vendredi 13 novembre 2015

EN REMONTANT LE TEMPS... 565

27 OCTOBRE 2015...

Cette page concerne l'année 565 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

SAINT COLOMBA UN PERSONNAGE HAUT EN COULEUR.

Saint Colomba est né en 521 sous le nom royal de « Criamtham ». C'est en effet un prince de la maison des O'Neill de Tir Conail dans l'actuel Comté de Donegal en Irlande, fils de « Feidlimid mac Fergus Cendfota mac Conall Gulban », son ancêtre est le fondateur éponyme du Cenél Conaill.
Ce dernier est lui-même l'un des fils de l'Ard ri Érenn Niall Noigiallach. Par sa grand-mère, Erca, fille de Loarn mac Eirc, le fondateur du Cenél Loairn, il est également apparenté aux rois de Dal Riada.
Connu sous le nom ecclésiastique de « Colombe de l'église », il entre à l’Abbaye de Clonard sous la direction de Saint Finian et a fondé selon la tradition plusieurs écoles et monastères en Irlande : A Derry en 545, Durrow en 553 et Kells en 554.

Il est d'une race royale « pleine de superbe et de magnificence ». On s'est un peu scandalisé d'une certaine morgue, d'une violence héréditaire qui éclate parfois dans cette vie énergique : Il faut plutôt admirer la grâce qui a su habituellement dompter et maîtriser cette nature si riche.
Un millionnaire de l'esprit et de la sensibilité, même avec la meilleure volonté du monde, ne saurait penser et agir comme un gagne-petit intellectuel. Columba a dans ses aïeux paternels « Niall aux neufs otages » roi suprême d'Érin de 379 à 405, et sa mère est aussi de sang royal. On l'appelle Colum (colombe), puis Columcille, nom que Saint Bède décompose en « colombe » et en « celle » ou « église », et qui peut qualifier Colum comme fondateur d'établissements religieux. On le traite aussi, quand il n'est pas encore d'Église, de « Crimthann » (renard).
Il étudie à Morville, sous Saint Finnian. Il reçoit le diaconat, puis vient se mettre à l'école d'un vieux barde du Leinster, sans doute pour se perfectionner dans la langue et la littérature de son pays.
Il fréquente ensuite l'école monastique de Clonnard, sous un autre Finnian. Il fait partie de cette équipe appelée « Les 12 apôtres d'Érin », Saint Finnian a voulu avoir un évêque sous la main dans son monastère : Il envoie Columba à Saint Etchan pour être sacré, mais celui-ci l'ordonne prêtre simplement. Peut-être en réalité est-il ordonné un peu plus tard au cours d'un stage chez Saint Mobhi, près de Dublin. Une épidémie, en 543, licencie les élèves de Mobhi, Columba regagne l'Ulster, le pays de son enfance.

C'est un grand beau gars de 25 ans, avec une voix puissante et mélodieuse qui porte très loin. Son cœur vise encore beaucoup plus loin.
Pendant 15 ans il parcourt l'Irlande, prêchant et fondant des monastères, comme Derry, Durrow, Kells. « Quand tous les tributs de la Scotie seront à moi, chantait le barde monastique, depuis son milieu jusqu'à ses frontières, j'aimerais mieux le site d'une seule petite cellule dans ma belle Derry. Voici pourquoi Derry m'est chère : C'est à cause de sa paix et de sa pureté. Sur chaque feuille des chênes de Derry, je vois posé un ange blanc du ciel.
Chère Derry, chère petite chênaie, chère demeure, chère petite cellule ! O éternel Dieu qui habites dans le ciel ! Maudit, qui les profanera ! Très aimées sont Durrow et Derry, très aimée Raphoé la pure, très aimée Drumhome aux fruits abondants, très aimées Sords et Kells ! Tout y est délices, mais délicieuse surtout la mer salée, survolée par les cris des goélands, quand je vogue de loin vers la rive de Derry, tout respire la paix, tout n'est que délices, oh ! oui, délices... » Écho lointain au psaume « Quam dileda » !
Notre poète aimait les livres. C'est ainsi qu'il copie de sa main un psautier appartenant à Saint Finnian. Celui-ci a des principes sur les droits de reproduction : Il revendique bel et bien la dite copie. Columba en appelle au roi Diarmaid, qui déclare : « Le veau suit la vache ».  Ainsi le petit du manuscrit doit revenir avec son père.
Fureur de Columba contre Diarmaid ! Elle grandit encore lorsque ce prince, au mépris du droit d'asile, fait exécuter chez Columba un fils du roi de Connaught, qui avait frappé à mort son adversaire dans une partie de balle.
Tuer quelqu'un réfugié chez Columba et chez le Christ ! Columba part en guerre, rassemble ses gens, bat Diarmaid.
L'échauffourée a fait 3.000 morts. Un concile excommunie Columba : Tout ce sang versé crie vengeance. Notre saint rentre en lui-même et se décide à s'exiler, bien décidé à conquérir trois milliers d'âmes pour le Christ afin d'expier ses tueries.
Explication légendaire ? Adamnan, le biographe du saint, dit simplement : « Il passe de Scotie en Bretagne, voulant péleriner pour le Christ ».  Où ira-t-il ? Il consulte, dit-on, un saint personnage nommé Brendan, qui lui dit : « Retourne la pierre qui est devant toi ».  Columba prend la pierre, la retourne et y voit ces deux lettres : I I, ce qui signifie en latin : « va (i) à Iona », avec un jeu de mots analogue à celui qu'offre le français : « Allez à Alais », ou : « Va-t-en à Vatan ».

Colomba est peut-être poussé à l’émigration par son zèle missionnaire mais également exilé, sans doute pas comme le veut la légende, pour avoir exécuté et emporté sans l'accord de Finnian de Moville, la copie d’un précieux manuscrit Romain, mais plutôt pour des raisons politiques liées à son rôle dans les rivalités qui opposent les membres de la famille royale. Ces rivalités ont abouti en 561 à la sanglante bataille de Cúl Dreimne entre les O‘ Neill du Nord et l’Ard rí Érenn Diarmait mac Cerbaill (544-565) et à l'excommunication de Colomba par un synode... Il est pardonné lors d'un autre synode réuni à Teltown dans le comté de Meath mais doit s'exiler immédiatement.

Dans ce contexte, son influence n'est pas uniquement spirituelle mais aussi fortement politique. Condamné, toujours selon la légende, à « convertir autant de nouveaux chrétiens qu’il en est morts par sa faute », il s’installe avec 12 compagnons en 563 sous la protection du roi Conall mac Comgaill de Dal Riada sur la petite île de Iona, ancien lieu sacré des druides, située au large de l'île de Mull et il en fait une plaque tournante de ses missions et interventions, tant au royaume de Dal Riada que chez les Pictes.
En s’enfonçant vers le nord par le Great Glen, il dompte selon la légende le monstre qui hante déjà les rives du Loch Ness et réussît à traiter avec les druides (magus) qu’il rencontre à la cour du roi Brude et dont le principal Broichan est le propre père nourricier du souverain.
La conversion, la neuvième (la huitième selon la Chronique Picte) année de son règne, des pictes et du roi Brude, pourtant issu d’une famille Brittonique théoriquement déjà chrétienne, et dont le père putatif a fait l’objet des anathèmes de Gildas est passée sous silence par Saint Adomnan biographe du saint, mais mise au crédit de Colomba par la Chronique Picte et sous entendue par Bède le Vénérable :
« Colomba arrive en Bretagne la 9e année du règne de Bruideou Brude, fils de Maelchon, roi très puissant de la nation des Pictes. Et par sa prédication, autant que par son exemple, il convertit cette nation à la foi du Christ. Sur quoi il reçoit des Pictes une île, dont il a été question plus haut pour y édifier un monastère. »

On est en 563. Il part avec 12 compagnons, tous de sa famille, aborde à I (Hy, lona), île à l'ouest du comté d'Argyll, en Écosse. Argyll ! Côtes découpées, rongées par les dents blanches des vagues, avec des anses où dort une eau verte presque noire, falaises basaltiques ou granitiques avec des crevasses gigantesques, égayées çà et là par le sourire de la verdure ou couronnées d'herbages... De ce pays dur, aux âmes peut-être résistantes, il s'agit de tirer l'étincelle de l'amour de Dieu.

L'île d'Iona est à 115 kilomètres de l'Irlande, à vol d'oraison jaculatoire (ces prières vont tout droit). Petite île basse et plate, sable et roc, pauvres tourbières et maigres récoltes. Là, le fondateur jette les bases de son monastère qui doit être glorieux pour des siècles. Columnba est dans la force de l'âge, 42 ans. Il prend possession du sol, du dedans, pour ainsi dire : Il établit ses fondations sur un de ses moines qui vient de décéder... Iona sera la base des missions en Écosse, chez les Pictes du Nord et les Scots du Sud. Il s'attaque aux Pictes, au terrible roi Brude, d'Inverness.
Ce prince condamne sa porte : Un signe de croix du saint l'ouvre.
Brude (+ 584) se rend au thaumaturge.
Columba en profite pour rayonner. Le docteur Simpson a contesté, en 1927-1935, l'étendue de ses randonnées, que la tradition retrouve dans tout le pays Picte... On lui aurait attribué le travail de ses successeurs.
Les druides font opposition aux missionnaires. Un jour le chant du psaume « Eructavit cor meum » les intimide
Colomba a une telle voix ! Parfois la magie lutte contre la grâce : Un druide suscite une tempête. Mais Columba entre dans les vagues comme un dompteur parmi les fauves, ou comme un danseur dans un ballet. Cependant Columba n'a pas rompu ses relations avec Erin.

Adoman, l'hagiographe du saint, outre Bruide le roi des Pictes, quatre rois contemporains ont une grande importance aux yeux de Colomba : Diarmait mac Cerbaill roi de Tara, Oswald de Northumbrie, Áedán mac Gabráin roi du Dal Riada en Écosse et Áed Sláine. Colomba entretient également des relations amicales avec Rhydderch Hael le roi de Strathclyde qui règne à cette époque à Alclut.

L’abbé Colomba joue également un grand rôle dans le royaume de Dal Riada. Il use de son influence pour couronner roi à Iona Áedán mac Gabráin, en conformité avec les règles de la tanistrie pratiquées dans les royaumes Irlandais, mais au détriment des droits d’Eòganán mac Gabráin, le pieux fils aîné de Gabhran, écarté de la royauté par le saint qui lui est pourtant favorable à la suite de l’intervention d’un ange.

En 575, le nouveau roi, accompagné de Saint Colomba, participe au concile de Druim Ceat (Comté de Derry), en Irlande, où le Dal Riada Écossais est reconnu indépendant par le futur Ard rí Érenn Áed mac Ainmerech du Cenél Conaill des O’Neill du Nord, sous réserve qu’il le soutienne toujours dans les conflits purement Irlandais.

Saint Adomnan rapporte qu’un jour, le roi des Scots demande à Saint Colomba lequel de ses 3 fils aînés, Artuir, Eochaid Find ou Domangart, doit lui succéder à sa mort. L’évêque répondit qu’aucun d’eux ne régnera jamais car ils seront tous tués au combat. Le Saint demande alors au roi de faire venir ses plus jeunes fils et lorsque Eochaid Buide, 4e héritier mâle, se présente devant lui, il le bénit et déclare à son père : « Voilà celui qui te survivra ! »

En 575, il y vient au concile de Drumceatt. Le saint s'oppose dans cette assemblée à l'abolition de l'ordre des Bardes, il parle aussi contre le service militaire féminin.

Nouveau retour en 587, marqué par une bataille qu'on lui impute.
Son grand quartier général d' Iona est très visité, on vient consulter, admirer le héros, le thaumaturge, le prophète.
Le saint est dur pour lui-même : Coucher sur le roc, jeûne perpétuel. Avec le grand âge il s'adoucit un peu, devient tendre pour les hommes et pour les bêtes. Quand sa vigueur diminue, il se met à la copie des manuscrits.
La veille de sa mort, il est attelé à un psautier.
Après avoir écrit : « Ceux qui cherchent le Seigneur ne manqueront d'aucun bien » (Ps., 33, 11), il s'interrompt et dit : « Je vais m'arrêter ici. Baithin fera le reste »... Ce Baithin est son cousin, et futur successeur.
Cette nuit-là, entre le samedi et le dimanche 9 juin 597 (on a proposé 8 autres dates pour l'année), un peu avant minuit, 5 moines venus à l'église pour matines trouvent leur Père étendu, mourant, devant l'autel.
On le relève, il esquisse un geste de bénédiction, puis ce bras jadis si puissant retombe inerte pour jamais.
Après la mort de Colomba (8/ 9 juin 597), la direction de la communauté monastique d’Iona est assurée pendant au moins un siècle et demi, à une exception près par des princes abbés issus directement du Cenél Conaill, dont son biographe et 9e successeur comme abbé d'Iona, Saint Adomnan d'Iona. On trouve aussi pour son nom la graphie anglaise Saint Columba et il ne doit pas être confondu avec son contemporain, et compatriote Irlandais Saint Colomban fondateur des abbayes de Luxeuil et de Bobbio.

Adamnan, le biographe très savoureux du saint, né en 624, abbé d'Iona de 679 à 704, nous a laissé un portrait de son héros. « Il avait une figure angélique; c'était une nature d'élite, il était brillant dans ses paroles, saint dans ses actions, grand dans ses conseils. Il ne perdait pas un moment, toujours à prier, ou à lire, ou à écrire, enfin, toujours occupé.
Il supportait le poids de jeûnes et de veilles, sans répit. Un seul de ses travaux eût dépassé les forces d'un homme. Et parmi ses labeurs, il apparaissait plein d'amour pour tous, plein de sérénité et de sainteté, mis en liesse par la joie du Saint-Esprit au fond de son cœur. »

De tels hommes ne meurent point. Son culte se développe à Iona et dans les monastères dépendants. Sa Vie, écrite avant 689, note sa célébrité en Espagne, en Gaule, en Italie. Il continue à régir les Églises d'Écosse, d'Irlande, de Northumbrie. Pendant près d'un siècle, ses fidèles se cramponnent à ses consignes, fussent-elles en opposition avec les usages Romain. Il est douteux que Columba ait laissé une règle monastique, mais il a créé une observance, un coutumier qui sont plus ou moins imités dans les monastères occidentaux, en attendant l'avènement de la règle Bénédictine, plus bénigne. Tous les martyrologes Irlandais ou écossais commémorent Columba, Usuard et Notker les ont suivis.
De nos jours encore, Columba est singulièrement vénéré en Irlande, avec Saint Patrick et Sainte Brigitte.
Il a fondé le grand monastère de Dair-Mogh ou du Champ-des-Chênes, appelé aujourd'hui Durrogh, il est aussi le fondateur de quelques monastères moins considérables, tels que ceux de Doire ou Derry, dans l'Utonie, et de Eurd, dans la province de Leinster.
En même temps il compose, pour l'usage de ses religieux, une Règle qui est principalement tirée de celle des anciens moines d'Orient. Son nom de Colomkille veut dire en Irlandais « Fondateur de cellules ».
Son zèle à reprendre les vices publics lui ayant fait encourir l'indignation du roi Dermont ou Dermitius, il quitte l'Irlande et passe dans la partie septentrionale de la Bretagne, connue aujourd'hui sous le nom d’Écosse.

Il est dit du Saint qu'il convertit les Pictes au Christianisme par ses prédications, ses vertus et ses miracles : Mais ceci ne doit s'entendre que des Pictes du nord, ainsi que de ceux qui habitent les hauteurs, et qui sont séparés des autres par le mont Grampus. En effet, nous apprenons de Bède que les Pictes méridionaux ont reçu l’Évangile longtemps auparavant, et qu'ils en sont redevables aux prédications de Saint Ninyas, premier évêque de Whit-Herue, dans le Comté de Galloway.

Les Pictes, ayant embrassé la Foi, donnent à saint Colomba la petite île de Hy ou Iona. Il y bâtit un grand monastère qui, durant plusieurs siècles, est le principal séminaire des Bretons du nord. Les rois d’Écosse y ont longtemps leur sépulture. On y enterre aussi les corps d'une multitude presque innombrable de Saints. Ce monastère donne naissance à plusieurs autres que Saint Colomba fonde en Écosse.

C'est là que se forment les célèbres évêques Aidan, Finian et Colman, qui convertissent à la Foi les Anglais-Northumbrien..
Le genre de vie que suit saint Colomba est très austère, il couche sur la terre nue et n'a qu'une pierre pour oreiller. Ses jeûnes sont rigoureux et continuels. La piété cependant ne le rend ni sombre, ni mélancolique. Une aimable gaieté paraît toujours peinte sur son visage, et annonce à tous ceux qui le voient que son âme jouit d'un calme inaltérable, et de cette joie pure que produit la présence du Saint-Esprit.
Sa ferveur est si grande, que dans toutes ses actions, il paraît être plus qu'un homme. Autant qu'il est en lui, il ne laisse échapper aucun moment sans le consacrer à quelque chose qui a la gloire de Dieu pour objet, comme à prier, à lire, à écrire ou à prêcher.
Sa douceur et sa charité, qui ne se démentent en aucune occasion, lui gagnent les cœurs de tous ceux avec lesquels il converse. Ses vertus, révèlent encore par le don de prophétie et par celui des miracles, lui attirent une vénération universelle. Il a une telle autorité, que les rois mêmes ne font rien sans le consulter. Aidan ou Edhan, qui, en 570, succède sur le trône à Kinatel, son parent, veut recevoir de sa main les ornements royaux.
4 ans avant sa mort, le Saint a une vision qui lui fait verser beaucoup de larmes. Il pleure, parce que les anges lui ont appris que Dieu, touché par les prières des églises de Bretagne et d’Écosse, prolonge encore sa vie de 4 années. Sentant approcher sa dernière heure, il dit un dimanche à Diermit, son disciple : « Ce jour est appelé le Sabat, c'est-à-dire le jour du repos, il sera véritablement tel à mon égard, puisqu'il mettra fin à mes travaux ». Il se trouve le premier dans l'église à minuit, qui est le temps où se disent les Matines. S'étant mis à genoux devant l'autel, il reçoit le Saint Viatique, puis, après avoir donné sa bénédiction à ses frères, il s'endort tranquillement dans le Seigneur, en 597.

Le monstre du Loch Ness, aussi connu sous l'appellation populaire de « Nessie », est un cryptide supposé vivre dans le Loch Ness dans les Highlands d’Écosse. Il est similaire à d'autres monstres lacustres signalés à travers le monde ainsi qu'au serpent de mer ?.
Bien que le monstre du Loch Ness n'ait commencé à faire parler de lui qu'à partir des années 30, la créature est devenue rapidement très populaire et elle constitue aujourd'hui l'un des emblèmes de la cryptozoologie avec le yéti et le Bigfoot.
Malgré un certain nombre de témoignages, les preuves matérielles de l'existence du monstre du Loch Ness sont réduites et les multiples expéditions lancées à sa recherche n'ont pas donné de résultat probant, la réalité de Nessie fait toujours débat à l'heure actuelle au sein de la communauté cryptozoologique.

Situé dans les Highlands, au Royaume-Uni, le Loch Ness est le second plus grand lac d’Écosse en superficie (approximativement 35 km de long et 1,5 km de large), ainsi que le premier en terme de volume, avec une moyenne de 200 mètres de profondeur (certaines fosses vont jusqu'à 220 mètres de fond) pour 7 milliards de m3 d'eau.

Le premier témoignage de la présence d'une créature dans les eaux du Loch Ness remonte à l'année 565, il est rapportée par Adomnan d'Iona, que
Saint Columba, évangélisateur de l’Écosse en route pour convertir les Pictes, fait halte durant son voyage au bord du Loch Ness. Il y croise des villageois en train d'enterrer un homme, qui a été mordu et noyé par une « bête aquatique » alors qu'il nageait dans le fleuve Ness (qui est alimenté par le loch). Saint Columba ordonne dès lors à l'un de ses fidèles, un jeune homme du nom de Luigne Mocumin, de se baigner dans la rivière.
Ce dernier, qui a auparavant été guéri par un soin miraculeux dispensé par Saint Columba, s'exécute sans hésiter.
Alors que le garçon est dans le fleuve, le monstre fait surface et se précipite sur lui en rugissant... La créature est toutefois immédiatement stoppée par le missionnaire, qui dans un geste de croix lui dit
« Tu n'iras pas plus loin, ni ne touchera cet homme, repart en toute hâte. ».

La créature a alors pris la fuite de terreur pour ne plus jamais se faire voir. Il faut toutefois noter que ce témoignage est d'une fiabilité douteuse : Elle est en effet un exemple typique des légende de saints dits « sauroctones », qui ont évangélisé des populations païennes en les délivrant de la menace d'une bête fantastique ou d'un dragon. On peut ainsi citer Saint Clément et le Graoully à Metz, ou Sainte Marthe et la tarasque à Tarascon en Provence parmi les plus connus, mais on dénombre près d'une centaine d'autres saint sauroctones à travers l'Europe.




Colomba d'Iona — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Colomba_d'Iona
Colomba d'Iona ou Columkill ou Colomkille ou Colombeau ou Colme ou Colombus ... mac Cerbaill (544-565) et à l'excommunication de Colomba par un synode. ... Colomba arriva en Bretagne la neuvième année du règne de Bruide, fils de …

Le mystère du monstre du Loch Ness | RIP Recherches ...
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14 mars 2012 - Le grande mystère du monstre du Loch Ness commence au 6eme siècle, plus exactement en 565…Saint Columba (ou Colomba d'Iona), ...





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