samedi 9 mai 2015

EN REMONTANT LE TEMPS... 740

8 MAI 2015...

Cette page concerne l'année 740 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

DISPERSION FULGURANTE D'HOMMES AMINES PAR LES CONQUÊTES
ET LA PROPAGATION DE DIFFÉRENTES BRANCHES DE L'ISLAM


SÉVILLE
Zayd ben `Alî ben al-Husayn ben `Alî (???-740) petit-fils de Husayn et l'arrière-petit fils d'`Ali. En 713, à la mort de son père `Alî Zayn al-`Âbidî ; la majorité des chiites considèrent que Muhammad al-Bâqir est le successeur légitime, mais une minorité, les zaydites pense que ce doit être Zayd ben `Alî.

Cette succession va amener une division dans le chiisme. La succession de `Alî Zayn al-`Âbidîn, est disputée entre deux frères, Muhammad al-Bâqir et Zayd ben `Alî. D'après la version des Zaydites , Zayd ben `Ali prétend que l'on ne peut être imam que si l'on se déclare publiquement, et Muhammad al-Bâqir ne veut pas se déclarer publiquement imam. Il objecte à son frère que leur père ne s'est pas déclaré publiquement et qu'il n'en a pas moins été imam. Finalement la majorité récuse Zayd car il a déclaré reconnaître la légitimité de l'imamat d'Abû Bakr et d'`Umar, ce que les chiites rigoureux refusent.

Pour les chiites duodécimain Zayd ben `Ali n'a jamais prétendu à l'imamat mais seulement à mener une révolte contre les Omeyyades.
Zayd ben `Ali demande la permission à son neveu, l'imam Jaa`far al-Sadiq, celui-ci lui permet d'aller au Jihâd par ces mots :
« Ô mon oncle, si tu consens à être tué, crucifié à al Kinasah (à Kufa ), alors c'est ton affaire ».

Quand il s'en va, Ja'far, fils de Mohammed, dit alors : « Malheur à celui qui entend son appel et qui ne lui répond pas ! »
Zayd ben `Ali est ensuite tué, son cadavre est exhumé et décapité puis mis en croix à Koufa sous le règne du calife Omeyyade Hichâm ben `Abd al-Malik. Son fils, Yahyâ ben Zayd, lui succède.

Les politiques inefficaces des derniers Omeyyades, qui ont toléré les Arabes et les non-musulmans chiites sont incapables d'éliminer la tension entre ces factions minoritaires.
Cette tension a conduit à la révolte pendant le règne de Hišām à Koufa, une ville importante dans le sud de l'Irak. Les Chiites se sont révoltés en 736 et ont tenu la ville captive jusqu'en 740, dirigé par Zayd ibn Ali, petit-fils de Hussein ibn Ali et un autre membre de la Banu Hashim. La rébellion Zayd échoue, et elle est étouffé par l'armée Omeyyade en 740, mais c'est une démonstration de la force à la fois des Omeyyades et de la tension croissante dans le monde musulman.
Sur une région militaire importante couvrant l'Iran de l'Est, la partie sud des républiques du Turkménistan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Kirghizistan de l'Asie centrale, ainsi que le nord de l'Afghanistan.

En 743, la mort du calife Omeyyade Hicham a déclenché une guerre civile dans l'empire islamique. Abu al-`Abbas (chiites), a mené ses forces et a réussi à dompter les Turcs et les Chinois de la région à la bataille de Talas, la destitution du dernier calife de cette dynastie, Marwan II en 750.
La guerre civile a été marquée par des prophéties millénaristes encouragés par la croyance que certains chiite-Saffah serait le mahdi. D'éminents érudits islamiques écrivent des œuvres comme Jafar, rapporte aux fidèles que la guerre civile brutale est le grand conflit entre le bien et le mal. Les Omeyyades choisissent d'aller au combat en portant des drapeaux blancs et les Abbassides des noirs...
Selon les sources Abbassides dans l'année 750, le-Saffah obtient la victoire finale dans la bataille de Zab. Il marche sur la capitale Damas et fonde une nouvelle dynastie, appelée abbasside. Puis il envoie ses forces en Asie centrale, Sindh (province du Pakistan), l'Arabie, l'Anatolie, l’Égypte et l'Afrique du Nord pour rencontrer les forces locales et consolider la montée du califat abbasside.

Préoccupé par le retour au pouvoir par les Omeyyades, le Saffah invite tous les membres restants de la famille des Omeyyades à une fête et les tue avec des bâtons avant le repas, servi aux autres invités.
Le seul survivant, Abd ar-Rahman I, s'est échappé vers Al-Andalus, où un califat Omeyyade durera encore 3 siècles.
Pour son sang-froid dans leurs efforts pour éliminer la famille des Omeyyades, il a gagné l'épithète « al-Saffah » qui signifie « boucher » ou « excréteur de sang. »
Après la victoire sur les Omeyyades, le court règne de Saffah est marquée par des efforts pour consolider et reconstruire le Califat. Ses alliés ont été représentés dans le nouveau gouvernement, mais, à l'exception de la brutalité contre les Omeyyades, le Saffah est largement reconnu par les historiens comme un conquérant généreux...

Le Saffah renie les promesses faites à la communauté chiite et prétend au califat... Ils espéraient que leur imam serait nommé calife, inaugurant l'ère de paix et de prospérité. La trahison aliène les alliés de Saffah, bien que le soutien reçu d'autres groupes minoritaires aident le gouvernement des Abbassides.

Le zaydisme est une branche du chiisme née en 740 en Mésopotamie et en Asie centrale autour de Zayd bin ‘Alî al-Husayn, puis institutionnalisée au Yémen par al-Hâdî Ilâ al-Haqq Yahya bin al-Husayn (mort en 911).
Cette secte majoritaire dans certaines des hautes terres Yéménites est au fondement du régime de l’imamat qui a régné sur tout ou partie du Yémen jusqu’en 1962, soit pendant plus d’un millénaire. Le zaydisme connaît aujourd’hui d’importantes évolutions sur le plan de la doctrine et de son application politique. Elle s’est notamment structurée autour de la réaffirmation du rôle des hachémites (sayyids), « aristocratie » régnante jusqu’en 1962 dont la position politique, religieuse et sociale a été mise à mal par la révolution républicaine ainsi que par un mouvement historique profond d’égalisation formelle des citoyens (la prétention des hachémites à détenir le pouvoir religieux et temporel s’est vue niée par le système républicain du Nord qui s’appuie pour l’essentiel sur les tribus, tandis que les hiérarchies traditionnelles sont mises à mal par l’idéologie socialiste au Yémen du Sud). Selon Laurent Bonnefoy, « La guerre de Sa‘da : des singularités yéménites à l’agenda international »,

Cependant, il existe différents courants chiites, allant des plus modérés aux plus extrêmes. Par exemple, le zaydisme (du nom de Zayd, mort en 740, religion officielle au Yémen depuis le IXe siècle) n’admet que 5 imams descendants de Ali. L’imam doit être élu et assisté par une aide divine. Il n’est pas différent des autres hommes. Les Ismaéliens, eux, se limitent à 7 imams légitimes. Ils pratiquent 7 ou 9 degrés d’initiation, sont considérés comme « extrémistes » par d’autres sectes et prônent une obéissance absolue.

En outre parmi les Ismaéliens, on compte, les fâtimides, qui ont régné en Égypte, la secte de l’Agha Khân ou encore celle des druzes (considérée comme hérétique chez certains Ismaéliens) Louis Gardet

Toutefois les populations Berbères restent hostiles.
Oualid (.ou Walid / 705 à 715.), gouverneur de l’Ifrikiya (.ou Ifriqiya ou Ifriqiyya.) achève la conquête du Maghreb, son général Mūsā ibn Nusayr (.ou Muza, ou Muça, ou Mousa ibn Noçayr.) soumet le Maroc de 708 à 709, à l’exception de Septem (actuelle Ceuta.) qui reste aux mains des Byzantins. Mūsā envoie ensuite, pour le compte du Calife, Tāriq (.ou Tarik.) conquérir l’Ibérie (.voir Musulmans d’Ibérie.). Les Arabes d’Afrique du Nord achètent aux Européens du fer, du bois et des esclaves en échange de l’or de Guinée. Suite à l’interdiction de construire de nouvelles églises les Coptes se révoltent en 735.

En mer Rouge, les Arabes doivent combattre au VIIIe siècle les pirates Éthiopiens et s’emparent ou détruisent leurs repaires. Au Nord, les Beja (.ou Bedja.) s’approprient le territoire des Blemmyes et coupent la route du commerce vers l’Égypte. A partir du VIIIe siècle, les Arabes entrent en contact avec les populations noires subsahariennes qu’ils considèrent avec condescendance comme étant des « hommes », mais descendants de Ham ( ou Cham.), qui selon la Bible, est le fils maudit par Nuh ( ou Noé ), car il a découvert la nudité de son père. Dieu puni Ham en changeant la couleur de sa peau !
Nous avons vu que les musulmans ont pris le contrôle de la Méditerranée Occidentale. Le Port de Tunis se développe rapidement. D’autre sont aménagés le long des côtes des « Ribat », camps mi-religieux, mi-militaires, qui peuvent correspondre entre eux et constituent une sorte de « Limes » de défense contre toutes incursions chrétiennes.
 
Il est a noter que, si en Europe la langue latine reste influente malgré les invasions Germaniques, en revanche en Afrique du Nord le fait que la religion du prophète doit être enseignée en arabe provoque un abandon rapide de l’usage du latin...

Algérie : Les Berbères adoptent l’ « hérésie » Kharidjite. En plus de l’opposition religieuse qui en émerge, les Berbères ont du mal à supporter l’imposition du pouvoir arabe alors ils se révoltent en 739 / 740 de Bougie à la frontière Marocaine le pays n’est plus contrôlé par le califat.

Au début des années 700 des « hérétiques » de la branche shi’ites des Khāridjites, d’obédience Ibadites viennent s’établir en Libye. Certains s’installent à Zaouila (.ou Zawila.) dans l’arrière du pays et développe la traite fournissant à l’Égypte et à la Tunisie en esclaves. D’autre Ibadites s’implantent au Maghreb, principalement dans le djebel Nefusa, puis plus à l’ouest dans l’arrière pays Algérien.
Des Berbères nomades ibadites, vont fonder en 729 Sidjilmasa au sud-ouest de Tahert. La ville est parée d’un rempart en brique et la culture irriguée est développée. Il s’y développe un important marché qui contrôle le commerce de l’or et des esclaves entre le Ghana et le Maghreb.
 
De nombreux shi’ites emozéides (.ou Zaydites.) afin d’échapper aux persécutions ont émigrés vers la côte de Berbera (739). Certains de ces Zaydites qui se sont établis à Mogadiscio face aux mépris des populations sunnites se sont repliés dans l’arrière pays.

Après les premières implantations d’Arabes islamisés sur la côte orientale d’Afrique principalement à l’embouchure de la mer Rouge afin d’y ouvrir le commerce d’esclaves, de nombreux réfugiés, dont des commerçants venus de Perse s’installent à Mogadiscio (.ou Mogadishu.) en Somalie et sur la côte.
Cet afflux qui est suivit de bien d’autres immigrants arabes et Perses, permet le développement du commerce.

Les colons prennent des femmes noires et la société métisse qui en découle prend le nom de « Shirazi », car il y a de nombreux immigrants qui proviennent de la région de Shirāz. Le métissage « raciale » et culturel est à l’origine de la culture Souahili. Peu à peu se constituent sur la côte des comptoirs indépendants les uns des autres.

VILLE DE KAIROUAN
Les villes de Paté et de Lamu ont été fondées au VIIIe siècle par des marins arabes. Les ports Souahili qui prennent le plus d’importance dans le commerce sont Mogadiscio, Lamu, Pemba, Zanzibar, Gedi, Mombasa (.cette ville remonte au VIIIe siècle.) et Kilwa. Les échanges concernent les produits alimentaires dont l’huile de palme, miniers, de la mer et manufacturés tel que : tissus, faïence, verroterie, mais aussi des esclaves, de l’ivoire, des cornes de rhinocéros, des peaux, principalement de léopards, des écailles de tortues, etc…

740 — Wikipédia
fr.wikipedia.org/wiki/740
Cette page concerne l'année 740 du calendrier julien. ... 6 janvier : Zayd ibn Ali, fils d'Husayn, est capturé par les soldats syriens qui l'exécutent à coups de ...

Le Saffah-, histoire, abbasside gouvernement
ledefinitionmax.com/lettre-l/le-saffah-.php
Le Banu Hashim dit avec un grand soutien dans le groupe d'Ali, quatrième ... ville à 740, dirigé par Zayd ibn Ali, petit-fils de Hussein ibn Ali et un autre membre de ... Selon les sources Abbassides dans l'année 750, le-Saffah obtenu la victoire ...

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Zayd ibn Ali | Résultats sur Internet | cyclopaedia.net
www.cyclopaedia.fr/wiki/Zayd-ibn-Ali
Zayd ibn Ali ibn al-Hussain (AS) Zayd ibn Ali (695-740 C.E.) He was given the .... Zayd Ibn 'Ali Ibn Al Husseyn Ibn 'Ali Ibn Abi Talib dont l'année de naissance est ...

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