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OCTOBRRE 2016...
Cette
page concerne l'année 187 du calendrier julien. Ceci est une
évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que
d'un survol !
LA RÉVOLTE DE MATERNA
Après
Civilis , et pendant près de 200 ans, les guerres qui éclatent dans
les Gaules n'ont plus d'autre but que de porter à l'empire tantôt
l'un, tantôt l'autre des généraux qui commandent les légions.
Quelle
que soit l'issue de la guerre, les Gaulois sont constamment victimes
ou des succès, ou des revers de l'une ou de l'autre armée.
Leurs
champs sont dévastés par les soldats, leurs maisons brûlées,
leurs troupeaux et leurs esclaves enlevés, et les propriétaires
eux-mêmes sont fréquemment réduits en esclavage.
Nerva,
en 96, est proclamé empereur chez les Séquanois (dans la
Franche-Comté), et Trajan, en 98, à Cologne.
L'histoire
ne nous apprend point si les Gaulois achètent par les désastres
d'une guerre civile l'avantage d'avoir donné ces deux vertueux chefs
à l'empire.
A
peine, pendant le siècle qui suit, les Gaules sont-elles nommées
une fois par les historiens de Rome, jusqu'au temps où, sous le
règne de Commode, en 187, le déserteur Maternus, avec les soldats
et les brigands qu'il s'est associés, pille leurs opulentes villes,
pour lesquelles le gouvernement n'a préparé aucune défense.
Peu
d'années après, les Gaules sont le théâtre d'une guerre civile
entre 2 prétendants à l'empire, Clodius Albinus et Septimius
Severus.
La
victoire du dernier a pour conséquence le pillage et l'incendie de
la ville de Lyon.
Le
meurtre de l'empereur Alexandre Sévère à Mayence, en 235, et les
troubles apaisés dans les Gaules par l'empereur Decius, en 250,
sont, dans le demi-siècle suivant, à peu près les seules occasions
où l'existence de cette province nous soit révélée par ses
souffrances...
Ainsi,
à la fin de l’année 186 ou au début 187, la VIIIe Augusta a été
assiégée dans son camp d’Argentorate puis libérée.
Nous
ne disposons que d’une seule source littéraire, évoquant de tels
faits pour ce court laps de temps :
«
Peu de temps après la mort de Cleandre), un autre complot (…) est
fomenté contre Commode.
Un
certain Maternus, qui précédemment, comme soldat, a osé commettre
une foule d’actes délictueux, déserte.
Il
persuade d’autres camarades d’abandonner comme lui leurs tâches
composant rapidement à ses côtés une troupe importante de
malfaiteurs...
Maternus
commence par piller villages et campagnes au cours de ses raids, puis
lorsqu’il dispose d’une quantité importante d’argent, il
rassemble autour de lui une bande encore plus considérable de
malfaiteurs en leur promettant de fortes récompenses et en les
associant au partage du butin.
Il
en fait assez pour qu’on les considèrent non plus comme des
pillards, mais comme des ennemis.
Ils
s’attaquent désormais à de très grandes cités, délivrent et
libèrent tous ceux qui, pour tel ou tel motif, se trouvent
incarcérés, leur assurent l’impunité et par des bienfaits les
attirent dans leur coalition... Ils parcourent en totalité le pays
des Celtes et des Ibères, où ils agressent les cités les plus
puissantes : Ils y mettent partiellement le feu, en pillent le reste,
puis opèrent leur retraite.
Quand
on porte ces faits à la connaissance de Commode, il écrit, sous le
coup d’une vive colère, des lettres fort comminatoires à tous les
gouverneurs de province, pour leur reprocher leur indolence, et leur
enjoint de mettre sur pied une armée contre ces trublions.
Ces
derniers apprennent qu’une troupe se constitue pour lutter contre
eux. Ils s’éloignent des régions qu’ils dévastent et
subrepticement, par des raccourcis inaccessibles, s’infiltrent par
petits groupes en Italie » (Hérodien, Histoire des Empereurs
romains de Marc Aurèle à Gordien III. )
Assiéger
une légion de plus de 5 000 hommes ou la bloquer dans son camp, même
momentanément, par un harcèlement continu, n’est pas une mince
affaire. … Cela suppose un grand nombre d’assaillants, une bonne
logistique et une certaine connaissance de la science des sièges.
Maternus
dispose probablement de moyens se rapprochant plus de ceux d’une
armée réglée que d’une simple troupe de brigands.
Commode
rappelle à l’ordre Marcus Elvius Clemens Destrianus, gouverneur de
Germanie supérieure,
Clodius
Albinus en Gaule Belgique,
Pescennius
Niger en Aquitaine
Les
efforts conjoints de ces 3 hauts personnages libèrent Argentorate et
mettent en fuite Maternus.
Le
« brigand » réussit quand même à s’échapper pour passer en
Italie où il poursuit ses exactions. Il va même préparer un
complot contre Commode lui-même avant d’être enfin pris et
exécuté au printemps 187.
L’Inscription
« cum liberata esset nova obsidione » apparaît comme une forme
passive. Elle suggère que la VIIIe légion est honorée par Commode
pour avoir
simplement
été libérée d’un siège ?
Pour cela le jeune tribun bénéficie d’une récompense somme toute mineure sous la forme d’un avancement rapide de début de carrière puisqu’il devient questeur à l’age de 23 ans au lieu d’attendre ses 25 ans... Il ne reçoit ni phalères, ni couronne, ni armillae pour une action d’éclat typiquement militaire. Il semble que Commode récompense sa seule fidélité, « devotissimus », et nous ne savons rien des « dona militari » qu’ont éventuellement reçus les autres tribuns.
Nous pouvons nous demander si, à ce moment précis, Caius Vesnius Vindex ne garde pas son camp à la tête d’un effectif réduit, une ou deux cohortes par exemple. A moins que sa seule éloquence et son exemple suffisent à persuader ses pairs et ses légionnaires de garder la position jusqu’à l’arrivée des renforts, évitant ainsi un ralliement aux séditieux ?
Pour cela le jeune tribun bénéficie d’une récompense somme toute mineure sous la forme d’un avancement rapide de début de carrière puisqu’il devient questeur à l’age de 23 ans au lieu d’attendre ses 25 ans... Il ne reçoit ni phalères, ni couronne, ni armillae pour une action d’éclat typiquement militaire. Il semble que Commode récompense sa seule fidélité, « devotissimus », et nous ne savons rien des « dona militari » qu’ont éventuellement reçus les autres tribuns.
Nous pouvons nous demander si, à ce moment précis, Caius Vesnius Vindex ne garde pas son camp à la tête d’un effectif réduit, une ou deux cohortes par exemple. A moins que sa seule éloquence et son exemple suffisent à persuader ses pairs et ses légionnaires de garder la position jusqu’à l’arrivée des renforts, évitant ainsi un ralliement aux séditieux ?
Aucun
combat significatif n’a alors opposé la VIIIe Augusta aux brigands
de Maternus...
L’inscription
d’Urbino témoigne de la dédicace honorifique de la part des
décurions et du peuple d’Urbino à leur patron.
Comme
souvent le récipiendaire se rend protagoniste par une large
distribution de deniers, 5 000 deniers à chaque décurion, 4 000
deniers au collège des décurions et enfin 3 000 deniers à la
plèbe… Caius Vesnius Vindicus sut se montrer munificent !
Histoire
des Français
https://books.google.fr/books?id=IxlbAAAAQAAJ
Jean
Charles Léonard Simonde de Sismondi - 1836
...
en 187 , le déserteur Maternus , avec les soldats et les brigands
qu'il s'était ... Peu d'années après, les Gaules furent le théâtre
d'une guerre civile entre deux ..
Caius
Vesnius Vindex - LEGION VIII AUGUSTA
www.leg8.com
› Histoire vivante › Armée romaine › Corpus LEGVIIIAUG
Ainsi,
à la fin de l'année 186 ou au début 187, la VIII Augusta aurait
été ... Maternus commença par piller villages et campagnes au
cours de ses raids, puis
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