mardi 19 juillet 2016

EN REMONTANT LE TEMPS... 317

24 JUIN 2016...

Cette page concerne l'année 317 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

LE LAMPISTE VALERIUS VALENS IMMOLE A LA RAISON D’ÉTAT

Gaius Aurelius Valerius Valens (mort en 317) est un empereur Romain qui a co-régné avec Licinius de la fin 316 au 1er mars 317. On ignore tout de sa biographie avant qu'il devienne coempereur sinon qu'il avait été dux limitis en Dacie.

La biographie de Valerius Valens est largement inconnue. Il apparaît dans le cadre de la guerre civile entre les deux coempereurs Licinius et Constantin... Lorsque Licinius, perdant du terrain dans les Balkans après sa défaite à Cibalae, en Pannonie en octobre 316, et se replie en Dacie dont Valerius Valens défend les frontières.
Vers le mois de décembre, il constitue une nouvelle armée à Hadrianopolis, en Thrace avec l'aide de Valens qu'il nomme Auguste pour l'Orient en lieu et place de Constantin qu'il a officiellement déposé.

Une seconde bataille oppose Licinius et Constantin dans la plaine de Mardia au début 317 et, bien que l'issue en soit indécise, une paix est conclue par laquelle Licinius perd les territoires Occidentaux (Grèce, la Macédoine et les pays Danubiens), à l'exception de la Mésie inférieure et de la Thrace. Licinus doit déposer Valens (privé de sa dignité comme l’auteur de leur division en octobre 316), reconnaître Constantin comme Auguste et supérieur de Licinius dans le gouvernement, et ses enfants comme césars tandis qu'un traité de paix est signé à Sardique le 1er mars, dont les termes n'ont pas été conservés, Valens est exécuté - immolé - par Licinius peu après à une date inconnue.

« « Au bout de cent dix ans dont le cercle renferme
De l’âge des humains presque le plus long terme,
Souvenez-vous Romains, de présenter aux dieux
Des sacrifices saints qui plaisent à leurs yeux.
Souvenez-vous surtout, plus que d’aucune chose,
Dans le champ que le Tibre de son eau vive arrose,
D’élever aux grands dieux de superbes autels,
Aux grands dieux honorés du titre d’immortels.
Lorsque dessous les eaux le brillant œil du monde
Aura comme éclipsé sa lumière féconde,
Des chèvres, des agneaux offerts dévotement
Aux parques qui sont nés de l’humide élément.
Présentez à Lucine un juste sacrifice,
Qui la rende à vos vœux favorable et propice.
Immolez un porc noir, avec de chastes mains,
A la terre, des dieux la mère et des humains;
Quand le jour aura pris sa nouvelle naissance,
Adorez de Jupin la céleste puissance,
De Junon, de Phébus et des divinités,
Dont la blanche victime attire les bontés.
Que les jeunes garçons et que les jeunes filles,
Ces tendres rejetons, ces sources des familles,
Chantent des airs charmants et des concerts divers,
En l’honneur de ces dieux qui règlent l’univers.
Mais qu’ils chantent à part, sans qu’on puisse confondre,
La fille et le garçon qui veulent se répondre;
Que nul n’y soit trouvé de ceux à qui le sort
De leurs parents perdus a fait pleurer sa mort.
Que celle qui jouit d’un heureux hyménée,
A l’autel de Junon humblement prosternée,
Attire de ses vœux, par l’ardente ferveur,
Sur les sexes divers la divine faveur.
Que chacun à l’autel apporte les prémices,
Qui du céleste esprit font les saintes délices.
Ainsi des dieux contents tu gagneras le cœur,
Et des peuples voisins tu seras le vainqueur. » »

Si ces saintes cérémonies avaient été religieusement observées ainsi que l’oracle l’ordonnait, l’empire Romain aurait conservé sa puissance sur tout le monde qui nous est connu, mais parce qu’elles ont été négligées, depuis que Dioclétien s'est démis de l’autorité souveraine, il s’est diminué peu à peu, et est tombé sous la domination des Barbares, comme il m’est aisé de le justifier par l’ordre des temps.
Il y a 101 ans depuis le consulat de Chilon et de Libon, durant lequel l’empereur Sévère donne les jeux séculiers, jusqu’à ce que Dioclétien soit consul pour la 9e fois, et Maximien pour la 8e. C'est alors que Dioclétien renonce à la puissance souveraine pour se réduire à une condition privée, et que Maximien suit son exemple.
Les 110 ans après lesquels cette solennité doit être renouvelée sont accomplis au 3e consulat de Constantin, et de Licinius... Le peu de soin que ce prince a de la célébrer est la véritable cause du mauvais état où nos affaires sont réduites.

Constance et Maximien Galère, qui sont déjà parvenus à l’empire, déclarent Sévère et Maximin césars, ce dernier est fils de la sœur de Galère et ils assignent l’Italie à Sévère, et l’Orient à Maximin.
Nos affaires sont dans un état florissant, et les victoires remportées sur les Barbares les obligent à se tenir en repos, lorsque Constantin né de Constance et d’une femme qu’il n’a point épousée selon les lois, aspirant depuis longtemps à l’empire, et brûlant d’un désir plus violent de le posséder, se résout d’aller chercher son père au delà des Alpes, et jusques en Grande-Bretagne, où il est alors...
Ayant peur d'être attaqué en chemin, à chaque poste il fait couper les jarrets aux chevaux dont il s’est servi, et à tous ceux qui sont entretenus des deniers publics.

L’empereur Constance étant mort pendant ce temps, ses gardes jugeant qu’aucun de ses fils légitimes ne mérite de posséder l’empire, nomment césar Constantin, pour ses bonnes qualités, et gagnés par ses promesses, (et pourtant nous savons bien ce quelles valent)
Selon la coutume, le portrait du nouveau césar est affiché à Rome, Maxence fils de Maximien Herculius, ne peut admettre que Constantin, venant d’une mère de basse condition, monte sur le trône, pendant que lui, fils d’un empereur, est frustré de ce droit.
Se servant des tribuns Marcellien et Marcel, et de Lucien, fonctionnaire distributeur de chairs de porc, et des compagnies des gardes auxquels il ont fait de grands présents, le font proclamer empereur...

Leur premier exploit est le meurtre d’Abellius, qui occupent la charge de préfet de la ville de Rome, et a voulu déjoué leur dessein.
Au premier bruit de cette proclamation, Maximien Galère envoie Sévère combattre Maxence, mais celui-ci ayant corrompu les Maures avec lesquels il est parti de Milan, et d'autres troupes, gagné l’affection d’Anullin, préfet du prétoire, il le défait sans peine...
Sévère se sauve à Ravenne, ville forte, populeuse, et remplie des provisions nécessaires pour la subsistance d’une armée.
Maximien Herculius craignant pour la vie de Maxence son fils, part de Lucanie vers Ravenne. Jugeant cette ville trop forte et trop bien pourvue de toute sorte de munitions pour obliger Sévère à en sortir malgré lui. Il le trompe par des serments, et le fait aller à Rome. Sévère tombe dans un piège que Maxence lui a dressé sur le chemin, près d’un endroit nommé les Trois Tavernes, et ayant été pris, il est étranglé...

Maximien Galère part un peu après d’Orient pour venger sa mort, mais quand il arrive en Italie il a de forts soupçons sur la fidélité des gens de guerre, et s’en retourne sans avoir livré combat.
Maximien Herculius, fâché de la guerre civile qui trouble le repos de l’empire, va trouver Dioclétien qui est alors à Chartres, ville des Gaules, pour le persuader de reprendre le gouvernement de l’empire plutôt que de le laisser ruiner par l’ambition d’une jeunesse emportée.
Mais Dioclétien préfère le repos de sa retraite aux inquiétudes du gouvernement. Maximien va jusqu’à Ravenne, et de là retourne au-delà des Alpes pour conférer avec Constantin.
Méfiant et perfide Maximien lui promet en mariage Fausta, sa fille, tout en lui conseillant de poursuivre Maximien Galère qui se retire d’Italie, et de tendre un piège à Maxence.
Ayant trouvé Constance disposé à suivre son conseil, il compte remonter sur le trône, par la compétition qu’il fait naître entre Constantin, son gendre, et Maxence, son fils.
Pendant qu’il trame cette trahison, Maximien Galère entreprend d’élever sur le trône Licinius, avec qui il est uni par une ancienne amitié, et de s'en servir pour faire la guerre à Maxence. Maximien Galère étant mort d’une blessure incurable, Licinius s’empare de la souveraine puissance...
Maximien Herculius voulant remonter sur le trône, essaie de débaucher les soldats de Maxence, mais celui-ci ayant conservé leur affection par ses présents et par ses prières, tend un piège à Constantin, son gendre, pour le perdre. Fausta sa fille l’ayant découvert, il meurt à Tarse de regret.
Maxence ayant évité ce piège, et croyant sa puissance bien affermie, envoie son portrait en Afrique, et à Carthage.
Les gens de guerre qui sont dans le pays empêchent qu’il ne soit proposé en public, à cause de l’affection qu’ils portent à Maximien Galère, et de la vénération qu’ils lui conservent. Craignant que Maxence ne se venge de leur désobéissance ils se retirent à Alexandrie, où accueillis par des troupes auxquelles ils ne peuvent résister, ils retournent par mer à Carthage.

Maxence, irrité de leur insolence, pense passer en Afrique pour la réprimer... Les aruspices ayant fait des sacrifices, rapportent que les dieux ne sont pas favorables à cette expédition, il n’ose l'entreprendre, d’ailleurs, il appréhende qu’Alexandre, lieutenant du préfet du prétoire d’Afrique, ne s’oppose à son passage.

Le feu ayant pris à Rome, soit le feu du ciel ou le feu de la terre, car cela est incertain, le temple de la Fortune est consumé.
Dans la foule de ceux qui sont accourus pour l’éteindre, un soldat ayant vomi des blasphèmes contre la déesse, et le zèle du peuple ayant puni de mort le soldat, les gens de guerre prennent les armes, et il est à craindre qu’ils ne ruinent la ville, Maxence qui ne cherche qu’un prétexte de faire la guerre à Constantin, apaise cependant les révoltés, tout en l’accusant d’être cause de la mort de son père.

Cette guerre ayant été terminée de la sorte, les dénonciateurs ont la liberté d’accuser toutes les personnes les plus remarquables d’avoir favorisé le parti d’Alexandre. On ne fait pas grâces aux accusés, et on ôte le bien à ceux à qui on n’ôte point la vie. On triomphe à Rome des maux de Carthage.

Comme les deux partis combattent fort vaillamment, les 5 000 que Constantin a envoyés poursuivre Licinius surviennent, et descendent d’une hauteur pour se joindre au reste de leur parti, et pour envelopper les ennemis de toutes parts. L’armée de Licinius s’étant défendue avec une valeur incroyable, et plusieurs ayant été tués de côté et d’autre, les deux partis se séparent au signal qui est donné. Le jour suivant ils font un accord par lequel Constantin doit avoir l’Illyrie, et tout ce qui est au-delà, et Licinius, la Thrace et l’Orient, et par lequel Valens que Licinius a déclaré césar doit être privé de sa dignité comme l’auteur de leur division.
Cet accord ayant été confirmé par des serments réciproques, afin qu’il soit plus inviolable, Crispus que Constantin avait eu d’une concubine nommée Minervine, un autre fils nommé Constantin qui lui était né depuis peu de jours à Arles, et un fils de Licinius, âgé de près de vingt mois, sont déclarés césars, et ainsi la seconde guerre est terminée...

(Et le malheureux et éphémère co-empereur Valérius Valens disparaît corps et bien dans les oubliettes de l'histoire sans doute pour avoir trop bien servi son colistier Licinius, situation qui se voit encore de nos jours dans les sphères gouvernementales)



Valerius Valens — Wikipédia
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Gaius Aurelius Valerius Valens (mort en 317) est un empereur romain qui corégna avec Licinius de la fin 316 au 1 mars 317. On ignore tout de sa biographie ...
Termes manquants : année
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