition de l'astre relaté par les astronomes Chinois, correspond au moment où a lieu une conjonction entre la Lune peu avant la nouvelle lune (qui est donc en forme de fin croissant visible au matin) et l'étoile nouvelle.
  • Hungo Pavi, situé à quelques kilomètres au sud-est de Pueblo Bonito mesure 266 mètres de circonférence. Les premières études archéologiques ont révélé la présence de 72 pièces de plain-pied avec des structures atteignant 4 étages. Une grande kiva circulaire a aussi été repérée.
  • Kin Nahasbas (construit au IXe ou Xe siècle) est une autre ruine importante. Situé au nord d’ Una Vida, au pied de la mesa nord. Pour le moment, l’endroit a peu été fouillé.
Pendant de nombreux siècles, les Indiens Anasazi ont vécu sur les plateaux du sud de l’Utah et du Colorado et sur ceux de l’Arizona et du Nouveau-Mexique.
L’histoire du peuplement de Mesa Verde dans les premiers siècles de notre ère reste encore très mystérieuse.
Appelées « jacal », leurs maisons primitives sont de simples puits étayés par des poteaux en bois. Rapidement, ils ont formé de petits villages, d'abord situés au pied des éperons rocheux, puis en hauteur, sur les « mesas ».
Vers 500 de notre ère, ils fabriquaient des céramiques, des arcs et des flèches et se mettent à élever des dindes...

Découverts en 1972, ces symboles apparaissent en d’autres endroits des territoires Indiens. Ils illustrent une conjonction astrale occasionnelle : Le rapprochement de Vénus et de la Lune...
Cependant, certains astronomes pensent que ces peintures commémorent un phénomène céleste. Le disque nimbé de rayons pourrait représenter l’explosion d’une étoile.

Cette étoile hôte est apparue le 5 juillet 1054. Le rémanent de cette étoile forme la nébuleuse du Crabe, dans la constellation du Taureau.
En 1979, un astronome de la NASA a reconstitué la voûte céleste de cette nuit de juillet 1054. Cette nuit-là, la Lune, croissant inversé, se trouve à deux degrés à peine de la nébuleuse du Crabe...

Les routes des Indiens anasazis du Nouveau-Mexique sont loin d’être de simples sentiers. Elles constituent un réseau de 800 km de chaussées très bien conçues.
Aujourd’hui, ces routes ont presque totalement disparu. Certaines ont 10 m de large et traversent le désert, tout droit, quelle que soit la configuration du terrain.

Les Anasazis ne reculent devant rien pour tracer des artères rectilignes, n’hésitant pas à creuser la falaise ou à construire des rampes.
La plupart de ces routes relient Chaco Canyon aux communautés. Mais, le plus mystérieux c’est que certaines routes débouchent en pleine nature. A certains endroits, il y a non pas une mais deux routes strictement parallèles.
La route dite du Grand Nord aboutit sur une butte. Elle ne mène nulle part et par endroits, est jonchée de débris de poterie.
Pourquoi se donner autant de mal pour construire une route sans issue ? De nombreuses légendes Anasazis mentionnent des pèlerinages rituels vers des montagnes sacrées.
Ces longues routes rectilignes mènent peut-être à des sipapu, orifices à partir desquels il est possible de communiquer avec l’au-delà.
Peut-être que ces magnifiques chaussées servent exclusivement à relier Chaco Canyon à quelque monde invisible...

Les causes de cet exode restent mystérieuses : Un changement climatique a-t-il touché les récoltes ?
L’environnement s’est-il soudainement dégradé (déforestation, manque de terres cultivables) ?
La pression démographique est-elle devenue trop forte (surpopulation) ?
Des problèmes d’ordre politique sont-ils apparus ?
Des guerres ont-elles ruiné la région ?
En l’absence de documents écrits et en l’état des connaissances actuelles, il est difficile de répondre à ces questions.
De nombreuses hypothèses ont été envisagées : Guerre, disparition des ressources liée à la sécheresse,…

Ces hypothèses sont contredites par des observations.
En effet, cette civilisation s’est « arrêtée » d’un seul coup et non progressivement.
Les habitants ont brutalement laissé tout en plan, avec même de la nourriture dans les assiettes…
On n’a pas retrouvé les corps de personnes décédées.
Pas d’armes non plus.
Pas d’autre peuple vivant sur place ensuite…

Longtemps, c’est le départ de tout un peuple du fait de la sécheresse qui avait été retenu, mais les observations ont précisé la date de chute de la société comme celle de la période de sécheresse.
Il en découle que la civilisation a disparu des dizaines d’années avant le commencement de la période de sécheresse.
Donc ?
Les scientifiques déclarent qu’ils n’ont pas de thèse alternative et qu’il s’agit d’une énigme...

On a commencé par dire qu’il n’y avait aucun événement violent et aucun corps étendu à terre mais ensuite on s’est aperçus que des corps ont été recueillis dans un musée de Washington puis à Falgstaff.
Des corps avec des bras et des jambes sont cassés.
Il y a de nombreux impacts de coups sur la quasi-totalité des têtes.
Il semble bien qu’une révolution violente ait fait chuter cette civilisation parvenue à son apogée…
Les archéologues penchent souvent pour des meurtres rituels mais rien ne dit que les morts aient été causés par des causes religieuses. Il semble aussi que cette thèse d’une guerre civile c’est-à-dire sociale plaise moins aux archéologues et divers scientifiques…

Cependant bien des éléments plaident pour une guerre civile qui aurait été produite par l’enrichissement de la société devenue très nombreuse et non par sa misère liée à une sécheresse.
Et surtout, il y a le fait qu’arrivé à ce stade de l’agriculture, le développement de classes sociales fasse chuter nombre de civilisations...
Le même type de question s’est posées pour les Mochicas ou les Mayas.

Le mystère du Canyon de Chelly
Pourquoi les Indiens Anasazis, architectes ingénieux ont-ils disparu de la région au XIIIe siècle ?
Les ruines de la White House proviennent d’un spectaculaire ensemble architectural de maisons de pierre maçonnées bâties à partir du XIe siècle sur une corniche, au milieu de la falaise. Là, jusqu’au XIIIe siècle, les Anasazis (un nom navajo qui signifie « les anciens » ou « les anciens ennemis ») vivaient à l’ombre, protégés des éléments. Ils sont tout petits.

Les vestiges ont été très bien conservés car, pour les Navajos, il est en effet interdit de se rendre sur les lieux où vivaient les Anasazis et même d’en réutiliser les matériaux de construction. Ajouté à la protection naturelle que constitue la falaise, ce tabou explique pourquoi les ruines sont si bien conservées. (…)

Reste un mystère. Considérant toute l’énergie investie dans ces habitations, pourquoi les Indiens les ont-ils abandonnées ?
D’après les archéologues, le Canyon de Chelly s’est vidé de ses quelques 800 habitants à la fin du XIIIe siècle.
Simultanément ou presque, 10 à 20 000 Anasazis évacuent le plateau voisin de Mesa Verde.
Le Canyon de Chelly s’endort alors durant de longs siècles, avant d’être à nouveau occupé, vers 1700, par les Navajos cette fois.

Mais pourquoi donc les Anasazis sont-ils partis de Chelly et de Mesa Verde, puisque, semble-t-il, personne ne les en a chassés ? Pendant longtemps, on a expliqué que la grande sécheresse de la fin du XIIIe siècle aurait fait déguerpir tous les Indiens Pueblos de la région des « Four Corners », cette zone située aux confins du Nouveau-Mexique, de l’Arizona, de l’Utah et du Colorado (des Pueblos dont les Anasazis faisaient partie).
L’explication ne satisfait plus entièrement historiens et anthropologues. Certains s’étaient déjà demandé si cette grande sécheresse avait été suffisamment sévère pour entraîner de telles conséquences. En 1990, la chercheuse Carla Van West émit les premiers doutes : en croisant données météorologiques et rendements des sols, elle démontre que les Anasazis, bons cultivateurs, auraient pu maintenir une activité agricole de subsistance pendant la grande sécheresse. Les immeubles à flanc de paroi, les systèmes d’irrigation sophistiqués ou encore leur pratique du tissage du coton prouvent que ces Indiens étaient étonnamment ingénieux et adaptables. Ils auraient pu s’accommoder des conditions climatiques.
« L’analyse des cercles des troncs d’arbre indiquent que la région avait déjà connu d’autres périodes d’aridité sévère. Le canyon ne s’était pas vidé pour autant. », observe Steve Lekson, du musée d’Histoire naturelle de l’Université du Colorado.
Qui plus est, les dates ne coïncident pas : « La grande sécheresse sévit entre 1275 et 1299. Or, les Anasazis commencent à partir vers 1220. », résume-t-il.
Alors, l’explication du départ ? Certains avancent l’hypothèse d’incursions de tribus hostiles en provenance du nord. On a trouvé des traces de violences datant du XIIIe siècle. Mais si une partie de la population a fui, pourquoi les vainqueurs ne sont-ils pas restés ? (…)

Les variations climatiques ont aussi pu ébranler les pouvoirs politiques et religieux. Keith Kintigh, professeur d’anthropologie à l’université de l’État d’Arizona, fait valoir que les bâtiments spectaculaires qu’ont bâti les Anasazis, comme le White House, supposent de fortes structures de contrôle social. « Ces constructions visent à impressionner, un peu comme nos tribunaux ou nos cathédrales. » Or, à écouter ce chercheur, des pluies trop incertaines ont pu affecter ce pouvoir.
« La religion est très liée à la pluie, à l’appel de l’eau. Si les gens ont l’impression que le pouvoir est efficace, ils ont le sentiment de tirer parti de leur participation au système. Mais si le système auquel ils font confiance faillit (ici parce que le climat était devenu imprévisible) alors ils remettent en question l’autorité » explique encore Keith Kintigh. » (…)
Dans la légende des Pueblos, les Anasazis ont été chassés du canyon et des plateaux voisins par des incendies à répétition, interprétés alors comme une punition divine.

« Ma grand-mère disait qu’ils ont été détruits par le feu. » explique Adam Teller, guide du parc.
La légende affirme qu’ils ont été punis, ou l’ont cru, parce qu’ils ont trop prié Kokopelli, le gracile joueur de flûte que l’on retrouve sur les pétroglyphes des falaises. »

Chaco Canyon : (Le «Sun Dagger» 122 mètres) au-dessus du sol du désert, dans une section isolée de l'ancien territoire Anasazi nommée Chaco Canyon, se dresse une imposante structure naturelle appelée Fajada Butte. Le long d'une étroite corniche près du sommet de la butte se trouve un site Amérindien sacré dont on a donné le nom de Sun Dagger, car il y a un millier d'années, il révèle les changements de saisons aux astronomes Anasazi.

Après que le canyon soit abandonné pour des raisons inconnues, il y a 700 ans, le secret de la « Dague du Soleil » est resté caché à l'exception de quelques-uns.
En 1977, il est par inadvertance « redécouvert » alors qu'il est connu ou soupçonné d'y avoir de l'art rupestre et que des pétroglyphes sur la butte ont été étudiés et catalogués. Anna Sofaer, une artiste, a exploré l'art rupestre dans la région et a rencontré les motifs lumineux sur les deux spirales. Soupçonnant que l'agencement de roc et de sculptures en spirale a pu être intentionnel, elle est retournée sur le site à différentes dates tout au long de l'année et, avec ses collègues, a finalement été en mesure d'établir les faits suivants :

A quelques 120 mètres (400 pieds) au-dessus du fond du canyon, près du sommet d'un affleurement appelé Fajada Butte, trois dalles de grès sont appuyées contre un mur de roche pour la création d'un espace ombragé. Sculptés dans ce mur ombragé se trouvent deux pétroglyphes en spirale, un grand et un petit. La lumière du soleil passe sur eux à divers moments de l'année, en s'infiltrant à travers les interstices entre le grès, mais il a fallu attendre les années 1970 pour que leur véritable objectif soit littéralement « illuminé. »

« Au solstice d'été, un seul éclat de la lumière du soleil donne un «  poignard de soleil », apparu dans le haut de la grande spirale et sur une période de 18 minutes, en « traçant » son chemin à travers le centre, en coupant la spirale par la moitié avant de la laisser dans l'ombre une fois de plus. Au solstice d'hiver, 2 poignards de lumière apparaissent pendant 49 minutes, pendant lesquelles ils encerclent exactement la grande spirale.

Enfin, un spectacle tout aussi fascinant et complexe a lieu aux équinoxes du printemps et de l'automne. La grande spirale est découpée de telle sorte que, à compter du centre vers l'extérieur à droite, il y a 9 rainures. Sur chaque équinoxe un poignard de lumière est apparu pour couper à travers la grande spirale mais pas par son centre, plutôt exactement entre la 4e et la 5e rainures à partir du centre.
En d'autres termes, il a coupé exactement à mi-chemin entre le centre et le bord externe de la spirale, tout comme les équinoxes coupent le temps entre les solstices exactement à leur moitié. Pendant ce temps, un second poignard tranchait par le centre la petite spirale.
Ces « spectacles de lumière », qui ont probablement continué pendant des siècles, ont continué pendant plusieurs années après leur redécouverte... Cependant, en 1989, il a été constaté que les dalles de granit ont changé. Les alignements qui avait apparemment été disposés avec tant de soin par les Anasazi ne sont plus.

Des affichage lumineux similaires, marquant les solstices et/ou les équinoxes, peuvent être trouvés dans d'autres endroits dans le sud des États-Unis et au Mexique.
Sur une autre ruine Anasazi, dans « Hovenweep Monument » national près de la frontière de l'Utah et du Colorado, des faisceaux de lumière éclairent aussi des pétroglyphes en spirale pour le solstice d'été.
Au Burro Flats en Californie du Sud, un solstice d'hiver « dague de soleil » pointe son doigt de lumière au centre de cinq anneaux concentriques d'un affichage de l'art rupestre Chumash.
Dans un sanctuaire Tipai connu comme « La Rumorosa » en Basse-Californie, sur la côte ouest du Mexique, un affichage spectaculaire peut être vu sur le solstice d'hiver, quand un « poignard » de lumière apparaît pour faire briller les yeux d'un personnage peint sur une paroi rocheuse ombragée. 

La luminosité lunaire crée généralement les mêmes motifs sur les spirales que le soleil, les nuits où la lune est entre le premier et le troisième trimestre. Les changements périodiques de ces tendances reflètent la complexité du mouvement apparent de la lune, et certaines combinaisons de modèles sont associés à des éclipses lunaires spécifiques.

Les motifs formés dans la nuit au clair de lune qui brillent entre les dalles sont tout aussi clairs et aussi visibles que ceux formés par le soleil, et nous avons pu facilement les enregistrer sur plusieurs nuits près de la pleine lune. Il n'est pas nécessaire de faire un compte rendu détaillé de ces modèles pour la plupart des positions de la lune, car à un moment donné dans le ciel elle formera les mêmes motifs lumineux sur les spirales que le soleil ferait au même point. Mais la déclinaison de la lune peut varier en dehors des limites solaires, sur une partie d'un cycle de 18,6 ans, et chaque fois qu'elle se trouve au-delà des extrêmes de la déclinaison du soleil, nous n'avons pas de données solaires correspondantes.
« Les 3 dalles debout sur le rebord en pente, au pied de la falaise, chacune en contact avec la falaise seulement sur une petite zone. Sur la gauche des trois dalles se trouve un support de contrefort de petits rochers et sous le bord droit de la dalle il y a une petite pierre en appui. Tous les dalles et les roches de l'ensemble se composent du même grès tendre, comme la falaise elle-même. Les dalles sont à peu près rectangulaires (2 à 3 m de haut, de 0,7 à 1 m de large et une épaisseur de 20 à 50 cm) et pèse environ 2 000 kilogrammes chacune. Les surfaces extérieures et les dessus sont arrondis et lissés, les surfaces intérieures lisses et légèrement courbées avec des arêtes vives. En comparant les détails correspondants sur les surfaces en regard des plaques, il a été déterminé que ces plaques ont été assemblées pour former un bloc.

Le désastre a frappé en 1989, lorsque l'érosion de l'argile et du gravier autour de la base des monolithes de pierre les a fait glisser. Comme les dalles sont maintenant légèrement en bas de la pente raide de la butte, le poignard du soleil a disparu. Après avoir discrètement marqué le passage des saisons depuis des siècles, il a fallut 10 ans seulement après sa découverte avant qu'il ne soit perdu à jamais.
La perte du « Sun Dagger » a incité le World Monuments Fund à ajouter Chaco Canyon « maintenant connu comme Chaco Culture National Historical Park » à la liste des monuments les plus menacés en 1996.
Un modèle numérique de la structure originale a été développé et des efforts sont en cours pour restaurer le monument...

Chaco Canyon — Wikipédia
fr.wikipedia.org/wiki/Chaco_Canyon
L'érosion commença il y a environ deux millions d'années, à l'époque du .... Si la période Pueblo II (de 900 à 1100) marque un apogée qui se manifeste par un ...
Les Indiens Pueblo du Nouveau-Mexique: De l'arrivée des ...
https://books.google.fr/books?isbn=2867815584
Susanne Berthier-Foglar - 2010 - ‎Indians of North America
De l'arrivée des conquistadors à la souveraineté des Nations Pueblo ... Il emmenait 900 têtes de bétail, 2 000 chevaux et 1 000 mulets et quitta el paso en ... de prêter allégeance aux espagnols en 1692, une année plus tard, leur attitude était ...










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