19 OCTOBRE 2015...
Cette
page concerne l'année 573 du calendrier julien. Ceci est une
évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que
d'un survol !
ÉTAT DE DÉMENCE PROGRESSIVE POUR JUSTIN II ET SES CONSÉQUENCE.
Justin
II (latin : Flavius Iustinus Iunior Augustus, grec :
Φλάβιος Ἰουστίνος ὁ νεότερος)
règne sur l’Empire byzantin du 15 novembre 565 à sa mort le 5
octobre 578, c'est le neveu et successeur de Justinien Ier. Après
avoir réglé les dettes laissées par ce dernier, Justin mène une
stricte politique financière qui tranche avec la prodigalité de son
prédécesseur et le fait accuser d’avarice.
En
matière religieuse, il tente mais sans succès de rallier
monothéistes et orthodoxes. L’invasion de l’Italie par les
Lombards et l’unification territoriale de l’Hispanie Wisigothe
fait perdre la plupart des territoires que Justinien a reconquis en
Occident. En Orient, la trêve conclue par Justinien avec les Perses
est rompue et une longue guerre s'ensuit qui se continue bien au-delà
du règne de Justin. Les échecs tant à l’intérieur qu’à
l’extérieur ont raison de la santé mentale de l’empereur :
Son épouse Sophie et le comte des excubites, (« ceux qui
sortent du lit », c.-à-d. « les sentinelles »)
Tibère II Constantin, assurent la direction de l’empire pendant
les toutes dernières années de sa vie.
Malgré
le fait que depuis Anastase (491-518), aucun des empereurs n’ait
laissé d’héritier direct ni nommé de coempereur, la succession
de Justinien se fait comme dans le cas de ses prédécesseurs sans
grande difficulté. Justinien meurt dans la nuit du 14 novembre,
vraisemblablement d’une crise cardiaque, laissant derrière lui 3
neveux ainsi que les 2 fils de son cousin Germanus.
La
seule personne présente au moment du décès est son secrétaire
particulier et praepositus sacri cubiculi, le patrice Callinicus,
selon qui Justinien a désigné Justin comme successeur sur son lit
de mort. Fils de la sœur de l’empereur Justinien, Vigilantia, ce
dernier a pendant plus d’une décennie remplit la fonction de
curopalate ou maître du palais, fonction essentiellement
honorifique, mais qui a pris une certaine importance en raison de la
confiance que Justinien porte ostensiblement à son neveu.
Il
a ainsi pu assurer la promotion de son ami Tibère comme comte des
excubites, (garde impériale dont l’appui garantit généralement
la docilité du Sénat). Immédiatement après le décès, Callinicus
prend avec lui quelques sénateurs et le nouveau patriarche, Jean le
Scholastique, et va informer Justin des dernières volontés de son
oncle.
Le
Sénat se hâte de sanctionner cette version des faits. Le lendemain,
Justin, après avoir été soulevé sur un bouclier, gage de l’appui
de l’armée, se rend avec son épouse Sophie à la basilique
Sainte-Sophie pour y être couronnés avant de recevoir l’hommage
de leurs sujets à l’hippodrome.
Bélisaire,
le général ayant reconquis une bonne partie de l’empire pour
Justinien, étant mort, le seul autre prétendant éventuel est l’un
des 2 fils de Germanus, également prénommé Justin, qui sert en
Illyrie comme magister militum. Peu après l’avènement de Justin,
ce dernier est relevé de son commandement et envoyé à Alexandrie
où il est exécuté avec 2 sénateurs après que des accusations
fort douteuses de conspiration aient été portées contre eux.
Les
premiers mois du règne de Justin II s’avèrent prometteurs. Lors
de son couronnement à Sainte-Sophie, il a professé son attachement
à l’orthodoxie et, après avoir regretté que Justinien, dans sa
vieillesse, ait négligé ou mal administré la chose publique, s’est
engagé à payer toutes les dettes encore dues au moment du décès
de l’empereur...
Il
renouvelle son consulat en 566 en accordant une remise des arriérés
d’impôt s’étendant jusqu’en 560. Cette même année, il
rétablit (novelle 140) le divorce restreint par Justinien en 542
(novelle 117).
Tout
comme Anastase avant lui et contrairement à son prédécesseur,
Justin mène par la suite une stricte politique financière qui lui
vaut à la fin de son règne une réputation d’avarice. Il impose
des droits de douane sur l’importation du vin et oblige les
détenteurs de coupons donnant droit à une distribution gratuite de
pain à payer une somme forfaitaire de 4 solidi pour ce privilège.
En 569, il tente de remettre en application un édit de Justinien
interdisant la vente des gouvernorats de province (ce qui rapporte
des revenus appréciables appelés suffragia), espérant qu’une
réduction de la corruption rapportera plus que la vente des titres,
réforme qui s’avère toutefois éphémère. Il s’attache
également à réduire les dépenses à un point qui met en péril la
bonne marche de certains départements de l’empire dont l’armée.
Le
concile de Chalcédoine (451) a profondément divisé l’empire non
seulement sur le plan religieux, mais aussi sur le plan politique,
les riches provinces d’Égypte et de Syrie ayant largement adopté
la position monophysite qui s’oppose aux décisions du concile sur
la nature du Christ. Anastase a été hostile aux décisions du
concile, Justin Ier y a adhéré, alors que Justinien, tout en étant
pro-chalcédonien, a cherché un accord avec les monophysites. Justin
II et son épouse, Sophie, ont été monophysites dans leur jeunesse
et ne se sont convertis à l’orthodoxie que par raison d’État.
Les débuts du règne sont marqués par une certaine tolérance. Des
dissensions au sein de la communauté monophysite permettent à
l’empereur de croire qu’il peut se gagner l’élément
traditionnel de cette communauté.
Justin
II entreprend donc des négociations avec le patriarche Théodose
d'Alexandrie, puis, après sa mort, organise des discussions
théologiques qui regroupent des Chalcédoniens, des Trithéistes
(éléments schismatiques parmi les monophysites) et les monophysites
traditionnels.
En
567, il promulgue un décret qui, sans mentionner Chalcédoine,
énumère les points sur lesquels on peut croire que tous
s’entendent. Bien que nombre de moines monophysites de Syrie aient
rejeté le décret, la hiérarchie monophysite conduite par Jacques
Baradée s’y rallie. Ceci permet à Justin de publier en 571 un
édit d’union auquel adhérent les évêques monophysites
traditionnels mais qui est rejeté par leurs fidèles. À la suite de
cet échec, son attitude change radicalement pendant que son état de
santé mental se détériore. L’empereur fait mettre en prison les
évêques monophysites, rend la doctrine hors-la-loi et abandonne
tout effort de réconciliation.
Justinien
avait réussi à redonner à l’empire une extension territoriale
digne des siècles passés en reprenant notamment le contrôle de
l’Italie. Ces succès sont cependant de courte durée. Pour lutter
contre les Bulgares et les Antes, il a fait appel aux Avars, peuple
des steppes Asiatiques qui a étendu progressivement leur domination
sur le Caucase jusqu’à l’Ukraine.
Bientôt
les Avars répondent à l’appel des Lombards, installés en Norique
(Autriche actuelle), qui combattent les Gépides habitant la Pannonia
Secunda. Leurs forces combinées anéantissent les Gépides dont le
territoire va aux Lombards, à l’exception de Sirmium, conquise en
538, mais que les Gépides ont rendu à Justin en espérant (en vain)
que celui-ci viennent à leur aide.
Les
Avars deviennent ainsi la plus importante puissance sur le Danube.
Conscients de leur force, ils envoient une délégation à
Constantinople quelques semaines après l’accession de Justin II au
pouvoir pour réclamer le tribut annuel que Justinien a consenti à
leur payer pour qu’ils éloignent les autres tribus des frontières
impériales. Toutefois, imbu de la dignité de l’empire et
conscient que les Avars ont eux-mêmes envahi la Thrace en 562,
Justin II refuse de payer.
En
568, quelques mois après le début de l’invasion Lombarde en
Italie, les Avars se dirigent vers la Dalmatie, détruisant tout sur
leur passage. Justin II envoie alors le comte des excubites, Tibère,
pour les arrêter. Après 3 ans de vains efforts, le général doit
demander une trêve et Justin II se voit forcé de payer un tribut de
80 000 pièces d’argent, somme bien supérieure au tribut
initial.
Sentant
toutefois que les Avars ne s’arrêteront pas là, les Lombards,
sous la conduite d’Alboïn, quittent la Pannonie pour l’Italie où
ils sont déjà venus une décennie plus tôt comme mercenaires de
Narsès.
Entre
568 et 572, ils s’emparent avec leurs alliés Saxon de la Vénétie,
de la Ligurie, de Milan et de Pavie (Ticinum). Les possessions
Byzantines se trouvent bientôt réduites à Ravenne et aux îles de
la région de Venise au nord, à Rome et à Naples au centre, et à
la Calabre, à la Sicile et à la Sardaigne au sud. Si Alboin
s’arrête après avoir pris la Toscane, plusieurs de ses généraux
continuent l’invasion et créent les duchés semi-indépendants de
Spolète et de Bénévent, annonçant ainsi la fragmentation de
l’Italie du Moyen-Âge.
Si
Justin défend mollement les possessions occidentales reprises par
Justinien, c’est qu’un nouveau conflit monopolise toutes ses
forces en Orient. Déjà, sous Anastase, plusieurs villes comme
Martyropolis et Amida sont tombées aux mains des Perses. En 532
d’abord, puis en 562, Justinien a signé des accords avec le roi
Khosro Ier qui l’ont laissé libre de reconquérir l’Afrique et
la Sicile d’abord, avant de lui permettre de reprendre la Lazique
et d’obtenir la liberté religieuse des chrétiens d'Arménie
moyennant il est vrai un tribut de plus en plus élevé.
Comme
il l’a fait pour les Avars, Justin II refuse en 572 de reconduire
ce tribut. Il s’ensuit une longue guerre dont l’enjeu est surtout
les provinces Arméniennes où l’empire recrute la majorité de ses
mercenaires et où les chrétiens sont obligés de se convertir de
force au zoroastrisme imposé par Khosro. le roi des Perses , lui
envoie un Ambassadeur pour l'engager à la continuer : Mais Justin II
lui répond avec fierté: « Il serait honteux pour les Romains
de payer tribut à de petits peuples qui sont dispersés de côté et
d'autre.
S’étant
proclamé protecteur des chrétiens, Justin II nomme son cousin,
Marcien, magister militum per Orientem, le chargeant de venir au
secours des Arméniens qui ont assassiné le gouverneur Perse en 572.
Celui-ci entre en Mésopotamie l’année suivante et met le siège
devant Nisibis (aujourd’hui Nusaybin en Turquie). La réaction
Perse est immédiate : L'armée Sassanide envahit la Syrie,
Apamée est mise à sac, et plusieurs milliers de prisonniers sont
déportés pour être livrés au khan des Turcs dont Khosro espère
se faire un allié.
Une
imposante armée Perse vient alors délivrer Nisibis, après quoi
elle se dirige vers la forteresse de Dara, principale place forte
Byzantine sur la frontière Perse, qu’elle conquiert le 15 novembre
573
Ce
dernier coup est plus que ne peut supporter la santé mentale de
l’empereur, laquelle se dégrade déjà depuis quelques années...
Selon Jean d’Éphèse, son plus grand plaisir dans ses périodes
paisibles est d’être promené à travers ses appartements dans une
voiturette conduite par ses gardiens.
Mais
il a également des moments de rare violence où il peut s’en
prendre physiquement à quiconque l’approche ou tenter de se jeter
par les fenêtres du palais qui doivent être munies de barres.
L’épouse
de l’empereur, Sophie, prend alors la direction des affaires de
l’État. Elle persuade Khosro d’accorder une trêve d’une année
limitée à la Mésopotamie en retour d’un paiement de 45 000
numismata. Par ailleurs, elle profite d’un des rares moments de
lucidité de son époux en décembre 574 pour le convaincre de nommer
césar son ami le même général Tibère qui n’a pu vaincre les
Avars.
À
partir de ce moment, Sophie et Tibère règnent à titre de régents
jusqu’à la mort de Justin II en 578. Tibère lui succède alors
sans difficulté sous le nom de Tibère Constantin.
Les
sources les plus importantes sur la période de Justin II sont :
- Évagre le Scolastique (livre 5 de son Histoire de l’Église qui va de 431 à 593), qui cite les sources sur lesquelles il s’appuie et insère divers documents authentiques ;
- la 3e partie de l’Histoire de l’Église de Jean d'Éphèse, évêque monophysite et par conséquent opposé à Justin II, qui prend la relève d’Évagre jusqu’à la période de l’empereur Maurice.
- Théophylacte Simocatta, qui raconte en 8 livres l’histoire de l’empereur Maurice.
Le
poète épique Corippe, qui vit sous les règnes de Justinien et de
Justin II, a laissé un poème en quatre livres, « in laudem
Justini minoris », qui décrit la mort de Justinien et
l’avènement de Justin II.
Quoiqu’il
s’agisse manifestement d’une œuvre destinée à plaire au nouvel
empereur, sa rédaction au temps où de nombreux témoins sont
vivants assure la quasi exactitude des faits eux-mêmes.
On
a conservé les 5 premiers paragraphes de l’Histoire de l’Église
de Jean d'Épiphanie, cousin d’Évagre. Il a l’occasion de
séjourner à la cour de Khosro II et les passages de son œuvre qui
ont été conservés portent précisément sur la guerre entre les
Perses et les Byzantins commencée en 571.
Le
Protecteur reprend l’histoire de l’empire 558 à 582 (fin du
règne de Justinien, règnes de Justin II et de Tibère II
Constantin). Il n’en reste que des fragments qui donnent toutefois
des informations sur des peuples « barbares » de l'époque
auxquels l'Empire a affaire (Avars, Sarrasins, Turcs, Lombards,
Alains, Perses).
Ces
écrivains traitent surtout des événements d’Orient. Pour les
événements d’Italie, on se réfère à l’œuvre de Paul Diacre
qui vit sous Charlemagne et qui écrit une Histoire des Lombards
(Historia Langobardorum), allant des origines en l’an 744 (mort du
roi Liutprand et aux registres du pape Grégoire le Grand (590-604).
On
trouve également des remarques sur Justin II chez les auteurs
occidentaux comme Grégoire de Tours (Histoire des Francs) et Jean de
Biclar (Chronique).
Les
pièces de monnaie frappées sous Justin II portent encore des
légendes en latin, ce qui porte à croire que cette langue est
encore dominante à la cour. Toutefois, s’il faut en croire
Corippe, les discours faits devant l’empereur sont en latin ou en
grec.
Les
Chrétiens de Persarmenie se révoltent contre les Perses, massacrent
tous ceux qui se trouvent parmi eux, et envoient demander a Justin sa
protection. Le loi de Perse , pour s'en venger, lève une puissante
armée , entre sur les terres de l'Empire , met tout à feu et à
sang , prend plusieurs villes. Justin II uniquement occupé de ses
plaisirs, laisse l'Empire en proie aux Barbares.
Justin
s'est fait des illusions sur les ravages des Perses, et ses flatteurs
ont toujours cherché à le tromper : Mais il en est instruit sans
déguisement le 6
Alors
il ouvre les yeux : L'image de son malheur et les remords qu'il
sent le frappent comme un coup de foudre. Il tombe dans des accès de
frénésie qui ne lui laissent que peu d'intervalles de raison. Ne
pouvant plus travailler, il confie à Tibère , Capitaine des Gardes
, le soin de conduire l’État, avec ordre cependant de consulter en
tout l'Impératrice Sophie. On envoie des Ambassadeurs en Perse pour
demander la paix à Kosroès, qui accorde une trêve de 3 ans.
Justin
II. voyant que sa maladie augmente de jour en jour , adopte Tibère
et le déclare César. Justin II... Pendant un intervalle de lucidité
de son époux l'impératrice Sophie fait venir à l'entrée du palais
le Patriarche de Constantinople, le Clergé et tous les Grands de la
Cour, déclare en leur présence Tibère Empereur, le fait revêtir
de la pourpre, lui met la couronne sur la tête...
Justin
II l’exhorte à respecter l'Impératrice comme sa mère, et de se
souvenir qu'il a été son sujet. Il l'avertit en même temps de
profiter de ses fautes, et de regarder les malheurs dont il est
accablé, comme des conseils, et lui prouve que sa qualité
d'Empereur le rend responsable du sort des peuples.
L'Impératrice
Sophie , veuve de Justin II. indignée que Tibère ait épousé
Anastasie, tente de le faire descendre du trône, et forme une
conjuration contre lui : Tibère en est instruit et pour toute
punition il prive les complices de leurs biens et de leurs
dignités...
Justin
II — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Justin_II
Justin
II (latin : Flavius Iustinus Iunior Augustus, grec : Φλάβιος
Ἰουστίνος ὁ ... Cette même année, il rétablit (novelle
140) le divorce restreint par Justinien en 542 .... forte byzantine
sur la frontière perse, qu'elle conquit le 15 novembre 573 , , ,.
Nouvel
abrégé chronologique de l'histoire des empereurs ...
https://books.google.fr/books?id=giUrAAAAYAAJ
Adrien
Richer - 1754 - Rome (Italy)
Faits
mémorables ou règne de Justin II. Octobre de cette année. ... 573-
574- - Rosemonde , femme d'Alboiiin , Roi des Lombards , fait
assassiner son mari.
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