dimanche 12 mars 2017

EN REMONTANT LE TEMPS... 111

11 JANVIER 2017...

Cette page concerne l'année 111 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

PARTOUT OU SONT PASSES LES ROMAINS IL Y A DES ROUTES.

En 106, A. Cornelius Palma, légat de Syrie, occupe ce royaume sans difficulté, et en fait une province impériale nommée Arabia, gouvernée par un légat propréteur, installé au nord de la nouvelle province à Bostra (Bosra).
La IIIe légion Cyrénaïque venue d’Égypte y est transférée... De là, elle couvre l’Égypte et la Judée des éventuelles attaques venues de l’Est, et prépare le projet de Trajan de guerre contre les Parthes.
En temps de paix, elle contrôle la grande route commerciale de Damas à Pétra, qui se dirige ensuite vers Aela (Aqaba) et la mer Rouge, l’Égypte et Alexandrie ou le golfe Persique par le désert.
Toutefois, la prospérité de Pétra diminue après son annexion et l’ouverture de nouvelles routes commerciales partant de Palmyre ou d’Alexandrie.

 La Via Nova Traiana est une voie romaine construite sous Trajan dans la province d'Arabie par son légat Caïus Claudius Severus, entre 107 et 114. Elle relie la ville de Bostra, capitale de la province, au port d'Aila sur la mer Rouge (aujourd'hui Aqaba).

En 106 l'empereur Trajan décide l'annexion formelle du royaume des Nabatéens de Pétra, et crée une nouvelle province nommée Arabia en y ajoutant plusieurs cités grecques comme Gerasa (Jérash) ou Philadelphie (Amman).

Dès 107, sous la direction du légat d'Auguste propréteur Caïus Claudius Severus, les hommes de la IIIe Légion Cyrénaïque installés à Pétra commence à construire cette voie romaine entre Pétra et Philadelphie (Amman). Ce tronçon central est achevé en 111.

En 112 est achevé le tronçon sud, entre Pétra et Aqaba.

En 114 le tronçon nord, entre Amman et Bostra, la capitale de la nouvelle province. La construction, œuvre confiée aux militaires, a duré 7 ans, à l'ombre du limes Arabicus. L'itinéraire de la Via Nova figure sur la Table de Peutinger, avec les étapes et les distances en milles romains. On peut encore en voir de nombreux vestiges sur le terrain.

Bosra (quelquefois Bostra, est une ville du sud de la Syrie, capitale de la région du Hauran. Située dans une région très fertile, au débouché des caravanes venant d’Arabie, elle connaît la prospérité et joue un important rôle commercial, comptant jusqu’à 50 000 habitants.
Jadis capitale de la province Romaine d'Arabie, très tôt christianisée, Bosra devient une étape importante sur l'ancienne route caravanière de La Mecque. Elle conserve, enserrés dans ses épaisses murailles, un théâtre romain du IIe siècle, des ruines paléochrétiennes et plusieurs mosquées beaucoup plus tardives.
TEMPLE A RABBA
La ville actuelle s'est développée sur les vestiges de la cité ancienne qui était à peu près dépeuplée il y a un siècle. Bosra est inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Bostris (Bosra, Syrie) - 24 milles (35 km) - Thantia (Thughrat el-Jubb, Jordanie)
La route quitte Bosra vers le sud, sud-ouest. On en voit encore les vestiges avant la frontière Jordanienne, quand la chaussée bifurque, une branche partant vers le sud-ouest en direction de Mafraq (Jordanie), Rihab et Jérash... La Via Nova elle-même franchit la frontière Jordanienne, passe au milieu du village de Hayyan el-Mushrif, de Ba'ij (fort romain du Ve siècle), puis tout droit jusqu'à Thughrat el-Jubb.

Thantia - 9 milles (13 km) - Hatita (Khirbet es-Samra)
L'itinéraire de la voie romaine, sur ce tronçon, est suivi de plus ou moins près par le chemin de fer du Hedjaz. A Khirbet es-Samra se trouve une mansio, relais pour les voyageurs lequel a fonctionné un siècle, d'environ 150 jusqu'en 249.

Hatita - 11 milles (16 km) - Gadda (Zarqa).
Toujours plus ou moins reprise par le tracé du chemin de fer, la voie atteint le poste de Gadda (autrefois el-Hadid), un ancien camp romain aujourd'hui recouvert par l'urbanisme moderne de Zarqa, à 1 km au sud-ouest de la gare routière actuelle.

Gadda - 13 milles (19 km) - Philadelphia (Amman)
BORNE MILIAIRE AU MUSÉE D'AQABA
Les vestiges de la voie romaine, à côté du chemin de fer, sont encore visibles au début du XXe siècle. Aujourd'hui tout est recouvert par l'autoroute qui aboutit au centre d'Amman, devant le théâtre antique.

Philadelphia - 62 milles (92 km) - Rababatora (Rabba)
Au sud d'Amman la chaussée n'est plus visible. Elle passait peut-être par Madaba, Dhiban, et franchissait en lacets le canyon du Wadi Mujib (l'Arnon dans l'antiquité).
Au fond du canyon elle passait sur un pont de pierre, puis remontait, passant à mi-pente par le camp romain de Muhattet el-Hajj, puis débouchait sur le plateau à côté d'un autre camp analogue. Elle se poursuivait alors jusqu'à Rabba (autrefois Rabbathmôba / Areopolis).
De là une branche permettait de gagner à l'est Betthorus (Lejjun) où sera construit sous Dioclétien le camp de la IVe Légion Martia.

Rababatora - 48 milles (71 km) - Thornia (Thawwaneh)
La route vers le sud passe à l'est de Charachmôba (Kérak) et atteint le rebord nord du canyon du Wadi Hesa à proximité de Dhat Ras (ruines d'un sanctuaire Nabatéen). Elle descend dans le Wadi Hesa qu'elle franchit sur un pont de pierres dont une extrémité est conservée, puis remonte ensuite vers le sud jusqu'au plateau d'Édom en suivant une ligne de crête.
Particulièrement bien conservée sur plusieurs milles dans ce secteur presque désert : On suit encore la chaussée, les groupes de milliaires sont visibles, certains même encore debout. Les ruines d'une mansio sont visibles contre le bord de la chaussée. Elle aboutit à Thawwaneh, site antique encore peu étudié.

Thornia - (distance inconnu) - Negla (Nejl)
Au sud de Thawwaneh on peut encore suivre les traces de la chaussée romaine et voir quelques milliaires.

Negla - 22 milles (32 km) - Petris (Pétra)
Très peu de vestiges sont visibles sur cette étape qui devait représenter une journée. La chaussée romaine ne devait pas entrer dans Pétra, mais une branche empruntant le défilé du Siq permet d'accéder à la ville. La route passe probablement à l'est, par Gaia (Wadi Musa).

Petris - 18 milles (26 km) - Zadagatta (Sadiqa)
Quelques restes de la chaussée et quelques milliaires sont toujours visibles. A 'Ail a été retrouvé un milliaire peint de Maximin le Thrace, transporté au Musée de Pétra. A Sadiqa se trouve un camp fortifié datant peut-être de Dioclétien.

Zadagatta - 20 milles (29 km) - Hauarra (Humayma)
A Humayma, site occupé depuis l'époque Nabatéenne, se trouve un camp militaire Romain.

Hauarra - 24 milles (35 km) – Praesidium

Praesidium - 20 milles (29 km) - Ad Dianam

Ad Dianam - 16 milles (23 km) - Haila (Ayla)(la moderne Aqaba)

Sur toute sa longueur, la Via Nova Traiana est une route empierrée d'une largeur moyenne de 6 mètres, légèrement bombée, divisée par une ligne de pierres centrale en deux voies de circulation. À chaque mille romain est construite une tour carrée au bord de la route, sans doute pour la transmission de signaux lumineux. En certains endroits sont construits des relais pour les voyageurs, appelés « mansio ». On voit encore les ruines de l'un d'entre eux au sud du Wadi Hesa, et un autre situé à Khirbet es-Samra, au nord, a été fouillé.

À tous les milles romains (1,4815 km) sont placées des bornes milliaires. La première série, sous Trajan, porte toujours une longue inscription latine déclarant.

« L'Empereur César Nerva Trajan, fils du divin Nerva, le Germanique, le Dacique, grand pontife, consul, investi de la puissance tribunicienne, père de la patrie, a réduit l'Arabie au statut de province et a fait ouvrir et construire cette nouvelle route des confins de la Syrie jusqu'à la mer Rouge par Caïus Claudius Severus, légat d'Auguste propréteur. »

Au cours des 2 siècles suivants la route est restaurée à plusieurs reprises. À chaque fois on place une nouvelle borne milliaire à côté des précédentes, et on a compté jusqu'à 12 milliaires en un même point.
Certains ne présentent pas de trace d'inscription gravée, mais des traces d'inscriptions peintes en rouge directement sur la pierre. Ces campagnes de restauration ont eu lieu sous presque tous les empereurs succédant à Trajan jusqu'à Constantin, à l'exception d'Antonin le Pieux.
Les plus importantes ont eu lieu sous Marc Aurèle, sous Commode et sous Caracalla en 213-214, peut-être pour le centenaire de la route.



Via Nova Traiana — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Via_Nova_Traiana
La Via Nova Traiana est une voie romaine construite sous Trajan dans la province d'Arabie par ... Via Nova Traiana ... Ce tronçon central fut achevé en 111.
Termes manquants : année

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