vendredi 29 janvier 2016

EN REMONTANT LE TEMPS... 478


20 JANVIER 2016...

Cette page concerne l'année 478 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

BASILICUS ÉPHÉMÈRE EMPEREUR BYZANTIN.

La Pannonie (en latin Pannonia) est une ancienne région de l'Europe
UN TURBULENT GOTH
Centrale, limitée au Nord par le Danube et située à l'emplacement de l'actuelle Hongrie, et partiellement de la Croatie, de la Serbie, de la Bosnie-Herzégovine, de la Slovénie, de l'Autriche et de la Slovaquie...
Les habitants originaux sont les Pannoniens peuple Indo-Européen apparenté aux Illyriens et aux Vénètes, qui sont envahis par les Celtes et les Boïens au IVe siècle av. J.-C.
Après la mort du roi des Huns Attila, en 453, la Pannonie est occupée successivement par les Ostrogoths, les Gépides puis les Lombards au début des années 500. Ils s’agglomèrent avec les débris de divers peuples (Sarmates, Hérules, Ruges, Suèves, etc.). Leur roi Waccho (vers 510-540) entretient de bons rapports avec l'Empire d'Orient, qui a repris la Dalmatie et bataille pour la reconquête de l’Italie.

En 568, les Lombards et leurs alliés quittent la Pannonie pour l’Italie.
Ils sont aussitôt remplacés par les Avars, qui occupent le bassin du Danube, et s’emparent de Sirmium en 582.
La romanisation de la Pannonie est déjà effacée, et leur présence coupe durablement la route commerciale entre la mer Adriatique et mer Baltique.

Leur royaume est plus solide et plus durable que celui des Huns, il menace l’Empire d’Orient, puis se heurte à l’expansion vers l’est des Francs au milieu du VIIe siècle. Ils sont soumis par Charlemagne en 811.

La Thrace (en grec ancien Θρᾴκη (Thrákê), en grec moderne Θράκη (Thráki), en bulgare Тракия (Trakija), en turc Trakya) est une région de la péninsule balkanique partagée entre :
La Bulgarie (Thrace du Nord),
La Grèce (Thrace Occidentale ou Thrace Égéenne)
La Turquie (Thrace Orientale).
Elle doit son nom aux Thraces, peuple Indo-Européen qui occupe la région dans l'Antiquité. Selon la mythologie Grecque, le dieu Dionysos et le héros Orphée en sont originaires.

Flavius Basiliscus († 477), est brièvement empereur romain d’Orient de 475 à 476 quand l’empereur Zénon est forcé de quitter Constantinople par une révolte. Sa date de naissance est inconnue...
Basiliscus est le frère de Vérine, épouse de l’empereur Léon Ier qui meurt en 474. Ses relations avec l’empereur lui permettent de poursuivre une carrière militaire, qui, après des premiers succès mineurs, se termine en 468, après qu’il a mené l’invasion Byzantine contre l’Afrique Vandale (une des plus grosses opérations militaires de l’Antiquité tardive) au désastre.

Basiliscus réussit à prendre le pouvoir en 475, en exploitant l’impopularité de Zénon, le successeur « barbare » de Léon, et un complot organisé par Vérine qui a pour conséquence la fuite de Zénon hors de Constantinople. Cependant, durant son court règne, Basiliscus s’aliène l’Église et le peuple de Constantinople en promouvant la position christologique monophysite en opposition à la l’orthodoxie Chalcédonienne largement acceptée.
De plus, sa politique d'affermissement de son pouvoir au moyen de rôles-clés offert à des hommes loyaux dresse contre lui les personnages importants de la cour, y compris sa sœur Vérine.

Ainsi, quand Zénon tente de reprendre son empire, il ne rencontre pratiquement aucune opposition en entrant triomphalement dans Constantinople capturant et tuant Basiliscus et sa famille.
Le combat entre Basiliscus et Zénon a empêché l’Empire d’Orient d'intervenir pour prêter main forte contre la chute de l’Empire Romain d’Occident qui a lieu début septembre 476.

Quand le chef des Hérules, Odoacre, dépose l’empereur d’Occident Romulus Augustule et renvoie les regalia impériales à Constantinople, Zénon vient juste de recouvrer son trône et ne peut qu'accepter le fait accompli... « Odoacre dux d’Italie ».
Probablement originaire des Balkans, Basiliscus est le frère de Vérine, la femme de Léon Ier. Certains pensent que Basiliscus est l’oncle d’Odoacre. Ce lien est basé sur l’interprétation d’un fragment du patriarche Jean d’Antioche (209.1), qui stipule qu'Odoacre et Armatus, le neveu de Basiliscus, sont frères.

On sait que Basiliscus a une femme, Zenonis, et au moins un fils, Marcus.
LES ATTRIBUTS DE L’IMPÉRATRICE  VERINE
La carrière militaire de Basiliscus débute sous Léon Ier L’empereur, son beau-frère, lui confère la dignité de dux, ou commandant en chef, en Thrace. Dans cette province, Basiliscus mène une campagne militaire victorieuse contre les Bulgares en 463.
Il succède à Rusticus en tant que magister militum per Thracias (464), et connaît quelques succès contre les Goths et les Huns (466 ou 467).
La considération de Léon pour Basiliscus augmente et l’intersession de Vérine en faveur de son frère aide la carrière militaire et politique de Basiliscus par l’obtention du consulat en 465 et probablement aussi du rang de patrice. Son ascension va cependant connaître un coup d’arrêt brutal.

En 468, Léon choisit Basiliscus comme chef de la fameuse expédition contre Carthage, capitale du royaume Vandale. Cette invasion est l’une des plus grandes entreprises militaires enregistrée dans les annales de l’histoire. C’est une opération amphibie qui comporte le déplacement de plus de 10 000 navires et 100 000 soldats.
Le but de l’opération : La punition du roi Vandale Genséric pour le sac de Rome de 455 durant lequel l’ancienne capitale de l’Empire Romain d’Occident a été ravagée par les 15 jours qu’il a duré et l’impératrice, Licinia Eudoxia, veuve de Valentinien III, et ses filles ont été emmenées comme otages.

La Sardaigne et la Libye sont déjà conquises par Marcellinus et Héraclius quand Basiliscus jette l’ancre près du Promontorium Mercurii, maintenant le Cap Bon, en face de la Sicile, à une soixantaine de kilomètres de Carthage. Genséric demande à Basiliscus 5 jours pour produire les conditions d’une paix... Pendant les négociations, Genséric rassemble ses navires et attaque soudainement le flotte Romaine.
Les Vandales ont rempli bon nombre de vaisseaux avec du matériel combustible et, durant la nuit, ces brûlots sont lancés contre la flotte Romaine qui ne se méfie pas. Les commandants Romains tentent de sauver quelques navires de la destruction, mais leurs manœuvres sont empêchées par l’attaque d’autres navires Vandales.

Au cœur de la bataille, Basiliscus prend la fuite. La moitié de la flotte Romaine est brûlée, coulée ou capturée, et l’autre moitié s’enfuit avec Basiliscus.
Toute l’expédition est un échec.
Héraclius fait retraite à travers le désert vers Tripolitania, tenant la position pendant 2 ans avant d’être rappelé, Marcellinus se retire en Sicile où il est rejoint par Basiliscus le général est cependant assassiné, peut-être à l’instigation de Ricimer, par un de ses propres capitaines, et le roi des Vandales exprime sa surprise et sa satisfaction que les Romains eux-mêmes suppriment du monde ses pires ennemis...

Après son retour à Constantinople, Basiliscus se cache dans l’église Sainte-Sophie pour échapper à la colère du peuple et la vengeance de l’empereur. Par la médiation de Vérine, Basiliscus obtient le pardon impérial et est simplement puni de bannissement à Heraclea Sintica en Thrace...

En 471 et 472, Basiliscus aide Léon à se débarrasser de l’influence Germanique à sa cour, fomentant avec lui le meurtre du magister militum Alain, Aspar. La mort de celui-ci est suivie d’une révolte en Thrace menée par l’Ostrogoth Theodoric Strabo.
Basiliscus est envoyé pour mater la révolte, ce qu’il réussit à faire avec l’aide de son neveu Armatus.
En 474, il est élevé au rang de caput senatus (« premier parmi les sénateurs »)

À la mort de Léon, Zénon, qui est un « barbare » de descendance Isaurienne, mais aussi le beau-frère de Léon, s’élève au rang d’empereur après le court règne de son fils Léon II (474).
Les origines « barbares » de l’empereur lui amènent l’antipathie du peuple de Constantinople.
De plus, le parti Germanique au sein de l’armée mené par Théodoric Strabo n’aime pas les officiers Isauriens envoyés par Léon Ier pour réduire sa dépendance vis-à-vis des Ostrogoths.
Finalement, Zénon réussit à s’aliéner le soutien du général Illus, suborné par Basiliscus...

Au centre de la conspiration trône Vérine, qui fomente une révolte populaire contre l’empereur. Le soulèvement, soutenu par Théodoric Strabo, Illus et Armatus, est un succès et Vérine convainc l’empereur de quitter la ville.
Zénon fuit vers ses terres natales, emmenant avec lui quelques Isauriens vivant à Constantinople ainsi que le trésor impérial...

Basiliscus est alors acclamé auguste le 9 janvier 475 au palais de l’Hebdomon par les officiers palatins et le Sénat. La foule de Constantinople consacre sa revanche sur Zénon en tuant presque tous les Isauriens encore dans la ville.
Au début, tout semble bien aller pour le nouvel empereur, qui tente même d’initier une nouvelle dynastie en conférant le titre d’Augusta à sa femme Aelia Zenonis et en nommant son fils Marcus césar, puis plus tard auguste. Cependant, à cause de sa mauvaise gestion en tant qu’empereur, Basiliscus perd rapidement la plupart de ses soutiens.

Le problème le plus urgent qui se pose au nouvel empereur est la pénurie de ressources du Trésor impérial... Basiliscus est donc obligé de lever de lourds impôts et de revenir à la pratique de la vente de postes au plus offrant, cause manifeste d’un mécontentement diffus dans la population.
Il extorque aussi de l’argent à l’Église avec l’aide du préfet Epinicus, le favori de Vérine.
Au début de son règne, Constantinople souffre d’un incendie très important, qui détruit maisons, églises et qui réduit en cendres l’immense bibliothèque construite par l’empereur Julien. Le feu est vu comme un mauvais présage pour la suite du règne de Basiliscus
Basiliscus s’appuie sur les personnages les plus importants de la cour dans son accession au pouvoir. Cependant, il perd rapidement leur soutien.
En premier lieu, Basiliscus s’aliène le soutien de sa propre sœur, Vérine, en faisant exécuter le magister officiorum Patricius... Celui-ci est l’amant de Vérine et l’impératrice a prévu de l’élever au rang impérial et de l’épouser.
La révolte contre Zénon n’a été organisée que pour faire de Patricius l’empereur.

Basiliscus trahit sa sœur, et, après la fuite de Zénon, fait en sorte que les ministres et le Sénat le choisissent lui comme souverain Byzantin et non Patricius, puis il ordonne la mort de Patricius, officier, qui guidé par sa maîtresse peut-être un candidat naturel dans le renversement du nouvel empereur... Vérine intrigue ensuite contre Basiliscus à cause de cette exécution...

Les Rhodopes massif montagneux des Balkans, entre le sud de la Bulgarie et le nord-est de la Grèce, forment un ensemble montagneux avec le massif du Rila. Son plus haut sommet, le Goljam Perelik (2 191 m), est le septième sommet de Bulgarie par son altitude.

Depuis conférant à Harmatius le Poste de Général des Troupes de sa Maison, et à son fils, la Dignité de Cesar, mais peu de temps après, se défiant du père, à cause de se de son ingratitude envers Basiliscus, qui l'a élevé aux plus éminentes Dignités de l’État, il le fait massacrer dans le Palais.
Le fils d'Harmatius, est dépouillé le la dignité de César, il est fait lecteur d'une Église près de Constantinople, Il est par la suite ordonné Évêque de Cyzic, Capitale de l'Hellespont.

Le fils d’Anthemius, qui a régné dans l'Occident, voulant faire valoir, les droits de sa femme Léontia, fille aînée du défunt empereur Léon, attaque tout-à-coup le Palais Impérial à Constantinople, à la tête de quelques mécontents disposés à tout entreprendre. Les Gardes de l'empereur, accourant pour leur faire face, sont dispersés ou taillés en pièces, et Zénon lui-même est enfermé dans son Palais avec un petit nombre de ses Officiers...
Si Marcien avait poussé son, avance sans perdre de temps il aurait forcé les portes du Palais, ce qui lui aurait été facile, l’empereur serait infailliblement tombé entre ses mains.
Mais l'attaque ayant été renvoyée au lendemain, Zénon en profite, pour gagner quelques-uns des gens de Marcien. Celui-ci, n’osant plus se fier aux autres, se réfugie dans l’Église des Apôtres, d’où il est enlevé par ordre de l'empereur... Comme Zénon n’a pas payé aux Ostrogoths leur pension annuelle, Théodoric, leur Roi, n’eut pas plutôt appris la révolte de Marcien, qu’il entre en armes en Macédoine. S’étant avancé de-là jusqu’en Épire, il se rend maître de Duras sur la Mer Adriatique. Un Goth, nommé Sidimont, lui ayant livré par trahison cette ville.

Théodoric Strabo, dont la haine pour l’Isaurien Zénon le pousse à soutenir la révolte de Basiliscus, quitte les côtés de l’empereur lorsque Basiliscus élève son neveu Armatus, dont la rumeur fait de lui l’amant de la femme de Basiliscus, au rang de magister militum, comme Strabo.
Enfin, le soutien d’Illus est probablement plus hésitant, étant donné les massacres d’Isauriens autorisés par Basiliscus.

À cette époque, la foi chrétienne est ébranlée par l’antagonisme entre monophysites et chalcédoniens.
Depuis le début de son règne, Basiliscus manifeste son soutien aux monophysites.
Zacharie le Scholastique (ou le Rhéteur) rapporte comment un groupe de moines monophysites Égyptiens, ayant appris la nouvelle de la mort de Léon, se rendent d’Alexandrie à Constantinople pour soumettre à Zénon une requête en faveur de Timothée, mais à leur arrivée dans la capitale, ils trouvent Basiliscus nouvellement élu empereur.
Le magister officiorum Theoctistus, l’ancien médecin de Basiliscus, est le frère d’un de ces moines, la délégation obtient ainsi une audience auprès de Basiliscus, et avec le soutien de Theoctistus et de l’impératrice, ils convainquent Basiliscus de rappeler d’exil les patriarches monophysites.

Basiliscus réinstalle donc Timothée Élure et Pierre le Foulon et sur l’insistance de ce dernier émet une circulaire (Enkyklikon) aux évêques (le 9 avril 475), les appelant à n’accepter comme valides que les trois premiers conciles œcuméniques et à rejeter le concile de Chalcédoine.
Peu de temps après son élévation, Basiliscus dépêche Illus et son frère Trocundus contre Zénon, qui, à présent maître des forteresses de ses terres d’Isaurie, a repris sa vie de chef de guerre.
Basiliscus, peine à remplir les promesses faites aux deux généraux : De plus, ils reçoivent des lettres d’un des importants ministres de la cour, les pressant de ramener Zénon, car la cité préfère à présent un empereur Isaurien restauré plutôt qu’un monophysite, dont l’impopularité augmente avec la rapacité fiscale de ses ministres.

Durant ses opérations en Isaurie, Zénon fait prisonnier le frère d’Illus, Longinus, et le fait garder dans une forteresse Isaurienne. Longinus pense pouvoir avoir une grande influence sur Zénon si ce dernier est restauré, et changeant de côté, marche avec Zénon sur Constantinople à l’été 476.
Quand Basiliscus reçoit la nouvelle de ce danger, il se hâte de rappeler ses édits ecclésiastiques et de se concilier le patriarche et le peuple, mais il est déjà trop tard.
Armatus, en tant que magister militum, est envoyé en Asie Mineure avec toutes les forces disponibles pour s’opposer à l’avancée de l’armée Isaurienne, mais,
prend des contacts secrets avec Zénon, qui lui promet le titre de magister militum à vie et de conférer le rang de césar à son fils, le conduisent à trahir son maître.

Armatus évite intentionnellement la route que prend Zénon et marche sur l’Isaurie par une autre voie. Cette trahison précipite la chute de Basiliscus. Le Sénat ouvre les portes de la ville à l’Isaurien, lui permettant de récupérer son trône.
Basiluscus fuit et cherche un refuge dans une église, mais il est trahi par Acacius. Il se rend alors de lui-même avec sa famille après avoir arraché la promesse solennelle que leur sang ne serait pas répandu... Basiliscus, sa femme Aelia Zenonis et son fils Marcus sont envoyés dans une forteresse en Cappadoce où Zénon les enferme dans une citerne asséchée et les laisse mourir.

Basiliscus a régné pendant 20 mois. Il est décrit par les sources historiques comme un général qui pourrait être efficace, s'il ne manquait de lucidité et facile à tromper.



Tome Onzieme, contenant l'Histoire Romaine depuis la ...https://books.google.fr/books?id=ocFdAAAAcAAJ
1750
L'Année suivante 478, durant laquelle Illus feul fut Conful, Théodoric, " le fils de ... Révolte L'Année suivante, Zénon étant Conful pour la troifiéme fois, Marcień, …

Précis de l'histoire du Bas-Empire: ou anecdotes de ...
https://books.google.fr/books?id=0CtDAAAAcAAJ
1806
Hunéric , fils et successeur de Genséric , usa le premier de cette barbare politique. Son frère Théo- doric fut mis à mort sous de faux prétextes, avec sa femme , ses enfans et tous ceux qui leur étaient attachés. Année 478. ... à Zénon , pendant la révolte de Basilisque, et paraissait sincèrement attaché au service de l'Empire.

Persée : Fl. Appalius illus trocundes
www.persee.fr/web/revues/.../syria_0039-7946_1963_num_40_3_8470
de P Lemerle - ‎1963 - ‎Autres articles
La première eut probablement lieu dès 477 (2). La seconde en 478, l'année même du consulat d' Illos, qui crut prudent de demander à Zenon .... dans la répression de la révolte de Marcien, et reçoit alors la charge retirée à Théodoric Strabo; ...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire