mardi 25 février 2014

1175/1174... EN REMONTANT LE TEMPS

Cette page concerne l'année 1175/1174 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée. Il ne peut donc s'agir que d'un survol !

Saladin (1137 - 1193)

« Le 4 mars 1193, le sultan Saladin meurt à Damas à l'âge de 55 ans. C'est le début d'une légende qui va s'épanouir au XXe siècle, à la faveur de la renaissance arabe ».
André Larané


Au milieu du XXe siècle, le raïs Nasser tentera de restaurer l'unité du monde arabe en rapprochant son pays, l'Égypte, de la Syrie au sein d'une éphémère République Arabe Unie. À cette occasion est exalté et magnifié le souvenir de Saladin. Le sultan devient un modèle pour les nationalistes arabes en guerre contre Israël et l'Occident aussi bien que pour les propagandistes de la guerre sainte...
SALADIN





  • 1174 - Pendant la minorité du jeune roi lépreux Baudouin l'ignoble régent de Jérusalem Millon de Plancy se fait poignarder en pleine rue. Raymond III, comte de Tripoli, libéré il y a deux ans des prisons d'Alep, devient alors le régent de Jérusalem.
  • 1174 - En décembre Saladin qui a mis le siège devant Alep, fait marche arrière et le lève pour éviter de faire mourir des concitoyens. Le jeune As-Salih entre pacifiquement dans Damas, Homs et Hama.
  • 1175 - Les conseillers de l'enfant As-Salih Ismaël (roi d'Alep) font appel aux services des « assassins » commandés par Rachide din-Sinan qui est heureux d'envoyer deux émissaires dans le camp de Saladin, mais ils sont vite reconnus et massacrés. Un an plus tard 3 autres bâtinis arrivent à pénétrer avec leurs poignards jusqu'à la tente du sultan qui heureusement s'est « protégé de toiles de mailles. » Youssef est lui-même étonné d'être encore en vie, après ce triple assaut.
    - Le cousin du petit As-Salih Ismaël attaque Saladin avec l'aide des troupes d'Alep et se fait battre par lui à Qurun Hama le 23 Avril,
    - mi-mai le régent de Jérusalem (Raymond III) conclu une trêve avec Saladin et obtient de lui la libération de nombreux prisonniers Francs.
  • 1176 - Libération de Renaud de Châtillon, qui épouse en 1177 Stéphanie de Milly châtelaine du Krak de Moab, forteresse des Templiers.. Manuel Comnène subit une importante défaite à Myrioképhalon. Recul de l'hégémonie Byzantine.
  • 1177 - Mars, le jeune roi lépreux Baudouin IV favorise l'union de sa sœur Sibylle avec le fils du marquis de Montferrat « Guillaume III » qui hélas meurt 3 mois après le mariage, atteint de paludisme, laissant sa jeune épouse enceinte d'un futur garçon.
    - 25 novembre, victoire des Francs à Montgisard près d'Ascalon sur l'armée de Saladin qui se sauve de justesse au travers des sables du désert.
  • CONQUETES AYYUBIDE
    1179 - Première défaite des Francs de l'année et mort du connétable Onfroi de Toron qui a été général en chef de 3 rois de Jérusalem.
    - le 10 juin deuxième défaite des Francs dans la plaine de Marij'Ayûn où le grand maître des Templiers Eudes de saint-Amand, responsable du désastre est capturé par les musulmans.
    Baudouin déjà fortement défiguré par la lèpre demande une trêve à Saladin qui l'a lui accorde.
    - mariage de Sibylle (sœur du roi lépreux) avec Guy de Lusignan qui reçoit Jaffa, Ascalon et un titre de comte. Tandis que l'autre demi-sœur Isabelle épouse Onfroi IV de Toron âgé de 14 ans.
  • 1180 - Mort de l'empereur Byzantin Manuel Comnène dont l'armée est décimée en 1176 dans un défilé, par les soldats de Kilidj-Arslân II.
  • 1181 - Mort subite du jeune roi Syrien As-Salih Ismaël, probablement empoisonné. Saladin est désormais le seul chef musulman de Syrie et d’Égypte.
  • 1180 - La belle, mais impopulaire Marie d'Antioche assure la régence à Byzance dès la mort de son époux Manuel Comnène.
  • 1181 - Au mépris de la trêve de 1179 conclue avec les Francs, le prince d'Antioche Renaud de Châtillon s'engage sur la route de Médine pour piller et assassiner des caravanes de pèlerins et de marchands. Il projette même d'aller jusqu'à la Mecque pour détruire le lieu sacré de l'Islam.
    - Saladin se fâche et rompt la trêve en attaquant le Krak des chevaliers de Moab. Le pauvre Baudouin couché sur une litière veut absolument mener lui-même ses troupes contre Saladin et de son neveu Farruk Shah.
  • En 1182 Andronic s'empare du pouvoir en écrasant une révolte Italienne où 50 000 colons Italiens (!) seront massacrés par l'armée. La foule qui ne lui a jamais pardonné son geste, le lapide en 1185 sur la place publique.
  • 1183 - Le 18 Juin Saladin fait son entrée solennelle dans Alep
  • 1183 - Le 20 novembre Baudouin IV abdique et fait nommer comme Roi de Jérusalem son neveu le petit Baudouin V, fils du défunt Guillaume III de Montferrat et de Sibylle (remariée Lusignan). L'enfant a juste 5 ans ! Quant au pauvre Baudouin IV il est pratiquement aveugle et paralysé, il meurt en mars 1185. Le régent reste Raymond de Tripoli .
  • 1185 - Révolte à Constantinople - Isaac Ange succède à Andronic Comnène comme empereur d'Orient.
    Saladin tente de s'emparer de Mossoul
  • 1185 - Nouvelle trêve de 4 années conclue entre Saladin et Raymond III
  • 1186 - Décès à Acre du roi-enfant : Baudouin V (destitution du Régent)
    en septembre à Jérusalem, couronnement discret de Sybille et du nouveau Roi Guy de Lusignan par le Patriarche Héraclius.
    - Déçu et outré l'ex-régent Raymond III fait alliance avec Saladin.
    - fin 1186, Renaud de Chatillon enlève la caravane de Damas qui se rendait au Caire. Il fait main basse sur un énorme butin et jette les voyageurs en prison. Saladin exige la restitution des biens à Guy, roi de Jérusalem...
  • 1187 - La trêve étant rompue, mobilisation de toutes les armées de Syrie du Nord, de Damas, d'Alep et de l’Égypte par Saladin. Pendant que les barons empêchent Guy de Lusignan d'aller attaquer le comte de Tripoli qui refuse de se battre à ses côtés.
BATAILLE DE HATTÎN
  • 1187 en mai, défaite de 150 templiers qui veulent battre plusieurs milliers de musulmans à Séphoris (près de Nazareth).
  • 1187 - 4 juillet: « La célèbre bataille du plateau de Hattîn » au nord-ouest du grand lac de Génésareth.
Contre l'union de toutes les armées musulmanes, les Francs opposent : environ 1 000 chevaliers, 25 000 fantassins, 40 000 mercenaires d'origines musulmane et plus de 2 500 cavaliers, auxquels s’ajoutent 7 000 fantassins armés par les templiers, même Bohémond III envoie son fils aîné Raymond avec 50 chevaliers.
Après avoir mis le siège devant la ville de Tibériade, Saladin attend les Francs, qui partent de Séphoris. En ce soir du 4 juillet la puissance Franque est écrasée, Saladin remporte la plus grande victoire de sa vie.
Saladin a fait le vœu d'exécuter lui-même Renaud de Châtillon avec le comte Raymond III (également accusé). Il fait venir Renaud Châtillon et le roi Guy sous sa tente. Au lieu d'implorer le pardon, Renaud garde son attitude de mépris et d'arrogance. Après avoir donné à boire au roi Guy déshydraté, celui-ci s'empare de l'écuelle pour boire à son tour. Saladin saisit alors son épée et l'assène sur l'épaule de Renaud que ses lieutenants achèvent. Puis fait conduire le roi avec les nobles captifs vers Damas pour servir de rançon.
  • 1187 - Après la prise de Tibériade le 5 juillet,  Saladin poursuit son avance en prenant dans ce même mois St Jean d'Acre, Jaffa, Césarée et Sidon. Beyrouth tombe le 6 août et Ascalon ainsi que Gaza le 5 Septembre, ces deux villes appartiennent aux Templiers, c'est pourquoi Saladin les préfère à Tyr. Seuls les habitants de Jaffa qui ont longuement résisté au frère de Saladin, sont vendus comme esclaves.
    Cette avancée triomphante de l'Islam fait beaucoup de bruit en Europe puisque dès septembre on commence par prêcher la libération des Lieux Saints par une nouvelle grande croisade.
  • 1187 - Le 20 septembre Saladin installe le siège autour de Jérusalem. Mais à cause de la grande bataille de Hattîn, la ville ne compte plus que 6 000 soldats ! C'est pourquoi la Ville Sainte tombe dès le 2 Octobre 1187.
  • 1187 - Mort de Raymond III comte de Tripoli emporté par une pleurésie à l'âge de 48 ans. Son successeur au comté est le jeune Bohémond second fils du prince d'Antioche qui reçoit également à la mort de son père et de son frère aîné la principauté d'Antioche.
  • 1187 - En novembre Saladin commence le siège de Tyr défendue par le baron Conrad de Montferrat, frère du premier époux (défunt de Sibylle). Sur 10 vaisseaux Turcs, 5 sont rapidement brûlés. Sur l'avis de ses conseillers Saladin abandonne le siège et puisque l'hiver est proche, il renvoie la moitié de son armée. En rentrant vers le Nord il s'empare des villes de Lattaquié, Tartous, Safed.
    Les seules possessions Franques qui restent sont : : Tyr, Antioche, Tripoli et 3 forteresses isolées.
SALADIN
Afin d’appuyer cette conquête l’architecture ayyubide développe deux types principales de construction : les forteresses et les madrasas (écoles). Leur rôle de défenseur du jihad s’illustre dans ces constructions austères. Ils emploient des matériaux sobres, comme la pierre, où l’utilisation de couleurs variées demeure parfois le seul ornement. Parmi les exemples les plus significatifs qui nous soient parvenus, la citadelle d’Alep (début du XIIIe siècle) reste l’un des chefs-d’œuvre de cette architecture défensive. Surplombant la ville et entourée d’un glacis, on n’y accède par une longue rampe, coupée de deux portes massives en pierre. Quand aux madrasas. Composées d’une cour entourée de salles de cours, elles s’ouvrent souvent sur un iwân et comporte un mihrab décoré de pierres colorées, comme dans la madrasa al-Firdaws à Alep (1235 - 1236). Déjà présentes en Syrie, elles se répandent alors en Égypte.
Le territoire contrôlé par les Ayyubides se compose d’un ensemble de principautés, organisées autour d’une ville, à l’exception de l’Égypte, pays unifié. Il restaure également une économie stable, des routes commerciales avec le sud (Soudan, Yémen) mais aussi avec l’Italie, tout en s’appuyant sur une organisation militaire et administrative antérieure. Mossoul devient ainsi le principal centre de production pour de luxueux métaux incrustés d’or, d’argent et parfois de cuivre rouge, innovation technique de cette période. D’autres ateliers voient le jour en Syrie, notamment à Damas et certainement à Alep. Les artistes travaillent pour les cours qui leur passent commande et se déplacent avec elles. Plusieurs artisans ont également signés leurs œuvres, en indiquant leur origine (nisba) : la ville de Mossoul (al-Mawsili) revient régulièrement, même si ces artisans n’y travaillent plus...
Dans les autres domaines artistiques, peu d’informations nous sont parvenus. Des centres de productions de céramiques ont probablement existé dans le Nord de la Syrie et au Caire, sans être attestés avec certitude. A la mort de Saladin en 1193, ses descendants directs sont progressivement écartés au profit de son frère, al-Adil (r. 1200 - 1218), puis d’al-Kamil (r. 1218 - 1238). Ils continueront sa politique en préférant les négociations aux combats contre les Francs, tout en restituant Jérusalem à Frédéric II. La solidarité familiale qui prévaut jusqu’au règne d’al-Salih (r. 1240 - 1249) disparaît face aux nombreuses rivalités familiales. Ce dernier se constitue alors une armée composée d’esclaves Turcs qui, face aux dissensions internes des Ayyubides, prennent le pouvoir en Égypte à la mort du dernier Ayyoubide en 1250. La nouvelle dynastie des Mameluks est née.
BATAILLE DE MONTGISARD
Le nom de Saladin (1174-1193) évoque, en Occident, la croisade, l’esprit chevaleresque, la générosité et la magnanimité. En Orient, son image est également celle du héros, unificateur des Arabes et conquérant de Jérusalem. Mais qui est-il vraiment ? Un souverain doté d’un grand sens politique et paré de toutes les vertus ? Un usurpateur dénué de scrupules, comme certains ont voulu le décrire ? Dans les diverses sources parvenues jusqu’à nous, du XIIe siècle à nos jours, comment faire la part entre le panégyrique et la description fidèle, entre la légende et la réalité 
Même si Saladin (Salâh al-Dîn) est aujourd’hui une icône pour les Arabes, il n’est pas d’origine arabe, mais Kurde. Né à Takrît, en Irak, vers la fin de l’année 1137, au sein d’une famille de notables, il grandit et se forme au métier des armes à Baalbek (Liban actuel) et à Damas (Syrie), sous la houlette de son père Ayyûb (d’où le nom de sa dynastie, les Ayyoubides) et de son oncle Shîrkûh.
En 1154, lorsque le prince Turc Nûr al-Dîn Ibn Zengi (1146-1174) unifie la Syrie sous son autorité, Saladin et sa famille comptent parmi ses plus fidèles soutiens. Entre 1164 et 1169, il est envoyé à plusieurs reprises, avec son oncle Shîrkûh, en Égypte afin de conquérir cette région convoitée par les Francs et dominée par la dynastie déclinante des Fatimides chiites, rivaux des Abbassides sunnites de Bagdad.
En 1169, il parvient à se faire nommer vizir du dernier calife Égyptien avant de mettre fin à sa dynastie en 1171. Il rétablit alors la suzeraineté du califat abbasside au Caire et consolide son pouvoir sur l’Égypte, la Cyrénaïque, le Yémen et la mer Rouge. A la mort de Nûr al-Dîn, en 1174, il doit encore lutter une dizaine d’années pour imposer son autorité à toute la Syrie et la Haute-Mésopotamie, au détriment du fils héritier de Nûr al-Dîn et de sa famille Zenguide.
N’ayant pas de légitimité dynastique, Saladin va chercher, pour imposer son pouvoir, la reconnaissance du calife de Bagdad. En terre d’Islam, à cette époque, la légitimité repose, en effet, sur le respect d’un système hiérarchique de délégation de l’autorité. Le calife tient son pouvoir de Dieu. Il en délègue une partie au souverain (sultan, prince, grand émir) qui lui-même nomme ses représentants pour exercer en son nom la justice, contrôler l’administration, faire régner l’ordre et défendre le territoire. Pour convaincre le calife, Saladin met en avant ses succès religieux et militaires, notamment le renversement des Fatimides et le rétablissement de l’orthodoxie sunnite en Égypte. Il insiste également sur la nécessaire unification musulmane, condition essentielle d’un jihad victorieux contre les Francs... qu’il affirme être le seul à pouvoir conduire. Il accuse enfin ses adversaires musulmans d’être des traîtres, de soutenir les hérétiques et de pactiser avec les « infidèles ». Autant d’arguments qui lui valent d’obtenir, dès le début de son règne, en 1175, la reconnaissance du calife al-Mustadî’ (1170-1180), gagnant ainsi une légitimité politique et religieuse au moins aussi forte que la légitimité dynastique dont se réclame la famille de Nûr al-Dîn.
SALADIN ET GUI DE LUSIGNAN

Dans la conduite de son gouvernement, Saladin est d’abord soutenu par les membres de sa famille (ses frères, ses neveux et plus tard ses fils) qui lui apportent une aide militaire, financière et souvent morale. Ils en sont le plus souvent remerciés par l’octroi de postes et de territoires importants, formant ainsi une vaste confédération familiale. Mais pour obtenir l’adhésion des populations, Saladin a aussi besoin de l’appui des élites religieuses et militaires. Son attitude très respectueuse de la religion et de la loi musulmanes lui permet de rallier la plus grande partie des oulémas dont l’influence sur le peuple est grande grâce à leurs fatwas, leurs jugements, leur enseignement et leurs sermons. Et si quelques rares émirs (officiers) préfèrent l’abandonner pour soutenir ses adversaires, le sens de la négociation de Saladin, son pragmatisme et ses généreuses concessions territoriales lui permettent en général d’obtenir leur très fidèle soutien. Les nombreuses guerres qui jalonnent son règne vont toutefois épuiser les ressources de ses territoires et même s’il tente d’introduire en Égypte, avec l’aide d’anciens fonctionnaires fatimides passés à son service, quelques réformes fiscales et monétaires, il ne parvient pas à construire un véritable État structuré et efficace... Une fois les territoires musulmans du Proche-Orient unifiés sous son autorité, en 1186, Saladin se retourne contre les 3 États Francs qui subsistent dans la région, le royaume de Jérusalem, le comté de Tripoli et la principauté d’Antioche. Mais c’est surtout sur la ville de Jérusalem, occupée par les Francs depuis 1099, que Saladin va concentrer ses efforts. Troisième ville sainte de l’islam après La Mecque et Médine. La « mosquée très éloignée (al-Aqsâ) » mentionnée dans le Coran (XVII, 1) est identifiée par les exégètes à Jérusalem. C’est vers elle que Dieu envoie son Prophète pour qu’il entreprennent son voyage nocturne vers les cieux et c’est aussi dans sa direction que Muhammad demande aux premiers musulmans de prier. « Mourir à Jérusalem c’est presque comme mourir au ciel » dit une tradition (hadith) musulmane.
De 1187 à sa mort, Saladin remporte d’importantes victoires contre les Francs sans parvenir toutefois à mettre fin à leur présence dans la région.
SIEGE DE JAFFA
En juillet 1187, sa victoire écrasante à Hattîn, à l’ouest du lac de Tibériade, lui ouvre la route de Jérusalem. Le roi, Guy de Lusignan et de très nombreux chevaliers (dont le bouillonnant Renaud de Châtillon) ayant été faits prisonniers, le royaume est désormais sans défense. Après avoir rapidement conquis toutes les places fortes du littoral (à l’exception de Tyr), depuis Jubayl (Byblos) au nord jusqu’à Ascalon et Gaza au sud, Saladin s’empare de Jérusalem, le 2 octobre 1187. Les Francs obtiennent l’autorisation de quitter la ville, sains et saufs, en échange d’une rançon de dix pièces d’or par homme, cinq par femme et deux par enfant. Ceux qui ne peuvent payer sont vendus comme esclaves. L’année suivante, un grand nombre de forteresses Franques de Syrie du Nord tombent également entre ses mains. Saladin est alors au sommet de sa gloire...
Toutefois, la résistance des Francs à Tyr et surtout l’arrivée de la Troisième Croisade (1189-1192) conduite par les rois d’Angleterre et de France, Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste, vont freiner ses ambitions. Les Francs récupèrent la ville d’Acre, en juillet 1191, et Saladin est forcé d’accepter la signature d’un traité en septembre 1192 avec Richard Cœur de Lion. Une trêve de trois ans et huit mois est instaurée et les musulmans reconnaissent aux Francs la possession du littoral de Tyr à Jaffa. Sur son lit de mort, en mars 1193, malgré ces dernières concessions et un pays appauvri par les guerres, Saladin peut toutefois se vanter d’avoir donné Jérusalem à l’Islam et d’avoir conquis une grande partie des territoires Francs.
Aucun portrait contemporain de Saladin n’étant connu, il reste à jamais pour nous un souverain sans visage. Sa personnalité même garde des zones d’ombre, car si ses biographes s’attardent volontiers à le décrire dans l’accomplissement de ses devoirs religieux et militaires, ils ne nous parlent que très peu de sa vie de famille, de ses loisirs ou de ses émotions. Élevé en Syrie, il parle, lit et écrit l’arabe et se plaît à suivre les cours de quelques professeurs et suivre les débats de juristes et de théologiens. Décrit comme un souverain très respectueux de ses devoirs de croyant, il n’a pourtant jamais accompli le pèlerinage à La Mecque, sans doute par crainte de s’absenter durant plusieurs mois de ses territoires. Un certificat de pèlerinage attestant l'accomplissement du « petit pèlerinage » (‘umra) pour son compte a néanmoins été retrouvé... un musulman dans l’incapacité d’effectuer son pèlerinage à La Mecque peut rétribuer l’un de ses coreligionnaires pour l’effectuer à sa place.
En 1176, il épouse à Damas la veuve de Nûr al-Dîn, un mariage sans nul doute politique (Saladin reprend ainsi à son compte l’héritage de son prédécesseur et se situe dans sa lignée) Quand dix ans plus tard, son épouse meurt, Il aura de nombreuses concubines qui lui assureront une importante descendance : 17 fils et une fille (sans compter les enfants morts en bas-âge), dès l’âge de 15 ans il les associe à ses batailles.
Si la véritable personnalité de Saladin ne nous est pas révélée, l’image qu’il donne et qui perdure jusqu’à nos jours présente des contours beaucoup plus nets. Saladin ayant pris le pouvoir en renversant la dynastie de son maître, il lui faut, en effet, légitimer son coup de force pour espérer se maintenir sur le trône. Cette légitimité que seul le calife peut lui donner, Saladin l’obtient en mettant l’accent sur sa puissance militaire et ses qualités de souverain, chef providentiel envoyé et guidé par Dieu, défenseur de l’orthodoxie et artisan de l’unité musulmane sans laquelle aucune victoire n’est possible contre les Francs.
La recherche d’exemplarité et de modèles très présente dans le monde musulman – il suffit de rappeler l’importance de la Sunna du Prophète, c’est-à-dire l’ensemble de ses dires et de ses gestes, dans l’élaboration du droit – est également un élément essentiel dans la construction de l’image de Saladin. Il est ainsi souvent comparé à Joseph ou Salomon, deux figures bibliques très populaires en Islam. Cette comparaison est destinée à rapprocher Saladin d’un modèle de sainteté – les saints étant souvent présentés comme les héritiers d’un ou de plusieurs prophètes – à lui donner un modèle à suivre et à affirmer sa légitimité et son autorité aux yeux d’une population très sensible à cette forme de piété populaire.


Au fil des siècles, Les écrivains occidentaux l'on magnifié :
Voltaire dans son Essai sur les mœurs (1756).
Une vingtaine d’années plus tard, le dramaturge allemand Gotthold Ephraim Lessing livre dans sa pièce Nathan le Sage (1779), dont l’histoire est inspirée de la parabole des trois anneaux du Décaméron de Boccace, le portrait d’un Saladin humaniste.
Au début du XIXe siècle, le romancier Écossais Walter Scott, dans Le Talisman ou Richard en Palestine (1825), éprouve à son tour une grande admiration pour Saladin.
Le cinéaste Ridley Scott s’est lui-même inspiré de l’ouvrage de son homonyme du XIXe siècle pour mettre en scène dans Kingdom of Heaven (2005) un Saladin bon, respectueux de la parole donnée et tolérant à l’égard du christianisme...
Dans le monde arabe, la légende ou plutôt le mythe de Saladin n’a commencé à prendre de l’ampleur qu’à la fin du XIXe siècle. Aux populations comme aux dirigeants, Saladin apparaît alors comme le libérateur, le résistant, le modèle. Ses origines Kurdes s’effacent au profit de son « arabité » culturelle et linguistique... Des chefs d’État aussi différents que l’Égyptien Gamal Abdel Nasser et l’Irakien Saddam Hussein se sont identifiés à lui pour se poser en nouveaux chefs charismatiques des Arabes.
STATUE DE SALADIN A JÉRUSALEM.
A Damas, son tombeau attire de nombreux visiteurs et pèlerins. En outre, sous la présidence de Hafez al-Asad, une immense statue de Saladin a été installée devant l’imposante citadelle médiévale. On y voit Saladin chevauchant, l’épée au poing, entourés de fantassins armés, écraser de toute sa hauteur Renaud de Châtillon et Guy de Lusignan assis sur une rocher à l’arrière du cheval.
En Syrie comme en Jordanie, des billets de banque ou des timbres portent son effigie.
En Irak, sous la présidence de Saddam Hussein, son nom fut introduit dans l’hymne national Irakien avec ceux des Assyriens, des Babyloniens et du calife abbasside Hârûn al-Rashîd.
En 1987, lors du huit centième anniversaire de la victoire de Hattîn, trois colloques se sont déroulés à la fois à Bagdad, au Caire et à Damas pour célébrer l’événement et nombreuses sont les publications sur Saladin qui ont vu le jour.


25 novembre 1174 - Saladin unifie les pays arabes - Herodote.net

www.herodote.net/25_novembre_1174-evenement-11741125.php
25 novembre 1174 : Saladin fait son entrée à Damas - Le jeune sultan d\'Égypte unifie les pays arabes d\'Égypte et de Syrie. Les royaumes des croisés en 
www.qantara-med.org/qantara4/public/show_document.php?do_id...
La dynastie ayyubide, qui règne sur le Proche-Orient entre 1174 et 1260, est marquée par une figure majeure : Saladin (Salâh ad-Dîn, r. 1169 - 1193). Né en 
www.lesclesdumoyenorient.com › Personnages historiques
16 mars 2011 - Le nom de Saladin (1174-1193) évoque, en Occident, la croisade, l'esprit chevaleresque, la générosité et la magnanimité. En Orient, son 
www.historyofwar.org/articles/wars_saladin_syria.htmlTraduire cette page
10 oct. 2013 - Saladin's Conquest of Syria, which took from 1174 to 1185, established him as the ruler of a powerful empire that included Egypt, Syria and 
www.historel.net/moyenage/12e/youssef.html
1174 - En décembre Saladin qui a mis le siège devant Alep, fait marche arrière et le lève pour éviter de faire mourir des concitoyens. Le jeune As-Salih entre ...










dimanche 23 février 2014

1176... EN REMONTANT LE TEMPS

Cette page concerne l'année 1176 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée. Il ne peut donc s'agir que d'un survol !

1176 LA CATHÉDRALE DE STRASBOURG BRULE MAIS, RECONSTRUITE AUSSITÔT

LA CATHÉDRALE EN 1891
L'évêché de Strasbourg apparaît au IVe siècle. Il connaît une éclipse pendant l'invasion par les Alamans avant d'être reconstitué au VIIe siècle. C'est alors un vaste évêché qui comprend tout le Jura, et ce, jusqu'à la seconde moitié du VIIIe siècle. Une première cathédrale est édifiée au VIIe siècle. Un édifice Carolingien lui succède. Après le pillage de celui-ci en 1002, une nouvelle cathédrale est édifiée à partir de 1015 par l'évêque Wernher de Habsbourg. Sa construction se poursuit jusqu'en 1055, après une tempête qui abat la flèche (1074) et deux incendies sans gravité (1136 et 1140) ensuite surviennent surviennent deux autres incendies (1150 et 1176) qui rendent nécessaires une reconstruction. Après ce dernier sinistre, l'évêque Henri de Haselbourg décide la construction d’une nouvelle cathédrale, plus belle que celle de Bâle qui vient d’être achevée. Le chantier de la nouvelle cathédrale commence sur les fondations de la construction précédente, ce qui explique la largeur de la cathédrale, sur un plan basilical ; elle ne s’achève que plusieurs siècles plus tard. Le grès des Vosges utilisé pour sa construction lui donne une couleur rose caractéristique. Malheureusement très friable, il impose des travaux de restauration constants, surtout à notre époque où la pollution rend l'atmosphère acide et attaque la pierre.


ERWIN VON STEINBACH
Une nouvelle construction est entreprise après 1176 : le chœur flanqué de chapelles à deux étages et le transept sont achevés vers 1240, la nef est alors bâtie sous l'influence du style Gothique Français jusqu'en 1275 et, en 1277, la façade est commencée par Erwin von Steinbach. Dans un encadrement de pierre finement ajouré fleurit une merveilleuse rosace, attribué à Erwin de Steinbach, maître d’œuvre de la cathédrale de 1284 à 1318. Cette rosace, unique en son genre, est composée d'épis de blé, et non de Saints, comme c'est la coutume. Ils sont le symbole de la puissance commerciale de la ville. Au dessus de la rosace, deux tours reliant le beffroi construit à la fin du XIVe siècle composent la plate-forme. De cette hauteur, après avoir escaladé les 329 marches, on jouit d'un superbe panorama sur la ville et ses environs. Sur la plate-forme se dresse la tour, octogonale, surmontée d'une flèche ajourée, due à Jean Hultz de Cologne.


LA NEF ET LE CŒUR EN 2012 EN COMMÉMORATION DU SERMENT DE KOUFRA
La nef inspirée de celle de Saint-Denis, construite en deux campagnes entre 1236 et 1275, émerveille par l'harmonie de ses proportions. Elle a conservée la plupart des ses verrières d'origine dont l'éclat doré est dû à l'emploi de teintes claires que privilégient les maîtres-verriers Strasbourgeois. Les vitraux les plus anciens datent du XIIIe siècle et représentent une succession de rois et empereurs Germaniques. La Vierge du chœur et la rose de la façade sont quant à elles modernes. Les travaux poursuivis après son décès permettent aux deux tours (conférant à la façade la silhouette de Notre-Dame de Paris) d'atteindre, en 1365, le niveau de la plate-forme actuelle. Ce type de façade est ensuite abandonné au profit d'un bloc de façade de type Germanique qui ne donne guère satisfaction. En 1399, Ulrich von Ensingen, l'architecte de la cathédrale d'Ulm (Allemagne) supervise l'érection de l'octogone au-dessus de l'ancienne tour nord. Après la mort de von Ensingen, la tour sera complétée par une flèche, en 1439, par Jean Hültz de Cologne. À cause de la Réforme, la cathédrale devient protestante. L'Humanisme et la Réforme gagnent Strasbourg au XVIe siècle et vont largement marquer la ville. Les thèses de Luther sont affichées dès 1518 aux portes de la cathédrale. La ville adopte la Réforme en 1524 et attribue les églises aux protestants. La cathédrale Notre-Dame ne sera restituée qu’en 1615... Après le rattachement de Strasbourg à la France en 1681,la cathédrale est rendue aux catholiques
Pendant la guerre de 1870, la toiture de la cathédrale est gravement endommagée par les bombardements.
Durant l'annexion de fait de l'Alsace-Lorraine par le Troisième Reich, la cathédrale est fermée au culte par décret de Hitler...
La cathédrale illustre richement l'histoire de la sculpture gothique. La façade du croisillon sud est ornée des célèbres Église et Synagogue du même atelier que le remarquable pilier des anges (1230-1250) à l'intérieur. Les statues décorant le triple portail de la façade gothique représentent les prophètes, les vierges sages et les vierges folles, les vertus et les vices et datent des XIIIe et XIVe siècles. À l'intérieur, on peut admirer, entre autres, le baptistère de style gothique flamboyant dû à Dotzinger (1453), la superbe chaire ornée de nombreuses statuettes ciselée vers 1485 par Hans Hammer et le Mont des Oliviers dans le transept nord, œuvre de Nicolas Roeder (1498). Signalons pour finir le portail flamboyant Saint-Laurent de la fin du Moyen-Âge.
La cathédrale comporte bien d'autres richesses telles les vitraux du XIIe siècle au XIVe siècle, l'autel Saint-Pancrace (1522) provenant de Dangolsheim, les tapisseries formant la tenture de la Vierge du XVIIe , acquises au XVIIIe et enfin une curiosité très visitée, l'horloge astronomique qui, sur son buffet du XVIe siècle au décor peint par Tobias Stimmer, possède un mécanisme du XIXe siècle dû à Schwilgué. À sa gauche, on peut admirer des peintures murales du XVe siècle.
ORGUE EN NID D'HIRONDELLE
Accroché en nid d'hirondelle au côté nord de la nef, l'orgue de la cathédrale de Strasbourg, au décor bleu, vert, rouge et or, attire tous les regards des visiteurs. En réalité, cet ensemble parfait est le fruit d'une longue histoire et, à le bien regarder, on y trouve une étonnante synthèse d'éléments très disparates mais magnifiquement mêlés.
LE TENTATEUR ET LES VIERGES FOLLES
La présence d'un orgue à la cathédrale de Strasbourg est attestée dès 1260. Il y a aussi deux autres instruments construits et remodelés soit en 1292 et 1327. Mais les parties les plus anciennes du buffet actuel ne sont pas antérieures à 1385. La tribune en nid d'hirondelle date de cette époque. Elle est construite en sapin et est suspendue au mur par une énorme poutre de chêne verticale jusqu'à la statue de Samson chevauchant le lion. À droite, le personnage articulé représentant un vendeur de bretzels est le célèbre Rohraffe (singe braillard) qui, du bras et de la tête, ponctue les invectives lancées par un valet de la cathédrale caché dans la tribune lors de la procession de la Pentecôte. Le bras droit du héraut de la ville (à gauche) et la gueule du lion sont également mobiles.
En 1434, l'ensemble est renouvelé, mais c'est en 1491 que le facteur Friedrich Krebs d'Ansbach réalise l'essentiel de la boiserie avec ses deux buffets, ses bois découpés et, à cette époque, de grands volets peints pour protéger la tuyauterie. Ces volets devaient s'apparenter au retable d'Issenheim qui fait la gloire du musée de Colmar... Plusieurs facteurs modernisent la partie instrumentale sans toucher au buffet : Hans Süss de Cologne en 1511, Sigmund Peistle de Fribourg-en-Brisgau en 1564, Anton Neuknecht en 1608 et Matthias Tretzscher en 1658-60. De 1713 à 1716, la partie instrumentale est entièrement reconstruite par Andreas Silbermann qui en fait un orgue de 39 jeux sur 3 claviers et pédaliers. Silbermann aurait voulu construire un buffet neuf, mais des dépenses imprévues pour la réparation des toitures, suite à une tempête, l'obligent à conserver le buffet gothique, en remplaçant toutefois les volets peints par des ailes et en changeant les claires-voies des plates-faces du grand-orgue. Son décor d'acanthes s'harmonise d'ailleurs fort bien avec les feuillages gothiques. Quant à la polychromie, elle est recrée en 1840.
L'instrument a ensuite subi le sort de la plupart des orgues de cathédrale, victime d'un acharnement thérapeutique qui le laissa exsangue... On note les interventions de Georges Wegmann en 1833 et 1842, de Charles Wetzel en 1873, de Heinrich Koulen en 1897. L'orgue est démonté en 1908 et réquisitionné pour ses parties métalliques en 1917. En 1927, Roethinger procède à une restauration qui est en fait la reconstruction totale de l'orgue. Après toutes ces interventions, il ne reste que très peu de chose de la tuyauterie de Silbermann : les tuyaux de façade et quelques rares tuyaux intérieurs, oubliés par les démolisseurs...
Sur la base de ce reliquat ancien, Alfred Kern de Strasbourg construit en 1981 un orgue neuf de 47 jeux sur 3 claviers et pédaliers, un instrument plein de qualités mais qui ne peut plus être qualifié d'historique. Cet instrument incorpore le matériel ancien dans les vieux buffets polychromes restaurés avec un soin parfait. Il constitue un ensemble à l'esthétique de Silbermann, au XVIIIe siècle, synthèse totale des styles baroques Français et Allemand.
La cathédrale de Strasbourg est la deuxième plus grande cathédrale de France après celle de Rouen. La flèche de la tour nord culmine à 142 mètres au-dessus du sol. C'est la plus haute flèche construite au Moyen-Âge qui existe encore aujourd'hui, classée monument historique depuis 1862.
SABRINA VON STEINBACH SCUPTANT LA "SYNAGOGUE"
Construite au XVIe siècle, l'horloge astronomique est considérée comme un chef-d’œuvre de la Renaissance. Cette horloge est un héritage de la Réforme. Elle est construite vers 1547 par une équipe d'horlogers Suisses. Hors d'usage depuis la Révolution, Jean-Baptiste Schwilgué l'anime d'une vie nouvelle vers 1840. Enrichie par ses soins d'un planétaire Copernicien et d'un comput ecclésiastique, l'Horloge attire surtout par le jeu de ses automates. A cet instant, on peut voir les apôtres défiler devant le Christ. Leur passage est ponctué par les battements d'ailes et les chants d'un grand coq. Des automates s'activent tous les jours à partir de 12h30. Tous les quarts d'heure, les quatre âges de la vie s'animent : l'enfant, le jeune homme, l'homme d'âge mûr et enfin le vieillard.
Pour la petite histoire, quatre autres édifices ont dépassé momentanément la hauteur de la cathédrale de Strasbourg :
  • La flèche de la cathédrale de Beauvais culmine
    à 153 mètres pendant 4 ans avant de s’effondrer en 1573.

  • En Angleterre, l’ancienne cathédrale Saint-Paul de Londres avait une tour de 150 mètres avant d’être détruite par un incendie.
  • En Angleterre, la cathédrale de Lincoln posséda une tour-lanterne s’élevant à une hauteur de 160 mètres qui s’effondra en 1549.
  • En Allemagne, Sainte Marie de Straslund atteignit la hauteur de 150 mètres.

La cathédrale reste donc l’édifice le plus haut du monde (depuis que la Pyramide de Khéops, débarrassée de son revêtement de pierres polies, soit passée de 146 à 137 mètres) jusqu’en 1874, date de l’achèvement de la flèche de l’église Saint-Nicolas de Hambourg (147 mètres). A la même époque, les flèches des cathédrales d’Ulm (qui avait le même maître d’œuvre ce qui leur donne une forte parenté) et de Cologne la dépassent avec les hauteurs respectives de 161 mètres et 157 mètres. La cathédrale Notre-Dame de Rouen atteint les 151 mètres en 1876, date de la fin de la construction de sa flèche.

Légendes :
UN PILIER EN CHÊNE RETROUVE EN 1905
Le lac souterrain : La cathédrale a été construite sur un terrain mouvant, la nappe phréatique étant à très faible profondeur, un édifice de cette taille nécessite des fondations résistantes, on choisi d'immerger dans le sol une forêt de troncs de chêne : imputrescible lorsqu'il est immergé, c'est un soubassement à toute épreuve... Sauf une : au XIXe siècle, la nappe a baissé et le chêne a commencé à pourrir, ce qui a nécessité des injections de béton pour stabiliser la tour qui avait déjà une fâcheuse tendance à prendre du gîte...

C'est l'existence de cette nappe phréatique qui a donné naissance à la légende du lac souterrain : la cathédrale serait construite dans les eaux d’un lac souterrain. Sur ce lac rôderait une barque sans passeur mais dont on entend le bruit des rames quand le silence tombe dans l'église. Cette barque vient, dit-on, apporter les nouveau-nés au puits où les cigognes viennent en prendre livraison... Il existe aussi une entrée menant à un souterrain qui donne accès au lac. Elle se trouve selon la légende dans la cave d’une maison juste en face de la cathédrale. Elle aurait été murée il y a quelques siècles et nul ne sait plus où elle est. Le puits aussi a disparu, et les cigognes ont cessé de venir en Alsace. Chance, il y a quand même encore des bébés...

Le Vent du parvis : Chacun sait qu'un vent souvent froid tourbillonne sur le parvis et autour de la cathédrale : voici d'où il vient, autrefois, le Diable survolait la terre, en chevauchant le vent. Il aperçoit ainsi son portrait sculpté sur un des portails latéraux de la cathédrale : le Tentateur, en train de courtiser les vierges folles (Mathieu 25, 1-13), qui est représenté sous les traits d’un jeune homme séduisant mais dont le dos s’ouvre et laisse sortir des crapauds et des serpents, ce qu'aucune des jeunes filles naïves auxquelles il s’adresse ne remarque. Très flatté et curieux, il entre dans la cathédrale pour voir si d’autres sculptures le représentent aussi justement à l’intérieur. Retenu prisonnier dans le lieu Saint, il ne peut en ressortir... Le vent l’attend toujours sur le parvis et hurle aujourd’hui encore d’impatience autour de la cathédrale. Le Diable, furieux, fait un courant d’air, dans l’église, à la hauteur du pilier des anges.

architecture.relig.free.fr/strasbourg.htm
Après le pillage de celui-ci en 1002, une nouvelle cathédrale est édifiée à partir ... autres incendies (1150 et 1176) qui rendent nécessaires une reconstruction.

Historique de la Cathédrale de Strasbourg

www.amis-cathedrale-strasbourg.fr/cathedrale_history.html
Après de nombreuses vicissitudes, et l'incendie de 1176, un nouveau chantier est entrepris vers 1180 avec différentes campagnes de reconstruction du chœur ...

Strasbourg, la belle Alsacienne - Coach-In Magazine

coach-in.ca/Blog/2013/07/01/strasbourg-la-belle-alsacienne/
1 juil. 2013 - La cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, un symbole historique ... Érigée entre 1176 et 1439, elle illustre au mieux le style architectural ...

Cathédrale de Strasbourg - Wikitravel

wikitravel.org/fr/Cathédrale_de_Strasbourg
La Cathédrale de Strasbourg se dresse sur une large place pavée comme au ... Presque trois siècle s'écoulèrent, des fondations commencées en 1176 à la ...


samedi 22 février 2014

1177... EN REMONTANT LE TEMPS







Cette page concerne l'année 1177 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée. Il ne peut donc s'agir que d'un survol !

SUR LE PONT D'AVIGNON ON Y DANSE ON Y DANSE...

Pont route voûté, le pont d'Avignon ou le pont Saint Bénézet (petit Benoît) construit entre 1177/1185.
On connaît Saint Bénezet par des textes tardifs dont le plus crédible est celui écrit par le moine Robert d'Auxerre en 1212. L'Inspecteur général des Ponts et Chaussées Lefort en a donné la traduction dans son livre
« La légende de Saint-Bénezet, examen historique et critique : L'année 1177 arrive à Avignon un jeune homme nommé Benoît. Il se disait envoyé par Dieu pour construire en ce lieu un pont sur le Rhône. On se moque de lui, à cause de son défaut de ressources et des difficultés que la largeur et la profondeur du fleuve doivent mettre à la réalisation d'une œuvre pareille. Benoît insiste cependant, et peu après, grâce à l'appui divin que reçoit sa parole, la population s'émeut, entreprend cette œuvre difficile et construit un somptueux monument. Ce jeune homme d'une vie exemplaire, parcourt longtemps les provinces voisines, et y recueille des aumônes suffisantes pour couvrir la dépense des travaux. » Le pont Saint-Bénezet est sans aucun doute le pont le plus connu de Provence. De nos jours, il est communément appelé le pont d'Avignon.
Le pont est construit à cette date avec un tablier en bois posé sur des piles de pierre.
  • Le 13 septembre 1177, Bénezet, berger né en 1165 dans le Vivarais, arrive à la cathédrale des Doms à Avignon pendant un prêche de l’évêque qui s’adresse au peuple assemblé épouvanté par une éclipse solaire. Bénezet s’écrie qu’il est envoyé par Dieu pour bâtir un pont sur le Rhône.
    L'évêque envoie le berger auprès du Magistrat de la ville qui le prend pour un illuminé et le met au défi de montrer qu'il est un envoyé de Dieu en lui demandant de soulever une grosse pierre, le berger y arrive, et le Magistrat le laisse libre de poursuivre.
    (Remarque : les calculs des astronomes semblent montrer qu'il y aurait eu une éclipse visible à Avignon en 1178 et non en 1177...).
  • SAINT BENEZET
    Après 1180 Constitution d'une œuvre du pont groupant des frères lais chargés des quêtes et de la gestion des revenus.
    Des conflits ultérieurs entre les pouvoirs civils et religieux vont entraîner une prise de contrôle par les autorités civiles. Ces dernières n'exercent pas une représentation directe mais nomment les membres, deux ou trois, choisis pour leurs compétences de gestionnaire.
  • 1184 mort de Bénezet, qui est enterré dans la chapelle Saint Nicolas du Pont.
  • 1185 Un péage est crée sur le pont, alors qu'il n'est pas encore complètement terminé.
  • 1188 Le pont est terminé les piles sont en pierre et le tablier en bois
  • 1226 Pendant la croisade des Albigeois, Avignon territoire dépendant du comte de Toulouse, prend le parti du comte dans la croisade des Albigeois.
    Le pont est partiellement détruit par les troupes du roi de France Louis VIII en 1223-1226 au cours du siège d'Avignon.
  • 1134 Le tablier du pont est refait en pierre
  • 1143 Les piles sont surhaussées. Des ouïes sont réalisées dans les piles.
  • 1243/1254 Le pape Innocent IV accorde une bulle d'indulgence pour l'entretien du pont Saint-Bénezet à la suite des destructions dues au conflit avec le roi de France à la suite de l'appui d'Avignon au comte de Toulouse.
  • 1278 Les gestionnaires de l’œuvre sont un chevalier et un drapier.
  • 1293 La reconstruction du pont est terminée.
  • 1311 Au moment de sa construction, le pont Saint-Benezet était situé sur les terres appartenant au comte de Toulouse. Le roi de France, héritier du comte de Toulouse, est seigneur de la partie du comté de Provence située en rive droite du Rhône. Le pape est seigneur d'Avignon.
    Les officiers du Roi vont tenter de récupérer la souveraineté sur la totalité du pont. Cette rivalité ira jusqu'à entraîner mort d'hommes en 1431.
  • LE PONT A SON ORIGINE
    1340 Date de construction des quatre arches subsistantes.
  • 1385 Pour mieux se défendre le Pape Boniface XI laisse détruire le quatrième arc
  • 1612/1615 Travaux de réparation du pont payés par les États du Languedoc
  • 1680 le pont est définitivement abandonné
C'est un des premiers ponts construit par l'ordre des Fratres Pontifices.

Au Moyen Age, le Pont Saint Bénezet s'intègre sur l'un des plus importants itinéraires de pèlerinage entre l'Italie et l'Espagne. Il va devenir indispensable à la cour pontificale qui s'installe en Avignon au XIVe siècle.
Très vite, les cardinaux s'installent à Villeneuve pour fuir les nuisances d'Avignon, qualifiée alors par le poète Pétrarque de « plus infecte et plus puante des villes de la Terre ».
Le pont était à ce moment le lien le plus direct entre les multiples résidences que se faisaient édifier les cardinaux, et le Palais des Papes situé à l'intérieur des remparts d'Avignon.


Le pont est commencé en 1177. Long de 920 mètres, comportant 22 arches et mesurant 4 mètres de large. Cet édifice imposant, que l'on appelle la merveille du temps, a donc été construit en seulement 8 ans. L'étroitesse du pont contredit la célèbre chanson : « sur le pont d'Avignon » on ne pouvait pas y « danser en rond », il semble pourtant que l'on ait dansé sous le pont, lorsqu'une auberge s'est établie sur l'île de la Barthelasse, au pied d'une arche isolée. Avant le pont, on traverse le Rhône en barque, et ce fleuve que l'homme n'a pas encore domestiqué, rend la traversée quelquefois périlleuse.
Arles ayant perdu son pont antique, celui d'Avignon devient le seul permettant de traverser le Rhône entre Lyon et la mer. La ville attire voyageurs, marchands et industriels et se développe rapidement grâce aux revenus générés par les péages. Nul doute qu'il a aussi penché en faveur d'Avignon, lors de la décision des papes de s'y installer, au XIV° siècle.
LE PONT AUJOURD'HUI
En 1226, après le siège terrible que Louis VIII fait subir à la ville, le pont est détruit aux 3/4. Quelques années plus tard, malgré les interdictions, les Avignonnais se remettent à la tâche et le reconstruisent. Du précédent pont ne subsiste aujourd'hui que la chapelle dite basse car le tablier du second pont est surélevé, la chapelle Saint Nicolas est dite chapelle supérieure elle est construite sur le nouveau tablier.
A partir du XVIIe siècle, la ville ne peut supporter la charge des travaux d'entretien et de réparation. En 1603, suite à de fortes crues du Rhône, une arche s'effondre, puis 3 autres en 1605. Les travaux de réparation ne débutent qu'en 1628, interrompus par une épidémie de peste, le pont ne sera utilisable qu'en 1633. Deux mois plus tard, 2 nouvelles arches sont emportées par le Rhône.
A cette époque, diverses manières sont utilisées pour traverser le fleuve. Une île, la Barthelasse s'est formée au milieu du lit du fleuve. On part de la tour Philippe le Bel, en royaume de France située du côté de Villeneuve-lés-Avignon (rive droite du Rhône), d'où on traverse jusqu'à l'île en bac. On traverse ensuite l'île à pied en suivant un chemin qui mène, par l'intermédiaire d'un escalier de bois, aux 4 dernières arches du pont pour finalement atteindre la ville d'Avignon. 
Le pont menace tant de s'effondrer que les reliques de Saint Bénezet sont enlevées de la chapelle Saint Nicolas, en 1674. Elles sont transférées au cloître des Célestins. Après plusieurs déménagement et une profanation en 1791, il ne subsiste que quelques restes de la dépouille, ils sont conservés à la cathédrale de Notre-Dame-des-Doms. 

Du pont lui-même, il nous reste les quatre célèbres arches et la tour Philippe le Bel, du côté de Villeneuve-les-Avignon.
La légende de Saint Bénézet :
Un jeune berger, du nom de Bénézet, descend en 1177 des montagnes de l'Ardèche. Il se dit envoyé par Dieu pour construire un pont à Avignon. Au début, on le prend pour un fou, mais il a entendu une voix venue du ciel lui dictant : « Bénézet, prend ta houlette et descends jusqu'en Avignon, la capitale du bord de l'eau : tu parlera aux habitants et tu leur diras qu'il faut construire un pont »...
Un dimanche de fête, pendant que l'évêque d'Avignon donne sa bénédiction sur le parvis de Notre-Dame, Bénézet l'interpelle : « Seigneur Evêque, je suis mandaté par le Tout-Puissant pour construire un pont sur le Rhône" »... Raillé par les Avignonnais, le berger est mis au défi par le prélat de charger une pierre énorme sur ses épaules et de la jeter dans le Rhône...
Bénézet n'hésite pas un instant, et sous le regard de la foule ébahie, soulève le bloc de pierre avant de le jeter dans l'eau, aidé dit-on depuis par une intervention divine, et même par des anges baignés d'une lumière dorée.
Bénézet a vraiment existé, il est mort en 1184 et n'a malheureusement pu donc voir l'achèvement du pont un an plus tard. Il fonde l'ordre des frères du pont qui ne sont pas constructeurs, mais, récolteurs de fonds. Frères hospitaliers, ils apportent aussi des bienfaits aux malades et aux miséreux...
LES CHAPELLES
Cette belle légende de Saint Bénézet est passée dans la ferveur populaire, car la construction du pont a représenté un défi aux éléments. Le pont Saint Bénézet est l'ouvrage le plus ancien construit sur le Rhône entre Lyon et la mer au XIIe siècle. L’examen des textes, y compris des récits légendaires, et les études archéologiques ont permis de retracer, petit à petit, l’histoire d’un pont fameux depuis ses origines. Les quatre arches et la chapelle que l’on peut voir actuellement sont les vestiges d’un pont qui comportait 22 arches, et mesurait plus de 900 mètres, celui-ci connut bien des vicissitudes...

Il est vraisemblable qu’à l’origine, un pont, dont le souvenir s’est perdu, a été construit à l’époque romaine. En 1177, la base des piles antiques sert d’assise à de nouvelles piles de pierre surmontées d’un tablier de bois.
Pour une ville en plein essor, l’utilité économique d’un pont est évidente. C’est cependant une préoccupation pieuse qui anime la confrérie de l’œuvre du Pont et son fondateur Bénezet, pour le lancement de cette entreprise : celle-ci comprend, outre la construction du pont, l’établissement d’une église avec un cimetière et d’un hospice. C’est le grand mérite de Bénezet d’avoir su, malgré ses origines modestes, susciter des dons abondants et gérer les débuts d’une petite communauté de laïcs charitables qui doit continuer à subsister tant bien que mal après sa mort (1184) et jusqu’à la fin du XIVe siècle.
Cependant, dès la fin du XIIIe siècle, la ville a pris en charge la gestion de l’édifice, le service religieux est assuré par l’église Saint-Agricol en 1321, et l’hôpital, dont les bâtiments sont détruits en 1398, a été remplacé, dès 1370, par un hôpital voisin absorbé par l’œuvre du Pont qui fonctionne jusqu’en 1796. Le pont de Bénezet est complété par la construction d’une chapelle sur une des piles où Bénezet a été enseveli.
Lors du siège d’Avignon par les troupes du roi Louis VIII, en 1226, le pont fut démoli en des circonstances et dans des proportions que nous ne connaissons pas. Les travaux, vite entrepris, aboutirent à un pont de pierre dont le tablier était nettement plus élevé que celui du précédent. On construit donc, au-dessus de la chapelle Saint-Bénezet, une chapelle Saint-Nicolas pour la confrérie des Nautoniers. Cette chapelle est encore agrandie au début du XVIe siècle.
Le pont lui-même, en butte aux crues violentes du Rhône, souffre constamment de dégâts et est remanié et réparé à grands frais jusqu’en 1668. Ce qui reste de ses reliques, profanées et dispersées pendant la Révolution, a été transféré dans l’église Saint-Didier en 1854.
LA CHAPELLE
Si l’histoire du pont est maintenant à peu près établie, il n’en reste pas moins que la légende de Bénezet ne peut en être dissociée. C’est au milieu du XIIIe siècle que la légende de Bénezet se fixe et se répand grâce aux quêteurs de l’œuvre du Pont qui la lisent en chaire en vue d’obtenir des fonds. les aumônes affluent et sa construction est décidée. Bien qu’il n’y a jamais eu officiellement de canonisation, Bénezet est qualifié de saint dès le début du XIIIe siècle et son culte se répand, son iconographie le représente le plus souvent avec la pierre sur l’épaule.
La célèbre chanson « Sur le pont d’Avignon »… dont on ne connaît pas l’origine, a été popularisée par Adolphe Adam qui en a remis la mélodie à l’honneur dans son opérette Le « Sourd ou l’Auberge pleine en 1853 ».
Sur le pont d'Avignon, l'on y danse, l'on y danse, sur pont d'Avignon l'on y danse tous en rond.
Les beaux messieurs font comm' ça, et puis encore comm' ça
Sur le pont d'Avignon, l'on y danse, l'on y danse, sur pont d'Avignon l'on y danse tous en rond.
Les bell' dames font comm' ça, et puis encore comm' ça
Sur le pont d'Avignon, l'on y danse, l'on y danse, sur le pont d'Avignon l'on y danse tous en rond.
Il est tout de même à préciser qu'à l'époque, le pont étant trop étroit pour y tourner en rond, les Avignonnais dansaient au dessous du pont, sur l'île de la Barthelasse, entraînant avec eux les belles Avignonnaises...Vous souvenez-vous des paroles de cette autre version :

Chanson Pont d'Avignon.
Sur le pont d'Avignon, on y danse, on y danse
Sur le pont d'Avignon on y danse tous en rond
Désormais sans bac ni bateau
Désormais sans bac ni bateau
A son aise on peu passer l'eau
Messieurs les abbés font comme ça
Et puis encore comme ça
Comme faisant prêchi, prêcha
Puis s'arrêtant à l'unisson
Puis s'arrêtant à l'unisson
Chacun salve à sa façon
Les militaires font comme ça
Et puis encore comme ça
Leur main et leur front se haussa
Les beaux messieurs font comme ça
Et puis encore comme ça
Leur chapeau passa, repassa
Les bons paysans font comme ça
Et puis encore comme ça
En arrière leur pied glissa
Les belles dames font comme ça
Et puis encore comme ça
Leur robe en tourte s'affaissa
Le pont étant bien étrenné
Le pont étant bien étrenné
Chez soi chacun est retourné
On peut aujourd'hui visiter ce pont, moyennant quelques euros. La petite chapelle située sur le pont se visite également. Elle comprend deux sanctuaires, l'un de style roman et l'autre de style gothique superposés sur une pile du pont. L'un, dévoué à Saint Nicolas, patron des bateliers, et l'autre à Saint Bénezet.
GRAVURE D'EPOQUE.

Pont Saint-Bénezet (Avignon, 1185) | Structurae

structurae.info/structures/data/index.cfm?id=s0000471
14 oct. 2013 - Pont Saint-Bénezet est un(e) pont-route et pont voûté qui a été construit de 1177 à 1185. L'ouvrage est situé à/en Avignon, Vaucluse (84), ...

Le Pont d'Avignon - Le Pont Saint Bénézet - Avignon et Provence

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La Légende de Saint Bénézet - le Pont d'Avignon

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