samedi 4 juin 2016

EN REMONTANT LE TEMPS... 351

22 MAI 2016...

Cette page concerne l'année 351 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

UNE RÉVOLTE CONTESTATAIRE ET RELIGIEUSE


« Ursicinus officier militaire de haut rang, avec le grade de « maître de cavalerie » (magister equitum) à la fin de l'Empire romain 349-359.
Vers 351/352, on le chargé de la répression de la révolte juive contre César Constance Gallus. 
Tibériade et Diospolis, 2 des villes conquises par les rebelles, ont été presque entièrement détruites, tandis que Diocaesarea a été rasée. Ursicinus a également été contraint à tuer plusieurs milliers de rebelles, même les plus jeunes. » Personne n’a jamais établi le moindre parallèle. »...

Appelé à Milan, Gallus (25 ans), épouse le 15 mars 351 Constantina, sœur de Constance II, l'intrigante qui a favorisé l'usurpation de Vetranio et qu'Ammien Marcellin qualifie de « mégère ».
Le nouveau César part pour Antioche afin de tenir le « Front de l'Est ». Gallus s'y révèle être un véritable tyran :
Constantina l'y pousse hardiment, elle qui (comme sœur de l'empereur) se croit tout permis. Dénoncé par Barbation, le capitaine de sa garde, son mari est rappelé par Constance II et finalement condamné à mort par un tribunal présidé de l'eunuque Eusébios (septembre 354).

Le 7 mai de l'an 351 de notre ère, éclate une révolte contre l'empire Romain, 2 siècles après celle de Bar Kochba, mettant aux prises la population juive de la Galilée et Gallus, le César de l'Est.
Après la révolte de Bar Kochba brisée dans le sang à la fin de l'an 136 et l'interdiction faite aux Juifs de résider à Jérusalem, la vie spirituelle de la population juive en Israël s'est repliée sur la Galilée. Tzippori (Séphoris en latin, appelé Diocaesarea par les Romains) est devenue le centre de la vie spirituelle juive dans la région... C'est même le siège du Sanhédrin, le Tribunal rabbinique qui plus tard déménagera à Tibériade.

Quelque 20 années plus tôt, en 324, l'empereur Constantin a installé la nouvelle capitale de l'Empire Romain à Byzance qu'il rebaptise de son propre nom « Constantinople », et divise les responsabilités administratives de l'empire entre Constantinople et Rome.

En 351, son deuxième fils accède au statut d'empereur, sous le nom de Constantin II.
Pour superviser la partie Orientale de l'empire, il nomme Constance Gallus, un cousin, qui devient César, subordonné à l'empereur.
Le lien de Constance Gallus et de l'empereur est renforcé par son mariage avec la sœur de l'empereur, elle-même, ayant pour prénom Constantina.

Le couple royal s'installe le 7 mai 351 à Antioche dans ce qui est aujourd'hui la Turquie, le jour même jour où éclate une révolte en Palestine.
Cette révolte prend sa source dans l'oppression dont sont victimes les Juifs de la part des Romains. Elle est conduite par 2 hommes, Isaac, originaire de Séphoris et un dénommé Patricius (en grec), en fait Natrona, un nom messianique en hébreu.
Les Juifs réussissent à prendre le contrôle de la garnison Romaine à Sephoris et dans plusieurs autres villes, y compris Tibériade.
Ils détruisent les places fortes et attaquent les habitants non-juifs de la ville...
À ce stade, Gallus ordonne à son responsable militaire, Ursicinus, de mater la rébellion. Celui-ci reconquiert Tibériade et Diospolis (aujourd'hui mieux connu sous le nom de Lod). Il envahit puis détruit Tzippori. Plusieurs milliers de rebelles juifs sont tués.
Tzippori / Diocaesarea est reconstruite puis détruite à nouveau, cette fois par un violent séisme, quelques années plus tard, en 363.
Par sa tyrannie Gallus perd la confiance de l'empereur et est mis à mort en 354.

En 353, Le César attache Ammien Marcellin, jeune officier, à l'état-major d'Ursicinus. Il l'accompagne ensuite en Gaule, puis de nouveau en Orient. L'essentiel de ce que nous savons sur Ursicinus vient du témoignage d'Ammien Marcellin dans ses Res gestae. L'historien porte un jugement très favorable, mais peut-être pas impartial, sur son supérieur.

Julien, cousin de Constantin II, devenu empereur en 360, permet aux Juifs de revenir à Jérusalem et leur donne même l'autorisation de reconstruire le Temple.
Ce plan, cependant, n'est jamais réalisé, en raison d'un violent tremblement de terre puis de la mort de l'empereur Julien en 363...

BAR KOKHBA
On ne considère ni l'âge des enfants ni la faiblesse des vieillards, ni la charité ni la compassion des peuples envers ceux qu'on traite si inhumainement. On fouette, on déchire, on bannit les habitants, on pille les biens l'argent sans aucun respect : Pour les hommes, ni aucune crainte de Dieu. On bannit les Archevêques, les Prêtres et les Diacres, on fait trancher la tête à d'autres au milieu d'Alexandrie, on en expose quelques uns à la fureur des bêtes, on massacre des vierges et on ôte la vie de diverses manières à beaucoup d'autres...
Par ces voies l'Arianisme se rend puissant, redoutable, par ces cruautés il se rend maître des églises d'Alexandrie et fait voir en même temps le petit nombre de ses sectateurs...
Car le peuple, nourri dans la doctrine de Saint Athanase, voyant qu'on lui présente une nourriture spirituelle toute contraire, abandonne les assemblées ecclésiastiques. Soutenu par les adorateurs des idoles qui lui servent de gardes, il fait déchirer les uns à coups de fouets, met les autres en fuite, pille même les maisons comme un bandit.
La lettre de Pierre II nous y présente d'abord la confession glorieuse de 157 Prêtres ou Diacres que le Comte Magnus fait prendre en même temps qu'il entre dans Alexandrie, obliger les habitants d'embrasser les dogmes d'Arius... La généreuse réponse que lui font les athlètes de la vérité, la patience avec laquelle ils endurent durant plusieurs jours la prison, les fouets, et les gènes, la cruauté avec laquelle il les condamne par un second jugement, où il paraît l'épée nue à la main, à être reléguez à Heliople en Phénicie, où les habitants ne peuvent seulement souffrir le nom de Jésus Christ cela à la prière des Juifs et des païens.

La précipitation avec laquelle il fait exécuter cet arrêt barbare, sans donner aux Confesseurs le loisir de prendre ni rafraîchissement, ni provision pour leur voyage, ni même d'attendre que la mer agitée, redevienne calme.
Les larmes, les gémissements, les protestations de tout le peuple indigné d'une cruauté si barbare. Ces larmes mêmes paraissent criminelles aux persécuteurs. Le Préfet Palladius fait défense de pleurer.
Quelques Ecclésiastiques Catholiques, et quelques moines très pieux, qui ont assez de générosité pour vouloir porter leurs plaintes à l'Empereur, et protester contre les violences que les hérétiques exercent : Mais les Ariens préviennent contre eux l’empereur.

Pierre se retire à Rome. Plusieurs Évêques d’Égypte sont bannis en Palestine.
l’Église d'Alexandrie étant exposée à cette horrible persécution, Pierre qui en est le Chef a besoin d'une protection particulière de Dieu pour en être protégé.
Il n'a été nullement trompé dans son espérance, et trouve dans l’Église Romaine le secours qu'il en attend, c'est à dire, une retraite assurée tant que dure la violence de ses ennemis... il y trouve la compassion des maux de son Église, la reconnaissance de sa dignité , l’anathème de celui qui a usurpé sa place, et tous les autres offices que le malheur du temps permet

Les Ariens ne pouvant encore se satisfaire par les cruautés qu'ils ont exercées dans Alexandrie, les étendent jusques sur les Évêques de la Province sous l'autorité du Comte Magnus.
Ils en abandonnent quelques - uns au tribunal séculier, et font aux autres tous les mauvais traitements qu'ils peuvent imaginer. Ils en bannissent à Diocaesarea, qui est une ville habitée par les Juifs probablement en Palestine, où il y a une Diocesarée ruinée par Gallus vers l'an 351.

LA GALILÉE ET LE PLATEAU DU GOLAN
Le 7 mai de l'an 351 de notre ère, éclate une révolte contre l'empire Romain, deux siècles après celle de Bar KoKhba, mettant aux prises la population juive de la Galilée et Gallus, le César de l'Est.
Après la révolte de Bar Kochba brisée dans le sang à la fin de l'an 136 et l'interdiction faite aux Juifs de résider à Jérusalem, la vie spirituelle de la population juive en Israël s'est repliée sur la Galilée.

Beit Shéarim, fondée à la fin du Ier siècle avant l'ère chrétienne, durant le règne du roi Hérode, atteint son apogée à l'époque Romaine.
En 351, la ville endure des souffrances considérables pendant l'écrasement de la révolte juive contre Gallus César (le dirigeant de l'Orient sous les ordres de l'empereur Constantin II) avant de décliner, elle est abandonnée au début de la domination arabe (VIIe siècle).
La ville du sud de la Galilée est mentionnée pour la première fois par Flavius Josèphe (Autobiographie 118-119) sous le nom de Bessara, le centre administratif des domaines de la reine Bérénice dans la vallée de Jezréel au IIe siècle.
La localité est ensuite appelée Beit Shéarim, et une école rabbinique s'y installe. Par la suite, toujours au IIe siècle, la ville devient célèbre lorsque le Sanhédrin (l'organe législatif et le conseil suprême juif après la destruction de Jérusalem en 70 de l'ère chrétienne) y est transféré et que Rabbi Judah Hanassi s'y installe. Bien que décédé à Tsippori (Sepphoris) ce rabbin très respecté, connu en particulier pour être le rédacteur de la Michna (recueil de lois orales), est enterré à Beit Shéarim.

Aux IIIe et IVe siècles, de nombreux juifs, aussi bien du Pays d'Israël que de la diaspora, sont enterrés dans cette ville et son cimetière devient une nécropole.
Au cours des 10 saisons de fouilles menées dans les années 1930 et 1950, dans le secteur urbain de Beit Shéarim et dans son cimetière, plusieurs découvertes ont confirmé l'identité du site et le caractère central de la ville dans l'histoire juive, tel que le mentionnent les sources écrites.
SITE ARCHÉOLOGIQUE.
Construite au sommet et sur le versant sud d'une colline, à l'époque Romaine, elle s'étend sur une dizaine d'hectares. Les vestiges d'un certain nombre de grands édifices publics fort bien construits ont été mis à jour. Méritent d'être mentionnées : La basilique, avec sa grande salle de 40 x 14 m, divisée par deux rangées de colonnes, qui sert de lieu de réunion pour délibérer de questions profanes, et l'ancienne synagogue voisine, mesurant 35 x 15 m.



Guerres judéo-romaines — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_judéo-romaines
Le terme de guerres judéo-romaines est utilisée pour désigner les révoltes des juifs de la ... Guerre contre Gallus (en) (351), révolte originaire de Sepphoris.
Termes manquants : année
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L'art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, ...
https://books.google.fr/books?id=0JB9ThKsoioC
François Clément, ‎Viton de Saint-Allais - 1819
Jonathan ou Jean,. son fils, lui succède la sixième année du, règne d'Artaxercès. ... 351. Les Juifs ayant pris part à la révolte de la Phénicie: contre Artaxercès ...
Saint Jérôme, Chronique: Continuation de la Chronique d'Eusèbe, ...
https://books.google.fr/books?isbn=2753525838
Bertrand Lançon, ‎Benoît Jeanjean - 2015 - ‎History
Continuation de la Chronique d'Eusèbe, années 326-378. ... vers Mursa (= Osijek), où Constance décida de lui livrer bataille le 28 septembre 351 (Cons. ... révolte juive que mentionne Jérôme est celle que mena un certain Patricius, qui se ...

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