mercredi 5 mars 2014

1167... EN REMONTANT LE TEMPS

Cette page concerne l'année 1167 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

« MATHILDE L'EMPERESSE »

L'EMPERESSE MATHILDE
Mathilde l’Emperesse née à Rouen en 1102/décédée le 10 septembre 1167) fille et héritière de Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre, et de Mathilde d’Écosse (prénommée Édith avant son mariage). Elle est donc la petite-fille à la fois de Guillaume le Conquérant (Normand), de Malcolm III d’Écosse (Écossais), et de Mathilde d’Écosse (Anglo-Saxonne). Son éducation commence probablement à la cour de sa mère, puis en 1108, elle est confiée aux moines du Bec.
En 1109, âgée de 6/7 ans, son père la fiance à l'empereur du Saint Empire Romain Germanique Henri V, âgé de 28 ans C'est une alliance politique importante pour Henri Ier, preuve en est la dot estimée à 10 000 marcs d'argent qu'il offre, car elle lui permet de gagner un allié contre le roi de France.
En février 1110, elle part rejoindre son futur mari avec une escorte Normande. Son éducation se poursuit à la cour impériale.
En 1111, son futur mari se fait couronner empereur par le pape Pascal II à Rome.
Elle est couronnée à Mayence d’où son nom de « Mathilde l’Emperesse »... Étant mineure, Bruno de Bretten, l'archvêque de Trêves, est désigné pour être son gardien. Sous sa tutelle, elle apprend l'Allemand et les coutumes de la cour impériale.
Le 6 ou le 7 janvier 1114 Mathilde et Henri se marient à Worms puis sont à nouveau couronnés à Mayence...
En 1116, elle soutient son mari qui est excommunié par le pape suite à la querelle des investitures et l'accompagne lors de sa seconde campagne en Italie. À Rome, le pape apeuré s'est enfui, et Mathilde et son mari sont probablement couronnés Empereur et Emperesse par Maurice Bourdin, l'archevêque de Braga, futur « antipape » Grégoire VIII, qui est excommunié pour cet acte. Mathilde utilise par la suite non plus le titre de « reine des Romains », mais « Emperesse des Romains ».
HENRI V EMPEREUR
Entre 1118 et 1119 Mathilde est une impératrice impliquée, elle est témoin de nombreux actes juridiques de son mari, agit comme régent titulaire en Italie, et correspond avec son père.
Pendant ce temps, Henri V a des démêlées avec Foulque, comte du Maine qui refuse de lui rendre hommage, et préfère la suzeraineté du roi de France. La guerre menace d’éclater, mais en fin diplomate  Henri I, donne son fils Guillaume Adelin en mariage à une fille de Foulque V d'Anjou. Henri Ier, étant toujours décidé à sécuriser la frontière sud-ouest du duché face à l'Anjou, il arrange également un mariage, pour sa fille, avec Geoffroy fils de Foulque V.
En 1120, lors de son retour en Angleterre avec toute sa famille, c’est le naufrage de la Blanche Nef, dans lequel périt Guillaume-Adelin, sa femme Mathilde, et les héritiers et héritières des grandes familles de Normandie et d’Angleterre....
En 1121, Henri Ier s'est remarié mais après 5 ans d'un mariage infructueux, la naissance d'un héritier est très improbable. Robert de Gloucester, l'aîné de ses bâtards, a l'étoffe d'un roi, mais il lui manque la légitimité, ce qui l'exclut de la succession. Comblé par les faveurs royales, Étienne de Blois bien que petit-fils de Guillaume le conquérant par sa mère Adèle est vu par le roi comme un simple appui pour son successeur. Le choix de sa fille pour lui succéder est la seule solution pour que sa lignée subsiste sur le trône. Sa décision est facilitée par les aptitudes qu'il a pu déceler chez elle, comme son expérience de la gestion des affaires publiques... Son éducation lui a permis de développer un caractère volontaire, un esprit indépendant, et une confiance en soi suffisante...
En 1125, l'empereur Henri V meurt, et comme son mariage n'a pas engendré de descendance, elle rend les terres qu'elle a eues en dot près d'Utrecht puis revient près de son père, car un autre rôle politique l'attend... Un chroniqueur contemporain mentionne que le couple a eu un enfant, mais qu'il n'a pas vécu. Mathilde est veuve, elle a 21 ans et pas d’enfant. (heureusement pour la France qui aurait pu se retrouver encerclée par les demi-frères Allemands et Anglais !!!)... Henri Beauclerc lui donne en héritage toutes ses possessions Anglaises et Normandes. Les seigneurs Anglais n’admettent cette décision qu’à la condition que Mathilde reste veuve, ou qu’en cas de remariage, ils donnent leur consentement, elle vient en Angleterre.
En 1127, son père demande à tous les barons et évêques Anglais présent à la cour, y compris son cousin Étienne de Blois, de prêter serment et de reconnaître sa fille comme héritière et successeur. Il exige d'autres serments d'allégeance à Mathilde (et à elle seule) en 1131 et 1133. les barons du roi Henri Ier reconnaissent par serment le droit de Mathilde.
En 1128 Sans les consulter elle se remarie au Mans, elle épouse Geoffroy (1113-1151), surnommé Plantagenêt, de 11 ans son cadet, comte d’Anjou, fils de Foulque V Le Jeune. Il devient Comte d'Anjou à l'issue de la cérémonie, car son père part immédiatement pour Jérusalem épouser Mélisande héritière du Royaume de Jérusalem.
Les situations des deux royaumes se ressemblent, cependant les arrangements pour assurer leurs successions sont différentes. Foulque d'Anjou devient Roi de Jérusalem et gouverne de concert avec la reine, alors que Geoffroy n'a pas le même statut, les serments d'allégeance des barons, même après le mariage, étant réservés à Mathilde seule.
Malgré l'urgence de concevoir un petit-fils pour Henri Ier, ils vivent séparés pendant 2 ans. Après le concile de Northampton en septembre 1131, elle accepte de revenir près de lui. Les vassaux Anglais se considèrent libérés de leur serment d’allégeance... Par ce mariage Geoffroy et Mathilde vont se trouver à la tête d’un vaste et puissant empire qui sera à l’origine du futur « empire Plantagenêt » première conséquence les relations entre l’Anjou et la Normandie vont se trouver pacifiées.
En 1133, Leur premier enfant Henri (futur Henri II) naît le 5 mars 1133 au Mans, la naissance de Geoffroy (1134) manque de lui coûter la vie, mais elle se remet, et Guillaume naît en 1136. Mathilde passe son temps à Rouen avec son père, s'initiant au gouvernement de l'administration normande. Pendant ce même temps, Henri Ier refuse de donner à son gendre les châteaux faisant partie de la dot de sa femme dans le sud de la Normandie. Quand il meurt le 1er décembre 1135 Mathilde et son mari se trouvent en Anjou.
CARTE D4ANGLETERRE AU XIIe XIIIe SIÈCLE
En 1135, à la mort à Lyons La Forêt de Henri Ier, Geoffroy d'Anjou entend donc faire valoir les droits de Mathilde et du jeune Henri... Dès la mort du roi, Thibaud de Champagne, son neveu, est prêt à réclamer le trône étant le plus proche héritier mâle, puisque petit fils de Guillaume le Conquérant, par la fille de celui-ci Adèle, sœur du roi, Ce dernier se fait devancer par son frère cadet Étienne de Blois, qui débarque en Angleterre et qui aidé de son frère Henri, évêque de Winchester, se fait couronner roi le 22 décembre. Le demi-frère de Mathilde, Robert de Gloucester, fils illégitime de Henri Ier Beauclerc, soutient son parti. Mathilde se réfugie en Normandie. À la mort de son père, il est attendu que Mathilde lui succède, mais Henri Ier n'a jamais convaincu ses barons que Mathilde pourrait gouverner par elle-même. Il a aussi refusé la suggestion qu'elle pourrait gouverner comme régente pour son fils Henri, il n'y a donc pas de consensus ferme parmi le baronnage pour accepter Mathilde. Prévenu de la mort du roi, son cousin Étienne de Blois rejoint au plus vite Winchester et s'empare du trésor royal. Le 22 décembre 1135 il se fait couronner par l'archevêque de Canterbury reniant ainsi les serments faits précédemment. Même si Étienne a officiellement les titres de roi et de duc, Mathilde est reconnue par beaucoup de vassaux Normands comme la souveraine légitime du duché de Normandie, pendant ce temps L’Angleterre elle se divise alors en partisans de Mathilde et en partisans d’Étienne.
Cinq mois après son couronnement, tous les principaux baron Anglo-Normands sauf Baudouin de Reviers l'ont reconnu pour roi, y compris ceux avec qui Mathilde a forgé de forts liens politiques (Robert de Gloucester, Brian FitzCount). Elle ne peut rien faire pour renverser la situation, Étienne étant aussi accepté par le clergé Anglais et par le pape. Elle prend toutefois immédiatement possession des châteaux contenus dans sa dot, à savoir : Argenton, Exmes, et Domfront et s'établit dans la forteresse d'Argenton. Geoffroy Plantagenêt a peu d'intérêt pour l'Angleterre, elle n'a donc aucun soutien pour contrer Étienne dans son royaume. Par contre, son mari a l'ambition d'annexer la Normandie, et y mène régulièrement des raids.
Néanmoins, les piètres qualités de souverain d'Étienne permettent aux prétentions de Mathilde de survivre. Son échec à contrôler la Normandie à partir de 1137, donne à Mathilde une possibilité pour lui contester le duché.
Les manœuvres tentées en Normandie ne donnent rien, jusqu'à ce qu'en 1138, son demi-frère illégitime Robert de Gloucester renonce à son allégeance à Étienne. Elle et son mari ont maintenant assez de soutien pour tenter plus avant de s'imposer dans le duché. À la même époque, leur cousin David 1er d’Écosse, envahit le nord de l'Angleterre et une rébellion se déclenche dans l'ouest du pays. Bien que ces initiatives échouent, la position de l'Emperesse ne se désintègre pas et elle enregistre de nouveaux soutiens.
Durant les fêtes de Pâques 1139, le cas de l'usurpation d'Étienne est examiné par le second concile de Latran. Le pape refuse de se prononcer et préfère attendre que les événements se décantent.
MATHILDE
Le 30 septembre 1139, Mathilde débarque en Angleterre pour porter la contestation plus avant. Elle est accueillie par sa belle-mère Adélaïde de Louvain, au château d'Arundel. Étant sous la protection d'une reine douairière, Étienne n'a pas d'autre choix que de lui donner un sauf-conduit jusqu'à Bristol. Elle y est escortée par Henri de Blois, l'évêque de Winchester, et le comte Galéran IV de Meulan, puis s'installe à Gloucester. En février 1141, intervient le plus grand succès militaire de Mathilde. À la Bataille de Lincoln le 2 février 1141, Étienne est battu et capturé, puis déposé et enfin emprisonné à Bristol. Elle se trouve en position de force dans le royaume, et le 3 mars elle se proclame Domina Anglorum, « Dame des Anglais », avec l'accord de l'évêque de Winchester Henri de Blois légat papal et propre frère d'Étienne. Il la reçoit lors d'une cérémonie dans sa cathédrale où elle est accompagnée par une procession d'évêques et d'abbés. Le parti d'Étienne se défait la Normandie se laisse conquérir par Geoffroy, qui s'empare du duché à part quelques poches de résistance.
En 1139 Mathilde proclamée « Dame des Anglais », forte du soutien de quelques barons mécontents de la faiblesse du roi, elle a la confiance de l'Église qu'Étienne a gravement contrariée. Elle prend rapidement le contrôle d'une grande partie de l'ouest de l'Angleterre, et établit sa cour à Oxford, elle récompense ses soutiens par des honneurs et des terres, et les barons du royaume changent de camp au gré de leurs intérêts... aidée par son demi frère Robert, duc de Gloucester, elle réussit en 1141 à capturer Étienne, sauvé par la mort de Gloucester, et remonte sur le trône mais ne parvient pas à tirer profit de sa victoire à Lincoln.
ÉTIENNE DE BLOIS
Le 7 avril, elle est proclamée Angliae Normanniaeque domina, « Dame des Anglais et des Normands », au concile de Winchester, mais l'assistance est maigre. Des dispositions sont prises pour qu'elle soit couronnée à Westminster Bien qu'elle contrôle dorénavant le royaume, son soutien militaire est faible, et notamment Thibaut du Bec refuse de lui faire serment d'allégeance tant que Étienne de Blois n'aura pas renoncé à la couronne, ce qu'il refuse de faire. Ses soutiens sont surtout localisés dans l'ouest du royaume, même si elle réussit à attirer Ranulph de Gernon, Hugues Bigot, Geoffroy de Mandeville, Guillaume de Mohun et quelques autres pour un temps, avec des terres et des titres.
Londres étant aux mains des sympathisants royalistes, elle est obligée d'acheter le soutien de Geoffrey de Mandeville, gardien de la Tour de Londres pour sécuriser les alentours de la ville. Elle peut ainsi s'installer temporairement à Westminster en juin 1141, afin de s'y faire couronner reine. Son séjour y est court et houleux, car elle refuse de leur faire les concessions qu'ils demandent. Henri de Blois plusieurs hésitant à la soutenir, demande au pape d'approuver son changement d'allégeance pour l'Emperesse, mais celui-ci refuse.
Mathilde de Boulogne, épouse d'Étienne, et Guillaume d'Ypres, le capitaine de ses mercenaires, se présentent alors avec leurs forces près de la ville durant l'été. Les Londoniens, furieux de l'arrogance de l'Emperesse, attaquent Westminster et l'obligent à quitter la ville en catastrophe, empêchant ainsi le couronnement. Elle doit se replier sur Oxford.
BATAILLE DE LINCOLN
Fin juillet, elle prend la décision de marcher sur Winchester pour forcer l'évêque à la couronner. Ses forces assiègent alors le palais de l'évêque. Mathilde de Boulogne et Guillaume d'Ypres, y voient une opportunité de reprendre l'avantage. Ils assiègent la ville, et coupent ainsi leurs voies de retraite et de ravitaillement. S'ensuit ce qui est aujourd'hui connu sous le nom de déroute de Winchester. Mathilde réussit à s'enfuir de Winchester grâce à une diversion organisée par Robert de Gloucester. Ses troupes sont mises en déroute, et Robert, qui couvre sa fuite, est capturé à Stockbridge.
Tout l'avantage gagné à Lincoln a disparu. Les belligérants se mettent d'accord pour un échange de prisonniers. Robert n'est pas roi, mais il est l'âme et le leader charismatique du parti de sa sœur. Il est relâché le 3 novembre, en contrepartie de la libération d'Étienne le 1er du mois. Ce dernier retrouve sa place sur le trône, et se fait à nouveau couronner le 25 Décembre la guerre civile peut reprendre de plus belle.
Geoffroy Plantagenêt refuse de venir la soutenir en Angleterre, car il est occupé à prendre le contrôle de la Normandie. Robert de Gloucester part le rejoindre pour négocier avec lui et l'aider dans sa conquête. Quand il revient dans le royaume, à l'hiver 1142, Mathilde se trouve assiégée dans le château d'Oxford. Elle ne doit son salut qu'à une fuite ingénieuse et dangereuse. Début décembre, ses 4 compagnons et elle s'enroulent dans des draps blancs, pour ne pas être repérés, et se font descendre le long du mur du château en pleine nuit, alors qu'une tempête de neige sévit. Ils s'enfuient d'abord à pied dans la neige vers Abingdon traversant la Tamise gelée, puis à cheval jusqu'à Wallingford puis jusqu'à Devizes (Wiltshire), où elle établit son quartier général, car le château y est pratiquement imprenable.
Durant les années qui suivent, aucun des camps n'est capable de prendre l'avantage, et le conflit s'enlise dans une guerre de sièges. Geoffrey de Mandeville et Ranulph de Gernon reviennent dans son camp après avoir été trahis par le roi. D'autres barons adhèrent à sa cause avant tout pour sauver leur patrimoine Normand. Ses demandes d'assistance à son mari, qui a pourtant achevé sa conquête de la Normandie en 1144, sont ignorées. Toutefois, à partir de 1142, elle comprend qu'elle ne sera jamais couronnée reine, et qu'il vaut mieux se battre pour que son fils Henri rentre en possession de son héritage. Elle enregistre une victoire sur le plan diplomatique quand le pape refuse de reconnaître Eustache le fils aîné d'Étienne, comme son successeur au trône.
En 1144 Geoffroy V Plantagenêt est reconnu duc de Normandie..
En 1148, après des années de guerre civile, Mathilde quitte définitivement l'Angleterre pendant ce temps, Geoffroy, qui à conquis la Normandie (1141-1144) et donne le duché à leur fils Henri (1150).
ABBAYE DE MORTEMAR
Fin 1147, son demi-frère Robert, son commandant militaire, décède d'une fièvre à Bristol. Menacée d'être excommuniée pour occuper illégalement le château de Devizes, qui appartient à l'évêque de Salisbury, elle se retire en Normandie en 1148, laissant son fils Henri poursuivre sa revendication pour lui-même.
Après des tentatives vaines en 1147 et 1149, il débarque à nouveau en Angleterre, début 1153, avec une puissante armée. À la fin de l'année, après le décès d'Eustache IV de Boulogne fils et héritier présomptif du roi, les conditions sont réunies pour un Traité de paix. Selon les termes de l'accord, Étienne d'Angleterre et Henri se reconnaissent pour père et fils, et il est conclu que ce dernier succédera à Étienne à sa mort...
En 1153, Eustache, fils unique d’Étienne meurt. L’archevêque de Canterbury intervient pour faire se rencontrer Étienne et Henry, fils de Mathilde et de Geoffroy. Par un traité en 1153, Étienne associe Henry à la gestion royale et le désigne comme successeur. Il sera le futur Henri II, et elle sera la belle-mère d’Aliénor d'Aquitaine.
En 1154 sans héritier, Étienne de Blois finit par lui transmettre la couronne d'Angleterre.
La guerre civile a un fort impact sur le pouvoir royal. Cela est du uniquement à la faiblesse du gouvernement d'Étienne d'Angleterre qui est un piètre roi. Comme il est incapable de s'occuper des désordres dans son royaume, il délègue à ses soutiens de grandes parts de son autorité, et créé ainsi de nombreux titres de comtes. Son incapacité à maîtriser tous les aspects de sa position conduit à une désintégration de l'ordre établit, et à de nombreux désordres locaux.
Étienne montre aussi à plusieurs reprises qu'il est difficile de lui faire confiance. Il montre que sa parole ne l'engage pas, et qu'il fait fi des conventions féodales. Sur le plan politique, il se montre inepte, notamment en arrêtant Roger de Salisbury et ses neveux, et en ne respectant pas sa promesse de liberté de l'Église. Il s'attire ainsi l'hostilité du clergé, et finalement est incapable d'assurer sa succession.
Son incapacité à tuer dans l'œuf toute contestation ouvre la porte au parti Angevin pour lui contester le pouvoir, et les barons en profitent pour extorquer toujours plus d'autonomie et de pouvoir aux deux prétendants. Ainsi, ils construisent des châteaux sans autorisation et battent même monnaie. En conséquence, l'administration centrale royale ne fonctionne qu'au ralenti et son échiquier est au point mort. L'argent rentre mal dans les caisses d'Étienne, ce qui limite encore plus son champ d'action.
LE PIGEONNIER DE MORTEMAR
Devant la faiblesse de l'autorité royale, les grands barons du royaume, soutenant des camps différents, en sont réduits à conclure des traités privés afin de limiter l'impact de la guerre civile sur leurs terres et leurs possessions. Plusieurs barons vendent leur soutien au plus offrant. Ranulph de Gernon a souvent été décrit comme l'exemple typique de cette attitude. Quand Henri II d'Angleterre monte sur le trône en 1154, l'État est à reconstruire.
L'abbaye de Mortemer est dite hantée par Mathilde l'emperesse surnommée la Dame Blanche grand-mère du très célèbre Richard Cœur de Lion. Mathilde Beauclerc, est la « Dame Blanche » de la « légende de Mortemer »
fr.cyclopaedia.net/wiki/Mathilde-(1103-1167)
Mathilde l'Emperesse (vers le 7 février 1102 probablement à Sutton Courtenay, Oxfordshire – 10 septembre 1167, abbaye Notre-Dame du Pré de Rouen), aussi ...

Point de Vue .:. Ce jour-là .:. 24 Août

www.pointdevue.fr/cejourla/24-Aout
Le 17 juin 1128, il se marie à l'âge de 15 ans avec Mathilde l'Emperesse, fille ... Le 17 juin 1128 au Mans, il épousa Mathilde l'Emperesse (1102 – 1167), veuve ...








1 commentaire:

  1. Bonsoir chère Chantal..

    Bien que n’ayant jamais été officiellement couronnée reine d’Angleterre, Mathilde aura été, néanmoins, la première femme à diriger, de manière souveraine, entre février et novembre 1141, l’un des plus puissants états d’Europe de l’époque..

    Amitiés

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