jeudi 17 mars 2016

EN REMONTANT LE TEMPS... 424

13 MARS 2016...

Cette page concerne l'année 424 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !


LA FONCTION DES PRÉFETS ROMAINS SOUS L’ANTIQUITÉ TARDIVE.

Le préfet du prétoire (præfectus prætorio) est l'officier commandant la garde prétorienne à Rome, sous le Haut-Empire, et un haut fonctionnaire à la tête d'un groupe de provinces, la préfecture du prétoire, dans l'Antiquité Tardive.

Les préfets, d'origine pour la plupart Gallo-Romaines, souvent tiraillés entre leurs attaches locales et leur fonction romaine (cf. Arvandus, ..), ont un rôle civil et non militaire bien que parfois dans le contexte de l'époque, la distinction soit difficile à faire (voir Exuperantius, Tonantius Ferreolus, Paeonius). Une autre caractéristique des préfets du prétoire des Gaules, réside dans la présence de véritables « dynasties » familiales récipiendaires de cette fonction, comme par exemple au Ve siècle les familles d'Avitus et de Sidoine Apollinaire.
En 407, le siège de la préfecture du prétoire des Gaules est rapatrié de Trèves à Arles.
L' Histoire critique de l'établissement de la monarchie Franque dans les Gaules (livre 1 chapitre 7 de 1734) décrit l'organisation de la préfecture du prétoire des Gaules à ce début du Ve siècle :
« Il y a sous le préfet du prétoire du département des Gaules 3 vicaires généraux :
L'un est pour les Gaules.
Le second pour l'Espagne.
Le troisième pour la Grande-Bretagne.

Le préfet des Gaules, qui s' appelle le vicaire des 17 provinces, a sous lui les 17 gouverneurs ou recteurs de ces provinces, 6 d'entre eux portent le titre de président, et les 11 autres celui de proconsul.
Les comtes qui dans chaque cité particulière veillent à l'administration de la justice, et aux affaires de police et de finance, sont subordonnés au gouverneur dans la province où se trouve leur cité, soit que ce gouverneur s' appelle président, soit qu' il s'appelle proconsul.

De nombreuses institutions (comme le Sénat Romain), la préfecture du prétoire survit en Occident à la chute de l'Empire Romain en 476. Elle est attribuée par les souverains Barbares qui gouvernent des territoires anciennement Romains, et qui perpétuent les coutumes romaines.
La nature exacte de leur rôle n'est pas connue, mais l'on sait que Libère, nommé par l'ostrogoth Théodoric, roi d'Italie à Ravenne, a par exemple à se battre contre les Burgondes dans les années 520, ce qui montre une nouvelle évolution : De strictement administrative, la fonction redevient probablement militaire.
D'après Édouard Baratier, le Préfet des Gaules a subsisté à Arles après 536, date du rattachement de la Provence aux Francs, il a été le représentant, pour la Provence gouvernée indivis, des rois Thibert et Childebert.
Les préfets du prétoire disparaissent au VIIe siècle, le dernier connu étant Alexandre, attesté en 626.

Dans l’itinéraire de Claudius Rutilius, on trouve quelques vers qui nous apprennent qu’Exuperantius de Poitiers est envoyé vers les Armoriques (Armoricas) pour leur persuader de se soumettre.
Cette démarche, que dom Bouquet place vers les années 416-417, est certainement antérieure à 424, puisque Exuperantius, préfet du prétoire à cette époque, est tué à Arles dans une émeute de soldats.

En 418, les empereurs Honorius et Théodose publient un édit qui renferme les dispositions suivantes : Il devait y avoir chaque année, à Arles , une assemblée générale composée des juges et des autres officiers des 7 provinces, ainsi que des évêques et des nobles, c’est-à-dire des députés de la propriété, l’assemblée doit être présidée par le préfet du prétoire : Une amende considérable est prononcée contre ceux des élus qui manquent à l’appel. Les 7 provinces sont la Viennoise, la province des Alpes, la seconde et la première Narbonnaises, la Novempopulanie, la seconde Aquitaine et la première Lyonnaise. (là aussi il faudrait remettre au goût du jour cette amende pour le sénat et même l'Assemblée nationale)

On peut considérer cette énumération comme le tableau des contrées qui, dans les Gaules obéissent à l’empire Romain en 418, le reste est indépendant ou appartient aux Barbares. Or, nous connaissons, d’une manière à peu près exacte quelle est la position de ceux-ci et par là nous sommes mis en droit de supposer que la confédération, qui d’abord n’occupe que la partie droite du Tractus Armoricanus , (au nord de la Loire), s’est accrue par l’adjonction des cités situées sur le territoire de Champagne et d’une portion de la Bourgogne actuelle.

L’arrivée d’Aëtius arrête les progrès de la confédération, et il faut sans doute attribuer aux efforts de ce général, qui bat successivement les Wisigoths dans le midi, les Bourguignons et les Francs vers le Rhin et du côté de Trèves, le changement de situation des cités de Champagne et d’une partie de la Bourgogne.
Elles rentrent alors sous le joug des Romains : Toujours est-il que plus tard nous les trouvons au nombre des contrées fidèles à l’empire, après les avoir vues, en 418, absentes de la liste des pays obéissant au préfet du prétoire des Gaules.
Ce qui rend cette version admissible, c’est la démarche d’un Saint évêque auprès du prêteur Romain, afin d’obtenir une diminution de tribut pour l’une des cités comprises dans les conquêtes que nous attribuons à Aëtius.
Saint Germain, à son retour de la Grande-Bretagnce c'est-à-dire vers 430, va solliciter à Arles le préfet des Gaules en faveur de la ville d’Auxerre.
Sa demande est accueillie or, une telle mission est difficilement explicable dans toute autre hypothèse. Cet excès extraordinaire d’impositions a une cause, et n’est-il pas probable que cette cause soit la dernière rébellion ?

5 ans après l’événement dont nous venons de parler, c’est-à-dire en 435 , toute la Gaule dite Ultérieure se met en mouvement et cherche à se constituer dans un état d’indépendance semblable à celui que possèdent déjà les cités du Tractus Armoricanus...

Avant d'en venir à ces importantes citations, il est nécessaire de donner la version qui nous paraît la plus exacte, celle que l’abbé Bobos a établie, et que dom Bouquet adopte dans ses notes. On doit entendre par servilia la classe inférieure du peuple, ou peut-être même ce que nous exprimerions par services des Gaules, c‘est-à-dire toute l’administration militaire et civile, tous les citoyens, tous les soldats, par in Bagaudiam il faut entendre en faveur des Bagaudes, quant a la partie des Gaules qui est le lieu de ce mouvement, nous renvoyons à une note de dom Bouquet, la signification est la même, celle-ci dépendant seulement de la situation du point où est placé l’écrivain. Par la suite, ou doit comprendre que l'insurrection occupe tout le nord des Gaules qui ne sont pas armoricains, savoir particulièrement les deux Belgiques.

C'est d'avoir créé ce préfet et ce maître, c'est d'avoir fait de la Gaule le ressort d'un vaste gouvernement, qui est la grande réforme du régime impérial au cours du IVe siècle. De ces deux chefs, le préfet du prétoire est, pour
quelques temps encore, le personnage prééminent. Son autorité est en quelque
sorte sublime et prestigieuse, le véritable rayonnement de la sainteté impériale. Si redoutable que soit la maîtrise de la milice, elle n'a pas la valeur morale du prétoire

Constantin a sans doute enlevé à celui-ci le commandement des armées : Il
n'empêche que le préfet tient à sa merci et les troupes et leur général, car c'est lui seul qui est en qualité pour leur fournir des vivres. Il a d'ailleurs le droit d'accompagner l'empereur sur les théâtres de guerre, d'y conduire des corps d'armée, d'assister aux conseils militaires et d'y donner un avis prépondérant.

Le préfet du prétoire, voilà donc le vice-roi de la gaule, le souverain de fait et de droit jusqu'au jour, où le maître de la milice essaie de le supplanter.
Ce que Séjan a été pour tout l'Empire par un caprice de Tibère, Vincentius le sera dans les Gaules après la chute d'Arbogast, en vertu des lois les plus
authentiques.
En fait et en droit, le préfet est noble parmi les plus nobles. Il se recrute dans
les rangs de la plus vieille aristocratie Romaine, et si par hasard la faveur
impériale donne le titre à quelque homme nouveau, comme Gratien à son maître
Ausone, ce préfet d'occasion fera souche de très grands seigneurs, de très hauts fonctionnaires et de très riches propriétaires : Le fils d'Ausone sera préfet comme lui, et son petit-fils, Honorius, aura la plus belle fortune de toute l'Aquitaine
Son pouvoir d'administrateur est à peu près illimité. Lorsque le jeune Julien est envoyé en Gaule à titre de César, le préfet du prétoire des Gaules, nommé
directement par Constance, lui fait comprendre qu'il est sinon son égal, du moins son tuteur.

Juge en appel et pour toutes causes, intendant des bâtiments, des vivres et des routes, chef de la police, contrôleur de la levée des impôts dont il
examine le chiffre, il est à tout prendre l'héritier des Fonteius de la République Romaine, et un héritier qui, cette fois, gouverne toute la Gaule, du Rhin aux Pyrénées.
Mais il faut ajouter aussitôt cette restriction, qu'aucune durée n'est
assignée à son pouvoir, et qu'un mot de l'empereur peut le réduire à néant.

424 — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/424
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Congrès historique réuni à Paris ...: Discours et ...
https://books.google.fr/books?id=Vck7AQAAMAAJ
Congrès historique, Paris - 1836 - ‎History
... fut certainement antérieure à 424, puisque Exuperantius, préfet du prétoire à cette ... édit qui renferme les dispositions suivantes : Il devaity avoir chaque année, ... les Gaules. obéissaient à l'empire romain en 418 ; le reste était indépendant ...

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