samedi 23 juillet 2016

EN REMONTANT LE TEMPS... 309

2 JUILLET 2016...

Cette page concerne l'année 309 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

L'EMPIRE SASSANIDE ET SON GRAND VOISIN L'EMPIRE ROMAIN.

CAVALIER SASSANIDE
L'Empire Sassanide doit son nom au dernier empire Iranien préislamique. C'est l'une des 2 grandes puissances en Asie occidentale pendant plus de 400 ans. Fondée par Ardashir qui met en déroute le dernier roi Parthe (arsacide), Artaban IV, elle prend fin lors de la défaite du dernier Roi des Rois Shahanshah, Yazdgard III (632-651). Ce dernier, après 14 ans de lutte, ne parvient pas à repousser le Califat Arabe, le premier des empires islamiques... Le territoire de l'Empire Sassanide englobe la totalité de l'Iran, l'Irak, l'Arménie, le Caucase sud (y compris le Daghestan du sud), l'Asie Centrale du sud ouest, l'Afghanistan Occidental, des fragments de Turquie, de Syrie, une partie de la côte de la péninsule Arabe, la région du Golfe Persique et des fragments du Pakistan Occidental. Les Sassanides appellent leur empire Eranshahr, « l'Empire Iranien ». Sassan, son fondateur plus ou moins légendaire, prêtre du temple d’Anahita à Istakhr se proclamait descendant de Darius III, le dernier souverain Perse achéménide battu par Alexandre le Grand...
C'est en 224, avec la victoire de son successeur, Ardashir, sur le dernier roi Parthe Artaban IV, que débute réellement la période Sassanide.

Au IVe siècle les Sassanides doivent alors céder 5 provinces à l'Est du Tigre et renoncer à leurs prétentions en Arménie et en Géorgie. Narseh cède son trône en 301 et meurt en 302. Son fils, Hormizd II mate les révoltes au Sistan et au Kushan mais doit céder devant la noblesse... Il est tué par des Bédouins en 309. Néanmoins, de nombreux problèmes se rencontrent sur les frontières Occidentales comme Orientales. À l’Est, l'expansion progressive des Sassanides provoque des soulèvements chez les nomades Kouchans, qui refusent de céder leur territoire, et engagent de nombreuses batailles. Un peu plus tard, à la fin du IVe siècle, ce seront les Huns, Chionites puis Kidarites qui déferleront sur l'Iran.
Mais le monde Romain lui aussi s'accommode mal de l'arrivée au pouvoir d'une dynastie qui ne cherche qu'à s'étendre, et des conflits incessants ont lieu entre ces deux puissances. On peut ainsi noter la victoire de Shapur Ier sur Valérien en 260, qui est suivie de revers et d'autres victoires, avant d'aboutir finalement à un traité de paix en 384 entre Théodose et Shapur III : Face à la menace des Huns, les Romains appliquent une politique d'État allié et décident de payer les Sassanides pour que ceux-ci protègent le Caucase et bloquent les peuples d'Asie centrale...
Un peu avant le temps de Constantin, Dioclétien, roi inique, a voulu effacer le nom du christianisme de dessus la terre, chose après laquelle il soupire jour et nuit. Il donne donc ordre que les églises soient détruites et tous les fidèles tués sans merci.
De quelle terreur et de quel tremblement est saisi le monde entier, lorsque cet ordre impitoyable est édicté ! Les païens ne suffisent pas à égorger les chrétiens un à un mais ils les font mourir en masse ou les brûlent, sans même les faire passer devant les juges... On voit quelquefois le père devenir le bourreau de son enfant et le frère celui de son frère.
Le rempart (haie) de la compassion naturelle est renversé. Pendant que les rois Romains se livrent à de pareils forfaits et qu'une telle passion de tuer les dévore, ils sont incapables de gouverner le peuple.
Hormizd, roi des Perses, ayant eu connaissance de cela, prend une grande armée et saccage plusieurs villes Romaines.
LA PORTE DES PAÏENS
Dieu, à la vue de tous ces sacrilèges, se lève et tous ses ennemis se dissipent et ceux qui le haïssent s'enfuient de devant lui, s'évanouissant comme la fumée et fondant comme la cire (Ps. LXVIII, 1, 2).
Il les livre à des supplices sans miséricorde et fait régner sur eux son serviteur Constantin à qui il montre le signe de la croix sur les nuées lumineuses, portant écrit : par ce signe tu vaincras. Il prend cet emblème de la croix et en donne à tous ses soldats. Par Constantin le Christ met en fuite, les soldats des démons rebelles, et la croix qui était le signe de la honte, devient pour tous un signe de victoire : Aux riches et aux pauvres, aux nobles et aux roturiers, aux savants et aux ignorants...

À la mort du roi Hormizd II (302–309), les dirigeants persans tuent son fils aîné Adhur-Narseh, aveuglent le deuxième et emprisonnent le troisième (Hormizd, qui s'enfuit ensuite à Byzance)... Le trône est réservé pour le fils encore à naître d'une des femmes de Hormizd II. Shapur II est donc le seul roi de l'histoire à avoir été couronné in utero : La couronne est placée sur le ventre de sa mère. L'enfant, nommé Shapur, est donc né roi, le gouvernement est exercé par sa mère et d'autres personnages haut-placés de l'empire. Quand Shapur II atteint l'âge de gouverner, il se révèle être un des plus grands rois de la dynastie.

Les Sassanides étant incapables de s'opposer à la restauration de l'Empire Kouchan, Hormizd II a épousé une fille du roi de Begram, lequel profite de la minorité de Shapur II pour reprendre Merv et le Seistan. Hormizd II est finalement battu et tué par les Arabes de la tribu des Ghassanides selon Tabari et sa succession ouvre la voie aux luttes internes... Il a épousé une fille du roi de l'Empire Kouchan du Gandhara, dont :
Adhur-Narseh, empereur de Perse
Un fils anonyme, qui est mis en prison et exécuté par les nobles favorables à Shapur II
Hormizd, qui se réfugie à Constantinople.
Le roi épouse aussi Ifra-hormazd, dont :
Ardachîr II, empereur de Perse
Shapur II, fils posthume et empereur de Perse.
Hormizd a enfin deux autres fils avec une autre épouse ou une concubine :
Adurfrazgird ;
Zamasp.
Le roi est également le père de 2 filles :
Hormizddouḵht, épouse de Vahan Mamikonian dit l'« Apostat »
ARCHER SASSANIDE
Asaï, épouse d'Ourhnayr, roi d'Agbhanie (Azerbaïdjan) vers 370.

Le fils posthume d'Hormizd II, Sapor II, monte sur le trône vers 309, c'est alors un enfant et une longue régence voit sa mère et les Grands de l'Empire gouverner. C'est une période de paix avec Rome qui connaît la longue guerre civile se terminant par le triomphe de Constantin. Le royaume Kouchan profite d'un certain dynamisme pour gagner des territoires. Une fois aux commandes, la première campagne du roi des rois est destinée aux provinces Orientales.
La puissance Kouchane est écrasée, le territoire est rattaché à l'empire... Une révolte Lakhmide est écrasée.
Une fois tranquillisé de ce côté, Sapor II veut effacer ces traités de paix qui amputent l'Empire Sassanide de nombreuses provinces occidentales.
Les hostilités envers l'empire de Constantin commencent vers 337 et l'objectif de Sapor est la prise des grandes forteresses en Mésopotamie Romaine, Nisibis, Singara et Amida.

L'empereur Constantin meurt à Nicomédie avant de lancer sa campagne. Sapor lance 3 offensives en vain contre Nisibis et si les combats contre Constance II sont favorables la décision ne vient pas.
Le siège de Singara en 344 est violent, les légionnaires ont l'avantage et le siège doit être levé par l'armée Sassanide tandis que la Transoxiane est pillée par des nomades.
Puis la stratégie romaine devient plutôt défensive, on construit des forts avec Nisibis comme centre principal. Cette cité est assiégée 3 fois par Sapor les défenses tiennent jusqu'en 360.
HORMIZD II
Sapor II prend peu à peu le dessus. C'est vers 350 qu'une nouvelle invasion survient à l'Est, ce sont des Huns Blancs appelés « Chionites Hephtalites ». Ces combats sont suffisamment âpres pour que les négociations s'engagent et aboutissent à l'accord suivant : le Shah fournit des terres où les envahisseurs pourront s'installer tandis que Grumbates, leur roi, fournit des troupes au roi des rois pour lutter contre les Romains. Alors Sapor peut se consacrer à son principal ennemi qui tente d'obtenir un règlement pacifique mais en vain.
Alors que Constance est mobilisé sur le Danube, Sapor décide une vigoureuse campagne en territoire Romain, concrétisée par la reprise de l'Arménie, l'invasion de la Syrie et la prise, au bout de 73 jours de siège, de la cité Romaine d'Amida, sur le Haut Tigre, vers 359.
Ce retard et les pertes significatives, on parle de 30 000 vétérans, détermine la fin précipitée de la campagne.

En 360, l'armée Romaine envahit l'Arménie mais se retire, frappée par la famine.
L'empereur Constance demande à son César, Julien des renforts de Gaule que celui ci ne peut lui envoyer. En effet, les Gaulois se sont révoltés contre la décision de l'empereur et ont proclamé Julien empereur.

Sous le règne de Shapur II, le rassemblement de l'Avesta est terminé, l'hérésie et l'apostasie sont punis et les Chrétiens persécutés.
Ceci est en réaction à la christianisation de l'Empire Romain depuis l'empereur Constantin. Il connaît des succès dans ses batailles à l'Est du pays, et la ville de Nishapur au Khorasan (alors en Parthie) est reconstruite par lui.
ART SASSANIDES

Les Sassanides règnent sur le Grand Iran de 224/651. Cette période constitue un âge d'or pour la région tant sur le plan artistique que politique et religieux.
C'est, avec l'empire Romano-Byzantin, l'une des deux grandes puissances en Asie Occidentale pendant plus de 400 ans.

Hormizd II — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hormizd_II
Hormizd II est un empereur sassanide ayant régné de 302 à 309. Sommaire. [masquer]. 1 Biographie; 2 Descendance; 3 Notes et références; 4 Bibliographie ...
Termes manquants : année

Shapur II - comoria.com
www.comoria.com/280777/Shapur_II
Quand le roi Hormizd II (302–309) mourut, les dirigeants persans tuèrent son fils aîné, ... jours, et il prit Singara et d'autres forteresses l'année suivante (360).





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