samedi 27 mai 2017

EN REMONTANT LE TEMPS... 35

25 MARS 2017...

Cette page concerne l'année 35 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

LES TURBULENTS VOISINS « BARBARES ».

« Cette vision misérabiliste des Gaulois est en totale contradiction avec ce que nous montre l’archéologie de ces dernières années, archéologie qui nous fait ainsi relire autrement les textes des historiens Grecs et Romains. En effet, les sociétés à chefferies de l’âge du bronze et du fer, ont évolué dans les derniers siècles avant notre ère. Elles ont continué à suivre cette trajectoire historique faite d’oscillations entre les périodes plus fortement hiérarchisée, aux tombes plus riches et des périodes aux différences sociales bien moins marquées... Pourtant cette opulence et cette puissance s’effondrent au bout de 3 ou 4 générations : Crise politique d’un système trop oppressif, disparition des réseaux commerciaux, difficultés économiques ? Sans doute tout cela à la fois. Succède alors au Ve siècle avant notre ère, une société beaucoup plus égalitaire et plus simple, où hameaux et fermes parsèment les campagnes, tandis que la population continue de croître. »

Puis vient le temps des oppida à partir du IIe siècle avant notre ère, grande villes fortifiées, certaines capitales de véritables états organisés. L’archéologie a aussi démonté un mythe tenace, celui de ces braves Gaulois vivant dans des villages de rondins au fin fond de denses forêts, chassant le sanglier et festoyant quand ils ne se battent pas entre eux, mais en fait :
« Les campagnes sur lesquelles règnent dans les 3 derniers siècles avant notre ère, les premières villes Gauloises, n'ont rien de ces humbles villages de huttes rondes, perdus au milieu des forêts, auxquels les manuels scolaires nous ont habitué. Les campagnes Gauloises sont en fait jalonnées de grandes fermes prospères, réunissant de grandes maisons de maître, des bâtiments agricoles et artisanaux, ainsi que des habitations plus modestes.
Elles sont souvent entourées de palissades voire de fossés et sont pourvue d’entrées monumentales. Plusieurs centaines de ces fermes ont été fouillées en France grâce à l’archéologie préventive. […]
L’une de ces fermes les plus vastes mises au jour en France est celle de Paule, en Bretagne, dont on peut suivre l’évolution sur 6 siècles. Au IIe siècle avant notre ère, elle s’étend sur 10 ha et l’habitation principale est une véritable forteresse...
ARMES ALAMANES
La majorité de la population de la Gaule Romaine est de souche Gauloise et si la langue française elle-même provient du latin, ce latin là a été marqué par le substrat des langues celtiques de la Gaule, dont certains mots si familiers, intégrés au latin gallo-romain, sont parvenus jusqu’à nous. »

Les Alamans sont à l'origine un regroupement de divers tribus Germaniques, en majorité des Hermundures, leur nom donne le mot français « Allemand ».
Selon Asinius Quadratus, leur nom, qui signifie tous les hommes, indique qu’ils sont un regroupement de diverses tribus. Il fait toutefois peu de doute que les anciens Hermundures forment le gros de la nation. Les tribus qui font probablement partie des Alamans sont entre autres :
Les Hermundures (Hermions),
Les Juthunges,
Les Bucinobantes,
Les Lentiens,
Les Quades, Marcomans, et Semmons.
Les Armalauses
Les Teutons
À partir du IVe siècle, on entend aussi parler des Suèves.

Les Hermundures font probablement partie des Suèves. Plus tard, les noms de Alamans et Suèves semble être synonyme, bien que les Suèves se déplacent en Espagne où ils établissent un royaume indépendant qui perdure jusqu’au VIe siècle.
Les Alamans sont continuellement en conflit avec l’Empire Romain. Initialement situés au nord de la province de Rhétie, ils sont d’abord contenus par les Romains jusqu’au milieu du IIIe siècle, puis en 2 siècles d’affrontements, ils se déplacent peu à peu vers l’ouest pour s’installer définitivement sur un territoire couvrant une partie de la Suisse, le pays de Bade, l’Alsace. Ils contribuent à la germanisation de ces régions précédemment romanisées.

Du Ier siècle av. J.-C. au IVe siècle de notre ère, les peuples Germaniques se mettent en mouvement depuis leur pays d'origine, au nord de l'Europe, pour gagner les terres plus riches de l'Europe Centrale et Méditerranéenne. La confrontation avec l'Empire Romain (dont l'expansion se fait alors en sens inverse) est donc inévitable.

La migration des Cimbres, qui tentent comme bien d'autres par la suite d'échapper aux conditions peu favorables de leur patrie d'origine, est l'occasion des premiers contact entre Romains et Germains... Des premiers combats aussi.
Aux Cimbres se sont vite associées d'autres peuplades, comme les Teutons, grossissant d'autant leurs rangs.

C'est à Vercellae, en 101 av. J.-C., aux portes de l'Italie, que Gaius Marius les vainc en bataille rangée après une décennie de luttes difficiles commencée par la défaite de Noreia en Caranthie (113 av. J.-C.). Les Romains découvrent ainsi cette furor Germanicus qui leur rappelle les funestes souvenirs du temps de Brennus.

Un demi-siècle plus tard, Jules César est de nouveau confronté au péril Germanique. Appelé à l'aide par les Séquanes, alors en guerre contre les Eduens, des Gaulois tous deux, Arioviste (roi des Suèves) franchit le Rhin à la tête d'une forte armée. Mais bien vite, la simple intervention militaire se transforme en invasion en règle.
En effet, les 120 000 guerriers d'Arioviste s'emparent rapidement du tiers du territoire des Eduens... Ces hommes farouches semblent avoir décidé d'occuper pour leur compte les terres qu'ils contrôlent alors.
En outre, les 24 000 Harudes, qui ont traversé le Rhin pour s'associer à l'armée d'Arioviste, réclament aux Séquanes un 2e tiers de leur territoire...
Dans un entretien dont Jules César a conservé les détails, les Eduens lui demandent son appui, sans lequel ils seront contraints d'émigrer, comme jadis l'ont fait les Helvètes, menaçant ainsi l'équilibre des peuples Gaulois et par ricochet, la puissance Romaine.
Finalement, César l'écrase, les vaincus ne doivent leur salut qu'à la célérité de leur fuite et Arioviste échappe aux Romains, car il a la chance de trouver un navire qui lui permet de franchir le fleuve... Ces faits nous apprennent qu'au milieu du Ier siècle av. J.-C. (58 av. J.-C). les Germains se sont déjà approchés de la rive gauche du Rhin.
Les succès de Jules César conjurent pour un temps le péril Germanique. Les opérations reprennent sous son successeur, Auguste, en 16 av. J.-C., quand le proconsul Lollius se fait battre et tuer lors d'une nouvelle incursion Germanique.
L'EMPIRE ROMAIN AU Ier SIECLE
Ceci provoque le retour précipité de l'empereur en Gaule... Il faut réorganiser les défenses de cette province. Aussi, une diminution du nombre des voies d'accès vers la Gaule nouvellement conquise est décidée. Pour ce faire, une campagne ouvre les cols Alpins au passage des troupes Romaines et les légions sont dirigées puis installées le long du cours du Rhin.

Une fois la situation redressée, et dans le but de limiter les possibilités des Germains de mener des raids en territoire impérial, les Romains entreprennent de contrôler la rive droite du Rhin.
Il ne faut pas en déduire pour autant l'existence d'un grand plan stratégique visant, dès l'origine, à l'occupation de l'intégralité du territoire entre le Rhin et l'Elbe.
Si Rome maintient sa pression sur les tribus Germaniques d'au-delà du Rhin, et la maintient assez longtemps, les avancées vers l'Est sont bien souvent décidées au coup par coup, en fonction de la conjoncture.

Plusieurs camps fortifiés sont donc érigés sur la rive droite du Rhin, comme celui de Dangstetten, à proximité de la ville actuelle de Zourzach, en Suisse. Plus au sud, une progression en direction des hauteurs de la Baar, la région située derrière la Forêt Noire, est certainement programmée. Nous savons aussi depuis longtemps que, dans la région du Rhin Inférieur, la vallée de la Lippe sert d'axe de pénétration vers l'intérieur de la Germanie. Cet axe d'attaque est jalonné de différents camps, comme ceux d'Oberaden, d'Haltern et d'Anreppen.

Les recherches archéologiques de ces dernières années ont permis de compléter le tableau, trop simple parfois, que l'on se fait de la situation sur le front de Germanie : Ainsi dans la vallée du Main, près du village de Markbreit, est découvert un camp légionnaire qui n'a jamais servi et incendié intentionnellement par l'armée.
Datant de la première décennie du Ier siècle, celui-ci occupe une position avancée, en plein cœur des terres Barbares. Il a été bâti en prévision d'une grande attaque destinée à abattre la puissance du roi des Marcomans, Marbod, lequel s'est taillé un vaste royaume en Bohême actuelle.
COSTUMES ET BIJOUX BARBARES
Cette entreprise doit pourtant être stoppée en dernière minute : Sur les arrières de l'un des 2 corps d'armée Romains, formant la pince sud de la tenaille qui doit broyer le royaume de Marbod, vient d'éclater un soulèvement en Pannonie.
Rome devra lutter plusieurs années, dans des conditions très difficiles, avant de parvenir à juguler cette révolte. Ce faisant, elle perd un temps précieux, de même qu'une occasion rare, de soumettre les dangereux Germains, car ces derniers se sont ressaisis et se tiennent prêts à la contre-attaque.

En Hesse, le camp de Dorlar, poste avancé en Barbarie témoigne de la volonté Romaine de créer une province de Germanie.
Les fouilles de Waldgirmes, en Hesse toujours, ont livré les traces d'une véritable ville fortifiée, elle est quand même établie en terre hostile ! avec son forum et ses bâtiments typiques...

Ils sont un temps pacifiés par les Romains, qui prennent les enfants des chefs en otages, pour leur donner une « éducation romaine », comme par exemple Arminius, (Hermann) qui reviendra soutenir son peuple.

Mais ces entreprises qui visent à asseoir la domination de Rome sur la rive droite du Rhin sont arrêtées brutalement par la grande et décisive défaite que Quinctilius Varus subit en 9. On a longtemps cherché ce champ de bataille, dit du Teutoburger Wald, « la forêt du Teutobourg ».
Récemment, les archéologues arrivent à le situer près de Kalkriese. Ce sont surtout les pièces de monnaie qui permettent de dater ce site de la période de la grande défaite Romaine.

La Germanie, après de nombreuses et dures campagnes, semble alors être pacifiée et en voie de romanisation.
Aussi, Quinctilius Varus administrateur expert, s'est aventuré avec ses troupes loin à l'intérieur de la province sans prendre les précautions qu'impose une marche en pays ennemi. Ceci permet à Arminius, un ancien officier de l'armée Romaine qui a organisé un soulèvement resté secret, de lui tendre une embuscade.
Après 3 jours d'une lutte sans merci, au cœur des sombres forêts de Germanie, Quinctilius Varus perd sa troupe et sa vie... La nouvelle bouleverse l'empereur Auguste qui hurle plusieurs jours durant : « Varus, rends moi mes légions ! ».
Il vient de perdre près de 20 000 hommes. Rome, à nouveau, a peur. Mais les Germains, libérés de l'occupation Romaine, ne poussent pas plus loin leur avantage.
Vers l'an 7 de notre ère, ce  Chef de Guerre, lors de la bataille de Teutobourg,  repoussera pour la première fois les légions romaines, et continuera  toutes sa vie, pour les maintenir au Rhin, sacrifiant involontairement son bonheur familial, avant d'être assassiné par un membre de sa propre tribu.

Que nous apprend les trouvailles faites sur le site de Kalkriese ?
Tout d'abord : La chaîne de collines surnommée depuis le XIXe siècle Teutoburger Wald et arborant le fameux monument d'« Arminius, vainqueur des Romains », porte donc un nom mal approprié, puisque c'est le Wiehengebirge, qui est le cadre de ce combat.
Au pied de celui-ci, laissant un défilé étroit entre des marais et les pentes des collines se trouve l'endroit où la malheureuse armée de Varus doit passer lors de sa retraite vers le territoire Romain.

CAMPS ROMAIN AU Ier SIECLE
Malgré cette sévère défaite, Rome ne renonce pas immédiatement à soumettre une partie du pays des Germains.
C'est Gemanicus, le fils de Drusus, qui en 16 reprend la direction de la guerre contre Germains. Puis, il est relevé de son commandement par ordre de Tibère, qui a succédé à Auguste à la tête de l'empire un an auparavant.
Tibère fixe la frontière Romaine le long du Rhin, renonçant à toute expansion vers l'Est, mais pour sauver la face, on organise les territoires le long du Rhin en 2 districts militaires nommés respectivement Exercitus Germaniae Inférioris et Exercitus Germaniae Superioris, « armées de Germanie Inférieure et Supérieure ».
Rome poursuit pourtant ses efforts. Non plus en direction de l'Elbe, par-delà le Rhin, comme à l'époque de Varus et de Germanicus, mais plus au sud, entre Rhin et Danube, car le cours supérieurs de ces fleuves forme un angle rentrant, « sinus imperii » ou « la boucle de l'empire », pointé vers l'intérieur de l'empire. Il convenait donc de restreindre la frontière tout en éliminant ce dangereux saillant.

En 35 les Alamans menacent le Caucase. Et obligent les Romains à se porter, sur cette région.

Sous l'empereur Vespasien, en 73-74, une offensive menée par plusieurs corps de l'armée Romaine dépasse la Forêt Noire en direction de Rottweil. C'est ainsi que cette partie rentrant dans les terres impériales est conquise.
Le sénateur romain et l'historien Tacitus (56-117) a écrit sur les tributs Suèves dans le Ier siècle de notre ère, affirmant qu'elles contrôlent la majeure partie de la région appelée Germania.
Il relie les Alemans avec les Hermundures, une autre tribu Germanique, mais cette réclamation est contestée. Les Suevi que Tacitus dépeint ressemblent beaucoup aux Alamans. En ce qu'ils sont une Confédération de tribus différentes, où peuvent être inclus les Chérusques (célèbres pour la destruction de 3 légions de Varus dans la forêt de Teutobergue en 9. par leur chef Arminius. Tacite est le premier écrivain à citer les Suèves.
Il écrit : Nous devons maintenant parler des Suèves, qui ne composent pas un seul État, comme les Catti ou les Tenctères, mais occupent la plus grande partie de la Germanie et sont toujours regroupés dans des noms différents et des Nations Unies, bien que tous répondent à l'appellation commune des Suèves.


Rudolf Fellmann, Rome et les Germains ou l'enjeu du Rhin - Clio ...
https://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/rome_et_les_germains_ou_l_enjeu_du_rhin.asp
Ces faits nous apprennent qu'au milieu du Ier siècle av. .... évacué par les Romains ou s'il a été percé par les attaques répétées des Alamans. Dans le même ...

Les Alamans | Origine et histoire. : Culture française actuelle
https://jworgfre.blogspot.com/2015/02/les-alamans-origine-et-histoire.html
Le sénateur romain et l'historien Tacitus (56-117 CE) a écrit des Suèves dans le 1er siècle de notre ère, affirmant qu'elles contrôlaient la majeure partie de la ...










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