lundi 28 avril 2014

1113...EN REMONTANT LE TEMPS






Cette page concerne l'année 1113 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

Sur 40 km2, plus de 5 000 stupas et temples, un millier encore visibles, mais en ruines

A l’infini, dans une lumière digne des grandes étendues Sahariennes, les formes de stupas paisibles dépassent le temps, défient les siècles donnant cette étrange impression d’avoir suspendu les heures, les jours, les années dans cette lumière dorée du soleil levant. Pagan est incomparable dans le monde bouddhiste, à l’exception d’Angkor.
Les temples sont aussi nombreux que les lotus dans une mare sans fin, à perte de vue, l’horizon se confondant avec le ciel. Pourtant, la majorité des édifices disparus nous laissent imaginer le souffle créateur et religieux qui anime les Birmans d’alors. A l’instar de nos constructeurs de cathédrales, ils sont de grands bâtisseurs animés par une spiritualité hors du commun. On peut affirmer que la foi du peuple de Pagan unifie la Birmanie.
Au XIe siècle, alors que l’art roman fleurit partout en Europe et que le gothique flamboyant n’apparaîtra que bien plus tard, Pagan s’offre le luxe du bouddhisme flamboyant... Ce terme n’a jamais été donné à Pagan, il ne s'agit en aucune manière d’une école et d’un style spécifique et répertorié... Dans la lumière du jour naissant ou du soir couchant, Pagan flamboie de tous ses feux
La ville de Bagan (Pagan) commande le passage entre les plaines de Kyaukse et de Mingu, les 2 seuls bassins de l' Irrawaddy avant son delta. Elle se trouve à 21° de latitude nord, mais à l'intérieur des terres et à l'ombre des hauteurs de l'Arakan, qui arrêtent une partie de la mousson du sud-ouest. Il y tombe à peine 0,60 m d'eau par an, on l'appelle le Tattadesa, le « Pays brûlant ». L'irrigation y a pourtant très tôt créé un véritable grenier, le Ledwin, le « Pays du riz ». Bagan est équidistante des deux bras du fer à cheval de montagnes qui enserre la Birmanie, d'où, de tous temps, ont dévalé les envahisseurs... L'Irrawaddy, incomparable chemin d'eau, relie la ville à la mer, à la civilisation. Nulle prédestination géographique, nulle nécessité géopolitique n'expliquent pourtant sa destinée, mais bien plutôt la volonté des hommes, ou les hasards de leurs destins... Les Pyu de langue Tibéto-Birmane ont civilisé la vallée du fleuve où subsistent, de Halin à Prome, leurs antiques cités. Les Birmans proprement dits viennent les y rejoindre et se fondre avec eux.
Tout commence avec ce personnage d’exception qui se fait couronner roi en 1044. Très mystique avec un mental puissant, Anawrahta décide de faire un pèlerinage sur l’île de Ceylan, pays du bouddhisme theravada. Rompant avec son éducation mahayaniste, il se convertit au theravāda.
Le personnage décisif dans cette conversion est un moine de Thaton, Shin Aran. Le royaume de Thaton s’apparente à Suvarnabhumi appelé la « Terre de l’Or ». Thaton, port important commerce avec l’Inde et Ceylan. L’empereur Ashoka, le grand empereur indien et bouddhiste du IIIe siècle avant J.-C a mentionné cette terre d’or et y a envoyé ses moines bouddhistes.
Le moine Shin Aran participant à la conversion d’Anawrahta le pousse à l’étude, des textes pour ramener ceux-ci dans son royaume. Aussi officiellement, demande-t-il au roi de la ville de Thaton de lui fournir les textes liturgiques en pâli . Le roi pour une raison inconnue refuse. Outré, Anawrahta s’empare avec son armée de la ville en 1057. C'est au roi Anawrahta (1044-1077) qu'elle doit son essor. Ce roi guerrier soumet les Mōn de Thatön et même ceux du Ménam, jusqu'au Haripuñjaya et à l'Arakan, peuplé d'un rameau pyu. Consécration ultime de sa quête spirituelle, il parvient à faire venir enfin un exemplaire intégral du Tipitaka : toutes ses opérations soutenues par les aspirations d’un roi ascétique fait de Pagan la plus grande ville du bouddhisme, centre
culturel qui se renforce encore jusqu’au XIIIe siècle.
Deux siècles d’apogée.
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 Bagan dresse sur un promontoire, sa vaste enceinte quadrangulaire de 1 200 m de côté – l'angle nord-ouest est rongé par le fleuve (dressée dès 849). C'est au roi Anawrahta (1044-1077) qu'elle doit son essor. Converti au bouddhisme des Thera par le Mōn Shin Arahan, il en fait la religion officielle, le pāli et le mōn devenant ainsi les langues de culture. Kyanzittha (1084-1113) consolide la tutelle Birmane : rien ne le montre mieux que l'inscription du Myazedi (vers 1113) rédigée en 4 langues : le pāli, le mōn, le pyu et le birman qui est écrit pour la première fois. Alaungsithu (1113-1155 env.) poursuit l'édification de sanctuaires de plus en plus colossaux, de même que Narapatisithu (1174-1211), qui veille à une réforme du bouddhisme selon les règles de la secte Cinghalaise du Mahāvihāra. Sous Nantaungmya (1211-1230), le pouvoir s'affaiblit, à la suite des importantes dépenses de construction et des querelles de sectes. Sous la pression des raids Mongols (1271-1288), les rois abandonnent Bagan entre 1298 et 1312. C'est la fin de 3 siècles d'or, qui ont créé l'unité et la puissance de la Birmanie et déployé son art, avec un éclat jamais égalé...
Une histoire détaillée de la ville est impossible. La chronologie exacte des édifices n'est pas établie avec suffisamment de détails pour permettre de tracer les contours successifs de la cité. De la maison paysanne au palais, en passant par les bâtiments monastiques, l'habitat était en bois et a disparu. Seuls subsistent temples et stūpas, qui sont édifiés en brique.
On ne connaît pas davantage les systèmes d'irrigation, à tout le moins les adductions d'eau nécessaires à l'usage d'une énorme population, mais on en a reconnu les vestiges. Par des inscriptions sur les briques des temples et des stūpas, on a identifié les villages, échelonnés tout au long de l'Irrawaddy, qui les ont donc fabriquées, soit à titre de corvée, soit pour participer volontairement à ces œuvres pies. Il est probable que ces villages ont également nourri la ville.
On constate que les premiers temples ont été bâtis au XIe siècle dans l'antique cité fortifiée, débordant de ses limites au nord, et surtout au sud, mais toujours exactement sur la berge du fleuve. Plus tard, on glissera vers l'est et vers l'intérieur des terres, sans dépasser, au nord et au sud, les deux principaux affluents de l'Irrawaddy qui encadrent le promontoire primitif. Les stūpas semblent avoir été surtout commémoratifs :
Ici on a débarqué telle relique du Bouddha.
Là aurait péri tel roi.
On ne peut les intégrer dans une organisation urbaine systématique. Faute de connaître les palais royaux ou princiers, les quartiers d'artisans ou les villages, nous ne pouvons identifier les monastères, et donc saisir la distribution des temples.
On ne peut qu'admirer le sens de l'espace. Le pays est plat, le ciel presque toujours bleu. De chaque temple, au-dessus des palmes qui évoquent les toits de jadis, on découvre à l'horizon tous les autres monuments. À l'étiage, le fleuve est bordé de véritables falaises interrompues par les cañons de ses affluents. Comme en équilibre au-dessus des eaux, les stūpas semblent être les amers de la grande cité. Creusées dans les flancs des cañons, des grottes rappellent les ermites de jadis. À l'écart, dans ce qui était autrefois la forêt, un temple perdu évoque les sectes mystiques qui vivaient en marge de la société...
La variété des temples de Bagan s'explique par le caractère de creuset que revêt la cité. Tout d'abord Bagan a vu, sous l'égide des Birmans, la fusion des cultures antérieures :
Pyu du Śrīksetra.
Arakan, Mōn du Ramaññadeśa.
Thaï même des montagnes du nord-est.
On y sent en outre le poids de la Chine toute proche.
Dès l'Antiquité, les Pyu ont enseigné le Mahāyāna au Yun-nan, alors royaume de Nan-Tchao. En retour, la Birmanie reçoit, notamment, la technique des pierres dures, de la laque (les premières statues en laque sèche apparaissent sous Kyanzittha, et on a déterré des objets en laque datés de 1274), de la céramique, notamment les briques et les reliefs en terre cuite émaillée. Développée par les Pyu, l'architecture en brique, remarquablement audacieuse grâce à l'emploi de la plate-bande et de l'arc à claveaux, vient probablement de Chine, même si l'influence du Bengale s'avère certaine.
À travers les Mōn, les relations avec le Bengale (qui touche l'Arakan), l'Orissa, l'Andhra et Ceylan sont d'autant plus développées qu'elles sont source de prospérité économique. Shin Arahan va dès 1160 à Ceylan, dont le roi envoie une « dent » du Bouddha, somptueusement enchâssée dans le Shwezigon. L'ombrelle (la partie supérieure) de Shwezigon est constituée de centaines de clochettes qui tintinnabulent en permanence le soir. Kyanzittha fait restaurer le temple de Bodhgāyā, dont Nantaungmya (1211-1230), en dresse une réplique à Bagan : le Mahabodhi.
Des moines indiens décrivent au roi Kyanzittha leur temple (Paharpur, peut-être ?) et celui-ci cherche à le reproduire avec l'Ananda. Le moine Chapata introduit à Bagan, en 1190, l'orthodoxie Singhalaise, dont les stūpa et les peintures seront dès lors imités, on peut multiplier ces exemples à l'infini.
Au milieu du XIe siècle, les Birmans viendront au contact direct des Khmers dans le delta de la Ménam. On soupçonne une influence du temple-montagne Angkorien dans la conception, nouvelle à Bagan, du Thatbyinnyu (entre 1113 et 1150). Une imitation évidente du décor khmer se décèle sur le Mingalazedi (env. 1284). Au début du XIIIe siècle, le Payathonzu reproduit les temples bouddhiques de Jayavarman VII.
Le nombre et le gigantisme des temples royaux de Bagan s'explique, certes, par l'ambition et l'opulence des souverains, mais aussi bien par leur désir d'assurer la prospérité générale. Le roi se lance dans les conquêtes pour étendre son pouvoir politique, pour s'enrichir, pour s'assurer une main-d'œuvre gratuite de prisonniers, mais aussi, et au moins autant, pour s'approprier les trésors humains, spirituels et magiques de ses voisins : religieux, éminents, artistes, reliques, ou statues du Sage, autant de sources et de signes de prééminence. Parce qu'on lui a refusé une copie du canon bouddhique, Anowarahta s'empare en 1057 de Thatön et en ramène, certes, les textes convoités, mais aussi le roi, prisonnier, et ses artistes...
Les roitelets soumis envoient des tributs dont la valeur réside avant tout dans la rareté : matières précieuses, objets d'art locaux, orchestres, qui serviront de modèles. Les reines jouent un rôle non moins important dans le développement artistique. Aucun pays d'Asie n'accorde aux femmes un statut aussi strictement égalitaire et un rôle aussi considérable. Le roi épouse des princesses de chacune de ses provinces et de ses États vassaux... Elles apportent avec elles leurs modes, leurs artisans, leurs religieux. La première reine de Kyanzittha est sans doute Bengalie : on reconnaît son empreinte dans l'iconographie de l'Abeyadana, d'inspiration Tantrique. Nulle part en Indochine autant de temples ne sont réputés avoir été fondés par des reines : légende, peut-être, mais fort révélatrice.
On ne voit pas davantage dans les temples de Bagan la seule marque de la royauté. Nous connaissons mal l'organisation sociale, on distingue seulement, au sommet, une hiérarchie de chefs guerriers qui reçoivent du souverain des terres (les plus riches : les rizières irriguées) en échange des contingents qu'ils doivent lever. Comme le roi, chacun, dans son cercle, accumule les mérites par des fondations pieuses qu'il redistribue.
Les Birmans, très démocratiquement organisés en villages dirigés par un chef héréditaire, sont en fait possesseurs de la terre. Chaque village entretient un monastère. On ne peut, non plus, parler de théocratie. L'ordre politique, par ses entreprises guerrières, est en contradiction radicale avec le bouddhisme, qui ne le sanctionne nullement... Si le roi est sacralisé, c'est par des brahmanes, et Bagan possède des temples et des statues Hindouistes. Les villageois, eux, adressent surtout leur culte aux Nats, les génies Chthoniens primitifs. Le bouddhisme n'est donc pas une religion sacralisant ou sanctionnant l'ordre social. Le champ de rencontre entre les deux systèmes est l'enseignement, que les jeunes hommes reçoivent au monastère. En retour, le roi et les paysans acquièrent des mérites en nourrissant les moines. Mais l'entrée dans la vie monacale est un choix purement individuel. Ne cherchons donc pas, à Bagan, des évêques et des prêtres dans l'entourage du roi et des comtes. Songeons plutôt au rôle des grands ordres réguliers du Moyen Âge comme Cluny et Cîteaux, et rapprochons plutôt l'influence des prêtres bouddhistes sur le roi, dans certaines entreprises « pour la foi », de celle des moines occidentaux prêchant les croisades.
Ainsi peuvent se comprendre les raisons de l'épanouissement de Bagan, et son rôle primordial. C'est la capitale, avec ses fonctions politique, enseignante, religieuse, économique, en un mot son rôle « normatif ». C'est là qu'est établi le calendrier, et qu'Alaungsithu codifie les poids et les mesures. Ce même roi, puis Narapatisithu font rédiger les grands codes juridiques, de même que les grammaires normatives. Parallèlement, Bagan est un monde en soi et qui ne peut être réduit à une démultiplication du pays. Le roi est l'image sur terre d'Indra, roi des dieux : sa ville est une cité céleste, qui résume et protège le pays, un microcosme au sens plein. C'est par cette rencontre, exceptionnelle, de races et d'idées, que la ville forme la Birmanie et son art, et réussit à fédérer un État multinational. Car Bagan a survécu à ses rois. Des temples y seront bâtis jusqu'au XIVe siècle, des fresques ajoutées sur ses murs jusqu'au XVIIIe siècle... Elle reste, jusqu'au XVe siècle, le foyer littéraire de la Birmanie. Elle sanctionne longtemps le pouvoir royal : Tabinshweti, fondateur de la nouvelle puissance d'Ava, vient s'y faire couronner ostensiblement en 1546, et enrichit le Shwezigon, comme ses successeurs, jusqu'en 1768 ; c'est là, d'ailleurs, le stūpa le plus vénéré du pays. L'art de Bagan a codifié tous les styles postérieurs. Il es imité dans les pays Thaï, au Siam, au Laos, et même au Cambodge post-Angkorien. Ses moines, en effet, après avoir été formés par Ceylan, maintiennent l'orthodoxie, et Bagan se substitue en grande partie à l'île sainte. Ses monuments n'atteignent sans doute pas la perfection Angkorienne, mais ils ont une grande descendance, tandis que la capitale Khmère sombre dans la forêt...
Endommagés par un séisme le 8 juillet 1975, les monuments de Bagan sont graduellement restaurés et renforcés par le Département d'archéologie de Birmanie, aidé depuis 1981 par des spécialistes de plusieurs pays dans le cadre d'un programme international financé par les Nations Unies et mis en œuvre par l'U.N.E.S.C.O. avec la collaboration de l'École Française d'Extrême-Orient.
Cycle "Birmanie" - Bagan - Retour à l'accueil
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28 déc. 2013 - Kyanzittha (1084-1113) consolida la tutelle birmane : rien ne le .... Si le roi fut sacralisé, ce fut par des brahmanes, et Bagan possède des ..

Birmanie - Le Royaume de Pagan - L'âge flamboyant du ...

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19 sept. 2013 - Pagan est incomparable dans le monde bouddhiste, à l'exception d'Angkor. ... Le roi souhaite étudier les textes et les ramener dans son royaume. ... la pagode du Shwezigon (achevée par son fils Kyanzittha avant 1113).



dimanche 27 avril 2014

1114... EN REMONTANT LE TEMPS.

Cette page concerne l'année 1114 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

AFFRONTEMENTS ET AUTRES MALFAISANCES ENTRE SUNNITES,SELJOUKIDES ET FATAMIDES...

De son nom complet Fakhr al-Mulk Ridhwân ben Tutuch, Ridwan est un fils de Tutus Ier. Il est roi d’Alep entre 1095 et 1113.
Dès son accession au pouvoir, il fait étrangler deux de ses frères pour s’assurer la main mise sur Alep. Les autres, Duqaq et Baktak, s’échappent de prison où on a tenté d’étrangler Duqaq. Ils se réfugient à Damas...

En 1098, Ridwan vient au secours de son beau-père, Yaghi Siyan, à Antioche. Mais son manque d’expérience le conduit à surprotéger son armée qui sera massacrée par les Francs... Lors du siège d'Antioche par les croisés, l'émir Yaghi Siyan, se tourne vers son beau-fils Ridwan, pour lui réclamer des renforts. Son fils Chams ad-Dwala se rend à Alep. Les Francs ont lancé des razzias sur les terres de Ridwan pour s'approvisionner. Ce dernier se sent menacé, et décide d'envoyer une armée, qui approche d'Antioche le 9 février. Craignant les qualités guerrières des Francs, il cherche à protéger ses troupes malgré leur supériorité numérique. Au lieu de les déployer, il les cantonne pour la nuit dans une étroite bande de terre enserrée entre l'Oronte et le lac d'Antioche, pour éviter tout encerclement. Lorsque les Francs attaquent à l'aube, les Aleppins sont paralysés par l'exiguïté du terrain. Acculés au corps à corps contre des hommes en armure, ils sont écrasés et s'enfuient dans le désordre. Sous les murs d'Antioche, les défenseurs ont opéré dès l'aube une sortie massive qui a contraint les assiégeants à reculer. Un peu avant midi, ils commencent à investir le campement des Francs. À la nouvelle de la débâcle de Ridwan, l'émir ordonne à ses hommes de réintégrer la ville. Les têtes des Aleppins vaincus sont catapultées au-dessus des remparts d'Antioche...
En 1101, Ridwan participe en compagnie de Kilic Arslan (roi de Roum) et des Danichmendides, au massacre des croisés qui tentent de traverser l'Anatolie.
Hassan ibn al-Sabbah, fondateur de la secte des Assassins à Alamut, se sépare de l’ismaïlisme à la mort de son allié Nizar ben al-Mustansir, héritier évincé du califat fatimide d’Égypte, (1094-1096). Pour combattre l’islam officiel sunnite, il dépêche en Syrie un prédicateur Perse, le « médecin-astronome » al-Hakim al-Munajjim qui parvient à gagner la confiance de Ridwan, en lui offrant ses services contre ses voisins. Cet homme a pour mission de combattre le sunnisme par des prédications, et s’installe à la cour.
En 1103, Janâh al-Dawla, émir de Homs et beau-père de Ridwan, évince al-Hakim. Le 1er mai, al-Dawla est assassiné à la grande mosquée d’Alep par les batinis (nom donnés aux Assassins par les Syriens). Les Assassins envoient alors Abu Tahir, surnommé l’Orfèvre, pour remplacer al-Hakim. Abu Tahir se lie fortement à Ridwan et son influence est grandissante. De nombreux batinis s’infiltrent à la cour et toutes les affaires courantes passent maintenant par eux. Le peuple détestent les Assassins qui sont partout...
En 1107, Ridwan et Jawali s’emparent de Mossoul, occupée par Kilic Arslan, la même année, Ridwan accepte une alliance avec Tancrède pour lutter contre la coalition Jawali / Baudouin du Bourg... Ridwan et Tancrède sont victorieux à la bataille de Tell Bacher (Turbessel) en 1108.
En 1111, Tancrède fait signer aux Aleppins un traité humiliant : verser un tribut annuel de 20.000 dinars, livrer deux importantes forteresses et leurs 10 plus beaux chevaux. Ridwan envoie à contrecœur une délégation à Bagdad, auprès de son cousin le sultan Muhammed Ier. Le 17 février, la délégation, menée par Ibn al-Khachab, fait irruption dans la mosquée du sultan et obtiennent quelques vagues promesses. L’événement se reproduit le vendredi suivant dans la mosquée du calife al-Moustazhir-billah et provoque une émeute. Au même moment, la sœur du sultan Muhammed, l'épouse du calife, arrive d'Ispahan à Bagdad en grand équipage. Craignant pour sa sécurité, le calife al-Moustazhir-billah décide de poursuivre les mécontents. Le sultan l'en empêche et ordonne aux émirs et aux chefs militaires de se rendre dans leurs provinces pour se préparer au jihad. Une puissante armée menée par l’émir Mawdûd le gouverneur de Mossoul, marche alors vers Alep mais Ridwan, plutôt que de l’accueillir, ferme les portes de la ville et fait arrêter Ibn al-Khachab. Les troupes du sultan pillent les environs d’Alep puis, à la suite de désaccords, entre Mawdûd et les autres émirs, l’armée se disperse.
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En 1113, Mawdûd est chargé de rassembler les princes Syriens, à l’exception de Ridwan, contre les Francs. Il s’installe à Damas où il est reçu par Tughtekin. Mais ce dernier est méfiant et craint que Mawdûd ne s’empare de Damas. Le 2 octobre, Mawdûd est poignardé en sortant de la mosquée. Tughtekin accuse alors Ridwan et ses batanis du meurtre, bien que les habitants de la ville soupçonnent davantage Tughtekin. A Alep, le cadi Ibn al-Khachab, qui apprend que Ridwan est gravement malade, rassemble ses partisans (fin novembre). Le roi meurt le 10 décembre. Des groupes de miliciens armés occupent alors les principaux bâtiments de la ville et mettent la main sur les partisans de Ridwan, notamment de nombreux adeptes de la secte des Assassins, qui sont mis à mort pour intelligence avec l'ennemi Franc près de 200, (batanis et autres) sont arrêtés et exécutés par ceux d’Ibn al-Khachab. L'émir Ridwan d’Alep mort et Ibn al-Khachab favorise pour la succession le jeune fils de l’émir, Alp Arslan,(le bègue ou le muet) âgé de 16 ans. Contrairement à son père, qui souhaitait négocier avec les croisés, Alp Arslan est un partisan du djihad. Alp Arslan, prend le parti d’al-Khachab et fait arrêter les collaborateurs de Ridwan avant de leur couper la tête, puis continue son épuration, malgré les inquiétudes et avertissement d’al-Khachab, en assassinant deux de ses frères, plusieurs militaires et de nombreux serviteurs. C’est aussi un tyran, après une année au cours de laquelle presque tous les opposants possibles du jeune émir sont exécutés... Le cadi s'inquiète et demande au jeune roi de ne pas plonger la ville dans un bain de sang. Alp Arslan ne veut rien entendre… Le roi est fou. Le vide se fait autour de lui, et seul son eunuque, Loulou (« Perles ») ose encore l'approcher. il profitera du sommeil de son maître pour le tuer et installer sur le trône un autre fils de Ridwan, âgé de six ans. La ville sombre dans l'anarchie. Il est lui-même exécuté peu après et l’émirat est plongé dans une période de troubles meurtriers. Après le massacre de ses partisans à Alep, la secte des Assassins change de tactique. Les Assassins envoient en Syrie un propagandiste Perse nommé Bahram qui entreprend de reformer un réseau solide d’infiltration.
En 1115, Muhammed Ier décide de mettre la Syrie au pas.Tandis que le sultan et le calife de Bagdad tentent de réunir l’Islam autour d’une Guerre Sainte, les souverains locaux du Moyen Orient, Seldjoukides et Fatimides, essaient de défendre leurs territoires contre la menace Franque. Il devient bientôt évident que sans un chef militaire de tout premier plan, les musulmans seront incapables de retourner le cours des choses...
Bien que, en théorie, les Turcs seldjoukides soient unis derrière le sultan de Bagdad, les premières réponses musulmanes aux assauts des Francs ne sont pas concertées. Des années de lutte pour le pouvoir ont fait disparaître l’unité, et chaque émir régional considère toute remise en cause de son autorité comme une menace personnelle. Stratégiquement, les croisés sont répartis le long de la bande côtière, avec une enclave au nord, Édesse, et une au sud, Jérusalem.
Une attaque coordonnée sur les points les plus faibles des lignes chrétiennes couperait leur territoire en deux. La destruction de chacune des parties ainsi isolées serait beaucoup plus aisée... Heureusement pour les croisés, une telle stratégie demande une unité politique et un chef capable de susciter une coalition chez les musulmans.

L'Empire Seldjoukide.

www.cosmovisions.com/ChronoSeldjoukides.htm
A sa mort, en 1063,Alp-Arslan, son neveu, soumit la Géorgie, l'Arménie et une ... Après la mort de Mélik, Alep , Damas, Antioche, Mossoul formèrent aussi de ... car le calife nomma Toghrul sultan de Bagdad, émir des émirs (Emir el oumera), et lui .... Ridvan, fils de Tutuch (mort en 1114); Alp Arslan et Akhras (mort en 1115); …

L'Orient Latin - Les Templiers et les Croisades

templiers.org.free.fr/orient-latin/index.php?page=princes-antioche
Comme le prince normand connaissait les visées ambitieuses de l'émir, il lui fit espérer ..... Il fut mis à mort en 1113 par Alp-Arslan, prince d'Alep, fils et successeur de ..... En 1114, il confirma, en y joignant les siennes, les libéralités faites à ...

samedi 26 avril 2014

1115... EN REMONTANT LE TEMPS

Cette page concerne l'année 1115 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

SAINT-YVES DE CHARTRES
l'abbaye Saint-Quentin à Beauvais (vers 1075). évêque de Chartres (✝ 1116)
Un évêque de Chartres qui développe la célèbre « école de Chartres » qui a donné à l'Église tant de saints et tant de théologiens. Il est lui-même un grand saint et un grand théologien qui n'hésite pas à s'opposer aux désordres du roi de France Philippe Ier, ce qui conduit Saint Yves en prison, mais plus tard conduit le roi à se réconcilier avec l'Église.
Canonisé à
Chartres, en 1166, Saint Yves, évêque... Il restaure l’ordre des chanoines et fait beaucoup par ses actions et ses écrits pour la concorde entre le sacerdoce et l’empire et pour l’utilité de l’Église. Fêté le 23 décembre.
En 1078, l'évêque Guy de Beauvais lui confie la direction du monastère de chanoines réguliers qu'il vient d'ériger aux portes de la ville en l'honneur de Saint Quentin. Il y restera plus de 12 ans prévôt d'une communauté modèle, dont il rédige le coutumier.
En 1090 Yves est élu par le clergé et le peuple de Chartres pour remplacer l'évêque Geoffroy évêque, déposé par le pape Urbain II pour simonie et autres méfaits. Cette élection n'est pas du goût de son métropolitain, Richer, archevêque de Sens, demeuré partisan de Geoffroy... Richer refuse de reconnaître et de consacrer son nouveau suffragant, sous prétexte qu'il a reçu son investiture du roi. Ce refus détermine Yves à recourir à l'arbitrage du pape il se rend à Rome avec une délégation du clergé Chartrain et reçoit la consécration épiscopale d'Urbain II lui-même. De retour en France, muni d'une lettre de recommandation fort élogieuse (Jaffé 5439), comme Richer, ne désarme pas et le somme de comparaître devant un concile provincial à Étampes, Yves résiste vigoureusement, en appelle au pape et l'affaire n'a pas d'autres suites...
En 1092, Il déploie la même énergie face au roi de France, Philippe Ier qui, a répudié sa femme Berthe de Frise, pour s'unir à Bertrade de Montfort, épouse de Foulque, comte d'Anjou. Yves refuse de figurer à la cérémonie nuptiale qu'ose célébrer l'évêque Ursion de Senlis et écrit au roi une lettre remarquable de fermeté et de dignité, pour lui expliquer sa décision, il sera néanmoins emprisonné par ordre du roi des Francs pendant 2 ans (1092-1093).
Voici une lettre de Saint Yves de Chartres adressée à Philippe Ier :
[XXVI. (28, A et C. — 105, B.) A Philippe, par la grâce de Dieu, magnifique roi des Français, Ives, humble clerc de sa sublimité, esprit de conduite qui puisse plaire au Roi des rois.
L’ÉVÊQUE YVES DE CHARTRES
« J'ai reçu récemment la lettre de votre excellence, dans laquelle elle me demandait de me trouver au jour qu'elle m'indiquait, à Pontoise ou à Chaumont, avec une troupe de chevaliers, pour vous accompagner à l'entrevue qui doit avoir lieu entre le roi d'Angleterre et le comte de Normandie. Je ne puis le faire à présent pour de nombreux et de graves motifs. Le premier est que le seigneur pape Urbain vous interdit, de son autorité apostolique, la couche de cette femme que vous traitez comme épouse, et que vous avez refusé de garantir par serment la sécurité du concile, comme il vous l'avait mandé. Si vous ne renoncez sans retard à votre union avec cette femme, l'autorité papale vous sépare de la participation du corps et du sang de Notre-Seigneur. Elle défend aussi à tous évêques de poser la couronne sur la tête de cette femme, que presque toute la terre sait avoir été illicitement placée à vos côtés. Par égard pour votre majesté, j'hésite à me présenter devant vous, de peur que, contraint par les ordres du siège apostolique auquel je dois obéir comme au Christ, ce que je vous dis aujourd'hui à vous seul, je ne sois forcé de le publier à vos oreilles et à celles de beaucoup d'autres. Je ne veux point scandaliser ni diminuer votre royale majesté, tant que je pourrai dissimuler par quelque motif honorable. En second lieu, les vassaux de l'Église et les autres chevaliers sont presque tous absents ou excommuniés pour la violation de la paix, et je ne puis les réconcilier avec l'Église sans qu'ils aient donné satisfaction, ni ne dois les envoyer à l'ennemi tant qu'ils sont sous le coup de l'excommunication. Enfin, votre sérénité sait bien que je n'ai pas sécurité suffisante en votre Cour, où j'ai tout lieu de suspecter comme ennemi ce sexe qui même à ses amis n'est pas toujours fidèle. J'attends donc le jour où, éclairé par la divine clémence, vous fermerez votre cœur au sifflement du serpent et où vous ouvrirez vos oreilles aux conseils salutaires. Je le souhaite ardemment, et tous les jours je répands à cet effet mes prières devant Dieu. Adieu. » ]
En 1095, quand il s'agit de procéder à la consécration de Guy, successeur de Hugues III, évêque de Nevers, Richer, archevêque de Sens, soulève quelques difficultés, le légat du Saint-Siège, Hugues de Die, convoque à Autun les évêques co-provinciaux, pour faire la cérémonie. Yves croit que c'est agir contre la discipline de l'Église, et il représente au légat avec respect et fermeté qu'il n'est pas d'usage de traiter les affaires d'une province ecclésiastique dans une autre province, et déclare, en conséquence, qu'il ne se rend pas à son invitation.
le 13 décembre 1097, il consacre l'église de Saint-Étienne de Nevers, accompagné de Guy évêque de Nevers, de Gauthier évêque de Châlons, et de Humbault évêque d'Auxerre. (Cette église a été reconstruite en 1063, et le comte Guillaume l'a complétée en y faisant élever 3 tours, en même temps qu'il construit les cloîtres et les laboratoires du monastère).
En 1099, Yves est l'âme de la province de Sens. Dans les circonstances difficiles, il guide par ses conseils les autres prélats de cette province. L'évêque Guy étant mort, le siège de Nevers devient vacant, et les partis sont divisés sur le choix d'un nouvel évêque. Yves, dans cette circonstance, croit devoir écrire à l'archevêque de Sens : « Les exemples que nous ont laissés les Pères, lui dit-il, doivent régler votre manière d'agir : choisissez sans balancer celui qui l'emporte sur l'autre par sa science et sa vertu. Mais si vous ne pouvez encore porter un jugement certain, ne vous pressez pas de procéder a l'imposition des mains, il est plus sage, selon moi, d'attendre jusqu'au prochain concile provincial, on examinera alors et les intentions des électeurs et les mérites des candidats... de cette manière, votre conscience sera parfaitement éclairée. On suivit le conseil d'Yves, et Hervé fut sacré au concile de Sens.
En 1104 il se réconcilie avec le roi Philippe Ier.
En 1108 c'est encore lui qui conseille à Louis fils aîné du roi de se faire sacrer sans attendre à Orléans.
VITRAIL DE SAINT-YVES
Prenant une part active à la réforme ecclésiastique de son époque ainsi qu'à la polémique suscitée par la « Querelle des Investitures », dans laquelle il se montre partisan de la conciliation du pouvoir spirituel avec le pouvoir temporel. Après une vie de mérites, Yves alla recevoir la récompense de ses, travaux le 23 décembre 1115. Il est enterré dans l'église de Saint-Jean-en-Vallée, abbaye qu'il a fondée. Son corps y demeura jusqu'au XVIe siècle... Les huguenots le déterrèrent pour le brûler, et jetèrent ses cendres au vent.
Le pape Saint Pie V (1504/1572) permet à tous les chanoines réguliers de faire l'office en l'honneur du bienheureux Yves de Chartres, le 20 mai, ce pieux évêque a été prévôt des chanoines réguliers de Saint-Augustin. Cet office se faisait dans les abbayes de Saint-Martin de Nevers et de Saint-Laurent-des-Aubats, près Cosne. L'ancien Bréviaire de Nevers en fait aussi mémoire. (Alban Butler : Vies des pères, des martyrs, et des autres principaux saints… traduction de Jean François Godescard).
Yves de Chartres a composé une célèbre collection de canons (décrétales des papes, canons des conciles des Saints-Pères, lois romaines, lois promulguées par les rois et les empereurs depuis Charlemagne), inspirée de celle de Burchard de Worms et qui a servi elle-même de base à Gratien... elle comprend 3 parties, dont les 2 premières (Decretum et Panormia [Panormie]) sont seules d'Yves de Chartres, qui les rédige vers 1095. 
[Cette collection canonique a été publiée en 1499 (Bâle), 1557 (Louvain) et par Fronteau et Souchet (1647), des lettres (289), publiées par P. Pithou (Paris, 1585, in-4), F. Juret (Paris, 1640, in-8), etc. traduites en français par Merlet (Chartres, 1885, in-8); une courte chronologie (Historia Francorum brevissima), rédigée vers 1108 et attribuée aussi à Hugues de Fleury (Rec. des hist. de Fr., t. X, XI et XII); des sermons, publiés à part par Hittorp (Cologne, 1568, in-fol.);  un Micrologus liturgique (1510, 1527 et 1590), etc. Deux éditions de ses œuvres complètes ont été données par Souchet (Paris, 1647, in-fol.) et par Migne]
MAISON SAINT-YVES
La « Maison Saint-Yves » est sur le site d’un très ancien prieuré, fondé voici près d’un millénaire.

 Une chapelle dédiée à Saint Étienne a été fondée à la fin du XIe siècle par le chanoine Audelard, « doyen de Sainte-Marie » (c.à.d. de la cathédrale Notre Dame)
. Chapelle dite de « Saint-Étienne au cloître », au cloître de la cathédrale toute proche. Avec un logis pour plusieurs membres du clergé.

.. Peu après, elle est donnée par l’évêque Yves de Chartres comme dépendance pour l’abbaye de Saint-Jean-en-Vallée, où les religieux peuvent sans doute offrir l’hospitalité à des pèlerins et à des voyageurs.
 L’abbaye Saint-Jean est une abbaye de « chanoines réguliers », établie hors des remparts de la ville, au nord-ouest, sur le site actuel du « clos Saint-Jean » (aujourd’hui parc André Gagnon).
CATHÉDRALE DE CHARTRES
Le « chapitre » de Saint-Jean-en-Vallée a été fondé, hors les murs, par le prévôt de Notre-Dame du temps de Fulbert, peu avant 1028 - un « chapitre » est constitué par des clercs chargés d’assurer collégialement le service d’une église. L’évêque Yves en fait en 1099 une abbaye de chanoines réguliers : des religieux qui vivront en communauté en suivant une règle de vie, la règle dite de Saint Augustin. Saint Yves est très soucieux de voir se développer la vie communautaire dans son clergé, et il est très attaché à cette abbaye de Saint-Jean, où il veut d’ailleurs être inhumé...
Le monastère, en mauvais état, est incendié et ruiné lors des guerres de religion, en 1568 et en 1591, les religieux de Saint-Jean trouvent alors refuge dans ce prieuré Saint-Étienne qui leur appartient.
L’église Saint-Étienne était « fort petite » et, « menaçant ruine de vétusté », a été reconstruite dans la seconde moitié du XVIIe siècle, puis bénie par l’évêque Godet des Marais le 23 août 1697.
 De cette église subsistent le chevet de la crypte, dégagé en 1970. Crypte qui était surmontée du chœur, auquel on devait accéder de la nef par un grand nombre de marches.
.. On voit aussi, rue des Acacias, la partie inférieure de la façade. Sur le même site, une nouvelle chapelle Saint-Étienne, récemment aménagée de façon exemplaire pour la liturgie, à l’initiative de Mgr. Bernard Nicolas Aubertin, ancien évêque de Chartres, avec le concours de la maison Chéret, de Paris.
L’actuelle hôtellerie est une belle demeure construite au XVIIe siècle, maison qui est devenue en 1807 couvent des religieuses de la Providence, puis, au XXe siècle, grand séminaire (maison de formation des futurs prêtres pour le diocèse). Les séminaires de la province ecclésiastique sont maintenant regroupés à Orléans... Mais la bibliothèque de l’ancien séminaire est restée ici. Riche d’un patrimoine ancien, elle continue de s’enrichir de publications actuelles surtout en matière de sciences religieuses (Bible, théologie, histoire de l’Église, spiritualité, et art du moyen-âge). Elle se veut accueillante et ouverte à tous, lecteurs ou chercheurs.
 Les archives diocésaines sont également conservées dans une annexe récente de la maison...
CATHÉDRALE DE CHARTRES
Cet ancien prieuré, presque millénaire, s’appelle maintenant « Maison Saint-Yves », juste hommage à ce grand évêque de Chartres (1090-1115), dont la mémoire évoque le rayonnement de la cathédrale au moyen-âge, du pèlerinage marial et la renommée du centre intellectuel chrétien qui était à l’époque « l’école de Chartres ».
Maison toute proche de la cathédrale pour accueillir, aujourd’hui comme au moyen-âge, pèlerins, visiteurs, hôtes de passage. Que tous soient les bienvenus !

Yves de Chartres.

www.cosmovisions.com/YvesChartres.htm
Yves de Chartres (saint) est un auteur ecclésiastique, né près de Beauvais vers 1040, mort le 23 décembre 1116. Disciple de Lanfranc à l'abbaye du Bec, ...

Autour de Lanfranc (1010-2010). Réforme et réformateurs ...

www.ccic-cerisy.asso.fr/lanfranc10.html
Pauline LABEY: Yves de Chartres et le coutumier de Saint-Quentin de ..... au miroir de ses chartes: Geoffroy, évêque d'Amiens (1104-1115)", dans A propos des ...

Dormir dans un ancien couvent à Chartres - A la Rencontre ...

egypte06.over-blog.com/article-dormir-dans-un-ancien-couvent-a-chartr...
5 mars 2011 - L'actuel bâtiment date du XVIIe siècle et doit son nom à l'évêque Yves de Chartres (1090-1115). Il se trouve sur le site d'un prieuré du XIe ...

Diocèse de Chartres

www.diocese-chartres.com/fete-de-saint-yves,2195,34,1248.html
Yves, chanoine régulier de Saint-Quentin de Beauvais, fut consacré évêque de ... il gouverna l'Eglise de Chartres pendant vingt-cinq ans et mourut en 1115.





vendredi 25 avril 2014

1116... EN REMONTANT LE TEMPS

Cette page concerne l'année 1116 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

 ENGUERRAND DE COUCY GRAND SEIGNEUR PUISSANT ET REMUANT

ARMES DE COUCY
Seigneur de Marle (1079-1116), comte d'Amiens (1085-1116), seigneur de Coucy (1086-1116) seigneur de Boves, Enguerrand I, est un homme de beaucoup de scandales, obsédé par les femmes, selon l'abbé Guibert.
Enguerrand est le fils de Drogon, seigneur de Boves. Enguerrand épouse Adèle (Ada) de Marle, la femme divorcée d'Aubry, vicomte de Coucy, fille de Letard ou Létaud de Roucy, Seigneur de Marle. De son père, il hérite de la seigneurie de Boves, et en épousant Ade de Marle, fille de Létard (ou Létaud) de Roucy, le font sire de Coucy, Marle, de La Fère, de Vervins, etc. Il acquiert les seigneuries de Marle, de Coucy (par son premier mari) et de La Fère...
Enguerrand et Ada ont eu 3 enfants:
Beatrix de Boves (-1144). Marié Adam Châtelain d'Amiens.
Robert de Coucy.
En instance de divorce avec Adèle de Marle, sur des accusations d'adultère. il épouse Sibylle de Château-Porcien, de « mœurs dissolues ». Vivant avec lui comme maîtresse alors que son mari est à la guerre, cependant, la dame est enceinte « des œuvres d'un troisième partenaire »...
Le fils qu'il a d'Adèle de de Marle, Thomas de Marle détestant son père, rejoint les ennemis de celui-ci.
En 1080 il prend possession du château de Coucy dont il donne le nom à ses descendants.
(L'histoire de la ville de Coucy est intimement liée à celle du château. Le nom de Coucy n'est pas connu avant les premières années du Xe siècle. Les territoires de la ville et du château font partie du domaine des archevêques de Reims. 
Un premier château est construit vers l'année 920 par l'archevêque Hervé de Reims. Sa position exceptionnelle le fait convoité par les plus puissants seigneurs de la région. Herbert de Vermandois, Thibaut, comte de Blois, et d'autres encore s'en emparent successivement, jusqu'à ce que l'archevêque de Reims, Odalric, en régularise la possession à Eudes Ier de Blois, fils de Thibaut. Celui-ci finit par le recevoir en fief, moyennant un cens de 60 sous (994). Les descendants de ce dernier, Robert et Albéric, sont ses successeurs...)
En 1085, il devient comte d'Amiens du chef de sa grand-mère.
En 1096 il participe à la première croisade
Le 3 juin 1098 il est présent au siège d'Antioche lors de la capitulation. La légende dit que c’est Enguerrand Ier qui, au cours d’un combat contre les Maures lors de la première croisade en Terre Sainte, ayant perdu sa bannière, découpe en bandes son manteau bleu doublé de rouge pour en faire une nouvelle qui devient par la suite les armoiries de Coucy : 3 bandes rouges et trois bandes faites de cloches, tête-bêche, bleu azur et blanc.
En 1100, Il revient en France. il entre en conflit avec son fils Thomas de Marle et obtient alors l'appui de son cousin l'évêque Enguerrand de Laon.
Vers 1104, Enguerrand Ier prend pour maîtresse Sibylle de Château-Porcien, femme séparée depuis 1102 du comte Godefroid Ier de Namur.
Cette union devient la cause d'une guerre acharnée avec d'autres barons du Saint-Empire Romain Germanique. À la suite d'un accord, Enguerrand Ier garde Sibylle de Château-Porcien (il semble qu'ils se soient mariés... ils ont une fille.
En 1105, l'abbaye de Saint-Fuscien au sud d'Amiens est dotée par Enguerrand de Boves de la seigneurie tout entière.
CHÂTEAU DE COUCY
Du vivant de son père, Thomas se fait une position indépendante. Sa seconde femme, Ermengarde de Montaigu, lui apporte en dot le château de ce nom, dont il fait une forteresse très menaçante pour tous les seigneurs des alentours. À la suite de ses excès, la noblesse Picarde vient l'y assiéger, avec l'aide de son père lui-même...
Engurrand de Coucy se réconcilie avec son fils au cours des événements de la commune d'Amiens pour lutter contre les bourgeois révoltés... Les habitants d'Amiens ayant obtenu du roi Louis-le-Gros, la permission de s'établir en commune, avec le support de Geoffroy, l'évêque, et Guermond, le vidame, demandent à Thomas de les soutenir dans leurs œuvres contre Adam, le châtelain qui tient la garde de la Tour du Castillon, et Enguerrand, le comte, son père, mais Thomas oubliant ses querelles avec son père, combat avec lui contre les habitants d'Amiens... Le comte Enguerrand de Boves refuse de reconnaître l’institution communale, instaurée à Amiens en 1113 par le roi Louis VI le Gros, Avec ses frères, le comte fait la guerre aux bourgeois, le siège dure 2 ans. Le roi assaille Thomas, de Coucy enlève les châteaux de Crépy et Nogent et ruine les forts érigés sur les terres appartenant à l'abbaye Saint-Jean de Laon... C'est alors que l'héritier du trône de France, le futur Louis VI le Gros, vient à son secours et force les alliés à lever le siège. Une lutte sanglante s'engage à cette époque entre Enguerrand et son fils Thomas, laquelle dure jusqu'en 1113.
Thomas cherche à se venger et fait exécuter Gautier, demi-frère de Sybille de Château-Porcien . Le clergé décide alors de l'excommunier en 1114 lors de leur assemblée à Beauvais.
Le roi entre à Amiens en 1115. À ce moment, une diversion se produit, et Thomas prend parti pour son père dans ses vues sur les communes d'Amiens et de Laon. Le vidame d'Amiens soutient la lutte contre lui, le blesse dans un combat et réussit à en délivrer la commune. Louis le Gros s'empare sur ces entrefaites des deux châteaux de Crécy-sur-Serre et du Nouvion-et-Catillon où Thomas a donné asile aux Laonnois révoltés et fugitifs...
À la mort de son père en 1116, Thomas, devenu maître d'immenses domaines, il se montre cruel et sans foi... puis entre en guerre contre le roi Louis VI qui lui enlève en 1117 la tour de Coucy et la réduit à une soumission complète.
Un assassinat commis sur Henri, seigneur de Chaumont-en-Vexin, des actes continuels de pillage font encore recommencer la guerre. Il meurt en 1130, tué par surprise de la main même du comte Raoul Ier de Vermandois, frère d'Henri de Chaumont...

CHÂTEAU DE COUCY AUJOURD'HUI
Après le mort de Thomas de Coucy, ses domaines sont partagés entre ses fils Robert Ier, qui eut Boves, et Enguerrand II, l'aîné, qui eut Coucy. Ce dernier continue la guerre contre le roi qui a assiégé La Fère pendant plusieurs mois. La résistance de cette place force le roi à traiter... Enguerrand II part pour la croisade (1146) et meurt en Terre Sainte (entre 1147 et 1149, selon les sources)...

Le château de Boves

CHÂTEAU DE BOVES AUJOURD'HUI
Boves est situé à la confluence des vallées de l’Avre et de la Noye. Il ne reste du château de Thomas de Marle ou de Coucy, du XIe siècle, que deux énormes pans de muraille blanche, vestiges de la partie sud du donjon.
Le donjon sur motte est l’une des étapes de l’évolution de l’habitat seigneurial, depuis l’enceinte primitive, en bois et terre, vers le château fort en pierre, du bas Moyen Âge.
Le donjon création du Xe siècle, succède assez souvent à l’ancienne Burgfried, la tour de garde, des enceintes du haut Moyen Âge. La motte mesure parfois 100 m de diamètre et 20 m de haut. C’est un tertre artificiel, de forme ronde et de profil convexe. Le donjon est toujours entouré d’un fossé... Il en existe aujourd’hui de très nombreuses traces dans toute l’Europe, repérées par la toponymie, la photographie aérienne ou grâce à d’importants vestiges.
Sur la motte est érigée une tour en bois, remplacée quelques dizaines d’années plus tard par un édifice en pierre moins sensible au feu mais plus onéreux... L’accès se fait par une passerelle qui enjambe le fossé. Celui-ci est entouré par une palissade (ou chemise) qui protège la tour.
Ce donjon primitif peut être une construction très élaborée à plusieurs étages : l’aula, la salle de séjour et d’apparat, la camara, la chambre
à coucher, etc...
La pierre apparaît dès le XIe siècle, notamment dans l’ouest de la France, ce qui favorise son exploitation en Angleterre après 1066.

Sa forme est celle d’un parallélépipède (Colchester, Loches, Douvres...) doté de murs, d’une épaisseur impressionnante de 2 à 7 m. Au XIIIe siècle, le donjon évolue vers la forme cylindrique, qui permet une meilleure défense. Il voit apparaître les premiers éléments d’architecture défensive : archères, créneaux, mâchicoulis...

www.histoireeurope.fr/RechercheLocution.php?...Enguerrand...Boves
Événements historiques concernant -Enguerrand Ier de Boves- extrait d'une base historique comportant plus de 39 000 événements et plus de 3 000 images.

Le royaume de France médiéval :: Enguerrand Ier de Coucy ...

naissancedelafrance.vraiforum.com/t312-Enguerrand-Ier-de-Coucy-104...
Enguerrand de Boves ou Enguerrand Ier (env. 1042 - 1116). Fils de Dreux ou Drogon de Boves. De son père, il hérite de la seigneurie de Boves, et en épousant ...

Le royaume de France médiéval :: La Seigneurie de Coucy

naissancedelafrance.vraiforum.com/t347-La-Seigneurie-de-Coucy.htm
Vers 1104, Enguerrand Ier prit pour maîtresse Sibylle de Château-Porcien, femme ... À la mort de son père en 1116, Thomas, devenu maître d'immenses ...

Le forum des Compagnons de Bohemond :: Les Seigneurs ...

compagnonsdebohemond.xooit.com/t40-Les-Seigneurs-de-Coucy.htm
12 juin 2009 - 1042 - † 1116), surnommé « de Boves », parce qu'il possédait la ... Vers 1104, Enguerrand Ier prit pour maîtresse Sibylle de Château-Porcien, ...