Cette
page concerne l'année 1152
du calendrier julien.
Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne
peut s'agir que d'un survol !
UN
MARIAGE MAL ASSORTI QUI AURA DES CONSÉQUENCES IRRÉPARABLES
...

Fille de Guillaume X, duc d'Aquitaine. Duchesse à la mort de son père (1137), elle est mariée dès son avènement au prince Louis de France, qui monte, deux semaines plus tard, sur le trône sous le nom de Louis VII. Le duché demeure cependant distinct du domaine royal. L'union est mal assortie, la légèreté et la sensualité d'Aliénor s'accordant mal avec la dévotion ascétique du roi. Les prétentions d'Aliénor à gouverner son duché déçoivent, d'autre part, les conseillers du roi qui, comme Suger, ont envisagé une assimilation rapide de cette principauté au royaume...
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ALIÉNOR ET LOUIS |
Le
mariage avait eu lieu 15 ans plus tôt, unissant un couple royal
adolescent : Louis VII (17 ans) épouse Aliénor (14 ans). (Louis et
Aliénor, le Saint Moine et la Folle Reine), Ce mariage est négocié
dans la hâte par Suger, abbé de la basilique royale de Saint-Denis,
la mort subite du père d’Aliénor exigeant de placer sans tarder
l’héritière du duché sous la protection d’un puissant
seigneur.
Leur
union est célébrée le 27 juillet 1137 dans la Cathédrale
Saint-André de Bordeaux.
Quelques
jours plus tard, le 1er août 1137, s’éteint le roi de France
Louis VI le Gros qui laisse son royaume au jeune époux.
Sur
le chemin de Paris, la première escale du couple royal est le
château de Taillebourg où Aliénor et Louis VII se retrouvent seuls
pour la première fois.

Le 8 août, c’est à la Cathédrale de Poitiers qu’a lieu le couronnement ducal suivi d’un banquet dans la grand-salle du palais, la jeune héritière apporte en dot au roi de France l'immense Aquitaine.
Les
premières années parisiennes
dans
le palais de la cité sont sans doute inconfortables pour la jeune
princesse, étrangère par sa langue et sa culture à une cour où la
reine mère, Adélaïde de Savoie, tient encore une place importante.
Par ailleurs, le rôle de protecteur entraîne Louis VII en 1141
dans une expédition malheureuse contre le comte de Toulouse.
Mais
l'austère et ascétique monarque, élevé pour devenir clerc, a bien
du mal à rendre heureuse sa subtile reine grandie à la cour de son
duché natal, entourée de poètes et de troubadours, protégés par
son mécène de père : « J'ai
épousé un moine, non un roi ! »,
se plaint-elle.

À
leur retour en France, Aliénor continue de ridiculiser son mari,
toujours sans héritier mâle, Louis VII accepte la séparation.
En
1151, Aliénor rencontre Henri Plantagenêt, fils du comte d’Anjou :
il a 11 ans de moins qu’elle, Le mariage est annulé le 21 mars
1152 par le Concile de Beaugency, sous le prétexte de consanguinité
(au 9ème degré), à la demande du roi, le mariage est annulé par
le pape. (Éminemment courant dans les familles régnantes.)
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ALIÉNOR ET HENRI |
Funeste
erreur !... La reine, âgée d'à peine 30 ans est fort courtisée,
elle reprend sa dot et sa liberté, et le 18 mai 1152 s'en va épouser
le futur et fringant jeune, Henri Plantagenêt, apportant au royaume
d'Albion tout le Sud-Ouest de l'hexagone, et à ses futurs enfants,
héritiers de la couronne Anglaise, une ascendance qui leur donnera
des raisons de prétendre au trône de France, tragiquement affaibli
face à son rival. Mais elle ne sera pas plus heureuse lors de ce
second mariage :
Pour
un temps, Aliénor d’Aquitaine va perdre tout pouvoir politique.
Henri II n’a pas l’intention de la laisser s’ingérer dans ses
affaires, y compris dans le duché d’Aquitaine. Il la relègue au
simple rang de mère de famille : elle aura de lui huit enfants
(Guillaume, Henri, Mathilde, Richard, Geoffroy, Aliénor, Jeanne,
Jean), ce qui fait dix en comptant ceux de son premier mariage,
ouvertement trompée par son mari et même emprisonnée par Henri II
parce qu'elle soutient ses fils en rébellion contre leur père.
Plus
attirée par le duché d'Aquitaine, qu'elle continue de gouverner
avec efficacité, même après avoir investi de cette charge son fils
Richard Cœur de Lion (1169), que par le séjour insulaire, Aliénor
anime à Poitiers une cour raffinée et brillante. Mais elle joue
surtout un rôle politique considérable, soutenant contre son mari
Henri II l'un ou l'autre de leurs fils, pour le plus grand profit du
roi de France qui tire parti de ces dissentiments...
Henri
II la fait enfermer en 1173 dans un couvent d'où elle ne sort que
lorsque son fils Richard monte sur le trône en 1189. Celui-ci fait
grand cas de l'expérience politique de sa mère, c'est à elle qu'il
confie la régence de son État pendant la troisième Croisade
(1190).

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GISANT D’ALIÉNOR D'AQUITAINE |
2
févr. 2004 - Née aux environs de 1122, morte le 1er avril 1204 à
l'abbaye de Fontevraud, Aliénor
d'Aquitaine
est la fille aînée de Guillaume X, dernier duc …
Aliénor d'Aquitaine
alienor-aquitaine.org/
Premier
site consacré à Aliénor
d'Aquitaine.
Les principales étapes de sa vie par chapitres. Des rubriques sur la
société au XIIe siècle, sur ses contemporains et …
Aliénor d'Aquitaine (1120 - 1204) - Deux fois reine - Herodote.net
www.herodote.net/Alienor_d_Aquitaine_1120_1204_-synthese-229.php
1er
avril 1204 : mort d'Aliénor
d'Aquitaine
- Epouse d'un roi de France et d'un roi d'Angleterre, mère de deux
rois, lettrée, combattante, amante, Aliénor est ...
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