vendredi 7 novembre 2014

927... EN REMONTANT LE TEMPS



Cette page concerne l'année 927 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol

SIMÉON Ier PÈRE DES GUERRES BALKANIQUES.

Célèbre monarque Bulgare Siméon Ier également connu sous le nom de Siméon le Grand, règne de 893 à 927 il conduit plusieurs guerres glorieuses contre Byzance... Cependant il est à noter que Siméon est sorti des milieux éducatifs et culturels Byzantins et connaît bien les réalisations de l’Empire Romain d’Orient dans le domaine de l’instauration des institutions étatiques et de l’essor de la culture. Cela explique les aspirations de Siméon à conduire son pays vers le progrès et le développement.

Siméon est le troisième fils du prince Boris Ier qui de son côté a procédé à la conversion de la Bulgarie au christianisme. Selon les données historiques il serait né en 864 dans l’ancienne capitale Bulgare Pliska.

En 886 le père de Siméon, le prince Boris Ier, invite en Bulgarie les disciples des Saints frères Cyrille et Méthode. Puis le prince fait rentrer Siméon au pays pour appuyer et contribuer à la grande mission de diffuser la Parole de Dieu en langue bulgare, Boris Ier se retire au monastère et le prince Vladimir-Rassaté, le frère aîné de Siméon, après être monté sur le trône, a entamé un retour de la Bulgarie aux dieux et aux cultes païens... Boris Ier se sent obligé de quitter le monastère pour détrôner Vladimir-Rassaté et le mettre en prison jusqu’à la fin de ses jours... Lors du Concile de Preslav de 893, Siméon est libéré de son statut monacal et élu prince de Bulgarie.

En 894 la Bulgarie déclare une guerre à Byzance sous un prétexte purement économique : Le déplacement du marché de produits Bulgares de Constantinople à Thessalonique et l’augmentation des droits de douane. Mis à part l’aspect économique, la grandissante autonomie de l’Église Bulgare qui en plus utilise une langue vivante lors de ses offices religieux, est aussi une raison importante de cette guerre. Les troupes Byzantines ont été déployées dans le Sud de Bulgarie mais sans avoir de succès... La grande offensive a lieu peu après :
Les Magyars, convaincus par Constantinople, s’adonnent à des pillages dans le Nord de la Bulgarie. Dans cette situation, le tsar Siméon a recours à une tactique astucieuse : il fait semblant de mener des négociations avec les Byzantins, réunit une armée puissante et bat les Magyars à plate couture. Plus tard, en 896, les troupes Bulgares écrasent les Byzantins près de Bulgarophygon (aujourd'hui Babaeskir en Turquie).
Cette bataille victorieuse a comme résultat une extension considérable du territoire Bulgare.

Les guerres avec Byzance se poursuivent après le décès de l’empereur Léon VI le Sage. C’est son frère Alexandre qui prend en mains le gouvernement de l’empire mais il refuse de payer les taxes annuelles dues à la Bulgarie suite aux défaites militaires.

En 913 l’armée Bulgare assiège Constantinople... Siméon, ne possédant pas de marine militaire et préférant éviter l’assaut uniquement par terre, tente de négocier une entente pacifique avec l’adversaire et le patriarche de Constantinople Nicolas Ier Mystikos en personne le couronne tsar des Bulgares.
C’est de cette manière que Siméon officialise sa situation de fait : Il est le dirigeant suprême d’un État puissant qui s’étend de la mer Noire à la mer Adriatique et de la mer Égée jusqu’aux Carpates.

La Bulgarie connaît sous son règne un essor économique et culturel, une période que les historiens qualifient de « Siècle d’Or ». Pendant 28 ans Siméon s’investit dans la construction de la nouvelle capitale Véliki Preslav (« le Grand Preslav ») suivant l’exemple de Constantinople qui a été spécialement bâti pour devenir la nouvelle capitale de l’Empire Romain.
MONASTÈRE RILA

La grandeur architecturale et urbanistique de Véliki Preslav est décrite dans les textes historiques et à nos jours les fouilles archéologiques ont sorti de la terre la beauté surdimensionnée de la ville ancienne. Véliki Preslav devient la vitrine d’une brillante école littéraire placée sous les auspices de Siméon. Le tsar lui-même prend part à la traduction en Bulgare des ouvrages chrétiens. Un cercle intellectuel de personnes des lumières et d’écrivains se constitue petit à petit autour de Siméon le Grand, il mourra en 927 après une défaite contre les Croates.

Son successeur, Pierre Ier de Bulgarie, réussit à établir la paix avec Byzance et les autres pays voisins sans cependant renoncer aux conquêtes de son père... Les guerres qu’il a menées ont été certes épuisantes tant sur le plan financier de l’État que sur le nombre des victimes, cependant Siméon a conquis d’immenses territoires qu’il n’est pas possible de garder dans leur intégralité. Il y a lieu cependant de noter qu’il laisse en héritage à ses successeurs un grand État avec une langue, une culture et des traditions Bulgares bien ancrées... La Bulgarie se dote sous son règne d’une Église souveraine.

Le tsar Siméon Ier le Grand règne sur la Bulgarie entre 893 et le 27 mai 927. Les campagnes qu'il mène contre l'empire Byzantin, les Magyars et les Serbes conduisent à l'apogée territoriale de la Bulgarie, qui devient la puissance dominante des Balkans et de l'Europe Orientale. Son époque, correspond à l'essor de la civilisation Bulgare.

L'Église Orthodoxe Bulgare devient le premier patriarcat depuis la Pentarchie, et les traductions Bulgares des textes chrétiens se répandent dans tout le monde Slave de l'époque... Vers la moitié de son règne, Siméon abandonne son titres de khan et puis de prince (knyaz) et prend celui d'empereur (tsar) en 913 ou 917.

Lors de sa naissance la Bulgarie est christianisée, Siméon est fidèle au Christ toute sa vie.... Le fils aîné de Boris, Vladimir, étant l'héritier du trône, Siméon (3e fils) est destiné à une carrière cléricale, peut-être à l'archevêché Bulgare. Son père l'envoie à l'université de Constantinople lorsqu'il a 13 ou 14 ans, pour qu'il y étudie la théologie, novice dans un monastère de Constantinople il prend le nom de Siméon, forme grecque de l'hébreu Shim'on, qui signifie « à l'écoute ». Durant les 10 années qu'il passe dans la capitale Byzantine (v. 878-888), il reçoit une excellente éducation, étudiant la rhétorique de Démosthène et d'Aristote et apprend à parler couramment le grec, à un degré tel qu'il est dit « à demi-Grec » dans les chroniques Byzantines. Il est possible qu'il ait reçu l'enseignement du patriarche Photios, mais aucune source ne permet de l'affirmer.

Vers 888, Siméon revient en Bulgarie et entre au monastère royal de Preslav, récemment établi « à la bouche de la Tičal », où, sous la direction de Naum de Preslav, il s'engage dans la traduction d'importants textes religieux Grecs en vieux Slave, aidé par d'autres étudiants venus de Constantinople.
BATAILLE DE BULGAROPHYGON

Pendant ce temps, Boris s'est retiré dans un monastère et Vladimir lui a succédé comme souverain de la Bulgarie... Ce dernier tente de réintroduire le paganisme dans l'empire, et signe peut-être un traité avec Arnulf de Carinthie, contre les Byzantins forçant Boris à reprendre le trône pour déposer et faire énucléer son fils Vladimir, puis faire de Siméon le nouveau souverain, ce qui fut entériné lors d'une assemblée à Preslav.

Cette même assemblée fait du Bulgare l'unique langue de l'État et de l'Église, et décide de déplacer la capitale du pays de Pliska à Preslav. On ignore pourquoi Boris place Siméon sur le trône et non son second fils Gavril.

La longue paix avec les Byzantins établie par le père de Siméon prend fin avec lui. Un conflit éclate lorsque l'empereur Byzantin Léon VI le Sage, influencé par son épouse Zoé Carbonopsina et son beau-père, déplace les entrepôts où sont stockées les importations Bulgares de Constantinople à Thessalonique, où les marchands Bulgares sont lourdement taxés. Ceux-ci cherchent appui auprès de Siméon, qui se plaint à Léon VI, mais celui-ci ignore son ambassade... Forcé d'agir, Siméon envahit l'empire Byzantin durant l'automne 894, ne rencontrant que peu de résistance, la majorité des forces Byzantines étant concentrées dans l'est de l'Anatolie pour lutter contre les invasions arabes.

Lorsqu'il apprend l'invasion, Léon VI envoie une armée de gardes et de soldats stationnés à Constantinople pour arrêter Siméon, mais elle est déroutée quelque part dans le thème de Macédoine. Les Bulgares font prisonniers la plupart des mercenaires khazars et tuent de nombreux archontes, dont le commandant de cette armée. Cependant, Siméon ne peut poursuivre son avancée vers la capitale Byzantine : Il doit rapidement retirer ses troupes pour faire face à une invasion Magyare dans le nord. Par la suite, les historiens Bulgares appellent ces événements « la première guerre commerciale de l'Europe Médiévale ».

TSAR SIMÉON Ier
Les Magyars ont été convaincus d'attaquer la Bulgarie par les Byzantins, incapables de lutter efficacement contre les Bulgares et les Arabes simultanément... Il est possible que Léon VI ait également conclu un accord avec Arnulf, afin de s'assurer que les Francs n'aident pas Siméon contre les Magyars. En outre, le talentueux Nicéphore Phocas le vieux (c. 840 – c. 900) est rappelé d'Italie pour mener une armée séparée contre les Bulgares en 895 dans le seul but de les intimider. Siméon, ignorant qu'il est menacé au nord, se rue à la rencontre des troupes de Phocas, mais les deux armées ne s'engagent pas dans une bataille. À la place, les Byzantins font une offre de paix, l'informant des campagnes terrestre et navale de l'empire, mais lui cachant intentionnellement l'attaque Magyare prévue... Siméon, peu confiant envers l'émissaire, le met en prison, puis ordonne que la route de la flotte Byzantine sur le Danube soit bloquée avec des cordes et des chaînes, souhaitant l'immobiliser le temps de s'occuper de Phocas.

En dépit des problèmes posés par ce blocage, les Byzantins parviennent finalement à faire traverser les forces Magyares menées par Liüntika, fils d'Árpád, peut-être près de l'actuelle Galaţi, et les aide à piller les régions Bulgares environnantes... Lorsqu'il est mis au courant de cette invasion inattendue, Siméon se dirige vers le nord pour arrêter les Magyars, laissant une partie de ses troupes sur la frontière sud pour prévenir une possible attaque de Phocas.

Siméon rencontre deux fois l'ennemi dans le nord de la Dobroudja il est vaincu à chaque fois, et doit se retrancher à Drǎstǎr. Après avoir pillé une grande partie de la Bulgarie et atteint Preslav, les Magyars reviennent sur leurs terres, mais pas avant que Siméon ait conclu un armistice avec Byzance aux alentours de l'été 895. La paix complète est repoussée, Léon VI réclamant la libération des Byzantins capturés lors de la guerre commerciale...

Campagne magyare et nouvelles guerres contre Byzance (895-904)
Ayant réglé les problèmes immédiats avec les Magyars et les Byzantins, Siméon a désormais les mains libres pour planifier une campagne punitive contre les Magyars. Il négocie une attaque commune avec les voisins orientaux des Magyars, les Petchenègues, et jette en prison l'envoyé Byzantin afin de retarder la libération des prisonniers jusqu'à la fin de la campagne contre les Magyars, ce qui lui permet de négocier une paix favorable à la Bulgarie. Dans les lettres qu'il échange avec l'envoyé, Siméon refuse de libérer les captifs et tourne en ridicule les capacités d'astrologue de Léon VI.

Siméon se sert de l'invasion des terres des Slaves voisins par les Magyars en 896 comme casus belli et marche contre les Magyars aux côtés de ses alliés petchenègues. Les Magyars subissent une défaite cuisante et totale durant la bataille du Boug méridional et doivent quitter l'Etelköz pour s'installer plus à l'ouest, en Pannonie. Après leur défaite, Siméon finit par relâcher les prisonniers Byzantins en échange des Bulgares capturés en 895.

Affirmant que les prisonniers n'ont pas tous été libérés, Siméon envahit une nouvelle fois l'empire Byzantin durant l'été 896, se dirigeant droit vers Constantinople. Il rencontre en Thrace une armée Byzantine assemblée en hâte, mais l'anéantit durant la bataille de Bulgarophygon (actuellement Babaeski, en Turquie).

Les Bulgares assiégent Constantinople et ne sont repoussés que lorsque Léon VI arme et envoie les combattre des prisonniers arabes en dernier recours. La guerre se conclut par un traité de paix qui dure formellement jusqu'aux alentours du décès de Léon VI, en 912, et d'après lequel les Byzantins doivent payer un tribut annuel... Ils doivent aussi céder la zone comprise entre la mer Noire et Strandža aux Bulgares. Pendant ce temps, Siméon a également imposé son autorité aux Serbes, en échange de la reconnaissance de Petar Gojniković comme souverain.

Siméon viole régulièrement le traité de paix passé avec Byzance, attaquant et annexant à plusieurs reprises des territoires Byzantins, comme en 904, lorsque les attaques Bulgares sont mises à profit par les Arabes du Grec renégat Léon de Tripoli pour entreprendre une campagne navale et s'emparer de Thessalonique.

Après que les Arabes eurent pillé la ville, elle devient une proie tentante pour la Bulgarie et les tribus Slaves. Pour dissuader Siméon de s'emparer de la ville et de la repeupler de Slaves, Léon VI doit faire des concessions supplémentaires aux Bulgares en Macédoine. Le traité de 904 cède à l'Empire Bulgare toutes les terres peuplées de Slaves du sud de la Macédoine et de l'Albanie, la frontière passant à environ 20 kilomètres au nord de Thessalonique.

Léon VI meurt le 11 mai 912, et son fils Constantin VII, âgé de 7 ans, lui succède, sous l'autorité d'Alexandre, le frère de Léon, qui chasse son épouse Zoé du palais. Cette succession constitue une occasion en or pour Siméon, qui rêve de conquérir Constantinople. Au printemps 913, les émissaires Bulgares venus renouveler la paix de 896 sont renvoyés de Constantinople par Alexandre, qui refuse de payer le tribut annuel. Siméon se prépare alors à la guerre.
Avant qu'il ne puisse attaquer, Alexandre meurt le 6 juin 913, laissant l'empire aux mains d'un conseil de régence présidé par le patriarche Nicolas. De nombreux habitants de la capitale ne reconnaissent pas le jeune empereur et préfèrent soutenir le prétendant Constantin Doukas, ce qui arrange Siméon, sans compter les révoltes en Italie du sud et l'invasion arabe prévue en Anatolie Orientale. Constantin et Nicolas tentent de décourager Siméon d'envahir l'empire par une longue série de lettres, mais le souverain Bulgare attaque en force en juillet ou août 913, atteignant Constantinople sans rencontrer de résistance sérieuse... Le meurtre du prétendant Doukas et la formation d'un gouvernement chapeauté par le patriarche Nicolas a mis un terme à l'anarchie en ville, ce qui pousse Siméon à lever le siège et à entamer des pourparlers.

BIJOU BYZANTIN
Les négociations aboutissent au paiement des arriérés du tribut par les Byzantins, à la promesse que Constantin VII épouse l'une des filles de Siméon et surtout, à la reconnaissance officielle par le patriarche Nicolas de Siméon comme empereur des Bulgares au palais des Blachernes.
Peu après le passage de Siméon à Constantinople, Zoé, la mère de Constantin, revient au palais sur l'insistance du jeune empereur et commence immédiatement à éliminer les régents. Elle parvient à s'assurer le pouvoir en février 914 grâce à ses intrigues, éliminant à toutes fins pratiques le patriarche Nicolas du gouvernement, désavouant sa reconnaissance du titre impérial de Siméon et rejetant le mariage prévu de son fils avec l'une des filles du tsar.

Celui-ci n'a plus que la guerre comme moyen d'arriver à ses fins. Durant l'été 914, il envahit une nouvelle fois la Thrace et s'empare d'Andrinople. Zoé lui envoie rapidement de nombreux présents pour le convaincre de rendre Andrinople et de se retirer. Dans les années suivantes, les troupes de Siméon restent dans les provinces du nord-ouest de l'empire Byzantin, autour de Drač (Durrës) et Thessalonique, sans refaire mouvement vers Constantinople.
Les victoires d'Anchialos et Katasyrtai (917)
La victoire Bulgare d'Anchialos (manuscrit de Madrid).
En 917, Siméon se prépare à une nouvelle guerre contre Byzance. Il tente de conclure une alliance dirigée contre les Byzantins avec les Petchenègues, mais ses envoyés ne peuvent rivaliser avec les moyens financiers des Byzantins, qui surenchérissent sur la Bulgarie et tentent de convaincre le prince de Serbie Petar Gojniković d'attaquer les Bulgares avec l'appui des Magyars.
Cette même année, une armée Byzantine particulièrement importante menée par Léon Phocas, fils de Nicéphore Phocas, envahit la Bulgarie, aidée de la flotte Byzantine commandée par Romain Lécapène, qui fait voile vers les ports Bulgares sur la mer Noire. Alors qu'elles se dirigent vers Mesembria (Nesebǎr), où elles doivent être rejointes par des renforts venus par bateau, les troupes de Phocas s'arrêtent pour se reposer près de l'Achelaos, non loin du port d'Anchialos (Pomorie). Une fois informé de cette invasion, Siméon se rue à la rencontre des Byzantins pour les intercepter et les attaque en sortant des collines proches de l'endroit où ils se reposent en désordre. La bataille d'Anchialos, le 20 août 917, est l'une des plus grandes de l'histoire médiévale. Elle voit les Bulgares mettre en déroute complète les Byzantins et tuer nombre de leurs chefs, quoique Phocas ait réussi à fuir vers Mesembria. Plusieurs décennies plus tard, Léon le Diacre écrit que « des piles d'ossements sont toujours visibles aujourd'hui à l'Achélaos, où l'armée en fuite des Byzantins est alors tuée de façon infâme ».
L'attaque Petchenègue prévue depuis le nord échoue également, car les tribus se querellent avec l'amiral Lécapène, qui refuse de leur faire traverser le Danube pour aider la principale armée Byzantine.

Les Byzantins ne sont aidés ni par les Serbes, ni par les Magyars : Ces derniers sont engagés en Europe de l'Ouest comme alliés des Francs, tandis que les Serbes de Petar Gojniković sont réticents à l'idée d'attaquer la Bulgarie, Siméon ayant été informé de leurs plans par Mihailo Višević de Zahumlje, un allié des Bulgares

La victoire d'Anchialos est rapidement suivie d'une autre pour les Bulgares. Ceux envoyés à la poursuite des survivants de l'armée Byzantine approchent de Constantinople lorsqu'ils rencontrent des troupes menées par Léon Phocas, qui est retourné dans la capitale, au village de Katasyrtaï.

CONQUÊTE D'ANDRINOPLE
Les régiments Bulgares attaquent et défont une nouvelle fois les Byzantins, détruisant une partie de leurs dernières unités avant de rentrer en Bulgarie.

Immédiatement après la fin de cette campagne, Siméon cherche à punir le souverain Serbe Petar Gojniković qui a tenté de le trahir en s'alliant aux Byzantins. Il envoie en Serbie une armée menée par deux de ses commandants, Théodore Sigritsa et Marmais. Ils parviennent à convaincre Petar d'assister à une entrevue privée, durant laquelle il est enchaîné et emmené en Bulgarie, où il meurt en prison. Siméon place Pavle Branović, jusqu'ici exilé en Bulgarie, sur le trône Serbe, restaurant l'influence Bulgare sur ce pays pour un moment... Pendant ce temps, les échecs militaires Byzantins provoquent des changements à Constantinople : L'amiral Romain Lécapène remplace Zoé comme régent du jeune Constantin VII en 919, la forçant à se retirer dans un couvent. Romain fiance sa fille Hélène à Constantin et devient coempereur en décembre 920, assumant alors le véritable gouvernement de l'empire, ce qui est en grande partie ce que Siméon avait eu l'intention de faire.

Siméon ne pouvant plus espérer monter sur le trône de Byzance par des moyens diplomatiques doit à nouveau avoir recours à la guerre pour imposer ses vues. Entre 920 et 922, il accentue sa pression sur Byzance, menant des campagnes à l'ouest en Thessalie, et, à l'est en Thrace, jusqu'aux Dardanelles et à l'isthme de Corinthe. Les troupes de Siméon apparaissent devant Constantinople en 921, lorsqu'elles réclament la déposition de Romain Lécapène et s'emparent d'Andrinople, en 922, lorsqu'elles remportent la bataille de Pigae, et brûlent la majeure partie de la Corne d'Or puis s'emparent de Bizye.

Pendant ce temps, les Byzantins tentent de soulever la Serbie contre Siméon, mais ce dernier remplace Pavle par Zaharije Pribisavljević, un réfugié à Constantinople qu'il avait capturé.
Siméon envoie des émissaires chez les Fatimides (manuscrit de Madrid).
Désespérant de prendre Constantinople, Siméon planifie une vaste campagne en 924 et envoie des émissaires au calife fatimide ‘Ubayd Allâh al-Mahdî, dont la puissante flotte lui est nécessaire. Le calife accepte et envoie ses propres émissaires aux Bulgares pour négocier les termes de l'alliance. Cependant, les envoyés sont capturés en Calabre par les Byzantins. Romain Lécapène offre la paix aux Arabes ainsi que de généreux dons, anéantissant leur alliance avec la Bulgarie.
En Serbie, les Byzantins persuadent Zaharija Pribislavljević de se révolter contre Siméon. Il est soutenu par de nombreux Bulgares, lassés des campagnes incessantes menées contre Byzance par Siméon.

L'empereur Bulgare envoie des troupes commandées par Sigrica et Marmais, mais elles sont vaincues et ses deux commandants pendus et leurs tête envoyées à Siméon, qui signe un armistice avec Byzance pour pouvoir se concentrer sur la répression du soulèvement. Siméon comprend alors qu’il n'est pas possible d’occuper la Serbie sans avoir à la tête de ses troupes un général Serbe qui connaisse bien ces régions montagneuses et couvertes de forêts... Il décide alors de remettre à la tête de son armée un Serbe, Časlav Klonimirović, fils de Klonimir de la dynastie des Vlastimirović.

En 924, Časlav pénètre en Serbie avec son armée. Zaharija est pris de court, car il ne pense pas que Siméon a pu lever une nouvelle armée aussi vite, et lorsqu'il apprend que Časlav est le général de cette armée, il décide de fuir en Croatie.

Durant l'été 924, Siméon arrive à Constantinople et demande à voir le patriarche et l'empereur. Il s'entretient avec Romain Lécapène sur la Corne d'Or le septembre 924 et conclut une paix selon laquelle Byzance paiera une taxe annuelle à la Bulgarie, mais récupérera quelques villes sur les côtes de la mer Noire.

Durant l'entrevue des 2 monarques, il est dit que 2 aigles se croisèrent dans le ciel et se séparèrent, l'un d'entre eux volant au-dessus de Constantinople et l'autre en direction de la Thrace, symbolisant l'impossible réconciliation entre les 2 souverains. Dans sa description de cette rencontre, Théophane le Confesseur indique que « les 2 empereurs […] conversèrent », ce qui peut signifier que les prétentions impériales de Siméon sont de nouveau reconnues par Byzance.

Vraisemblablement après, et sans doute au moment même du décès du patriarche Nicolas en 925, Siméon fait de l'Église Orthodoxe Bulgare un patriarcat. On peut rapprocher ce mouvement des relations diplomatiques entre Siméon et la papauté entre 924 et 926, durant lesquelles il demande et reçoit la reconnaissance, par le pape Jean X, de son titre d'« empereur des Romains », égal à celui de l'empereur de Byzance, et peut-être la confirmation d'une dignité de patriarche pour le chef de l'Église Orthodoxe Bulgare.
En 926, les troupes de Siméon sous le commandement d'Alogobotour envahissent la Croatie, alors alliée à Byzance, mais subissent une défaite sans appel face aux armées du roi Tomislav durant la Bataille des hautes terres de Bosnie.
Craignant une contre-attaque Bulgare, Tomislav accepte d'abandonner son alliance avec Byzance et de signer la paix sur la base d'un statu quo négocié par le légat du pape Madalbert. Durant les derniers mois de sa vie, Siméon prépare un autre siège de Constantinople, en dépit des appels désespérés de Romain Lécapène pour la paix.

Le 27 mai 927, Siméon meurt d'insuffisance cardiaque dans son palais de Preslav.

Les chroniqueurs Byzantins rapportent une légende liée à ce décès, selon laquelle il meurt au moment même où Romain Lécapène décapite une statue qui est son double inanimé.
BATAILLE DE BULGAROPHYGON
Son fils Pierre Ier qui lui succède, avec Georges Sursuvul ou Sursubul, oncle maternel du nouvel empereur, comme régent. L'empereur épouse Maria (Irène), petite-fille de Romain Lécapène. Le traité de paix signé par la Bulgarie et Byzance en octobre 927 confirme les frontières existantes, de même que la dignité impériale du souverain Bulgare et le statut patriarcal du chef de l'Église.

927-969 : Règne de Pierre Ier, début de la persécution contre les hérétiques bogomiles dont la doctrine est influencée par le manichéisme et le paulicianisme et qui sera transmise ultérieurement aux Patarins de Lombardie et aux Cathares du Midi Occitan, on verra en 1167 le Bulgare Nicétas se rendre au « concile » cathare de Saint-Félix de Caraman, près de Toulouse. Le nom d’hérétique « Bulgare » ou « Bougre » est souvent utilisé pour désigner alors les Cathares du Midi...

Pierre Ier de Bulgarie — Wikipédia
fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ier_de_Bulgarie
29 ou 30 janvier 969), fils de Siméon I. Il fut tsar de Bulgarie de 27 mai 927 à 29 ... Pierre Ier de Bulgarie s'est marié au début de l'année 928, à Constantinople ..
Siméon Ier de Bulgarie — Wikipédia
fr.wikipedia.org/wiki/Siméon_Ier_de_Bulgarie
Successeur, Pierre I ... ˈli.ki/), régna sur la Bulgarie entre 893 et 27 mai 927. ... Durant les dix années qu'il passa dans la capitale byzantine (v. ..... C'est son fils Pierre I qui lui succéda, avec Georges Sursuvul ou Sursubul, oncle maternel du ...
Pierre Ier de Bulgarie
tous-les-faits.fr/pierre_ier_de_bulgarie
... цар Петър), (- ), fils de . Il fut tsar de Bulgarie de 927 à 969. ... Pierre I de Bulgarie s'est marié au début de l'année Lakapin]]. De ce mariage sont nés Boris et ...
Histoire de la Bulgarie : Au sujet De la Bulgarie
fr.zonebulgaria.com/bulgarie/histoire/
Il y a une trentaine d'années, lorsque dans les terres actuelles bulgares on a ..... Presque deux siècles après la fondation de l`Etat bulgare, le khan Boris Ier ... A l`époque du roi Pierre (927969) est née « l`hérésie bulgare » le bogomilisme.

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