vendredi 18 avril 2014

1123... EN REMONTANT LE TEMPS

Cette page concerne l'année 1123 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol

PACTE EN TEMPS DE GUERRE OUVRANT DES POSSIBILITES COMMERCIALES AU VÉNITIENS...





UNE PLAGE D'ORIENT
Le Pactum Warmundi est le nom en latin d'un important traité du début du XIIe siècle tirant son nom de Gormond de Picquigny. Gormond, ou Germond, Guarmond ou Waremond, prélat picard originaire de Picquigny, mort à Sidon (Damas) en 1128. Fils ou frère d'Arnoul de Picquigny (suivant les sources).
Fin 1110, Germond emprisonne Adam, châtelain d'Amiens. Geoffroy, évêque d'Amiens tente à plusieurs reprises de le faire libérer.
1113-1117, Insurrection communale d'Amiens et combats d'Enguerrand, de Thomas de Marle et du châtelain Adam contre les bourgeois, l'évêque Geoffroy et le vidame Germond de Picquigny, assistés de Louis le Gros. Il participe aux croisades.
Il est patriarche latin de Jérusalem de 1118 à 1128, successeur de Baudouin II. C'est un homme simple et craignant Dieu, selon Guillaume de Tyr.
Il ordonne des travaux.
Il reçoit la ville de Tyr à composition.
Il est régent du royaume de Jérusalem de 1123 à 1124, lors de la captivité de Baudouin II
Il y aurait un poème sur Germond en langue picarde, mais on n'a pas encore pu retrouver sa trace (source Templière).

Ce pacte, négocié par ce dernier, établit une alliance entre les Croisés du royaume de Jérusalem et la république de Venise.

En 1123, le roi Baudouin II est fait prisonnier par Artuqidi et, par la suite, le royaume de Jérusalem est envahie par les Fatimides d’Égypte. Le doge de Venise Domenico Michele, vient avec une grande flotte qui vainc la flotte Égyptienne au large de la côte de la Syrie, et capture de nombreux navires.
Les Vénitiens prennent la parole à Acre, et le doge termine son pèlerinage à Jérusalem où il célèbre Noël, rencontre le Patriarche de Jérusalem Germond de Picquigny, et le Connétable Guillaume de Bures, qui a régné à Jérusalem à la place de Baudouin II. Il est convenu que la flotte vénitienne a aidé les croisés à attaquer Tyr ou Ascalon, les deux seules villes de la côte encore contrôlées par les musulmans.... Les barons du sud de la France veulent attaquer Ascalon, tandis que ceux du nord préfèrent mener la flotte contre Tyr, qui est plus combative et un havre de paix riche et précieux pour l'ennemi venant de Damas, situé dans l'arrière-pays. Selon Guillaume de Tyr, « La question du choix dégénère en conflit dangereux. » Tyr est choisi par tirage au sort.

ARMES DE JERUSALEM
Le traité d'alliance est signé entre Jérusalem et Venise avant le début du siège de Tyr en Février 1124 (la ville a capitulé devant les croisés plus tard la même année), négocié par le patriarche Germond, portant le nom de Pactum Warmundi forme latine de son nom, « Warmundus ». Des traités précédents ont été négociés entre Jérusalem et Venise et d'autres cités Italiennes, et les Vénitiens eux-mêmes ont accordées des privilèges en 1100 et en 1110 en échange d'une aide militaire, mais ce traité est beaucoup plus large...

Le Pactum accorde aux Vénitiens leurs propres églises, rues, places, bains, marchés, unités de mesure, moulins et fours dans chaque ville contrôlée par le roi de Jérusalem, à l'exception de Jérusalem elle-même, où leur autonomie est limitée... Dans les autres villes, ils sont autorisés à utiliser les unités de mesure pour faire des affaires et le commerce avec d'autres Vénitiens, ou celles fixées par le roi de Jérusalem. A Acre, ils obtiennent un quartier de la ville, où chaque Vénitien « peut être aussi libre que dans Venise elle-même. » À Tyr et Ascalon (pas encore conquis), ils occupent un tiers de la ville et un tiers de la campagne environnante qui dans le cas de Tyr, inclus 21 villages. Ces privilèges sont totalement exonérés d'impôt, tandis que les navires Vénitiens sont assujettis à l'impôt si ils ont transporté les pèlerins ce qui donne au roi de Jérusalem un droit d'un tiers de la redevance... Pour leur aide lors du siège les Vénitiens ont 300 « Bisanti Sarrasins » par an à partir des recettes de cette ville. Ils ont été autorisés à utiliser leurs propres lois en matière civil, si un Vénitien est blessé ou meurt dans le royaume, sa propriété est renvoyé à Venise au lieu d'être confisqué par le roi de Jérusalem. Tous ceux qui vivent dans le quartier Vénitien d'Acre dans les districts de Venise ou dans d'autres villes sont soumis aux lois de Venise.
Le Pactum a été signé par
Le patriarche Germond de Picquigny
Ebrano archevêque de Césarée,
Bernard, Archevêque de Nazareth
Aschetino, évêque de Bethléem
Roger, évêque de Lydda Guildin,
L'abbé de Sainte-Marie de Josaphat
Gérard, abbé du Saint-Sépulcre
Aicardo, abbé du Templum Domini
Arnaldus, abbé de la Montagne de Sion
Guillaume Buris et Le chancelier Payen.
Mis à part Guillaume Buris et Payen, aucune autorité laïque est témoin du traité, indiquant peut-être que les Vénitiens considèrent Jérusalem comme un fief papal....
Baudouin II ratifie la Pactum à sa sortie de prison en 1125, mais refuse de reconnaître les communes Vénitiennes comme une entité entièrement autonome au sein du Royaume, il fait valoir ses droits féodaux, demande le service de 3 chevaliers Vénitiens... Le traité semble être resté en vigueur jusqu'à la chute des Francs en 1291 ; les vénitiens et les municipalités à Acre et Tyr ont été particulièrement puissantes et influentes au XIIIe siècle, après le Royaume de Jérusalem, s'est réduit en un État côtier.

D'autres cités Italiennes et Provençales ont demandé et obtenu des traités commerciaux similaires, accordés par le roi de Jérusalem tout au long des XIIe et XIIIe siècle, en particulier Gênes et Pise. Les municipalités établies par ce traité sont une étape importante dans le développement commercial des cités Italiennes, aboutissant à la Renaissance Italienne dans les siècles suivants.
En mai 1123, profitant de la captivité du roi de Jérusalem Baudouin II, les Fâtimides d’Égypte concentrent à Ascalon une forte armée qui va assiéger Jaffa, accompagnée d’une escadre de 70 navires. L'armée Egyptienne se retire à Ibelin à l’approche des troupes Franques guidées par le patriarche de Jérusalem Gormond de Picquigny et y est battue à plates coutures...
La flotte Égyptienne, qui mouille dans les eaux d’Ascalon, est quant à elle anéantie par une imposante escadre Vénitienne, qui arrive fortuitement en Terre Sainte durant cette période trouble.
Le doge Domenico Michele, qui a appris une fois arrivé à Acre la présence d’une flotte ennemie non loin de là, décide d’intervenir et divise à cet effet son escadre en deux flottilles : la première, dont il prend la tête, cingle le long de la côte en direction de Jaffa, tandis que la seconde, d’importance moindre, prend la direction de la haute mer, et se dirige vers Ascalon faisant mine de n’être qu’un simple convoi de pèlerins égarés... Au petit jour, quand les amiraux Égyptiens aperçoivent les navires chrétiens, ils s’élancent aussitôt en mer pour les capturer. Le convoi chrétien, continuant son manège, feint de redouter la bataille et peut retarder la confrontation pour permettre à la flottille du doge d’entrer en jeu.
La flotte Égyptienne, se retrouvant d’un coup encerclée, doit accepter un combat inégal elle est entièrement envoyée par le fond. Sa destruction assure aux Latins la maîtrise absolue de la mer...
Ces derniers profitent de cette situation pour s’emparer des dernières places fortes maritimes du littoral Philistin.
ARMES DE VENISE
Dès la nouvelle du siège de Tyr, la garnison d’Ascalon, affaiblie par les deux récentes défaites que viennent de lui infliger les Vénitiens et les forces du royaume de Jérusalem, tente une diversion contre Jérusalem dégarnies de ses troupes. A l’approche de l’armée Fâtimide, les bourgeois de la ville sonnent le ban et se rangent en ordre de bataille devant les murs de la ville. Devant leur détermination, les Égyptiens, manifestement impressionnés, sonnent la retraite.
Durant la durée du siège de Tyr, la garnison d'Ascalon mène un second raid plus meurtrier en Judée, où elle surprent la garnison Franque de la Mahomerie ( al-Bîra ).
À la tête des armées du Royaume de Jérusalem, emportant la Vraie Croix, Eustache Ier de Grenier repousse une attaque des Fatimides d'Égypte à Ibelin le 29 mai 1123, il meurt le 15 juin 1123, il est enterré à l'abbaye Sainte-Marie à Jérusalem. Selon Foucher de Chartres, Eustache Ier de Grenier, surnommé l'épée et le bouclier de la Palestine, est « un homme preux, de noble caractère », et Guillaume de Tyr dit qu'il est « un homme sage et prudent, avec une grande expérience des questions militaires ».
Guillaume Ier de Bures le remplace dans sa fonction de Connétable et Régent du royaume de Jérusalem. Son successeur Gormond de Picquigny (1118-1128) est considéré par Guillaume de Tyr comme un « saint personnage », et il sait gouverner le royaume pendant la captivité de Baudouin de Bourcq avant de mourir dans l'armée qui assiège Belhacem.
Pactum Warmundi - Wikipedia
it.wikipedia.org/wiki/Pactum_WarmundiTraduire cette page
Il Pactum Warmundi fu un trattato con il quale nel 1123 il crociato Regno di Gerusalemme strinse un'alleanza con la Repubblica di Venezia.

Guermond Ier de Picquigny

genealogiequebec.info/testphp/info.php?no=171750
Il est aussi connu sous le nom de Waremond Picquigny 2, Guarmond Picquigny 2, Germond Picquigny 2 et Gormond Picquigny 2.

Châteaux de l'Orient Latin - Les Templiers et les Croisades

www.templiers.net/orient-latin/index.php?page=9_Eglise-Latine...
Son successeur Gormond de Picquigny (1118-1128) est considéré par Guillaume de Tyr comme un saint personnage, et il sut gouverner le royaume pendant la ...


3 commentaires:

  1. Chère Chantal je suis éblouie par l'intelligence du doge Domenico Michele, c'est un événement que je ne connaissais pas, merci de m'avoir permis de le découvrir!

    Amitiés

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  2. Cela n'a pas payé car après un revers il fur mis à mort par les Vénitiens.

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