vendredi 16 juin 2017

EN REMONTANT LE TEMPS... 32

27 MAI 2017...

Cette page concerne l'année 32 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

CONSIDÉRATIONS SUR LES PREMIÈRES ÉGLISES ORIENTALES.
« Quelle est la première Église ou l’Église Originelle ?
S’agit-il de la véritable Église ? »

Plusieurs Églises, dont notamment l’Église Catholique, l’Église Orthodoxe Grecque, certaines dénominations protestantes et certaines sectes se disant chrétiennes, se fondent sur la lignée ininterrompue qui leur permet de remonter à l’Église Primitive par la succession apostolique afin de revendiquer le statut de « seule véritable Église ». Comment savoir laquelle a raison ?

La première Église, sa croissance, sa doctrine et ses pratiques nous sont décrites dans le Nouveau Testament. Jésus, de même que ses Apôtres, ont annoncé la venue de faux docteurs et certaines Épîtres du Nouveau Testament montrent que les Apôtres les combattent déjà.
Une lignée de succession apostolique impeccable ou des racines remontant à la « première Église » ne sont pas le gage de fidélité d’une Église : Ce qui compte est plutôt la comparaison répétée entre les enseignements des faux enseignants et ceux de l’Église primitive, que l'on trouve dans les Écritures.
On ne peut déterminer l’authenticité d’une Église qu’en comparant ses enseignements et pratiques à ceux de l’Église du Nouveau Testament, trouvés dans les Écritures.

Dans les Actes 20.17-38, par exemple, l’Apôtre Paul profite d’une dernière occasion de s’adresser face à face aux responsables de l’église de la grande ville d’Éphèse. Il les avertit que des faux enseignants viendront non seulement parmi eux, mais aussi « du milieu d’eux (v. 29-30). Il n’enseigne pas pour autant qu’ils doivent suivre la « première » église organisée en vue de préserver la vérité, mais il les confie à la garde de « Dieu et au message de sa grâce » (v. 32).
On peut donc connaître la vérité en s’appuyant sur Dieu et sur « le message de sa grâce » (c’est-à-dire les Écritures, voir Jean 10.35).

La dépendance de la Parole de Dieu plutôt que d’individus « fondateurs », se manifeste encore en Galates 1.8-9, où Paul déclare :
« Mais si quelqu’un – même nous ou même un ange venu du ciel – annonce un Évangile différent de celui que nous vous avons prêché, qu’il soit maudit ! Nous l’avons déjà dit, et je le répète maintenant : Si quelqu’un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit maudit ! » Ainsi, le fondement pour distinguer la vérité de l’erreur n’est pas l’identité de l’enseignant,
« nous ou un ange du ciel », mais la fidélité à l’Évangile déjà reçu, qu’on trouve dans les Écritures.

On trouve un autre exemple de cette dépendance de la Parole de Dieu en Pierre : Dans cette Épître, l’Apôtre Pierre combat les faux enseignants et commence par affirmer que nous avons une « parole plus certaine » sur laquelle nous appuyer que si nous entendions même la voix de Dieu venant du ciel, comme ils l’ont entendue à l’occasion de la transfiguration de Jésus (Pierre 1 :16-21).
Cette « parole plus certaine » est la Parole écrite de Dieu. Pierre leur redit plus loin de se souvenir des « paroles prononcées autrefois par les Saints Prophètes ainsi que le commandement du Seigneur et Sauveur enseigné par vos Apôtres » (Pierre 3.2). Les paroles des Saints Prophètes et les commandements que Jésus a donnés aux Apôtres se trouvent dans les Écritures.

Comment déterminer si une Église enseigne ou non la saine doctrine ?
La seule norme infaillible dont nous disposons, selon les Écritures, est la Bible (Ésaïe 8.20, 2 Timothée 3.15-17, Matthieu 5.18, Jean 10.35, Ésaïe 40.8, 1 Pierre 2.25, Galates 1.6-9).
Toutes les Églises ont chacune leur tradition, mais cette tradition doit être comparée à la Parole de Dieu pour s’assurer qu’elle ne va pas à l’encontre de la vérité (Marc 7.1-13). S’il est vrai que les sectes, et parfois certaines églises orthodoxes, tordent leur sens afin de justifier leurs pratiques, les Écritures, étudiées fidèlement dans leur contexte, peuvent néanmoins nous guider sur la voie de la vérité.

Ainsi, quand Flavius Josèphe (37 – †100/110), l'historien Juif au service de Rome, traitant du gouvernement de Ponce Pilate en Palestine évoque le Christ et les chrétiens dans ses Antiquités Juives (livre XVIII), voilà ce qu'il écrit :       
« Vers le même temps, vient Jésus, un homme sage […]. Et il attire à lui beaucoup de Juifs et beaucoup de Grecs... C'est le Christ.
Et lorsque […], Pilate l'a condamné à la croix, ceux qui l'ont d'abord aimé ne cessent de suivre ses principes […].
Et le groupe appelé d'après lui celui des chrétiens n'a pas encore disparu. »
(selon le texte d'Agapius, un historien chrétien Arabe du Xe siècle)
Flavius Josèphe ne parle donc du Christ que pour expliquer le nom étrange d'un groupe qui, à son grand étonnement, se réclame encore de ce personnage 70 ans après la mort de ce dernier.
De même, quand l'historien Romain Tacite (50 – †120 ) évoque l'incendie de Rome et la persécution anti-chrétienne qui s'en suit, il explique dans ses Annales  (écrites entre 100 et 120) que :
« Ce nom (chrétien) leur vient de Christ, qui sous le principat de Tibère, a été livré au supplice par le procurateur Ponce-Pilate » (Annales XV,44)
Par sa brièveté et sa sécheresse, ce texte dénué de toute digression interprétative ramène à sa juste proportion l'intérêt que, vu de Rome, on porte sur l'événement au début du IIe siècle de notre ère : Deux lignes seulement dans l'histoire de l'empire ! Et encore, il s'agit simplement d'expliquer le nom christianus, qui doit paraître exotique pour des oreilles Romaines.

D'après le livre des Actes des apôtres (11,26), c'est à Antioche que les disciples de Jésus-Christ sont appelés « chrétiens » pour la première fois, vers l'an 43.
« Chrétien », un terme que certains chrétiens d'aujourd'hui surinterprètent sans doute quand ils y comprennent le sens de  « porteur de Christ » ou encore « petit Christ » !
Dans la foi, cette appellation peut sans doute être vécue ainsi, mais du point de vue de l'étymologie, « chrétien » est simplement un dérivé du mot « Christ » signifiant vraisemblablement « partisan » ou « adepte du Christ ». Tout comme les  herodianos, les hérodiens, sont les partisans d'Hérode.

Il se trouve que le mot chrétien est un mot rare puisqu'il n'apparaît évidemment jamais dans les évangiles, Jésus n'a en effet semble-t-il jamais eu l'intention de fonder une nouvelle religion.
Le mot chrétien est absent aussi des épîtres Pauliniennes, et de la plupart des autres épîtres comme encore de l'Apocalypse. Ce mot n'est finalement présent que 3 fois en tout dans le Nouveau Testament :
2 fois dans le livre des Actes (qui date des années 80/85)
1 fois  dans la première épître de Pierre (qui est aussi datable entre 70 et 90).
En ce qui concerne les textes eux-même, le mot chrétien pour désigner le groupe des adeptes de l'enseignement de Jésus en qui ils reconnaissent le Christ, apparaît donc comme un vocable tardif.
C'est un mot tardif, rattaché à la période post-apostolique, c'est-à-dire à la période qui suit la mort des figures principales du mouvement de Jésus.
L'appellation « chrétien » est donnée juste après que l'apôtre Pierre, Judéo-Chrétien de Jérusalem ait fait l'expérience de s'être rendu chez un païen bientôt converti au message du Christ, et que ce même Pierre ait dû s'en expliquer auprès des disciples Jérusalémites qui le lui reprochent, puisqu'il transgresse ainsi les règles de pureté du judaïsme.
Cependant, l'auteur du livre de Actes des apôtres, appartenant à cette période post-apostolique fait remonter l'origine de cette appellation de « chrétiens » bien avant.

L'appellation « chrétien » est donnée juste après que l'apôtre Pierre, Judéo-Chrétien de Jérusalem ait fait l'expérience de s'être rendu chez un païen bientôt converti au message du Christ, et que ce même Pierre ait dû s'en expliquer auprès des disciples Jérusalémites qui le lui reprochent, puisqu'il transgresse ainsi les règles de pureté du judaïsme.

L'appellation « chrétien » est donnée après que la prédication des Hellénistes (Philippe et les autres) auprès des non-Juifs aient été réaffirmée. (Lapidation d'Etienne à Jérusalem vers 36/37). Il faut ici donner quelques précisions pour ceux qui imaginent que le mouvement de Jésus a parfaitement fédéré aux origines... En effet plusieurs groupes ayant des compréhensions divergentes de l'œuvre de Jésus et de son message existent. Parmi ceux-ci  :
Il y a la communauté Judéo-Chrétienne de Jérusalem (les « hébreux » Ses membres sont Jérusalémites (ou judéens) parlent l'araméen et lisent la Torah en hébreu... Ils sont très attachés à leur identité Juive et au Temple.
Ils ont compris Jésus comme celui qui vient renouveler de l'intérieur le judaïsme
(Matthieu 5,17-20).
Jésus est pour eux le « nouveau Moïse », l'interprète ultime de la Torah qu'il vient a
ccomplir, c'est le fondateur d'un rabbinisme chrétien.
Ils vont donc se tourner vers le peuple d'Israël seulement (Matthieu 10,5b-6)
pour promouvoir un renouveau de la foi juive en conservant ses 2 marques identitaires essentielles : La circoncision et le sabbat (Actes 15,1.5).
De fait, ces pratiques renvoient à l'ensemble des prescriptions de la loi de Moïse. Cette communauté de Jérusalem se comprend elle-même comme le centre du mouvement de Jésus, et entend contrôler se qui se passe dans tous les champs de mission hors de Jérusalem (Actes 8,14 ; 11,22), ce qui ne va pas sans créer des conflits !  (Actes 15,1s ; 21,20-21 ; Galates 2,11s)

Parmi les divers mouvances des partisans de Jésus, il y aussi les hellénistes (Actes 6,1). Ce sont aussi des disciples de Jésus  d'origine Juive, mais il viennent de la diaspora, et leurs ancêtres ont émigré de Palestine depuis longtemps.
Ils sont de culture et de langue grecques. S'ils ne parlent plus l'araméen, ni ne lisent l'hébreu, ils restent cependant attachés à leurs racines qu'ils maintiennent notamment à travers la lecture synagogale de la Septante (traduction grecque de la Bible hébraïque).
Dans leur catéchèse, ils donnent un rôle important aux lois morales (Marc 2,27) et non aux lois rituelles. Cela provoque avec les Judéo-Chrétiens du mouvement précédent de nombreux débats qui transparaissent dans les récits de controverse entre Jésus et Pharisiens (et autres). Leur base de départ semble être Antioche (Actes 11,19s ; et Damas ? 9,10s).
Ces 2 mouvements se sont affrontés sur le point fondamental de la compréhension de « l'événement Jésus », c'est-à-dire de la définition du christianisme : S'agit-il d'une simple réforme du judaïsme, ou la nouveauté de l’Évangile fait-elle éclater le cadre ethnique et traditionnel du judaïsme pour donner naissance à une réalité nouvelle ? (Marc 2,21-22)
Ce conflit d'interprétation porte sur 2 points essentiels : La dimension ethnique du Judaïsme contre l'ouverture aux païens, et le salut obtenu par l'observance de la loi de Moïse contre le salut acquis par la mort de Jésus.
Or, c'est juste après que la position universaliste des Hellénistes l'ait emportée, puisque même Pierre s'y rallie, que l'auteur du livre des Actes fixe l'apparition du vocable « chrétien » pour désigner le groupe des disciples du Christ.
Ce nom de « chrétien » est donné aux disciples du Christ à Antioche (Antioche sur l'Oronte, capitale de la province Romaine de Syrie, aujourd'hui en Turquie sous le nom d'Atay).
Le nom de « chrétien » n'est pas donné à Jérusalem, mais dans une grande cité cosmopolite païenne, un carrefour important dans l'empire Romain.  Dans la suite du livre des Actes (13,1-3 ; 14,26-28 ; 15,35-36 ; 18,22 ; ...), Antioche devient même un centre missionnaire stratégique, une véritable plaque tournante de l'annonce de l’Évangile. De nouveau une connotation nettement universaliste.

On envoie tout de suite chercher Saul/Paul à Tarse. Paul, celui dont on sait par ailleurs (par ses lettres) qu'il a très tôt entrepris l'annonce de l’Évangile en milieux Juifs comme en milieux païens.
L'apôtre Paul est l'emblème, et peut-être le premier a avoir explicité la dimension universelle de l’Évangile présente dans la vie, la mort et la résurrection du Christ. La qualification « chrétiens » semble être donnée à la communauté des disciples par des gens extérieures au groupe...
Un autre fois seulement, dans les Actes, le groupe reçoit un autre nom donné là aussi par des gens de l'extérieur, c'est au chapitre 24 (v.5) quand Paul, mis en procès est désigné comme « le chef de file de la secte des Nazôréens ». Avant (et encore après), l'auteur du livre des Actes utilise les expressions les frères, les croyants, les disciples, la Voie, les saints, ...
C'est dans ce même verset 26, où apparaît l'appellation « chrétien », que le mot ekklèsia , « Église », est utilisé pour la première fois pour désigner une communauté de disciples du Christ extérieure à la Palestine. De nouveau la dimension universaliste intrinsèquement liée à l'appellation « chrétien ».
Enfin, immédiatement après que ce vocable soit utilisé pour la première fois, la perspective d'une solidarité financière des communautés Chrétiennes Hellénistiques en faveur de la communauté de Jérusalem frappée par une famine est évoquée. De nouveau un universalisme qui transcende les frontières ethniques, culturelles, économiques ou autres. Ces 7 remarques sur le passage que nous avons lu montre que pour l'auteur du livre des Actes, le mot « chrétien » n'a de sens que lié à l'universalité de l’Évangile du Christ. Ce mot « chrétien » apparaît encore une seconde fois à la fin du livre de Actes quand l'apôtre Paul comparaît à Césarée devant le gouverneur Festus et le roi Agrippa (roi de Chalcis [au Liban] Marcus Juilius Agrippa II, 27– † v.100).
La défense de Paul en forme de prédication est si convaincante que, selon l'auteur des Actes, le roi Agrippa dit à Paul :
« Encore un peu, tu m'aurais persuadé, tu aurais fait de moi un chrétien ! »
(Actes 26,28)...


AMMAN – Sous l'église Saint-Georges à Rihab, Mafraq, a été retrouvée ce que les archéologues décrivent comme ayant été la première église Chrétienne du monde.

La première Église Chrétienne du temps de Jésus se forme à Jérusalem et ses premiers membres sont d'abord des Juifs qui reconnaissent en Jésus le Messie. Ce sont les premiers Judéo-Chrétiens qui seront suivis par les Juifs Hellénisés de la Diaspora et ensuite par les Pagano-Chrétiens

Des archéologues ont découvert l’église la plus ancienne du monde à Rihab, dans le nord de la Jordanie, non loin de la frontière Syrienne. Elle a près de 2 000 ans...
« On a mis à jour ce que l'on croit être la première église du monde. Elle semble dater de 30 à 70 », a déclaré Abd el Kader Al Husan, directeur du centre d’études archéologiques Rihab de Jordanie.
Il explique que les vestiges ont été découverts sous l’église Saint Georges à Rihab, dans le nord de la Jordanie, non loin de la frontière Syrienne. Cette église remonte elle, à l’an 230.
« Des preuves nous permettent de croire que les premiers chrétiens, les 70 disciples de Jésus-Christ, ont trouvé refuge dans cette église », a-t-il ajouté.
Ces chrétiens, décrits dans une mosaïque comme « les 70 bien aimés de Dieu et du Seigneur », ont fuit les persécutions à Jérusalem et ont fondé des églises dans le nord de la Jordanie, rappelle Al Husan.
Une trentaine d’églises existent à Rihab et la croyance populaire veut que Jésus et la Vierge Marie soient passés dans la région.

« On y a découvert des poteries qui datent du IIIe au VIIe siècle, » dit-il. Les découvertes montrent que les premiers Chrétiens et leurs successeurs ont continué à vivre jusque tard pendant le règne Romain. (VIIe siècle n'est-ce pas la montée de l'islam surtout dans cette région ?)
« En descendant quelques marches dans la cave, on peut voir une zone en forme de cercle, qu'on pense avoir été l'abside, et plusieurs sièges en pierre pour le clergé, » dit-il.
L'archimandrite Nektarious, vicaire épiscopal de l'archidiocèse Grec-Orthodoxe, a décrit la découverte comme une « étape importante pour les Chrétiens du monde entier. »
Dans une entrevue donnée à Amman, le prêtre dit que « la seule autre cave dans le monde ayant forme et but similaires se trouve à Thessalonique, en Grèce. »
La cave est aussi le lieu de vie des premiers Chrétiens. « Un mur avec une entrée est la seule séparation entre l'Autel et le lieu de vie, » dit Hussan.
Il y a aussi un profond tunnel, que l'on pense avoir mené les 70 Chrétiens vers leur source d'eau, ajoute l'archéologue.
Les officiels à Mafraq déclarèrent qu'ils tireraient parti de la découverte pour promouvoir la région...
Le gouverneur, Zeid Zreiqat, a fait remarquer que Rihab est riche de sites archéologiques uniques, et qu'avec cette nouvelle découverte, ces sites pourront attirer le tourisme religieux. « Nous travaillons à développer Rihab, afin qu'elle devienne dans un proche avenir une attraction touristique majeure, » a-t'il dit au
Jordan Times.
9 Juin 2008



La première église chrétienne retrouvée en Jordanie - France 24
www.france24.com/.../20080610-premiere-eglise-chretienne-retrouvee-jordanie-jorda...
10 juin 2008 - Des archéologues ont découvert l'église la plus ancienne du monde à Rihab, dans le nord de la Jordanie, non loin de la frontière syrienne.

Quelle était la première Église ou l'Église originelle ? S'agit-il de la ...
https://www.gotquestions.org/Francais/eglise-originelle.html
La première Église, sa croissance, sa doctrine et ses pratiques nous sont décrites dans le ... de doctrines et pratiques catholiques parmi les premiers chrétiens.

Saint Materne: Archéologie: la première église au monde découverte ...
stmaterne.blogspot.com/2008/06/archologie-la-premire-glise-au-monde.html
11 juin 2008 - Archéologie: la première église au monde découverte en Jordanie? ... décrivent comme ayant été la première église Chrétienne du monde.

EN REMONTANT LE TEMPS... 33

27 MARS 2017...

Cette page concerne l'année 33 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

JÉSUS DE NAZARETH

Jésus ou Jésus de Nazareth (8–4 av.-J.C. — 30–33) et appelé également Jésus-Christ par les chrétiens (grec : Iesous Christos), (Jésus vient de l'hébreu signifiant Dieu est salut, et Christ est la traduction grecque du terme hébreu « Messie » (machiakh), celui qui est oint) est le personnage central du christianisme, il est considéré par les chrétiens comme le Messie et le Fils de Dieu (vrai Dieu et vrai homme, en une seule personne). Les catholiques, les protestants et les orthodoxes le célèbrent religieusement, et même l'adorent en tant que Dieu (2e personne de la Trinité), d'autres courants chrétiens le célèbrent religieusement en développant des croyances plus variées. Les musulmans le considèrent comme le dernier grand prophète.

Pour de nombreux historiens, Jésus, connu sous le nom de « Jésus le nazaréen », est né autour de l'année 6 av. J.-C. à Nazareth, que les évangiles citent souvent sous la forme hellénisée Nazara. Le « Nazarénien » (Nazarenos, en grec) est donc l'homme du village de Nazareth.
Dans les évangiles, Jésus est aussi désigné comme « Nazoréen ». Ce terme est rapproché de l'hébreu nazîr, abstinent, ermite qui désigne un homme lié à Dieu par une promesse particulière. Une dérivation de Neser, descendant, rejeton est moins convaincante...

Nazaréens semble la désignation sous laquelle sont connus les premiers chrétiens, Le pouvoir Romain ne les considère alors que comme une dissidence Juive susceptible de troubler l'ordre public. Un passage des Actes des Apôtres rapporte qu'un certain Tertulle accuse l'apôtre Paul en ces termes (Actes XXIV; 5) :

« Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, étant le chef de la secte des Nazaréens.
Le terme a été utilisé par l'empereur Julien l'Apostat sur son lit de mort : « Tu as gagné, Nazaréen ! » (Julien a essayé de restaurer, après Constantin, le culte des anciens dieux Romains).

Vendredi, la veille de Pâque, crucifixion de Jésus sur le Golgotha (mot
Araméen le mont du crâne une butte nue comme un crâne dégarni en latin.
Calvarius, Calvaire). Une tradition Juive veut que les restes d'Adam y soient ensevelis, ainsi Jésus est crucifié là même où Adam a été créé et enterré et son sang tombant sur le crâne du premier homme le baptise, et rachète les péchés, du père de l'humanité.
Il semble que le Golgotha recèle en ses flancs de nombreux restes d'ossements humains...
Serait-ce là un très ancien cimetière ?
Les vestiges d'anciens suppliciés ?
Ou ces ossements portent-ils témoignage d'antiques pratiques idolâtres avec
sacrifices humains, ou cannibalisme etc ?
Seule une recherche scientifique et archéologique peut donner des renseignements sur le sujet.

Jésus, après un simulacre de procès (aucun défenseur), une femme seule s'est
élevée contre cette condamnation inique, elle est intervenue, après qu'elle ait fait un rêve auprès de son mari : Le procurateur Romain Ponce Pilate elle s'appelle Claudia Procula. Elle a en effet dit en se réveillant à son mari « Qu'il n'y ait rien entre toi et ce « juste » car j'ai été tourmentée en songe à cause de lui ». C'est donc cette femme qui élève la voix en faveur de Jésus
Les Églises Grecques et Éthiopiennes vénèrent Claudia Procula comme une sainte...
Jésus est condamné par une partie de ses frères Juifs, ceux du Temple et le grand Sanhédrin en particulier pour lequel il convient de rester en bonnes relations avec les autorités Romaines (et souligner la légitimité de ce conseil protégé de l'empire). Jésus est d'abord considéré comme un blasphémateur...

« Cet homme qui se dit le Messie, le Fils de Dieu et Dieu lui-même ne convient pas du tout aux gens du Temple, ce n'est pas en ce Messie là qu'ils veulent croire, ils attendent un « Roi » qui soit du ciel certes, mais qui ait aussi quelques accointances avec la vie terrestre et qui pourrait éventuellement prodiguer ses largesses... au Temple...
LE JARDIN DES OLIVIERS

Or ce Messie là a chassé les marchands du Temple il dit aussi que le
Temple sera détruit et relevé après 3 jours... Cette prophétie, montre ce qui va advenir, de son corps et de sa résurrection, mais la parabole n'est pas comprise de ceux qui restent trop attachés à la lettre et aux valeurs matérielles.
Jésus est considéré par eux comme un danger pour leurs existences, aussi ils s'arrangent pour l'accuser de « blasphème » délit ayant un caractère strictement religieux qui n'est pas une charge suffisante au regard des lois Romaines pour le présenter aux autorités, en l’occurrence Ponce Pilate en qualité d'agitateur politique, et Roi des Juifs, donc comme un révolutionnaire pour les autorités Romaines et par conséquent fauteur de troubles et insurgé
contre Rome.

Les Romains reprennent d'ailleurs ce chef d'accusation pour clouer un écriteau au-dessus de la Croix en inscrivant ironiquement « Roi des Juifs » puisque c'est de cette façon que le Grand Sanhédrin a présenté Jésus. Et c'est
Ponce Pilate qui prononce la sentence après le fameux épisode
du choix entre le voleur Barabas et Jésus... Les lettres I.N.R.I. Sur l'écriteau cloué à la croix signifiant, « Iesus de Nazarenus Rex Iudoeorum » Jésus de Nazareth, Roi des Juifs... Cette mention n'apparaît sous cette forme qu'au XIVe siècle sous l'influence de Sainte Brigitte morte en 1363.

Sur la croix les dernières paroles de Jésus sont celles-ci : « Eli, Eli, Lama
Zabachtni » Seigneur, seigneur, pourquoi m'as-tu abandonné ? La crucifixion de Jésus inaugure pour l'humanité une ère nouvelle, celle de la Nouvelle Alliance. Tout est réalisé, tout est consommé, la mort elle-même personnification du principe du Mal est vaincu et l'éternité ouvre toute grande
L’ENTRÉE DANS LE TEMPLE
ses portes à ceux et à celles qui croiront en Lui. (principe fondamental de la
Chrétienté.

Au sujet de la forme de la Croix des polémiques persistent, si pour les Orthodoxes, Catholiques, Protestants et de nombreuses autres sociétés religieuses prenant leur source dans la Bible, la Croix adoptée reste celle que l'on connaît habituellement par contre, pour les Témoins de Jéhovah la Croix est réfutée comme une erreur historique, ils parlent de « Poteau », Jésus ayant été, d'après eux, suspendu au poteau, lié au poteau par les poignets, pendu par les mains au poteau du supplice.

Une autre hypothèse se déclare en faveur du Tau (mais peut-être n'est-ce là que la survivance du vieux symbole de vie Aptienne le Ânkh ou Croix ansée ?
c'est-à-dire d'une poutre verticale fichée en terre et surmontée simplement d'une pièce plus petite placée au-dessus à l'horizontale.

Pourtant pour qui connaît un peu l'histoire la crucifixion en tant que supplice
n'est pas hélas chose nouvelle, déjà au siècle passé du temps de Spartacus des milliers d'esclaves révoltés et vaincus ont été crucifié le long des voies Romaines afin « d'impressionner tous les velléitaires ».
Plus près du Christ, du temps de Jules César. Ce dernier s'est vengé des pirates qui l'ont détenu en otage en les faisant crucifier sur la grande place de Pergame. Pour toutes ces crucifixions il semble de s'agir de la
croix la plus habituelle celle que nous connaissons. Mais ceci n'est pas en soi d'une importance capitale, le fond compte davantage que la forme, et peu importe après tout si cette croix était en X, en I en T ou en +.
L'intérêt ne peut être qu'anecdotique et il ne semble pas nécessaire d'engager là des batailles acharnées pour savoir qui a raison... En ce qui concerne la date de la crucifixion l’Église opte pour le 3 avril,jour d'une éclipse visible à Jérusalem. En fait comme Jésus est mort juste avant la Pâque Juive (14 Nissa), c'est donc un jeudi, le 9 avril 33, ayant ressuscité un dimanche, il est effectivement resté 3 jours au tombeau et non pas seulement 2 comme on est forcé de conclure si on situe sa mort un vendredi.

A noter que la mort de Jésus s'accompagne de prodiges : Obscurcissement du
soleil, secousses sismiques dont l'une fait choir le linteau du Temple, ce qui déchire le voile du Tabernacle partie la plus sacré du Temple. Comme un parabole pour signifier que Dieu dorénavant est accessible à tout croyant et que la Nouvelle Alliance remplace l'ancienne Loi.

La Pentecôte, 50 jours après Pâques, à la suite de laquelle les apôtres commencent la diffusion intensive de son message. Beaucoup de miracles sont aussi attribués à Jésus, essentiellement des guérisons d'aveugles, de sourds, de lépreux et de paralytiques.
En outre, plusieurs résurrections lui sont attribuées : Celle de l'esclave d'un centurion Romain, celle du fils unique d'une veuve de la ville de Naïn, celle de la fille d'un nommé Jaïrus, et celle de Lazare, son ami, frère de Marthe et Marie.

L'existence historique de Jésus a commencé a être contestée au XIXe siècle, depuis Renan, à la suite d'une étude amorcée par Hermann Samuel Reimarus en 1774. En effet, il n'existe aucune authentification historique contemporaine de Jésus.
Historiquement, les références du Nouveau Testament ne prouvent rien. A contrario, l'absence d'évocations de Jésus pendant le Ier siècle en dehors des Évangiles ne prouve nullement qu'il n'existe pas. La Palestine est une colonie mineure et il n'est pas surprenant que son influence soit insuffisante au début (en ce temps, les exécutés n'ont pas droit aux feux des projecteurs comme de nos jours, même la rébellion de Spartacus n'a pas eu beaucoup d'échos). Bien d'autres messies ont fini dans les oubliettes de l'Histoire...
Pourquoi s'il n'a pas existé, aurait-on jugé utile de l'inventer ?
Pourquoi tant d'individus ont-ils cru en lui au point de lui dédier une religion ?

Si le besoin d'un « Dieu mourant » s'était fait sentir, il en existe suffisamment (Osiris, Adonis, Dionysos, Attis, etc.) pour qu'il soit inutile d'en inventer un de plus.
La façon dont Jésus est dépeint laisse penser qu'il est un personnage réel. Aucun auteur de son époque ne se serait donné la peine d'inventer un messie fictif en restant aussi vague et contradictoire sur sa vie et ses enseignements et en imaginant des disciples aussi imparfaits (comme Pierre qui renie 3 fois son Maître par lâcheté).
LE GOLGOTHA
Les contradictions et les bizarreries abondent dans les Évangiles, comme dans la plupart des biographies de personnages historiques.
On a vu dans l'absence d'éléments biographiques de Paul la preuve de l'imposture de Jésus... Mais personne n'a jamais suggéré que Paul soit une invention. Or il connaît des personnes qui ont rencontré Jésus.
Par ailleurs, on peut noter les premiers adversaires du christianisme (tant juifs que romains) n'ont jamais contesté l'existence de son fondateur.
Rares sont encore ceux qui doutent de l'existence de Jésus. Il s'agit surtout d'amateurs, sans aucune fonction universitaire, et qui s'efforcent de convaincre le grand public à défaut des spécialistes, c'est le cas de Paul-Eric Blanrue, consultant, scénariste et dialoguiste, et occasionnellement exégète... On cite d'autres noms comme un certain Patrick Dupuy dont on n'arrive pas à savoir ce qu'il a écrit.
Autre amateur, le docteur Couchoud qui, outre la médecine et la littérature japonaise, a comme passe-temps de démontrer que Jésus n'a jamais existé. Charles Guignebert, professeur à la Sorbonne, s'amuse souvent à se moquer de lui et cet antichrétien notoire ne le fait certes pas parce que sa religion a été offensée : Son grand tort, dit-il, c'est qu'il n'a jamais réussi à convaincre un spécialiste reconnu dont l'adhésion pourrait avoir un sens, et il ajoute froidement :
« L'enthousiasme des incompétents ne compense pas cet échec. » Bien des chercheurs sont tout de même troublés par les ressemblances évidentes du dogme chrétien avec des cultes païens de l'époque.

La meilleure façon d’aborder la question de la résurrection est peut-être d’examiner toutes les alternatives possibles et de voir laquelle est la plus plausible... Sans préjuger, par la « foi », des éventuelles explications surnaturelles.
Chose certaine, Jésus a vraiment existé et sa mort publique a changé le cours de l’histoire. Nous n’avons même pas à consulter la Bible pour le savoir. Les manuels d’histoire profane contiennent plusieurs références à Jésus et à son impact sur le monde de son temps.
Examinons deux de ces références. Tacite, le gouverneur et historien Romain, a fait une remarque fascinante sur Jésus quand il a décrit comment Néron a fait massacrer les chrétiens du Ier siècle (en 65.) pour servir de boucs émissaires suite à l’incendie de Rome.

Voici ce qu’il a écrit :
 « Néron […] torture par des moyens des plus raffinés des personnes appelées chrétiens, que l’on haït à cause de leurs crimes graves...
Christus, le fondateur du mouvement, a été mis à mort par Ponce Pilate, procureur de la Judée pendant le règne de Tibère, mais cette superstition pernicieuse, réprimée pendant un temps a refait surface, non seulement en Judée où le méfait a pris naissance, mais également à travers la ville de Rome. » Tacite. 112 Annales XV. 44
Fait intéressant, Tacite prouve ici que Jésus :
Est un personnage historique.
A été exécuté sous Ponce Pilate

En l’an 65 (à l’époque de Néron) la foi chrétienne s'est répandue au delà de la Méditerranée, de la Judée jusqu’à Rome. Ce phénomène a pris tant d’ampleur que l’empereur de Rome a cru devoir l’enrayer.
Notez aussi que Cornélius Tacite a écrit en qualité de témoin hostile puisqu’il considère le mouvement que Christ a commencé comme une « superstition pernicieuse. »

Flavius Josèphe, chef militaire et historien Juif, adresse ses écrits à un public Romain. Dans l’ouvrage cité ci-après, il résume l’histoire de la nation Juive depuis ses débuts jusqu’à son époque. Il décrit en ces termes le temps et la carrière de Jésus :
« Il y a en ce temps-là un homme sage […] Jésus […] bon […] et vertueux. Et plusieurs parmi les Juifs et les autres nations sont devenus ses disciples.
Pilate l’a condamné à mourir par crucifixion. Ceux qui sont devenus ses disciples ne l’ont pas abandonné. Ils ont rapporté qu’il leur est apparu 3 jours après sa crucifixion et qu’il était vivant. » Josèphe. 90 Antiquities XVIII. 33

Ces brefs écrits du passé semblent indiquer un événement bien connu et que son mouvement s’est imposé au monde Romain par ses disciples.

Avez-vous déjà rencontré un homme qui s’attire tous les regards, où qu’il aille ? Certaines caractéristiques mystérieuses, indéfinissables le distinguent des autres.
Eh bien, il y a 2 000 ans c'est le cas avec Jésus Christ. Mais ce n’est pas simplement la personnalité de Jésus qui captive son audience.
Les témoins de ses paroles et de sa vie nous déclarent que Jésus de Nazareth est différent des autres hommes.
Le seul titre de compétence dont Jésus peut se réclamer, est sa propre personne.
Il n’a pas écrit de livre, ni commandé d’armée, ni exercé de mandat politique, ni possédé de terres.
Il s’est principalement déplacé sur un rayon de 160 kilomètres de son village, attirant des foules émerveillées par ses paroles provocantes et ses actes stupéfiants.

Pourtant, la grandeur de Jésus est évidente pour tous ceux qui l’ont vu et entendu.
Et tandis que la plupart des grands hommes s’effacent éventuellement pour ne plus paraître que dans les livres d’histoires, Jésus est toujours le thème fondamental de milliers de livres et de controverses publiques sans pareilles.

Et la plupart de ces controverses focalisent sur les revendications radicales que Jésus a faites concernant sa propre personne (des revendications qui ont concentré l'attention de ses fidèles et de ses adversaires).
Ce sont essentiellement les revendications très particulières de Jésus qui l’ont amené à être considéré comme une menace tant par les autorités Romaines que par la hiérarchie Juive. Bien que non-initié, sans titre ni soutien politique, Jésus, en l’espace de 3 ans, change le monde pour les 20 siècles suivants.

D’autres chefs moraux et religieux ont créé un impact (mais en rien comparable à celui du fils d’un charpentier inconnu de Nazareth.
Qu’est-ce qui est différent avec Jésus Christ ?
Est-il simplement un grand homme, ou est-il bien davantage ?
Ces questions se résument finalement en une seule :
Qui est vraiment Jésus ?
Certains croient qu’il représente simplement un grand enseignement de principes moraux, d’autres pensent qu’il est uniquement le chef de la plus grande religion du monde.
Mais beaucoup ont des convictions le concernant qui vont bien au-delà de celles-là.
Les Chrétiens croient que Dieu est effectivement venu nous rendre visite sous forme humaine. Et ils en croient l’évidence.
Après avoir étudié avec soin la vie et les paroles de Jésus, C.S. Lewis, un ancien sceptique et professeur de Cambridge, est parvenu à une conclusion étonnante le concernant, qui bouleverse le reste de sa vie.
Alors, qui est donc le véritable Jésus ?
Beaucoup répondront que Jésus est un grand enseignant de principes moraux...


Jésus DE NAZARETH : Biographie de Jésus DE NAZARETH ...
www.jesuismort.com/biographie_celebrite.../biographie-jesus_de_nazareth-1350.php
Jésus DE NAZARETH était un célèbre prophète et religieux palestinien. L'histoire de Jésus DE NAZARETH et les sites consacrés à Jésus DE NAZARETH.

Encyclopédie Larousse en ligne - Jésus ou Jésus-Christ
www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Jésus/125884
Outre des sources juives, souvent polémiques et tardives, il existe également quelques textes païens qui font état de l'existence de Jésus de Nazareth ...

EN REMONTANT LE TEMPS... 34

26 mai 2017...

Cette page concerne l'année 34 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

L'UN DES PREMIER MARTYR CHRÉTIEN.


SAINT ÉTIENNE Ier MARTYR CHRÉTIEN  
Étienne est le premier martyr de la chrétienté, d’où le nom de proto-martyr qui lui est traditionnellement accolé. Son nom vient du grec Stephanos (Le Couronné) c'est un Juif Helléniste. Dans les Actes des Apôtres les Hellénistes sont des juifs de culture et de langue grecques vivant en Palestine. Il lise la Septante, version grecque de l’Ancien Testament, alors que le judaïsme orthodoxe ne reconnait que le texte hébreux.
La Communauté chrétienne de Jérusalem augmentant, il se crée une certaine tension au sujet des aides apportées aux veuves, car celles des Hellénistes se plaignent d’être oubliées ou moins bien servies. Les Apôtres, désireux de se consacrer exclusivement à la prière et à la prédiction, chargent l’assemblée des fidèles d’élire 7 hommes qui seront chargés du service des tables lors des repas collectifs.
Étienne est élu à la tête de ces diacres, ainsi qu’ils sont nommés. Mais, outre ces nouvelles obligations, il continue à prêcher et à exalter la nouvelle religion.

En 34 ou 36 prêchant dans la Synagogue des Affranchis (Descendants des Juifs emmenés par les Romains en esclavage puis relâchés) ses paroles l’amènent devant le Sanhédrin (tribunal religieux présidé par le Grand Prêtre). Lorsqu’il s’exclame qu’il voit les Cieux Ouverts et le Fils de l’Homme (Jésus) debout à la droite de Dieu, les Juifs, horrifiés par ces paroles sacrilèges, le traînent hors de la ville et le lapident.
Pendant son supplice il exalte la Gloire de Dieu, et à l’exemple du Christ, pardonne à ses bourreaux.
Son corps, abandonné sur la voirie est enterré par les soins de Gamaliel à Caphargamala et retrouvé en 415 suite à une vision du Prêtre Lucien.
Son corps est d’abord transféré à Jérusalem puis à Constantinople. Considéré comme un thaumaturge (faiseur de miracles), des parties de son corps sont dispersées dans diverses églises et couvents de Terre Sainte, mais la plupart de ces reliques sont emportées en Occident par les Croisés.
Il est fêté le 26 décembre, et le Saint Patron des tailleurs de pierre et des fondeurs.

L'Église naissante présente un visage original. Deux types de figures, différentes mais intimement liées, s'en détachent :
Celle du martyr, à travers Étienne.
Celle de l'apôtre à travers Paul.

Étienne, qui est plein de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplit parmi le peuple des prodiges. Un jour, on voit intervenir les gens d'une synagogue (la synagogue dite des esclaves affranchis, des Cyrénéens et des Alexandrins) et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d'Asie. Ils se mettent à discuter avec Étienne, mais sans pouvoir tenir tête à la sagesse et à l'Esprit Saint qui inspirent ses paroles. Alors ils soudoient des hommes pour qu'ils disent : « Nous l'avons entendu prononcer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu. »
Ils ameutent le peuple, les anciens et les scribes, ils vont se saisir d'Étienne, et l'amènent devant le grand conseil, présentent des faux témoins, qui déclarent :
« Cet individu ne cesse pas de parler contre le Lieu Saint et contre la Loi... Nous l'avons entendu affirmer que ce Jésus, le Nazaréen, détruira le Lieu Saint et changera les lois que Moïse nous a transmises. » Tous ceux qui siègent au grand conseil ont les yeux fixés sur Étienne, et son visage leur apparaît comme celui d'un ange. Actes 6, 8-15
 
Étienne n'occupe dans les Actes que tout juste 2 chapitres, tandis que Paul, lui, en remplit 13.
S'il est difficile de les mettre en parallèle, il est impossible de les séparer... Saül voit dans Étienne la figure même du Juif qui a trahi la foi d'Israël, et jusqu'à ce que s'achève sa dernière pierre et qu’Étienne à genoux expire dans un grand cri :
« Seigneur, ne leur impute pas ce péché » (7, 60), il le surveille pour s'assurer que l'honneur de Dieu est vengé » (7, 58 ; 8, 1).
Quelques lignes plus bas, le récit raconte la rencontre de Paul et de Jésus sur la route de Damas.
Les deux hommes et leur mission sont en continuité directe. Les sévérités d’Étienne dénonçant la profanation du Temple et les caricatures de la Loi (6, 14), sonnant à l'oreille de ces Juifs comme des blasphèmes, seront chez Paul moins brutales dans l'expression, mais non poins radicales ?
Étienne ne va pas vraiment plus loin que les prophètes dénonçant les péchés d'Israël. Il développe un thème commun, que Jésus lui-même avait repris avec une violence sans exemple : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! » (Matthieu 23, 13-36)

Lorsqu'il prend à parti les chefs Juifs, la situation est toute différente. En apparence pourtant, rien n'est changé. Comme Jésus, son disciple se trouve devant le grand prêtre et le Sanhédrin (Luc 22, 54, Actes 7, 1), accusé, lui aussi, de prétendre abolir la Loi et détruire le Temple (6, 11-14).
LA DÉPOUILLE DE SAINT ÉTIENNE
Comme son Maître, il va périr.
Alors, à son dernier instant, lui apparaît le Crucifié dans sa gloire.
On peut s'étonner que, face à ses adversaires, il n'ait rien dit de Jésus ressuscité, qui est depuis le premier jour le thème essentiel de Pierre et des Douze.
Ce silence est significatif. La résurrection n'est pas l'argument suprême propre à convaincre les sceptiques et à confondre les opposants. C'est la certitude bienheureuse offerte à l'espérance du croyant.
Au Sanhédrin, muré dans son refus, Étienne ne peut que répéter le « Malheur ! » de Jésus quittant les scribes, alors même que dans la ville en émoi, Pierre et les Douze remuent les foules et répandent la foi...

Si Étienne est sévère pour ses compatriotes, sans pour autant jamais rompre avec eux, Paul, lui, est moins sensible aux fautes et aux faiblesses de son peuple qu'au choix irréversible de Dieu et à la mission confiée à Israël, envers lequel il entretient jusqu'au bout une loyauté totale et un dévouement littéralement fanatique.
Voulant attirer des adeptes mais les garder dans la confidence, les chrétiens se retrouvent entre eux sous le vocable discret « La Voie », qui désigne à la fois la direction qu'ils prennent et l'élan qui les anime (9, 2). Quand on apprend à Jérusalem qu'un rameau du nouveau groupe vient de se signaler à Damas, hors d'Israël, c'est la panique ? Paul est le premier à réagir : « Ne respirant que menaces et carnage » (9, 1). .

Faut-il mettre l'appel d’Étienne, puis celui de Paul en parallèle avec ceux des premiers disciples au bord du lac ? Rien ne le prouve, mais Luc, toujours attentif aux correspondances, peut bien indiquer discrètement qu'après avoir éveillé son Église à Jérusalem et l'avoir mise debout, Jésus maintenant l'envoie dans le monde poursuivre son action... P. Jacques Guillet, jésuite

Après la Pentecôte et l'effusion du Saint Esprit sur les Apôtres, nombreux sont ceux qui commencent à se convertir, saisis par les paroles de feu des Apôtres et par leurs miracles. Une fois devenus membres du Corps du Christ par le Saint Baptême, les croyants abandonnent tous leurs biens pour en déposer le prix aux pieds des Apôtres et, se détachant de tout lien et de toute affection, ils mènent la vie commune, n'ayant qu'un cœur et qu'une âme.
LIEU OU VIVAIT ÉTIENNE
Après s'être acquittés assidûment de leurs devoirs religieux au Temple, ils se réunissent en particulier pour suivre l’enseignement des Apôtres, louer le Seigneur Jésus-Christ et participer avec allégresse au festin de la vie éternelle, la Sainte Eucharistie, sceau de leur communion avec Dieu et de leur mutuelle charité (cf. Actes 2:42-47; 5:32-34).

Comme les disciples augmentent sans cesse, les Douze décident de désigner 7 frères, appréciés de tous pour leur sagesse et remplis de l'Esprit Saint, pour les soulager dans le soin matériel de la communauté, notamment dans le service des frères pendant les repas communs et dans l'assistance des veuves et des déshérités, de sorte que les Apôtres puissent se consacrer sans autre souci à la prière et à l'enseignement.
Ces 7 Diacres, sont Étienne – Philippe – Prochore – Nicanor – Timon - Parménas et Nicolas (Actes 6:1-6).
L'activité d’Étienne, qui est à leur tête, s’étendra bien au-delà de la seule subsistance matérielle de la communauté.
Rempli de la grâce de l'Esprit Saint pour accomplir des miracles et parler avec l'autorité des envoyés de Dieu, il fait l'admiration de tous, à tel point qu'un jour des Juifs, furieux de ne pouvoir répondre à ses arguments, l'accusent faussement de blasphème et de complot contre les institutions de la Loi, et le mènent devant le Sanhédrin, le tribunal du grand-Prêtre.

Le jeune homme s'avance sans crainte devant les juges et l'Esprit que le Christ a promis de donner à Ses disciples en de telles circonstances (Mat. 10:19), lui inspire un discours enflammé, dans lequel il rappelle aux Juifs durs de cœur quelle bienveillance et quelle patience Dieu n'a cessé de montrer pour son peuple, promettant Son alliance aux Patriarches et venant sans cesse au secours de ses élus.
LA LAPIDATION.
Merveilles, prodiges, actions d'éclat, promesses, révélations terrifiantes par l'entremise de Moïse, au Sinaï, dans le désert et dans toute l'histoire d'Israël, sans se lasser Dieu fait tout pour élever son peuple élu au-dessus de l'attachement aux créatures et pour le délivrer de l'idolâtrie, mais toujours ils résistent, et lorsque vient sur la terre le Juste, le Sauveur et Rédempteur, la promesse des Patriarches et l'accomplissement des prophéties, ils montrent le même cœur incirconcis, la même résistance obstinée aux voies de l'Esprit Saint : « Tels sont vos Pères, tels vous êtes ! Lequel des Prophètes vos pères n'ont-ils pas persécutés ? Ils ont tué ceux qui prédisaient la venue du Juste celui-là même que maintenant vous venez de trahir et d'assassiner » (Actes 7:51-52).
La grâce de Dieu, qui remplit le cœur d’Étienne et le rend semblable au Ciel, fait jaillir de sa bouche ces paroles inspirées et se répandre sur son corps, irradiant son visage d'une lumière divine, comme le Seigneur le jour de sa Transfiguration (cf. Mat. 17:6; Luc 9:29).
En le voyant ainsi revêtu de gloire étincelante, tel un Ange de Dieu (Actes 6:15), les Juifs siégeant au tribunal grincent les dents de haine, et leur rage éclate quand, levant les yeux au ciel et contemplant la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite du Père aussi clairement que lorsqu’il reviendra à la fin des temps, le Saint s'écrie : « Je vois les cieux ouverts et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu » (Actes 7:56).
Incapables de supporter cette révélation de l'exaltation au ciel de Jésus-Christ et de son séjour corporel dans le sein de la bienheureuse Trinité, les Juifs se bouchent les oreilles et, se ruant sur Étienne, ils le mènent hors de la ville où ils le lapident.
Tandis qu'on le met à mort, Étienne, calme et radieux, exulte de joie de suivre ainsi l'exemple de son Maître, et les pierres qu'on lui jette deviennent pour lui autant de degrés qui l'élèvent jusqu'à la vision glorieuse du Christ qu'il a entrevue.
En invoquant le Nom du Seigneur, il laisse échapper dans son dernier souffle, comme Jésus sur la Croix, ce cri de suprême amour pour ses ennemis : Ornant l’Église des perles précieuses de son sang, Étienne est le premier à emprunter la voie que le Christ a ouvert vers le Ciel par Sa Passion.
Sa mort volontaire pour la vérité lui a ouvert les Cieux et lui a fait voir la gloire de Dieu. Sa parfaite charité envers Dieu et pour son prochain, allant jusqu'au pardon de ses bourreaux, l'a fait siéger au premier rang des amis de Dieu, c'est pourquoi les fervents émules des Martyrs, qui contemplent en ce jour la lumière resplendissante de son visage mêlée à celle de l'astre de Bethléem, se fient avec confiance en son intercession.

Le corps de Saint Etienne, enseveli par des hommes pieux, est retrouvé en 415 et transféré à Jérusalem dans l'église bâtie en son honneur par l'Impératrice Eudoxie, épouse de Théodose le Jeune. Par la suite, on les transfère de nouveau à Constantinople.

Étienne, l'un des premiers martyrs chrétiens, et c'est à la suite de sa mort par lapidation que s'est déclenchée la première persécution laquelle sera suivie de beaucoup d'autres, ainsi que Jésus l'avait prédit dans l'Évangile.
Tout ce que nous savons de sa vie et de sa mort nous est rapporté dans un récit des Actes des Apôtres.
Chargés spécialement du service des tables pour permettre à Pierre et à ses compagnons de s'adonner plus exclusivement à la prière et à la prédication, les circonstances amènent les diacres à annoncer, eux aussi, la Bonne Nouvelle du salut. Luc nous a rapporté le long discours qu'Étienne adresse aux membres du tribunal devant lequel il a été traduit.
Avec la force et le courage des anciens prophètes, il dénonce l'obstination de ses juges et l'endurcissement de leur cœur, qui les empêchent de reconnaître en Jésus-Christ le Messie annoncé.
Puis, rempli de l'Esprit Saint, il fixe son regard vers le ciel, voyant alors la gloire de Dieu et Jésus-Christ debout à la droite du Père. Il décrit sa vision, ce qui le fait passer pour blasphémateur et signe son arrêt de mort.

Contrairement à ce qui a lieu pour d'autres martyrs, son culte ne commence que tardivement (au Ve siècle), à la suite de la découverte de son corps. Saint Augustin, pourtant peu porté au merveilleux, contribue à la dévotion en rapportant certains prodiges qui lui sont attribués, (dans l'un de ses plus célèbres écrits : « La Cité de Dieu »).
D'autres ont déjà subi le martyre avant Étienne, mais ce qui a fait de lui un martyr chrétien, c'est essentiellement le fait qu'il ait pardonné à ses meurtriers, à l'exemple de Jésus. Celui qui devient l'Apôtre Saint Paul assiste à la lapidation d'Étienne, qu'il approuve, ainsi qu'il le dit lui-même, et l'on peut penser que la première semence de sa conversion est déposée en lui ce jour-là, par sa conscience compassionnelle. C'est ainsi que commence à se réaliser, d'une manière éminente, ce qu'on dira par la suite : Sang de martyrs, semence de chrétiens. Le diacre Étienne est fêté le 27 décembre dans l'Église orthodoxe.


Vie et martyre de saint Etienne, Premier-Martyr (proto-martyre) et ...
www.icones-grecques.com/textes/synaxaires-vies-de.../vie-martyre-saint-etienne.htm
Le 27 décembre, nous célébrons la mémoire du Saint Premier-Martyr et Archidiacre Etienne. saint etienne Après la Pentecôte et l'effusion du Saint Esprit sur les ...

Saint Etienne - Apotres de l'Amour
apotres.amour.free.fr/page4/etienne.htm
Iconographie. SAINT ETIENNE fêté le 26 décembre. Etienne fut le premier martyr chrétien, et c'est à la suite de sa mort par lapidation que s'est déclenchée la ...