mercredi 5 août 2015

EN REMONTANT LE TEMPS... 654

Ier AOÛT 2015...

Cette page concerne l'année 654 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

VÉLOCITÉ ET RAPACITÉ DES INVASIONS MUSULMANES



Il suffit de quelques dizaines d'années pour que se constitue, après la mort du Prophète Mohammed, le premier espace musulman, étendu de l'Afrique du Nord à l'Asie centrale et du Caucase à la Nubie. La rapidité fulgurante des conquêtes réalisées par les cavaliers surgis de la péninsule Arabique continue de surprendre, tant les empires convoités par ces envahisseurs paraissent disposer de forces infiniment supérieures. Comment des États tels que l'Empire Byzantin, héritier oriental de la puissance Romaine, ou l'Empire Sassanide, dépositaire des traditions Iraniennes, ont-ils pu succomber aussi facilement ? ( par excès de confiance et de cruauté, parce qu'ils ont l'habitude d'entrer dans les pays qu'ils convoitent, d'y faire comme s'ils étaient chez eux, mettant les habitant en esclavage), Ultime avatar des grandes incursions nomades venues du désert vers le Croissant Fertile Mésopotamien ou Syrien, la conquête arabe, comme nous l'explique l'historien Philippe Conrad, apparaît en effet comme un mouvement continu dont les limites sont, durant plus d'un siècle, régulièrement reculées.

Dès 633, un an après la disparition du Prophète, Hira, la capitale du petit royaume Lakhmide qui forme au sud la marche de l'Empire Sassanide, tombe aux mains des musulmans qui peuvent dès lors multiplier leurs incursions en Mésopotamie. En juillet 634, la victoire remportée sur les Byzantins à Adjnadayn, en Palestine, confirme que les vieux empires Orientaux ont tout à craindre de ces nouveaux venus sur la scène de l'histoire. Alors que Omar a succédé au premier calife Abou Bakr, Damas est prise par Khalid en septembre 635 mais doit être évacuée 6 mois plus tard.

Le 20 août 636, les Byzantins subissent une défaite décisive sur les rives du Yarmouk et, en décembre, Damas est reconquise. À cette époque, la majeure partie de la Syrie et de la Palestine est déjà passée sous le contrôle des envahisseurs, qui s'emparent de Jérusalem en mai 637.

En juillet, la victoire remportée sur les Perses à Qadissiya, suivie de la chute de Ctésiphon, la capitale Sassanide, prélude à l'assaut contre le plateau Iranien et à la conquête de la Mésopotamie, réalisée de 639 à 641.

Vers le nord, les conquérants poussent jusqu'à Dvin, la capitale de l'Arménie, emportée en 642.

Alors que la conquête de l'Égypte est entamée à partir de 640, les incursions se multiplient en Cappadoce et en Phrygie en 647.
Chypre est attaquée en 649 et Rhodes 5 ans plus tard, après la remise en cause par les Arabes de la supériorité navale Byzantine.
Les divisions qui affectent alors le camp musulman :
L'assassinat du calife Othman.
L'affrontement opposant son successeur Ali, gendre du Prophète, et l'Ommeyade Mo'awiya.
La dissidence kharidjite.
L'assassinat d'Ali.

Les Arabes sont contraints de négocier en 659 une trêve avec les Byzantins. Une fois la situation stabilisée et la dynastie Ommeyade solidement établie pour près d'un siècle, la conquête reprend. (de plus belle)

Les incursions en Asie Mineure se reproduisent régulièrement de 663 à 667, dans l'est du plateau Iranien :
Le Khorassan est conquis entre 663 et 671.
Constantinople est régulièrement assiégée chaque été, de 674 à 678.
Alors que, vers l'ouest, des armées musulmanes ont poussé la conquête bien au-delà de l'Égypte, jusqu'en Berbérie puis jusqu'en Espagne... Les missionnaires armés de la religion du Prophète s'emparent de Boukhara en 709 et atteignent le Sind, au sud de l'actuel Pakistan, 2 ans plus tard, l'année même qui voit Tarik
et son petit corps expéditionnaire remporter dans le sud de l'Hispania, sur les rives du rio Guadalete, une victoire décisive contre le roi Wisigoth Roderic.

La chute de Samarcande en 712.
Le raid poussé en 714 dans la haute vallée du Ferghana, jusqu'à Kashgar, aux portes du Sin-Kiang Chinois.
La pression maintenue sur la Cappadoce Byzantine.
Le siège imposé à Constantinople d'août 717 à août 718 témoignent de la permanence des ressources offensives du camp musulman. (les rangs de leur armées étant sans cesse renouvelés par les esclaves et les convertis de force, c'est bien plus facile pour eux que pour les pays envahit qui voient leur forces vives diminuées d'autant.)

Les défaites subies en Phrygie en 740 et la fin des attaques lancées contre l'Asie Mineure font pourtant écho en Orient au coup d'arrêt donné en 732 à Poitiers par Charles Martel alors que de nombreux territoires conquis se révoltent et que les opposants, rassemblés autour d'Aboul Abbas, mettent fin en 750 au pouvoir Ommeyade de Damas.... Les musulmans remportent encore l'année suivante... Sur les rives du Talas, au cœur de l'Asie centrale, une victoire incontestable sur les Chinois mais l'espace conquis depuis un peu plus d'un siècle a atteint alors son extension maximale et ce sont d'autres acteurs, Turcs, Persans, Mongols, Tatars ou Afghans qui poursuivront en Orient l'expansion entamée aux VIIe et VIIIe siècles. (si seulement ces pays qui sont entrés en révolte contre eux avaient pu les faire rentrer dans leur péninsule et les y maintenir définitivement, mais hélas il leur manquait la cohésion et la clairvoyance ce qui semble ne pas avoir changé de nos jour !)

Attribuées à la force mobilisatrice et conquérante de la nouvelle religion ou aux qualités militaires de guerriers formés à la rude école du désert, les victoires musulmanes ont contribué, par leur ampleur et leur rapidité, à légitimer la foi nouvelle et ont pu prendre de ce fait une dimension providentielle (pour qui ?) mais il semble que les faiblesses et les divisions des adversaires que les cavaliers du Prophète affrontent ont sans doute joué un rôle aussi important dans la genèse de leurs succès. (Évidemment puisqu'ils s'attaquent de préférence à des peuple divisés, incultes, et pas suffisamment ancrés dans leur foi pour les soumettre de gré ou de force à la religion musulmane)

En 640, après la mort de son frère Yazīd, Muʿāwiya est nommé gouverneur de la Syrie par le calife ʿUmar. Peu à peu, Muʿāwiya gagne le respect du pays et la loyauté personnelle de ses troupes et de la population locale. (conte des mille et une nuits)

En 647, l'armée Syrienne est suffisamment forte pour repousser une attaque Byzantine et, quelques années plus tard, s'engager dans des offensives et des campagnes militaires, si bien qu'en 649 :
Chypre est conquise, suivie de Rhodes et Cos en 654, et la marine Byzantine subit une lourde défaite à la bataille des Mâts un an plus tard... Simultanément, des expéditions terrestres sont lancées en Anatolie. Selon Théophane le Confesseur, Muʿāwiya vend des restes du Colosse de Rhodes à un marchand d'Éphèse, qui les transporte sur 900 chameaux... (pour ce fournir des armes et acheter des soumissions c'est pratique)
ÎLE DE COS

Le Colosse de Rhodes est une statue d'Hélios, le dieu Soleil, en bronze, dont la hauteur dépasse 30 mètres, œuvre de Charès de Lindos. Souvenir de la résistance victorieuse à Démétrios Ier Poliorcète (-305 à -304), érigée sur l'île de Rhodes vers -292, cette gigantesque effigie d'Hélios, dieu tutélaire de la ville de Rhodes, est renversée en -227 ou -226 par un tremblement de terre. Cassée au niveau des genoux, elle s'effondre et tombe en morceaux. La statue brisée reste sur place jusqu'en 654. Il ne reste plus aujourd'hui la moindre trace du colosse. C'est la 6e des 7 merveilles du monde antiqu
e.

La construction fut longue et laborieuse. Le colosse était intégralement constitué de bois et de bronze. Il faut d'abord constituer une âme en bois. Une fois le « squelette » mis en place, la structure est recouverte avec d'immenses plaques de bronze. La fonderie de l'île ne suffisant pas à assumer les besoins d'une telle entreprise, du bronze est importé en grande quantité. On place traditionnellement la statue du colosse sur le grand port de Rhodes, où elle a servi de « porte d'entrée » (comme le suggère la gravure ci-contre)... Or, d'après les études statiques de spécialistes Britanniques la statue ne peut se trouver sur le port dans la position qu'on lui attribue, en raison de l'écartement trop important que suggère une telle position.

En effet, les piliers sur lesquels ont reposé les pieds de la statue, ont été séparés d'une quarantaine de mètres, d'après les observations des fonds marins dans la baie de Rhodes menées par ces chercheurs. L'écart ainsi constaté ne correspond donc pas à la hauteur de la statue, qui doit être légèrement plus petite que la statue de la Liberté à New York. En pratique, il en aurait résulté une distorsion entre la charge et les points d'appui de la statue.

L'hypothèse apparue à la Renaissance d'une statue aux jambes écartées et permettant aux bateaux de passer sous elle est donc tombée en désuétude. Aujourd'hui, d'autres pistes sont explorées :
L'une d'elle veut que la statue se trouve sur les hauteurs de l'île (ou en contrebas de l'acropole), surplombant ainsi tout l'archipel, donnant ainsi une majesté particulière à Hélios et conférant à la statue une dimension surhumaine.
Une autre théorie défendue entre autres par l'architecte et archéologue allemand Wolfram Hoepfner place le colosse de Rhodes à l’entrée de l’autre port de Rhodes : Le port militaire. Selon Hoepfner le colosse de Rhodes figure un « Hélios saluant » de la main droite.

Le colosse est mis à bas par un tremblement de terre :Techniquement, le tremblement de terre exerce une torsion sur les genoux de la statue. L’amoncellement de bois et de bronze ainsi constitué est, dans un premier temps, laissé sur place car un oracle qui a défendu aux habitants de redresser la statue.
D'après la Chronique de Michel le Syrien, le colosse est définitivement détruit vers 654, par une expédition arabe, sous le commandement de Muawiya Ier, lieutenant du calife Othmân ibn Affân, qui emporte les 20 tonnes qui restent du colosse (13 tonnes de bronze et 7 tonnes de fer), pour les vendre à un marchand juif d'Éphèse.

Initialement nommé Héraclius, il accède au trône impérial à l'âge de 11 ans, renommé Constantin et surnommé Constant « petit Constantin », en l'honneur de son père récemment disparu. Certains historiens font observer qu'il faudrait plutôt le nommer Constantin III, et son père Constantin II. Plusieurs empereurs de cette dynastie portent les noms d'Héraclius et de Constantin, ce qui entraîne parfois des difficultés d'identification.

Constant II est couronné à la faveur d'une sédition contre Martine, veuve d'Héraclius, et son fils Héraclonas, suspectés tous deux d'avoir fait périr Constantin III pour se réserver le pouvoir : En septembre 641, Martine et Héraclonas sont renversés, mutilés et exilés par le général Valentin, officier promu par Constantin III... Au début du règne de Constant, la régence est officiellement confiée au patriarche Paul II de Constantinople (641-653) et au sénat, mais le pouvoir est exercé par Valentin, qui dès 642 marie sa fille Fausta au jeune empereur.

Ces années sont catastrophiques pour l'Empire, envahi par les Arabes musulmans : Après la Palestine et la Syrie, c'est au tour de l'Égypte, la province la plus riche et la plus peuplée, d'être attaquée. Dès novembre 641, Alexandrie se rend au général musulman `Amr, qui accorde aux fidèles de l'Empire 11 mois pour quitter la ville, (mais certains vous dirons qu'ils sont tolérants, et très amènes) le 29 septembre 642, le vainqueur fait son entrée dans la ville.

Malgré l'envoi, fin 645, du général Manuel qui réoccupe Alexandrie pendant quelques mois avant d'être repoussé (bataille de Nikiou, début 646), l'Égypte, comme la Palestine et la Syrie, passe définitivement aux Musulmans.
Ceux-ci s'empare aussi de la Pentapole dès 642 et de Tripoli de Libye en 643.
Pendant ce temps, le gouverneur musulman de Syrie, Muawiya (futur calife), lance une série d'attaques en Anatolie qui atteignent Amorium, aux deux tiers de la route de Constantinople.

Désormais maître du pouvoir, Constant montre vite de la détermination, mais patriarcat de Constantinople et accepte le symbole de Chalcédoine. Mais après la promulgation d'un édit en ce sens en 648 ou 649, le clergé Arménien et de nombreux princes du pays, y compris le gouverneur Byzantin Théodoros Rechtouni, se réunissent en un concile à Dvin et condamnent solennellement l'édit. L'empereur tente aussi d'imposer à l'Église Arménienne qu'elle se soumette Il en résulte que l'Arménie rejette la suzeraineté byzantine et accepte celle du calife musulman. L'empereur mène une campagne militaire en 651-652 pour rétablir son autorité sur l'Arménie, mais la dénonciation d'un complot qui se trame contre lui à Constantinople l'oblige à rentrer précipitamment. Le général Maurianus, qu'il laisse sur place, est vaincu par une armée arabe, et l'Arménie est perdue pour l'Empire. En 655, la ville de Trébizonde est prise et mise à sac par une armée composée d'Arméniens et d'Arabes.

Au
début des années 650, les Musulmans, commandés principalement par Muawiya, deviennent de plus en plus menaçants : Non contents de leurs attaques terrestres en Asie Mineure, ils se constituent à partir de 649 une flotte qui met bientôt fin à la domination absolue exercée par les Byzantins sur la mer Méditerranée depuis plus d'un siècle. Ils s'emparent de Constantia, capitale de Chypre, dévastent les îles de Rhodes et de Crète, occupent l'île de Cos.

Fort heureusement pour l'Empire, une guerre intestine éclate entre les Musulmans (assassinat du calife Othman en 656), et toutes les attaques de ce côté sont interrompues pendant quelques années.
En 659, Muawiya accepte même de conclure un traité et de payer un important tribut (1 000 nomismata, un cheval et un esclave par jour) pour éviter que les Byzantins ne tirent trop avantage du désordre grandissant dans le califat. (L'empire Byzantin aurait dû en profiter pour se réunir à l'Occident et les bouter hors des pays attaqués et usurpés)
Constant profite de ces années de répit pour faire avancer la réorganisation de l'armée et de l'administration de l'Empire : De cette époque semble dater la transformation des corps d'armée appelés « thèmes » en véritables circonscriptions territoriales, qui vont jouer un rôle très important dans l'Empire byzantin pendant plusieurs siècles... Le chroniqueur Théophane dit que Constant meurt détesté, à cause de son fratricide qui a choqué, et de la répression cruelle de ses opposants religieux.

Muawiya Fils de celui qui a été auparavant l'un des plus farouches adversaires de Mahomet, Abû Sufyân ibn Harb, qui s'est converti à l'islam par la suite et est devenu compagnon du prophète.

Ses connaissances en lettres et en mathématiques font qu'il devient un temps un des secrétaires de Mahomet. Ce dernier a l'habitude d'offrir aux nouveaux convertis dont la foi est faible, présents et honneurs.
Puis sous le califat d'Abû Bakr son frère Ziâd et lui sont engagés dans les expéditions de conquêtes en Syrie. Nommé gouverneur de Damas en 638. Sous le règne du second calife, Omar, il devient gouverneur de la Syrie entière. Sous le règne de Othman, au cours des Guerres Arabo-Byzantines, il mène des expéditions en direction de l'Anatolie et de l'île de Chypre en 649, détruisant la ville de Constantia.

Durant la Bataille de Phoenix de Lycie, après avoir vaincu Constant, fils de Constantin et petit-fils d'Héraclius empereur de Constantinople, il conquiert Rhodes en 654. et Kos la même année.
Pendant qu'Ali est occupé à Koufa, il lance de nombreuses expéditions contre les partisans d'Ali.

reste relativement impuissant du fait, entre autres, des divisions religieuses entraînées par la querelle du monothélisme et de plusieurs révoltes.
L'empereur tente aussi d'imposer à l'Église Arménienne qu'elle se soumette

pour retrouver des personnages du 7ème siècle/9
www.lulupersonnagehist.fr/du6emeau12eme/P79.htm
... il conquit Rhodes en 654. Il conquiert Kos la même année. Pendant qu'Ali était occupé à Koufa, il lança de nombreuses expéditions contre les partisans d'Ali.
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654 — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/654
Cette page concerne l'année 654 du calendrier julien. ... en exil, il meurt l'année suivante. La flotte arabe de Muawiya s'empare des îles de Rhodes et de Cos. Rhodes et le Dodécanèse - Antikforever
antikforever.com/Grece/Divers/rhodes.htm
Sommaire. ▫ Rodes L'histoire ▫ Cos ▫ Patmos ▫ Kastellórizo ▫ Nissiros ▫ Symi .... puis à Rome l'année suivante, dans l'espoir de faire changer d'avis le Sénat .... ce qui explique pourquoi une confirmation historique sûre ne peut être encore faite ...
Termes manquants : 654

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