samedi 24 mai 2014

1088... EN REMONTANTLE TEMPS


Cette page concerne l'année 1088 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

L’UNIVERSITÉ DE BOLOGNE DE SA CRÉATION (1088) A NOS JOURS.

BOLOGNE
C’est sur le site de la « cultura Villanoviana », où avait été localisé en 2000 avant JC une culture néolithique qui connaissait le travail des métaux, que la ville de Bologne est fondée, appelée « Felsina » par les Étrusques et « Bononia » par les latin. A la chute de l’empire romain, la ville connaît un immense déclin et ne retrouve sa splendeur qu’au XIe siècle lorsque Bologne devient une commune libre. Cette « renaissance » coïncide avec la fondation de l’université de Bologne datant de 1088. Bologne est aujourd’hui célèbre pour ses nombreuses arcades et balcons, les palais de briques et ses nombreuses églises, ses deux tours médiévales penchées et sa muraille de 8km.

La première université, celle qu'on appelle la « mère nourricière des études », (Alma Mater studiorum), naît à Bologne au XIe siècle. Certains maîtres de grammaire, de rhétorique et de dialectique (les arts libéraux du trivium hérité de l'Antiquité) entreprennent alors d'y commenter le « droit Justinien » qu'ils viennent de redécouvrir dans des circonstances restées mystérieuses. La date de 1088 retenue conventionnellement correspond à cette première rupture avec l'école cathédrale, soumise à l'évêque... Bouleversant la transmission du savoir jusque-là entièrement soumis à l'autorité biblique, le droit romain est d'abord l'affaire de commentateurs privés, liés contractuellement à leurs étudiants, avec qui ils forment une société indépendante : « universitas ». Mais la première des sciences constituée est vite entraînée dans le conflit entre le pape et l'empereur.

Trésor de notions, de distinctions, de modes de raisonnement oubliés de l'Occident, le corpus du droit civil ainsi exhumé, interprété, imité plus de 500 ans après sa création, fournit le patron de la modernité occidentale. La scolastique universitaire propage une rationalité technicienne, systématique, réservée à des experts, de plus en plus morcelée en disciplines et foyers autonomes, derrière l'apparente et illusoire suprématie de la théologie, qui règne de plus en plus mal sur les deux droits, canonique et romain, la philosophie, la médecine et les autres arts, jusqu'au XIIe siècle.

L’université de Bologne en Italie est la plus ancienne (en occident). Elle compte à ce jour 96 000 étudiants et fait partie du Groupe de Coïmbre Europaeum Réseau d’Utrecht... C’est au cours de l’année 1088 que l’université de Bologne est fondée sous une convention dirigée par de nombreux historiens, dont Giosuè Carducci.

Au cours du XIe siècle, pendant l'augmentation démographique et la reprise économique Européenne, plus accentuées en Italie, le tissu social et économique se modifie et nécessite de nouvelles définitions juridiques qu'il faut récupérer du Droit Romain classique, au travers de l'étude intégrale des textes. L'étude du Droit Romain grandit et devient l'objet d'un enseignement systématique.

A cette époque, Bologne est une petite ville enfermée dans un quadrilatère de murs robustes, mais elle est avantagée par sa position géographique qui en fait un point de rencontre entre les grands axes de l'est à l'ouest, et du nord au sud. Les étudiants étrangers y accourent nombreux pour écouter les nouveaux maîtres. La présence des étudiants apporte des avantages économiques considérables, et les villes voisines cherchent à leur tour à organiser d'autres centres d'étude. Bologne réagit à cette initiative en obligeant les maîtres à jurer de ne pas accepter d'enseigner dans une autre ville.

L'Université est un point vulnérable de la politique de la ville. Quand les Papes et les Empereurs entrent en conflit avec la ville, ils la soumettent à l'interdit de l’Église ou la bannissent de l'Empire avec pour conséquence l'interruption des activités de l'Université... Ils exigent aussi l'éloignement des étudiants et des professeurs, ce qui pousse les gouvernants et les citoyens à chercher rapidement un accord.

L’empereur Frédéric Barberousse en 1158 promulgue la « Constitutio Habita » qui fait donc de cette université un grand lieu de recherche qui ne dépend d’aucun pouvoir. Un magnifique jardin botanique est créé en 1568, suite à la demande d’un naturaliste nommé Ulisse Aldrovandi. De nombreux professeurs reconnus se sont succédé à travers les siècles, comme Filippo Re, ou encore Ezio Raimondi et Girolamo Arnaldi. Sans oublier les élèves tels que Nicolas Copernic et Serafino Ferruzzi, homme d’affaires Italien.

FRÉDÉRIC BARBEROUSSE
La Commune et l'Université naissent presque en même temps. Le mot « studi” » désigne l'ensemble de chaque école, dirigée par des maîtres différents, ayant en commun l'activité intellectuelle et la pratique des professeurs et disciples. Cette Université de Bologne (la plus ancienne d'Europe) apparaît à la fin du XIe siècle comme un centre d'études spécialisées dans l'exégèse de l'ancien Droit Romain, présenté comme Droit Universel et Éternel, valable pour tous les peuples civilisés.

Après les affrontements et les différentes dominations auxquels les Bolognais sont soumis, et pour faire face à l'expansion continue de la ville, au XIIe siècle un second mur d'enceinte est nécessaire (dite de l'an Mille ou des «Torresotti»). Dans la deuxième moitié du XIIIe siècle, un autre mur d'enceinte est construit (qui aujourd'hui limite le boulevard extérieur) pour pouvoir contenir les nouvelles installations d'édifices externes au précédent. C'est un signe de l'augmentation de la population, due en partie au développement de l'Université (Lo Studio, né en 1088), où l'instruction juridique atteint un grand prestige au niveau Européen, attirant des étudiants de tous les pays voisins et conférant à la ville un afflux d’étudiants de tout pays sans cesse grandissant.

A l'intérieur des murs habitent les familles aristocratiques qui, pour démontrer leur puissance et pour se défendre d'éventuelles attaques, commencent à ériger des tours : éléments distinctifs de la ville. Aujourd'hui, on peut encore voir, la Garisenda et l'Asinelli du XIIe siècle. Lors de la grande ouverture de la ville, il y eut la stipulation de la « loi du paradis », en 1256, Bologne est la première ville d'Europe à abolir la servitude, libérant la glèbe de l'esclavage en l'insérant dans le secteur agricole qui a besoin de main-d'œuvre.

C'est aussi à cette époque qu'est créé le cliché de « Bologne la grasse » et celui de « Bologne la savante », qui sont aujourd'hui encore célèbres.


 Depuis plusieurs années déjà, le Comité Européen Marseille reçoit un accueil chaleureux à l’Institut culturel Italien, dirigé par Madame Valéria Rumori. Une véritable tradition s'est instaurée pour célébrer ensemble la Journée de l’Europe. Cette année, le thème de la conférence, donnée dans le cadre de la fête du 9 mai était : « Bologne : l’Unité culturelle de l’Europe du Moyen Âge à nos jours »
La présidente du Comité Européen Marseille, Monique Beltrame, avait invité un hôte de marque dans la personne du Professeur Adriano Di Pietro de l’Université de Bologne et du Collège d’Espagne, Directeur de la Scuola Europea di Alti Studi Tributari (l’École Européenne des hautes Études de fiscalité). Juriste renommé et Bolognais passionné par l’histoire de sa ville, il a apporté une vision de l’unité culturelle Européenne sous un angle nouveau...
Naissance du « Droit public européen »
Monsieur le Consul Général d’Italie Paolo Di Nicolo a ouvert la séance en évoquant « les problèmes cruciaux qui assombrissent le ciel Européen et la nécessité de trouver une issue à cette impasse. »
L’Histoire n’est pas avare en exemples édifiants de crises qui ont été l’occasion de défis à surmonter pour faire avancer vers de nouveaux horizons. Après une brève présentation de la ville de Bologne, le Professeur Adriano Di Pietro a évoqué la naissance du Droit public Européen en le situant dans son contexte historique.
Bologne « la Rossa », en référence à ses briques et tuiles en terre cuite rouge, est depuis le Moyen âge Bologne « la Dotta » (la savante), siège de la plus ancienne université d’Europe et du monde occidental. Bologne est encore aujourd’hui un centre de rayonnement et d’avancée culturelle pour toute l’Europe.
UNIVERSITÉ DE BOLOGNE
Après l’extinction de l’Empire Romain sous la poussée des invasions barbares, le Droit tel que l’avait légué les Romains n’existe plus. L’autorité par la force s’est substituée aux règles juridiques. C’est une grande figure du Moyen Âge, l’Empereur Romain Germanique, Frédéric 1er, dit Frédéric Barberousse, qui est à l'origine du Droit Public Européen. Pour réorganiser l’Empire en dépassant les désordres de l’époque féodale, Frédéric Barberousse décide, en 1154, de consulter l’École de Droit de Bologne afin d’asseoir l’autorité du suzerain face au pouvoir absolu du Saint Siège... Pour l’empereur, le recours à la force ne suffit pas. Il aspire à la reconnaissance d’une autorité temporelle fondée sur des principes universels pour acquérir une liberté d’action face au pouvoir suprême de l’Église, sans contester pour autant le pouvoir spirituel du Saint Siège. Quatre juristes d’exception vont refonder le Droit, s'appuyant sur des textes latins qui ont transité de l’Empire d’Orient vers l’Espagne via les savants arabes, les érudits de Bologne fournissent les fondements d’une législation basée sur l’universalisme impérial, restaurant ainsi l’idée de l’État, reposant sur le Droit Romain. La grande Diète de Roncalia en novembre 1158 établit la législation édifiée par les érudits de l’Université de Bologne. Frédéric Barberousse devient ainsi le successeur légitime des empereurs romains. Rome sera la capitale de l’Empire universel projeté par Frédéric 1er.Tel est l’un des fondements de l’unité culturelle de l’Europe, selon le Professeur Adriano Di Pietro l’héritage juridique romain et le latin qui véhiculent la pensée de tous les érudits du continent feront le reste. Tandis que la Grande Bretagne, alors isolée sur son île lointaine, dont la langue officielle est le Français des conquérants Normands, se donne la Common Law » de l'anglo-normand « commune ley », est un système bâti essentiellement sur le droit jurisprudentiel par opposition au droit civiliste ou codifié.
Pourquoi les universités de Bologne sont si célèbres en Italie et dans le reste de l’Europe ! Il est difficile d’expliquer en quelques mots l’histoire de l’Université de Bologne, mais voici quelques points-clés qui pourront aider à comprendre la particularité de cette ville sur ce point précis :
Au début du XIIe siècle se produit en Italie une renaissance des études juridiques dont Bologne est le lieu principal.
Les luttes politiques (papes contre empereurs, communes contre empereurs) s’appuyaient sur le droit pour se défendre. Il fallait donc rechercher et commenter de bons manuscrits du Code de Justinien. Le droit a donc une certaine importance à cette époque.
Il existe de nombreux professeurs de droit connus. Parmi les premiers professeurs il faut citer : Pepone et Irnerius (vers 1100-1130).
L’université de Bologne, fondée en 1088, se développe vraiment au XIIIe siècle avec la révolution industrielle, en favorisant le développement de la science et de la technologie.
Il est aussi intéressant de savoir qu’en 1219, l’Église lui impose un certain contrôle. C'est l’archidiacre de Bologne qui confère cette licence. D’autre part, les professeurs ont accepté à la fin du siècle de se soumettre à l’autorité de la Commune ainsi qu’à celle des étudiants, ceux-ci commencent à diriger l’université alors qu’autrefois, c’était le rôle des professeurs, ce sont donc les étudiants qui choisissent les professeurs et surveillent leur enseignement !
Son histoire se confond avec celle des grands penseurs en sciences et en lettres, ce qui en fait une référence incontournable dans la culture Européenne... Pour la France par exemple, les étudiants qui font partis de l’ENS (École Normale Supérieure), hautement réputée, peuvent suivre les cours de l’Université de Bologne pendant une période déterminée.
Collaboration renforcée entre Bologne et Marseille, à l'issue de la conférence, les organisateurs et leur hôte se sont retrouvés dans le restaurant-bibliothèque de Jeanne Laffitte, dans l'ambiance feutrée de cet établissement, bien connu des passionnés du livre, le Professeur Di Pietro et Madame Rumori ont projeté de collaborer étroitement... L’orateur est aussi un passionné du 7e Art, il préside la grande cinémathèque de Bologne, cinéphile averti, il a tenu une critique très appréciée dans la presse de sa ville. Grâce à la collaboration projetée entre la cinémathèques de Bologne et celle de l'Institut Culturel Italien de Marseille, nos concitoyens pourront jouir d’un choix encore plus étendu.
À l’invitation de son collègue le Professeur émérite Pierre Beltrame, le séjour de Monsieur le Professeur Di Pietro s’est poursuivi (et achevé) à l’Université d’Aix-Marseille. Là, on a évoqué la nécessité d'intensifier les échanges universitaires et réaffirmé la volonté de promouvoir le « doctorat Européen », une thèse qui bénéficie d’un label « Européen » . Il concerne les étudiants des pays membres de l'Espace Économique Européen (Union Européenne plus 3 des 4 États membres de l’EEE - (association Européenne de libre-échange ou AELE ) + la Suisse (membre de l'AELE mais pas de L'EEE !) Le label est décerné en plus du doctorat, lorsque 4 conditions (non qualitatives) sont remplies, a promotion du « doctorat Européen » consacrera donc une pratique déjà bien établie chez nous. Alors, souhaitons que cette bonne pratique prenne de l'ampleur !
l’autorisation de soutenance est accordée au vu de rapports rédigés par au moins 2 professeurs appartenant à des établissements d’Enseignement Supérieur de 2 états Européens différents, autres que celui dans lequel le doctorat est soutenu.
un membre au moins du jury doit appartenir à un établissement d’Enseignement Supérieur d’un état Européen autre que celui dans lequel le doctorat est soutenu.
Une partie de la soutenance doit être effectuée dans une langue nationale Européenne autre que la (ou les) langue(s) nationales du pays ou est soutenu le doctorat.
Le doctorat devra avoir été préparé en partie lors d’un séjour d’au moins un trimestre dans un autre pays Européen.
Des chercheurs de l’Université de Bologne en Italie croient avoir découvert ce qui serait la plus ancienne copie complète de la Torah. Selon un professeur de l’université, cité par la BBC, le rouleau découvert était conservé dans la bibliothèque universitaire mais sans être cataloguée sous un nom précis. Alors que l’on croyait que le parchemin était âgé seulement de 2 siècles ;  les examens au carbone 14, effectués en Italie et aux États-Unis, ont confirmé que le manuscrit avait été en réalité fait entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe. Soit un âge de 850 ans environ. Par ailleurs,  le professeur de judaïsme de l’université Bolognaise Mauro Perani précise que la datation du rouleau va en faire la plus ancienne copie de la Torah découverte à ce jour, soulignant sa valeur et son importance exceptionnelle. Même si certains éléments de la Torah, sous forme de livre et non de rouleau, datés de l'an 1008, existent à Saint-Pétersbourg (Russie).
Le rouleau a été identifié de manière erronée en 1889 par Leonello Modona, un archiviste de la bibliothèque qui a pensé que le texte datait du XVIIe siècle. Ce dernier « avait qualifié le texte de maladroit et contenant des annotations inhabituelles », remarque le professeur Perani. Et d’ajouter qu’« Il avait tort, c'est un manuscrit splendide », mettant en exergue que le rouleau concerne les traditions de l’Est de Babylone. Notamment des annotations qui ont disparu des copies ultérieures suite aux règles établies par l’érudit Moshe Ben Maïmoun au XIIe siècle. Une autre preuve de l’ancienneté de la découverte.
La ville de Bologne a longtemps abrité une importante communauté juive et l'université a dispensé des cours d'hébreu dès le XVe siècle.
(Dans la tradition juive, les Torah ne sont pas datées).


www.universalis.fr/encyclopedie/naissance-de-l-universite/
La première université, celle qu'on appelle la « mère nourricière des études », Alma Mater studiorum , naît à Bologne au xi e siècle. ... La date de 1088 retenue conventionnellement correspond à cette première rupture avec l'école cathédrale, ...

L'Université de Bologne - Memo

www.memo.fr/partenaire.asp?code=ITA_BOL&IDarticle=REG...
L'Université de Bologne (la plus ancienne d'Europe) apparut à la fin du XIème siècle ... due en partie au développement de l'Université (Lo Studio, né en 1088), …

La plus ancienne copie de la Torah retrouvée à la ...

chankou.over-blog.com/article-le-plus-ancienne-copie-de-la-torah-retrou...
29 mai 2013 - Des chercheurs de l'Université de Bologne en Italie croient avoir ... Torah, sous forme de livre et non de rouleau, datés de l'an 1008, existent à ...







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