vendredi 29 janvier 2016

EN REMONTANT LE TEMPS... 479

19 JANVIER 2016...

Cette page concerne l'année 479 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

UN JEU DES CHAISES MUSICALES MASSACRANT

DYNASTIE  WEI DU NORD
La dynastie liu Song (chinois simplifié : 刘宋朝 ; chinois traditionnel : 劉宋朝 ; pinyin : liúsòng cháo également appelée dynastie Song antérieure 前宋朝, qiánsòng cháo ou encore dynastie Song du Sud (南宋朝, nánsòng cháo), règne en Chine du sud de 420 à 479 lors de la période des Dynasties du Nord et du Sud. Elle est précédée par la dynastie des premiers Jin avant l’éclatement de la Chine et suivie par la dynastie Qi du Sud (南齊朝, 南齐朝, nánqí cháo).
Cette dynastie ne doit pas être confondue avec son homonyme (voir Dynastie Song) qui a régné de 1127 à 1279, après que la capitale ait été transférée de Kaifeng à Hangzhou.
La dynastie des Qi du Sud (Nan Qi) règne en Chine du sud de 479 à 502 lors de la période des Dynasties du Nord et du Sud. Elle est précédée par la dynastie des Song du Sud (420-479) et suivie par la dynastie Liang.

Empereur Gao de Qi du Sud (()齊高帝; 427-482), nom personnel Xiao Daocheng (蕭道成), le nom de courtoisie Shaobo (紹伯), surnom Doujiang (鬥將)) est l'empereur fondateur de cette dynastie du Sud Qi. Il a servi comme un général sous la dynastie précédente Liu Song l'empereur Ming et l'empereur Houfei.

En 477, Gao craignant que le jeune, et cruel empereur ne le tue, assassine l'empereur Houfei et prend le pouvoir, puis le trône en 479 pour commencer l'empire Qi du Sud.

Xiao Daocheng est né en 427. Ses ancêtres sont la lignée de la célèbre dynastie des Han Premier ministre de Xiao He... Il a d'abord étudié les classiques confucéens à l'université mis en place par l'Empereur Wen et dirigée par l'ermite Lei Cizong (ZH:雷次宗) mais vers l'âge de 15 ans il sert dans l'armée. Il a continué de servir en tant qu'officier militaire pendant les règnes des empereurs Wen et Xiaowu (le fils de l'Empereur Wen).

Pendant que le frère de l'empereur Xiaowu empereur Ming et le fils de l'empereur Xiaowu Liu Zixun se battent pour le trône en 466 après le bref règne et l'assassinat du fils de l'empereur Xiaowu empereur Qianfei... Xiao Daocheng est général, et par son allégeance avec l'empereur Ming.
Il a participé à la campagne contre l'armée nominalement commandée par le frère Liu Zifang (劉子房) le prince de Xunyang et gouverneur de Liu Zixun de Kuaiji, Commanderie le long de la rive sud de la baie de Hangzhou.
DATONG YUNGANG SHIKU
Il a ensuite défait l'armée du sud envoyée par Xue Andu (薛安都) gouverneur de la province Xu (徐州, moderne nord du Jiangsu et du nord de la province d'Anhui).
Pour ces contributions, l'empereur Ming le créé marquis de Xiyang et fait de lui le gouverneur par intérim de la province du Sud Xu (南 徐州, moderne centre-ouest du Jiangsu). Plus tard, il devient le gouverneur de la province du Sud Yan (南兗州, centrale et orientale moderne Jiangsu), et assure la défense de la ville importante de Huaiyin (淮陰, dans moderne Huai'an, Jiangsu). C'est à ce poste, qu il commence à engager un groupe de disciples talentueux.

En 471, l'empereur Ming - qui a déjà mené une campagne tuant la plupart de ses frères et quelques fonctionnaires de haut niveau dans la crainte qu'ils ne soient infidèles à son fils Liu Yu le prince héritier après sa mort...
L'empereur Ming envoie son général Wu Xi (吳 喜), et un ami de Xiao'S, avec un pot de vin scellé pour le livrer à Xiao. Lequel craignant, que le vin soit empoisonné s'enfuit

En 477, l'empereur Houfei, a maintenant 14 ans, il est de plus en plus impulsif et violent, il erre à l'extérieur du palais avec ses gardes et tue toutes les personnes ou les animaux qu'il rencontre.
Un jour, il entre dans la chambre de Xiao et le voit dormir nu... Intrigué par la grande taille du ventre de Xiao. Il le réveille et place une cible sur le ventre de Xiao, se préparant à tirer avec des flèches... Xiao plaide pour sa vie.
Devenu craintif après l'incident; il a d'abord discuté avec Yuan Chu des possibilités de déposer l'empereur, mais ne pouvant pas les amener à suivre son plan. Xiao agi de son propre chef, en s'associant avec les agents de l'empereur Houfei et obtient de l'un d'eux, Yang Yufu (楊玉夫), de tuer l'empereur Houfei tandis qu'il dort. Xiao force Yuan et Liu Bing à lui accorder efficacement des pouvoirs quasi-impériaux conduisant à des suppositions telles que Xiao sera le prochain empereur.

En 478, avec des forces incapables de capturer Yingcheng, les soldats de Shen Youzhi ont commencé à déserter. (Shen Youzhi (沈攸之) (mort en 478), le nom de courtoisie Zhongda (仲達), est un général pendant la dynastie Song Liu, qui, dans les derniers instants de la dynastie, a fait une ultime tentative échouée pour empêcher Xiao Daocheng de saisir le trône.)
Shen a aggravé la situation en imposant des peines sévères aux commandants des soldats déserteurs.
FIGURINE DE XIANBEI
Xiao est maintenant sans opposition, en particulier après avoir tué Huang Hui, qui a été impliqués dans des complots avec Liu Jingsu et Yuan Can, plus tard Huang a montré des signes d'insubordination.
Il a commencé à mettre ses fils à des postes importants. Il a également engagé le fonctionnaire noblement né Wang Jian comme assistant clé et, avec l'accord tacite de Chu, il a commencé à se rapprocher du trône, Il assassine les frères de l'empereur Houfei

En 479, un homme monté sur un cheval se trouve près de la demeure de l'ancien empereur Shun (maintenant Prince de Ruyin), les gardes que l'empereur Gao ont postés pour veiller sur l'ancien empereur paniquent, pensant que quelqu'un est sur le point de commencer une rébellion. Ils tuent l'ancien empereur... L'empereur Gao n'a pas puni ces gardes !
Il les récompense leur donnant en plus à effectué un massacre du clan impérial de Liu Song. Plus tard, il fait princes son fils Xiao Ze (désormais prince héritier), ainsi que ses autres fils, et le fils aîné de Xiao Ze Xiao Zhangmao.

L'empereur Gao a préparé les frontières nord en prévision d'une attaque majeure. Réalisant que Jiankang est relativement sans défense... il projette la construction d'un mur autour de Jiankang (il ne sera jamais exécuté).
Les forces Wei du Nord et du Qi Sud continueront à avoir des batailles frontalières mineures jusqu'au printemps 481, mais il n'y aura pas d'autres campagnes majeures de part et d'autre.
Au printemps 482, Empereur Gao décède. Le prince héritier Ze lui succède comme empereur Wu.

Jour renchen 壬辰, le 20e du 4e mois de la 3e année de l’ère Shengming 升明 (479) des Song (420-479). Devant la porte des quartiers privés du palais impérial de Jiankang 建康 (Nankin), sous le regard des soldats alignés derrière le général Wang Jingze 王敬則, un jeune garçon monte dans un chariot de planches très simple il n’a pas d’autre ornement, que ses roues peintes, bien différent des superbes chars qu’il a connus durant son très bref règne. Car cet enfant, c’est Liu Zhun 劉準, que l’Histoire connaît sous son nom posthume d’empereur Shun , le dernier souverain de son éphémère dynastie...
L'empereur Shun : « celui qui se conforme (aux arrêts du Ciel) »… Ce nom,
que lui donnera plus tard le conseil de la cour, est judicieusement choisi.
TRÉSOR CHINOIS DU MOYEN-ÂGE
Le matin même, en effet, lors de la grande audience, l’enfant, obéissant à la volonté céleste, a abdiqué en faveur du prince de Qi, le général Xiao Daocheng 蕭道成 (empereur Gao , 479-483), fondateur de la dynastie des Qi (479-502), plus brève encore que celle des Song. L'acte solennel d’abdication
a été lu devant tous par un officier du palais, et les ministres de Song (ou du
moins la plupart d’entre eux ) en ont eu le cœur serré...

Mais pourquoi est-on venu chercher une nouvelle fois l’enfant dans ses
appartements ?
Quand on lui annonce qu’on vient le chercher, une peur panique le saisit. Il s’enfuit jusqu’à la chapelle du palais impérial et se réfugié sous le parasol qui abrite la statue du Bouddha.
L’impératrice et les dames du palais, en larmes, ont eu toutes les peines du monde à lui faire abandonner cet abri dérisoire et à l’entraîner au dehors.
Là, le général Wang Jingze a produit son ordre de mission.
L’enfant a ravalé ses larmes et demandé d’une petite voix tremblante : « Est-ce qu’on va me tuer ? ».

Le général a répondu : « Vous allez seulement changer de palais. Votre famille a fait la même chose avec les Sima 司馬 (la famille régnante de Jin , la dynastie qui a précédé celle des Song) ».
Ceci n’a rien pour rassurer l’enfant, qui, après s’être remis à sangloter, est quand même parvenu à articuler :
« Je souhaite ne jamais renaître dans une famille royale ».
À ces mots, tous les témoins de la scène, femmes du palais et eunuques, ont pleuré de plus belle.


Quand le chariot a franchi une porte latérale du palais (il n’est plus question pour l’empereur déchu d’emprunter la grande porte) le garçon, tout surpris de n’entendre que les lourds pas du buffle, le grincement des roues du chariot et le crissement de la terre, lui qui est accoutumé au tintamarre des fifres et tambours qui l’escortent à chacune de ses sorties, demandé : « On ne fait pas de musique aujourd’hui ? »
Ces bien naïves paroles enfantines ont tiré à tous de nouvelles larmes.

Le lendemain, un messager venu de la résidence de l’Est, où l’empereur déchu a été emmené, apporte au palais le brevet solennel par lequel il « ordonne » au prince de Qi d’assumer la charge de l’empire et celui par lequel il lui remet le sceau de l’État.
Xiao Daocheng hésitant encore à accepter, le grand historiographe du palais s’avance et lit le rapport suivant :
« Six représentants de la dynastie antérieure. Les Han ont abdiqué en faveur de Wei après 196 ans de règne. Les Wei ont abdiqué en faveur de Jin après 46 ans de règne.
Les Jin ont abdiqué en faveur de Song après 156 ans de règne. Depuis l’avènement des Song, il s’est écoulé 60 ans. Tous ces chiffres se terminent ou commencent par 6. »

Devant ce bel exemple d’« arithmétique céleste (tianshu 天數) » à moins que l’on ne préfère y voir un bel exemple de manipulation, les ministres insistent pour que Xiao Daocheng accepte le trône. Enfin, un des plus hauts dignitaires, le vice-directeur du département des affaires d’État (shangshu you puye 尚書右僕射) Wang Jian 王儉déclare :
« Song a prononcé son abdication. Les autres ministres et moi-même sommes d’avis qu’il convient de fixer le jour où le nouveau souverain l’agréera et d’établir le détail de la cérémonie ».

Alors enfin, Xiao Daocheng cède. 2 jours plus tard, il est couronné empereur de Qi et, entre autres mesures, confère à Liu Zhun le titre de prince de Ruyin 汝陰.
Le petit prince emménage alors dans les anciens bâtiments officiels du district de Danyang 丹陽, au sud de la capitale, qui lui ont été assignés comme résidence.
Le nouvel empereur a aussi la générosité de lui laisser une garde armée pour assurer sa « protection ».

Liu Zhun meurt 50 jours plus tard. Il est inhumé sous le tumulus de Suiningling 遂寧陵 et reçoit son nom posthume. Il n’a pas encore 10 ans .
Si le Livre des Song [Songshu 宋書] ne donne aucune précision quant aux circonstances de sa mort, l’Histoire du Sud [Nanshi 南史] est plus diserte.
Elle nous apprend qu’un cavalier étant passé au galop devant le « palais » de Danyang, un des gardes, croyant à un coup des partisans de Song, a pris sur lui de tuer l’enfant... On a répandu le bruit que celui-ci était mort de maladie. Quant au garde, loin de le châtier pour son initiative malencontreuse, le nouvel empereur l’ennoblit... Le crime est signé.

Cet assassinat est en quelque sorte le dernier acte de ce vaste ensemble de pratiques et de rites que constitue l’abdication dans la Chine du haut Moyen Âge. On ne peut aller plus loin sans rappeler le principe.
Les sources utilisées pour faire le récit de ces événements sont le Songshu, le Nan-Qishu [ (...)
C’est lui, en particulier, qui instaure les noms d’ère (nianhao) dans leur acception classique,
Sur l’usurpation de Wang Mang, cf. Hans Bielenstein, « Wang Mang, the Restauration of the Han Dynas (...)
C’est l’usurpateur Wang Mang 王莽 (r. 9-23), dont on ne peut sous-estimer le rôle dans l’évolution des institutions de la Chine ancienne, qui, le premier, orchestre l’abdication d’un empereur à son profit. Il invoque pour cela de prestigieux précédents : L’abdication de Yao en faveur de Shun et celle de Shun en faveur de Yu .

À ces deux antiques souverains, que la tradition fait régner vers la fin du 3e millénaire et qui appartiennent plus à la légende qu’à l’histoire, on a depuis longtemps, et, comme le remarque judicieusement Henri Maspéro, sans doute parce qu’on en sait si peu sur eux que l’on peut leur prêter beaucoup, attribué toutes les vertus, et en particulier la vertu d’effacement (rang ) laquelle leur a inspiré ce mode idéal de passation du pouvoir par lequel un sage souverain reconnaît à son ministre une vertu supérieure à celle de sa propre postérité et écarte à son profit cette dernière de la succession... Le second bénéficiaire, il est vrai, démérite quelque peu en renouant avec le mode normal de la succession héréditaire.
Mais comme on le reconnaît malgré tout comme un grand sage, il peut fournir le modèle légitime d’un fondateur de dynastie.

Wang Mang, on le sait, échoue à fonder la sienne, mais son idée est reprise 2 siècles plus tard par Cao Cao 曹操 (155-220).
Celui-ci, il est vrai, ne vit pas assez longtemps pour recueillir le fruit de ses calculs, et c’est à son fils Cao Pi 曹丕 qu’il revient de recueillir l’abdication des Han et de fonder, en 221, la dynastie des Wei (221-265).
Cette mécanique s’étant montrée par deux fois efficace, le schéma en est repris 60 ans plus tard par Sima Zhao 司馬昭 et son fils Sima Yan 司馬炎 (empereur Wu ), fondateur en 265 de la dynastie des Jin (265-420).
Ce faisant, ils fondent une tradition. Si ce n’est qu’on ne verra plus l’abdication s’étendre sur deux générations, les usurpateurs postérieurs ne s’écartent guère d’un modèle désormais classique, et ne manquent pas d’invoquer pour parvenir à leurs fins les précédents établis par les Wei et les Jin (mais en se gardant bien de la moindre allusion au sulfureux Wang Mang !). Ce fut d’abord Liu Yu 劉裕 qui, en 420, recueillit l’abdication de l’empereur Gong de Jin et fonda les Song.

Ensuite, en 479, Xiao Daocheng, qui recueille, ainsi qu’on l’a vu, l’abdication de l’empereur Shun de Song et fonde la dynastie de Qi.

En 502, Xiao Yan 蕭衍 se fit céder le trône par He des Qi et fonde les Liang .

Enfin, pour la dernière fois au Sud, en 557, Chen Baxian 陳霸先 fonde les Chen après que Jing de Liang ait abdiqué en sa faveur.
Entre temps les pouvoirs du Nord, dans le cadre de la sinisation progressive de leurs institutions, ont adopté la méthode déjà bien rodée au Sud, et qui peut se parer des séductions de la civilisation.
C’est ainsi que les Qi du Nord (Bei Qi 北齊) recueillent l’abdication de la branche orientale de Wei (Dong Wei 東魏) en 550 et les Zhou du Nord (Bei Zhou 北周) celle de la branche occidentale en 557. La conquête de l’empire de Qi par celui de Zhou, en 577, est une opération purement militaire, où l’abdication n’a pas lieu d’être.

Mais à nouveau, en 581, un ministre de Zhou, Yang Jian 楊堅, fait abdiquer en sa faveur le dernier empereur de Zhou pour fonder sa propre dynastie, les Sui .
Enfin, le fondateur des Tang , Li Yuan 李淵, bien qu’il se soit emparé de l’Empire par les armes, juge préférable, en 618, de se faire céder le pouvoir par l’empereur Gong de Sui selon le rituel traditionnel : On ne peut renverser la dynastie qui a su réunifier l’Empire après 3 siècles de désunion sans y mettre un minimum de formes ! Mais c'est là la dernière abdication faite « dans les règles ».



Des faux qui ne trompent personne. Les textes d ... - Cairn
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1 oct. 2013 - des soldats alignés derrière le général Wang Jingze 王敬則, un jeune garçon monte dans un ..... Ensuite, en 479, Xiao Daocheng, qui recueillit,.

Emperor Gao of Southern Qi - Wikipedia, the fre
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He served as a general under the preceding dynasty Liu Song's Emperor Ming and ... If their records were accurate, Xiao Daocheng was Xiao He's 24-generation .... In 479, over a brief two months, he had Emperor Shun create him the Duke of ...
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