vendredi 15 juillet 2016

EN REMONTANT LE TEMPS... 320

21 JUIN 2016...

Cette page concerne l'année 320 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

L'ODIEUX LICINIUS ET LES QUARANTE MARTYRS DE SEBASTE.



La Legio duodecima (XII) Fulminata est une légion romaine, levée en 58 av. J.-C. par Jules César pour mener campagne contre les Helvètes lors de la Guerre des Gaules.
Elle est engagée au cours de ces 500 ans d'existence dans nombre des guerres livrées par l'Empire Romain et maintes fois reformée, manquant de disparaître ayant reçu successivement les surnoms (cognomen) de Paterna, Victrix, Antiqua, Certa Constans et Galliena. Elle existe toujours au début du Ve siècle surveillant le franchissement de l'Euphrate, près de Mélitène en Cappadoce (aujourd'hui Malatya, en Turquie). L'emblème de cette légion est un éclair (fulmen, en latin)...
Mélitène est l'une des régions où la foi chrétienne s'est implantée le plus profondément. Aussi, de nombreux officier et soldats de la Douze, en garnison dans le pays depuis des dizaines d'années ont embrassé cette religion. Ils illustrent la pénétration du christianisme dans les institutions Romaines. Lors des périodes de répression, nombreux sont victimes des mesures impériales. Déjà, Polyeucte, martyr sous Valérien en 259, est un officier de la XIIe. Pareillement, les Quarante Martyrs de Sébaste sont tous soldats de la Douze, .

Les Sassanides, et leur empire, représentent une menace mortelle pour le pouvoir Romain à l'Est. Le roi Shapur Ier s'empare du camp de la XV Apollinaris, Satala en 256, et met à sac Trébizonde en 258.
L'empereur Valérien affronte Shapur Ier, mais il est défait et capturé.
La défaite provoque l'effondrement partiel de l'Empire Romain, avec la création de l'Empire des Gaules sécessionniste à l'Ouest et celui de Palmyre à l'Est.
On sait que la XIIe Fulminata est sous le commandement d'Odaenathus, dirigeant de l'Empire de Palmyre, mais aussi que l'Empereur Gallien lui attribue le surnom de Galliena.
Après ces épisodes, les traces laissées par la Fulminata deviennent rares. L'Empire Palmyrene est reconquis par Aurélien.
L'Empereur Dioclétien défait les Sassanides et déplace la frontière en Mésopotamie du Nord.
La XIIe, qui a probablement pris part à toutes ces opérations, est attestée dans le Notitia Dignitatum, rédigé au début du Ve siècle, comme gardant la frontière de l'Euphrate à Mélitène.

En 320, par haine de son beau-frère, l’empereur Constantin (306-337), Licinius, empereur des Romains de 307 à 324 décrète que tout chrétien, doit quitter sa foi et le Christ, sous peine de mort.
Agricola, alors gouverneur de Cappadoce, montre les lettres impériales aux soldats, leur ordonnant de sacrifier aux idoles. Ceux-ci refusent et déclarent d’une voix ferme et unanime : « Nous sommes chrétiens ! »
Agricola use alors de subterfuges leur promettant gratifications et promotions. Rien ne les fait céder. Ils raffermissent leur foi, disant :
« Inutile de chercher par des promesses à nous faire déserter la cause du Dieu vivant, nous dédaignons vos présents… Nous refusons vos honneurs…Tout ce que vous nous présentez ne vient que d’un monde périssable que nous dédaignons… Nous sommes prêts à subir tout ce qu’il vous plaira de nous infliger.
Sur ces paroles, Agricola ordonne de déshabiller ces quarante soldats de tous leurs vêtements et de les exposer au grand air sur un étang glacé.
Le lac de Sébaste est si gelé que les chars peuvent le traverser, tant la glace est épaisse. La malice d’Agricola est telle qu’il fait installer un bain d’eau tiède avec ordre d’y plonger régulièrement ceux qui succombent à la glaciation pour les réchauffer (ce qui est terriblement douloureux).
Les 40 soldats rendent grâce à Dieu du dépouillement de leurs vêtements, symbole du péché, pour les faire entrer en possession du paradis. Rien d’étonnant à ce que le serviteur ne subisse le même sort que son Maître.
SEBASTE AUJOURD'HUI
L'empereur Licinius ayant ordonné que toute son armée sacrifie aux dieux, 40 soldats de la Légion fulminante, alors campée à Sébaste, en Arménie, refusent de trahir la foi de leur baptême et n'ont tous qu'une réponse aussi simple que sublime : « Nous sommes chrétiens! » Ni la douceur, ni les menaces ne peuvent les gagner, et, après quelques jours de prison, ils sont conduits au supplice...

C'est le plein hiver, il y a près de la ville un étang couvert de glace, le gouverneur donne l'ordre d'y exposer les 40 soldats pendant toute une nuit... Les Saints Martyrs, joyeux de souffrir pour Jésus-Christ, disent: « Il est bien difficile, sans doute, de supporter un froid si aigu, mais ce sera une chose douce d'aller en Paradis par ce chemin, le tourment est de peu de temps, et la gloire sera éternelle, cette nuit cruelle nous vaudra une éternité. Seigneur, nous entrons 40 au combat, faites que nous soyons 40 à recevoir la couronne. »

Qui peut imaginer les tortures endurées par ces hommes héroïques sur leur lit de glace ? La seule pensée en fait frémir. Au milieu de la nuit, un des combattants se laisse vaincre par l'intensité du froid, il abandonne le poste d'honneur et vient se jeter dans le bassin d'eau tiède préparé à dessein, mais la brusque transition de température le suffoque, et il expire aussitôt, perdant à la fois la vie de la terre et la vie du Ciel... Fin doublement misérable, qui ne sert qu'à fortifier tous les autres martyrs dans leur inébranlable résolution de souffrir jusqu'à la mort.

Vers la 3e heure de la nuit, une grande clarté paraît dans le ciel des anges descendent avec 40 couronnes qu’ils posent sur la tête des 40 soldats demeurés sur l’étang.
Le gardien, placé non loin de l’étang pour les surveiller, voit qu’il reste une couronne. Ses yeux s’ouvrirent à la lumière de la foi, il crut en Jésus-Christ, quitta ses vêtements et alla rejoindre les 39 martyrs.
En ce moment une brillante lumière inonde la surface glacée, l'un des gardiens, ébloui par cette céleste clarté, lève les yeux et voit des anges descendre du Ciel, tenant à la main des couronnes suspendues au-dessus de la tête des généreux martyrs, hélas la 40e couronne est sans destination : « Elle sera pour moi, » se dit-il, et quittant ses vêtements, il va remplacer sur la glace le malheureux apostat, en s'écriant : « Je suis chrétien ! »

Le lendemain matin, les martyrs respirent encore, le gouverneur leur fait briser les jambes et ordonne de les jeter dans un bûcher ardent.
Le plus jeune d'entre eux, Méliton, est encore plein de vie, aidé des exhortations de son héroïque mère, il résiste à toutes les sollicitations des bourreaux, et consomme dans le feu son sacrifice avec ses glorieux compagnons.
Leurs corps brûlés, leurs ossements sont jetés dans une rivière... Mais ils flottent sur l'eau et sont recueillis par les fidèles.
Les soldats chrétiens des premiers siècles ont souvent illustré leur foi et leur courage dans les supplices, au milieu des persécutions.
Les Quarante Martyrs sont 40 soldats d’une légion romaine stationnée à Sébaste (actuellement SIVAS en Cappadoce, province de Turquie). Issus de différentes nations, ils sont tous chrétiens et attachés à leur foi.
Le jour venu, Agricola ordonne de retirer les soldats de l’étang et de leur briser les jambes pour leur donner le coup de mort. Les martyrs répètent la parole du psalmiste : Nous avons passé par l’eau et par le feu, Seigneur, vous nous avez retirés pour nous procurer le rafraîchissement. (Ps.65, 12)
Les bourreaux ne le placent pas Méliton dans le chariot dans l’espoir qu’il change peut-être de résolution. Sa mère qui est présente, le prend, le place sur le chariot, l’accompagne jusqu’au bûcher, le visage plein d’allégresse et l’encourage de ses paroles : Mon fils, achève avec tes compagnons le cours de ton martyre...
Les parcelles des reliques sont partagées, selon un usage fort répandu au IVe siècle. Une bonne partie semble être restée à Sébaste.
LA PRÉPARATION AU MARTYRE
La fête des 40 martyrs se situe pendant le carême pour nous encourager à mener à bien le combat spirituel qui est le nôtre. Le martyrologe a transmis les 40 noms de ces martyrs parmi lesquels se trouve Valère. Que ce Saint Patron nous inspire !
Saints Martyrs de Sébaste, priez pour nous !!!
Les Quarante martyrs de Sébaste sont des soldats de la Douzième Légion en garnison à Mélitène en Arménie Romaine (Turquie actuelle). Vers 320, ils refusent, malgré la torture, de renier leur foi chrétienne. Ce sont des saints chrétiens fêtés le 9 mars.

« « La mémoire de leurs 40 noms a été conservée sous plusieurs variantes qui diffèrent assez peu les unes des autres : Acace, Aétius, Alexandre, Angias, Athanase, Candide (ou Claude), Cyrille, Dométien, Domnus, Ecdikios, Élie, Eunoïque, Eutychius, Flavius, Gaïus, Gorgonius, et un second Gorgonius, Hélien, Héraclius, Hésychius, Jean, Khoudion, (Léonce), Lysimaque, Mélèce, Méliton, Nicolas, Philoktimon, Priscus, Quirion, Sacerdon, Sévérien, Sisinius, Smaragde, Théodule, Théophile, Valens, Valère, Vivien, Xanthias, et le gardien Aglaïos. » »

Cette persécution a été ordonnée par Licinius, empereur en Orient, alors qu'il est convenu avec Constantin Ier, empereur en Occident, de laisser aux chrétiens leur liberté de conscience (Édit de Milan). Pour faire respecter la fin des persécutions, Constantin Ier prend les armes contre Licinius, le vainc et devient seul empereur Romain.
Le plus ancien témoignage écrit de leur martyre est un sermon attribué à Saint Basile (BHL 7541).
Une ville du Sud de l'Albanie porte le nom de ces martyrs, très vénérés dans tout le monde chrétien, Sarandë, du mot grec « Σαράντα » (Saranda) qui signifie « Quarante ».

Guillaume Apollinaire utilise cette référence dans le poème La Chanson du mal-aimé, paru en 1913 dans son recueil Alcools, comme une image de la constance amoureuse au milieu des souffrances :
« J'ai hiverné dans mon passé
Revienne le soleil de Pâques
Pour chauffer un cœur plus glacé
Que les quarante de Sébaste
Moins que ma vie martyrisés »

A Sébaste, le 10 mars 320, la passion des Quarante Martyrs, soldats chrétiens dont le culte est célébré dans tout l’Orient dès la fin du même siècle. Les grands docteurs Basile, Grégoire de Nysse et Éphrem prononcent des homélies en leur honneur.
A Rome un oratoire leur est consacré vers le VIIIe siècle. Leur fête apparaît au XIe siècle
Une même prière est celle de tous : « Seigneur, disent-ils, nous sommes entrés 40 dans la lice, accordez-nous d’être aussi 40 à recevoir la couronne, et qu’il n’en manque pas un à ce nombre. Il est en honneur, ce nombre que vous avez consacré par un jeûne de 40 jours, ce nombre par le moyen duquel la loi divine est donnée au monde, et c’est aussi en cherchant Dieu par un jeûne de 40 jours qu’Élie a obtenu de le voir. » Telle est leur prière.

Le nombre quadragénaire éclate aujourd’hui sur le Cycle, 40 nouveaux protecteurs se lèvent sur nous, comme autant d’astres pour nous protéger dans la sainte carrière de la pénitence. Sur la glace meurtrière de l’étang qui est l’arène de leurs combats, ils se rappellent, nous disent leurs Actes, les 40 jours que le Sauveur consacre au jeûne, ils sont saintement fiers de figurer ce mystère par leur nombre.
Afin de célébrer plus dignement la mémoire de ces célèbres Martyrs, empruntons quelques traits à la Liturgie grecque qui chante leur gloire avec un saint enthousiasme.

Supportant avec générosité les maux présents, remplis de joie à cause de la récompense qu’ils espèrent, les Saints Martyrs se disent entre eux : « Ce n’est pas un vêtement que nous dépouillons, c’est le vieil homme, l’hiver est rigoureux, mais le Paradis est doux, la glace est cruelle, mais le repos est agréable. Ne reculons donc pas, chers compagnons, souffrons un peu, afin de recevoir du Christ Seigneur et Sauveur de nos âmes la couronne de victoire. »
L’ÉGLISE DES QUARANTE MARTYRS
Venez, frères, célébrons par nos louanges la phalange des Martyrs, brûlée par la froidure, et consumant par son ardeur le froid de l’erreur, l’armée généreuse, le bataillon sacré toujours résistant et invincible, combattant sous ses boucliers réunis, les défenseurs et les gardiens de la foi, le chœur divin des Quarante Martyrs, les intercesseurs de l’Église, eux dont la prière est puissante auprès du Christ pour obtenir la paix à nos âmes et la grande miséricorde.
Vaillants soldats de Jésus-Christ, qui consacrez par votre nombre mystérieux l’ouverture de la Sainte Quarantaine, recevez aujourd’hui nos hommages. Toute l’Église de Dieu vénère votre mémoire, mais votre gloire est plus grande encore dans les cieux.
Enrôlés dans la milice du siècle, vous étiez avant tout les soldats, du Roi éternel, vous lui avez gardé fidélité, et, en retour, vous avez reçu de sa main la couronne immortelle. Nous aussi nous sommes ses soldats, et nous marchons à la conquête d’un royaume qui sera le prix de notre courage. Les ennemis sont nombreux et redoutables, mais, comme vous, nous pouvons les vaincre, si, comme vous, nous sommes fidèles à user des armes que le Seigneur nous a mises entre les mains.
La foi en la parole de Dieu, l’espérance en son secours, l’humilité et la prudence assureront notre victoire. Gardez-nous, ô Saints Athlètes, de tout pacte avec nos ennemis, car, si nous voulions servir deux maîtres, notre défaite serait certaine.
Durant ces 40 jours, il nous faudra retremper nos armes, guérir nos blessures, renouveler nos engagements, venez-nous en aide, guerriers émérites des combats du Seigneur, veillez, afin que nous ne dégénérions pas de vos exemples.
Une couronne aussi nous attend, plus facile à obtenir que la vôtre, elle pourrait cependant nous échapper, si nous laissions faiblir en nous le sentiment de notre vocation. Plus d’une fois, hélas ! nous avons semblé renoncer à cette heureuse couronne que nous devons ceindre éternellement, aujourd’hui nous voulons tout faire pour nous l’assurer, Vous êtes nos frères d’armes, la gloire de notre commun Maître y est intéressée, hâtez-vous, ô Saints Martyrs, de venir à notre secours.

Ainsi au XIIe siècle, Callixte II leur érige un petit oratoire au pied du Janicule, non loin du titre Transtévérin de Callixte. Une autre église sous leur vocable s’élevait près de l’antique Camp Prétorien, et elle est mentionnée à l’époque d’Innocent IV. Plus près du centre de la Ville, sur la voie papale, s’élevait le temple Sanctorum Quadraginta de calcarariis, consacré aujourd’hui aux stigmates de Saint François, et enfin, à proximité de l’amphithéâtre Flavien, se trouve le temple Sanctorum Quadraginta, titre cardinalice aujourd’hui détruit...

Le culte envers les quarante Martyrs de Sébaste est très répandu en Orient. Nous possédons encore le texte de leur testament, que désormais le plus grand nombre des critiques tient pour authentique, et qui mérite, en conséquence, d’être considéré comme un vrai joyau de l’antique littérature chrétienne.


Quarante martyrs de Sébaste — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Quarante_martyrs_de_Sébaste
Les Quarante martyrs de Sébaste étaient des soldats de la Douzième Légion en garnison à Mélitène en Arménie romaine (Turquie actuelle). Vers 320, ils ...
Termes manquants : année

10/03 Les saints Quarante Martyrs - Introibo
www.introibo.fr › Missel › Sanctoral
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