samedi 13 mai 2017

EN REMONTANT LE TEMPS... 50

10 MARS 2017...

Cette page concerne l'année 50 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

LE RÉCIT DE L'APOCALYPSE DÉCRIT PAR SAINT JEAN.


LES QUATRE CHEVAUX DE L’APOCALYPSE
Le plus illustre récit de la fin du monde provient de l'apôtre Saint Jean et de son célèbre récit : l'Apocalypse.
Dans le Nouveau Testament de la Bible, l'homme décrit l'apocalypse comme un grand cataclysme avant le retour de Jésus Christ sur Terre. Cette allégorie du triomphe du bien sur les forces du mal est associée aujourd'hui à la fin du monde jusqu'à devenir un synonyme du dernier jour des Hommes.
Le récit de Saint Jean, en 22 chapitres, raconte le chaos provoqué par ce désastre.
Dans le chapitre 6, il y décrit « un grand tremblement de terre, et le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière parut comme du sang, et les étoiles tombèrent vers la terre ». A aucun moment, l'apôtre ne date ces faits. Les théologiens l'interprètent comme un combat intérieur plus qu'un désastre touchant l'humanité. La crainte du jugement dernier est alors symbolique et sert à dissuader les hommes de désobéir à Dieu. 

La vision chrétienne de la fin du monde correspond à un grand cataclysme, « car est venu le grand jour de la colère de Dieu » (Apocalypse, chapitre 6). Ces passages ont inspiré la littérature et nombreux artistes. Le concept de fin du monde a été repris dans de nombreux films catastrophes ces dernières années. Mais souvent, les néophytes oublient que l'Apocalypse de Saint Jean se termine bien.
Dans le chapitre 20, un ange descend du ciel « saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il l'enchaîne pour mille ans ». Après les châtiments, Dieu sauve l'humanité et Jésus revient pour « un ciel nouveau et une nouvelle Terre ». Un bon argument à avancer aux fanatiques qui voient l'apocalypse arriver lors de grandes catastrophes naturelles ou humaines et de guerres...
LA BÊTE DE L'APOCALYSPE

Le livre de l’Apocalypse – le dernier livre de la Bible – est un mystère pour la plupart des gens. Certains pensent qu’il ne s’agit que d’une allégorie.
D’autres disent qu’il s’agit seulement d’événements du passé.
Sait-on que la description des sept sceaux, contenue dans ce livre, révèle les grandes lignes des prophéties des temps de la fin ?
Le livre de l’Apocalypse est écrit par l’apôtre Jean sous l’inspiration divine, vers l’an 95.
Jean exilé dans l’île de Patmos, au sud-ouest des côtes Turques, dans la mer Égée.
Au Ier siècle, cette île est une terre d’exil de l’Empire Romain.

Pendant cette période l'Apôtre écrit
« Moi Jean, votre frère, qui ai pris part avec vous à la tribulation, au royaume et à la persévérance en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus » (Apocalypse 1 :9).

Dieu a choisi l’apôtre Jean pour rédiger le livre de l’Apocalypse, ou le livre de la Révélation. Comme les Écritures nous l’expliquent, c’est Jean qui « a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ : Soit tout ce qu’il a vu » (Apocalypse 1 :2).
Remarquez cette bénédiction prononcée sur ceux qui étudient sérieusement le livre de l’Apocalypse :
« Heureux [ou béni] celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche » (verset 3).

L’humanité ignore l’un des plus grands livres jamais écrit. Dieu a délibérément caché la signification profonde de ce livre mystérieux à ceux qui sont aveuglés spirituellement, c’est-à-dire à la majorité des êtres humains. Même le célèbre commentateur biblique, Adam Clarke, a éprouvé des difficultés à expliquer le sens de l’Apocalypse.

Il a écrit :
« Pendant longtemps, je ne me suis pas intéressé à ce livre, car je prévoyais que je ne pourrais rien présenter de satisfaisant » (Preface to the Revelation of St. John, page 966.).
Vous pouvez comprendre le livre de l’Apocalypse, si vous le voulez. Il s’agit de la révélation de Jésus-Christ, pas de celle de Saint Jean, comme on peut le lire dans certaines Bibles.
Quel est donc le but de la révélation de Jésus ?
C’est de « montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt »
Le but de ce livre n’est pas de cacher la vérité, mais de révéler les événements qui vont nous conduire au retour du Christ !
En fait, le mot « apocalypse » vient du grec apokalupsis, qui signifie « révélation » ou « dévoilement ».
Il faut savoir quels sont ces événements prophétisés !
Les sept sceaux révèlent des événements prophétiques, qui ne tarderont pas à s’accomplir. Dans Apocalypse 5, il est question d’un livre scellé par sept sceaux. En apprenant que personne n’a été trouvé digne de l’ouvrir, Jean se met à pleurer.
Nous lisons : « Et l’un des vieillards me dit : Ne pleure point, voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux » (Apocalypse 5 :5).
Le lion de la tribu de Juda est Jésus-Christ... Il commence à ouvrir le livre scellé par les sept sceaux.
L'Apocalypse 6 décrit les six premiers sceaux.
Les quatre premiers sont connus comme étant les quatre cavaliers de l’Apocalypse...
L’apôtre Jean décrit l’Agneau – Jésus-Christ – ouvrant le premier sceau :
« Je regardai, quand l’Agneau ouvrit un des sept sceaux, et j’entendis l’un des quatre êtres vivants qui disait comme d’une voix de tonnerre... Viens.
Je regardai, et voici, que parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc, une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre » (Apocalypse 6 : 1-2)...
Que font le cheval blanc et son cavalier ?
Certains commentateurs affirment, à tort, qu’il s’agit du Christ, parce que l’image semble être la même que celle du Christ donnée au chapitre 19. Mais si on compare la description d’Apocalypse 19 avec celle du premier cavalier, nous y trouvons des différences notables.
Le Christ vient avec plusieurs couronnes [ou diadèmes] sur Sa tête (Apocalypse 19 :12), et non pas avec une seule. Et, Il vient avec une épée (verset 15), et non pas avec un arc comme dans Apocalypse 6.

Le Christ est Celui qui révèle :
Il nous révèle la signification de ce cheval blanc, dans Matthieu. Jésus décrit les signes de Son second Avènement, dont la séquence coïncide avec celle des sceaux de l’Apocalypse :
« Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24 :4-5).
Ce cheval blanc et son cavalier représentent les fausses religions – les « faux christs » (verset 24).
Dans Matthieu 24, Jésus poursuit Sa description avec les guerres, les famines, les épidémies (ou la peste) et les tribulations. Jésus est Celui qui interprète les sceaux de l’Apocalypse.
Il nous dit :
« Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : Gardez-vous d’être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre [et des pestes (Luc 21 :11)].
Tout cela ne sera que le commencement des douleurs. Alors on vous livrera aux tourments, et l’on vous fera mourir et vous serez haïs de toutes les nations, à cause de mon nom » (versets 6-9).

Le second sceau révèle un cavalier chevauchant un cheval roux, ayant le pouvoir d’enlever la paix sur la terre.

Le troisième sceau présente un cavalier sur un cheval noir, symbolisant une pénurie de nourriture entraînant la famine.

Le quatrième sceau montre un cavalier sur un cheval d’une couleur verdâtre, ayant le pouvoir sur le quart de la terre, de faire périr « par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre » (Apocalypse 6 :8).
Jésus a aussi parlé des épidémies qui suivent normalement une famine.
Ainsi, nous voyons dans Matthieu, que Jésus confirme la signification de ces sceaux lorsqu’Il parle de :
1° Religion trompeuse (Matthieu 24 :4) – le premier sceau, ou le premier des quatre cavaliers (de l’Apocalypse ou de la Révélation)
2° Guerres (Matthieu 24 :6-7) – le second sceau, ou le second cavalier
3° Famines (Matthieu 24 :7) – le troisième sceau, ou le troisième cavalier
Peste ou épidémies (Matthieu 24 :7 dans certaines versions, voir Luc 21 :11) – le quatrième sceau, ou le quatrième cavalier
4° Tribulations, la persécution religieuse et le martyre (Matthieu 24 :9-10) – le cinquième sceau

Les quatre cavaliers intensifieront leurs actions à mesure qu'on s'approchera du Jour du Seigneur.
Ils apparaissent lorsque le Christ ouvre les quatre premiers sceaux (Apocalypse 6).
Que se passe-t-il ensuite, lorsqu’ Il ouvre le cinquième ?
« Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu’ils avaient rendu » (Apocalypse 6 :9).
Il s’agit ici du martyre des saints, des véritables chrétiens. Au Ier siècle, l’empereur Néron persécute violemment les chrétiens et les met à mort.
Ce cinquième sceau prédit également une grande persécution du peuple de Dieu, aux temps de la fin.
Jésus a prédit cette future tribulation dans Matthieu 24 :9.

Ensuite, Jésus ouvre le sixième sceau révélant des signes célestes, qui bouleverseront les gens, de par le monde. Quels seront ces signes célestes ? « Je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau, et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme les figues vertes d’un figuier secoué par un vent violent.
Le ciel se retira comme un livre qu’on roule, et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places » (Apocalypse 6 :12-14).

Non seulement des astéroïdes et des météorites effrayeront les gens, mais il y aura aussi de grands tremblements de terre qui ébranleront la planète : « Toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places », constate l’apôtre Jean dans sa vision. Si vous avez déjà ressenti un violent tremblement de terre, comme il y en a en Californie, vous savez à quel point cela peut être effrayant. Vos genoux et vos jambes semblent se liquéfier, même si vous n’êtes pas gravement blessé.
Les signes célestes annoncent le Jour du Seigneur, l’époque de la colère de Dieu et du jugement du monde rebelle et ingrat. Jésus-Christ, l’Agneau, sera rempli de colère.
Il exécutera les justes jugements de Dieu. Le Jour du Seigneur est aussi appelé « le grand jour de sa colère » (Apocalypse 6 :17) !

L'Apocalypse 8 décrit l’ouverture du septième sceau. Nous découvrons que ce sceau – le Jour du Seigneur – se divise en sept trompettes ou sept plaies : « Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d’environ une demi-heure. Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données » (Apocalypse 8 :1-2).
Les trompettes nous lancent un avertissement, elles annoncent sept plaies ou jugements !
Les sept sceaux révèlent les tendances et les événements des temps de la fin. Le septième sceau représente le Jour du Seigneur qui durera une année (Ésaïe 34 :8).
Le septième sceau se compose de sept trompettes qui annoncent les jugements au cours de cette année... La septième trompette se divise elle-même en « sept derniers fléaux » mentionnés dans Apocalypse 15 :1.

Dans Apocalypse 8, que lorsque les quatre premiers anges sonnent de leur trompette, il y a une grande destruction écologique à l’échelle mondiale.
Il y a des tremblements de terre, d’immenses étendues de végétation sont brûlées, un tiers de tout ce qui vit dans l’eau périt, les sources d’eaux sont empoisonnées...
Les trois dernières trompettes ou plaies sont appelées des malheurs. Le mot « malheur » est une exclamation de douleur ! « Je regardai, et j’entendis un aigle qui volait au milieu du ciel, disant d’une voix forte : Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, à cause des autres sons de trompette que les trois anges vont faire retentir ! » (Apocalypse 8 :13).

LES ÉGLISES D'ORIENT
Apocalypse 9 décrit le premier malheur ou la plaie de la cinquième trompette. En sonnant de la trompette, le cinquième ange déclenche une action militaire qui durera cinq mois.
Le second malheur, ou la plaie de la sixième trompette, fait apparaître des chevaux et leurs cavaliers. Nous pouvons voir ici qu’il s’agit d’une grande contre-attaque militaire. Nous lisons : « Le premier malheur est passé. Voici, il vient encore deux malheurs après cela.
Le sixième ange sonna de la trompette.
Et j’entendis une voix venant des quatre cornes de l’autel d’or qui est devant Dieu, et disant au sixième ange qui avait la trompette : Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve, l’Euphrate » (Apocalypse 9 :12-14).

Une armée de 200 millions d’hommes se dirigera vers l’ouest, vers l’Euphrate, et détruira un tiers de la population mondiale ! « Et les quatre anges qui étaient prêts pour l’heure, le jour, le mois et l’année, furent déliés afin qu’ils tuent le tiers des hommes.
Le nombre des cavaliers de l’armée était de deux myriades de myriades [200 millions] : J’en entendis le nombre. Et ainsi dans la vision je vis les chevaux et ceux qui les montaient, ayant des cuirasses couleur de feu, d’hyacinthe, et de soufre. Les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions, et de leurs bouches il sortait du feu, de la fumée, et du soufre. Le tiers des hommes fut tué par ces trois fléaux, par le feu, par la fumée, et par le soufre, qui sortaient de leurs bouches » (versets 15-18).

C’est la description d’une guerre mondiale ! Et cette phase de la Troisième Guerre mondiale tuera des milliards d’êtres humains ! Jésus a affirmé que si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé – toute vie sur terre disparaîtrait (Matthieu 24 :22).

Ensuite, nous entendons le son de la septième trompette. Pour les chrétiens, le son de la septième trompette est une bonne nouvelle, car il annonce le retour de Jésus-Christ et l’établissement du Royaume de Dieu sur la terre. Nous devons tous nous préparer pour ce moment ! « Le septième ange sonna de la trompette. Et il y eut dans le ciel de fortes voix qui disaient : Le royaume du monde est remis à notre Seigneur et à son Christ ; et il régnera aux siècles des siècles » (Apocalypse 11 :15).

C’est alors que surviendra un événement terrible. Nous avons besoin du retour du Christ sur cette terre ! L’humanité ne peut pas apporter une paix durable sur celle-ci
. Il y a moins de soixante ans que les premières bombes nucléaires explosèrent sur Hiroshima et Nagasaki. Pour la première fois dans l’Histoire, l’humanité est capable de s’anéantir elle-même en quelques minutes – un cosmocide total est devenu un danger réel.

Y a-t-il encore, aujourd’hui, un risque de guerre nucléaire ?
En 1962, les relations diplomatiques entre les États-Unis et l’Union soviétique sont au bord du gouffre, avec la crise des missiles à Cuba.

En 1973, le président Nixon place les forces militaires Américaines, en alerte nucléaire, lorsque l’Union Soviétique menace d’intervenir dans la guerre au Moyen-Orient, entre Israël et ses voisins arabes.
La plupart des gens réalisent que le XXIe siècle est menacée par une guerre nucléaire ! Il faut que le Christ revienne apporter la paix, la justice et la voie divine à l’humanité !
Cette période d’une année, appelée le Jour du Seigneur, s’achèvera avec l’annonce de la prise en main de tous les royaumes et gouvernements de ce monde par le Christ ! C’est la Bonne Nouvelle que nous attendons tous, avec impatience !

La septième trompette est aussi appelée le troisième malheur ! Pourquoi ? Parce qu’elle annonce les sept derniers fléaux. Ce sera l’accomplissement ultime du jour de la colère de Dieu et du jugement des nations rebelles :
« Puis je vis dans le ciel un autre signe, grand et admirable : sept anges, qui tenaient sept fléaux, les derniers, car par eux s’accomplit la colère de Dieu » (Apocalypse 15 :1).

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Les sept sceaux révèlent les tendances et les événements des temps de la fin. Le septième sceau représente le Jour du Seigneur, qui durera une année. Le septième sceau se compose de sept trompettes qui dureront pendant l’année du Jour du Seigneur. Et la septième trompette se divise elle-même en « sept fléaux », mentionnés dans Apocalypse 15 et 16.
Nous pouvons lire, dans Apocalypse 16, la description de ces sept derniers fléaux. Des ulcères douloureux frapperont ceux qui auront adoré la puissance de la bête et son image.
Il y aura même une pollution plus importante des mers et des rivières, au point où « tout être vivant mourut, tout ce qui était dans la mer » (Apocalypse 16 :3). Le soleil deviendra plus chaud – entraînant des vagues de chaleur exceptionnelle, qui tourmenteront ceux qui ne se repentiront pas de leurs péchés.

Le sixième ange déverse ensuite sa coupe : « Le sixième versa sa coupe sur le grand fleuve, l’Euphrate. Et son eau tarit, pour préparer la voie aux rois qui viennent de l’Orient. Je vis sortir de la gueule du dragon, de la gueule de la bête, et de la bouche du faux prophète, trois esprits impurs, semblables à des grenouilles. Car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges, et qui vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout-puissant » (versets 12-14).

Finalement, la bête (la superpuissance européenne prophétisée, la renaissance de l’Empire Romain) se déplacera vers le Moyen-Orient. Et les rois de l’est, qui normalement devraient combattre contre la bête, iront aussi au Moyen-Orient. Mais, au lieu de combattre l’un contre l’autre, ils s’uniront contre un envahisseur venu de l’espace, Jésus-Christ !
« Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon » (verset 16).
Le mot Harmaguédon vient de l’hébreu « Har-Magedon », qui signifie « la montagne de Méguiddo ». Méguiddo est situé dans le pays d’Israël moderne, à environ 89 kilomètres au nord de Jérusalem. La colline ou la montagne de Megiddo surplombe la plus grande vallée d’Israël, la plaine d’Esdralon, ou la vallée de Jizréel...

Les armées du monde s’y rassembleront pour faire la guerre à Jésus-Christ – le Chef des armées célestes !
L’apôtre Jean a écrit :
« Puis je vis le ciel ouvert, et voici, que parut un cheval blanc. Celui qui le montait appelé Fidèle et Véritable, juge et combat avec justice.
Ses yeux étaient comme une flamme de feu,
Sur sa tête étaient plusieurs diadèmes, il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n’est lui-même.
Il était revêtu d’un vêtement teint de sang.
Son nom est la Parole de Dieu.
Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d’un fin lin, blanc, pur.
De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations, il les paîtra avec une verge de fer.
Il foulera la cuve du vin de l’ardente colère du Dieu tout-puissant.
Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Apocalypse 19 :11-16).
Lorsque le Christ reviendra sur cette terre, Il jugera et vaincra tous Ses ennemis.

Jean poursuit :
« Et je vis la bête [le dictateur militaire prophétisé], les rois de la terre et leurs armées, rassemblés pour faire la guerre à celui qui était assis sur le cheval [Jésus-Christ] et à son armée » (verset 19).
Ces armées se rassembleront à Méguiddo pour faire la guerre au Christ et à Son armée.
Cette guerre ou bataille est appelée « la bataille du grand jour du Dieu tout-puissant ». Mais, où cette bataille aura-t-elle lieu ?
Le prophète Joël nous dit que cette ultime bataille aura lieu près de Jérusalem :
« Car voici, en ces jours, en ce temps-là […] Je rassemblerai toutes les nations, et je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat, là, j’entrerai en jugement avec elles » (Joël 3 :1-2).

La vallée de Josaphat, également appelée la vallée du Cédron, est située entre Jérusalem et le mont des Oliviers. Les armées du monde partiront de Méguiddo pour combattre Jésus-Christ, à Jérusalem. Lors de cette plus grande bataille de tous les temps, le Dieu Créateur l’emportera et anéantira les êtres humains insignifiants, qui L’auront défié...
Les chefs militaires insensés se rendront vite compte qu’ils ne pourront rien faire, face à la toute puissance divine !
Voici quelle sera l’issue de cette bataille :
« Je rassemblerai toutes les nations pour qu’elles attaquent Jérusalem […] L’Éternel paraîtra, et il combattra ces nations, comme il combat au jour de la bataille.
Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des Oliviers » (Zacharie 14 :2-4).

Notez le terrible châtiment dont seront frappées ces armées rebelles et méchantes :
« Voici la plaie dont l’Éternel frappera tous les peuples qui auront combattu contre Jérusalem :
Leur chair tombera en pourriture tandis qu’ils seront sur leurs pieds, leurs yeux tomberont en pourriture dans leurs orbites, et leur langue tombera en pourriture dans leur bouche » (verset 12).

Jésus vaincra totalement la plus grande armée jamais constituée. Il reviendra en tant que Roi des rois et Seigneur des seigneurs, pour apporter mille ans de paix, sur cette planète déchirée par la guerre :
« L’Éternel sera roi de toute la terre » (verset 9).
Les sept sceaux constituent le point culminant d’une série d’événements décrits dans le livre de l’Apocalypse.

Le livre se termine par une mise en garde solennelle, parfaitement d'actualité maintenant :
L'interdiction absolue et définitive d'ajouter ou d'enlever quelques chose à la Bible. Avec l'Apocalypse, la Révélation est complète. (Apocalypse 22:18-19)
« Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre »
Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre, et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la Ville Sainte, décrits dans ce livre."

Au début du chapitre 4, tout change :
L'Église a été enlevée au Ciel et c'est de là que Jean voit les événements se dérouler sur la Terre :
Les 7 ans de la Grande Tribulation avec la prise de pouvoir de la Bête et de l'Antichrist
Le retour en gloire de Christ et de l’Église
Le millénium
La résurrection et le jugement des impies
Le règne éternel

Ce cadre étant tracé, voyons les réponses aux deux questions posées :
Les 4 cavaliers, puis le nombre 666.

Les 4 cavaliers sont mentionnés au chapitre 6 de l'Apocalypse et cela se place au début de la Grande Tribulation. C'est le début des jugements contre la Terre, après l'enlèvement de l’Église.
L'Agneau (Christ) rompt le premier des 7 sceaux qui ferment un livre. Chaque sceau déclenche un fléau contre les hommes impies.
Le premier sceau provoque l'envoi d'un cheval blanc
Le second cheval est roux
Le troisième cheval est noir
Le quatrième cheval est d'une couleur verdâtre (chloros)

Beaucoup de choses effarantes qui ont été écrites au sujet du nombre d'homme « 666 » cité dans Apocalypse 13:18.
En combinant différemment les chiffres romains, on a attribué ce nombre à quantité de personnages du passé, de Néron à Hitler.
La diversité des interprétations montre que ce n'était pas la bonne voie.
En fait, l'explication est relativement simple !
Dans la Bible, le nombre 7 représente la plénitude ou la perfection de l'une des œuvres ou de l'un des attributs de Dieu.
Par exemple les 7 « jours » de la Création, ou encore l'expression « les 7 esprits de Dieu » qui représente la totalité de l'action de l'Esprit Saint.

Autres exemples :
Israël, avec l'aide de Dieu a détruit 7 nations pour s'installer dans la terre promise.
Dans l'Apocalypse aussi, la puissance de Dieu se manifeste à la perfection par des séries de 7 jugements, etc.

En revanche, le nombre 6 est un nombre d'homme, et ceci est bien précisé dans Apocalypse 13:8 (« Car c’est un nombre d‘homme, et son nombre est six cent soixante–six ») et ce nombre montre la limitation de l'homme face à la perfection de Dieu.
Quelques exemples : Dieu a décrété que l'homme travaillerait 6 jours,
Pharaon a pris 600 chars pour poursuivre Israël,
Goliath mesurait 6 coudées et avait une lance de 600 sicles de fer
Un autre géant luttant contre le peuple de Dieu avait 6 doigts à chaque main.
Il fallait monter 6 marches pour accéder au trône de Salomon, qui fit des boucliers de 600 sicles d'or et il achetait pour 600 sicles d'argent les chars venant d’Égypte
Il recevait chaque année des tribus pour 666 talents d'or.
La statue de Nebucadnetsar (Nabuchodonosor) avait 60 coudées de haut et 6 de large, etc. etc.

Dans sa folie et sa vanité, l'Antéchrist se proclamera « Dieu », mais il reste un homme dont le nombre est 6, pas 7 !
Et le « 666 », c'est l'impuissance, trois fois répétée, de la trinité infernale (Satan, l'Antéchrist et le Faux prophète) à égaler la Trinité divine.
Comment ce code sera appliqué n'est pas dévoilé, mais déjà la technique actuelle offre quantité de possibilités :
Carte d'appartenance à un parti
Carte de crédit indispensable pour toute opération commerciale, etc.





Les sept sceaux de l'Apocalypse | Le Monde de Demain
https://www.mondedemain.org/revues/2003/avril.../les-sept-sceaux-de-l-apocalypse
Le livre de l'Apocalypse – le dernier livre de la Bible – est un mystère pour la ... Dieu a choisi l'apôtre Jean pour rédiger le livre de l'Apocalypse, ou le livre de la ...

L'Apocalypse de Saint Jean dans la Bible - L'Internaute
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89 - L'Apocalypse, les 4 chevaux, le nombre 666 - Bible ouverte
www.bible-ouverte.ch/faq/faq-theme/qr-avenir/2069-reponse-89.html
Question: Parlez-moi du livre de l'Apocalypse. J'aimerais ... Il a été écrit en l'an 95 ou 98 par l'apôtre Jean à l'île de Patmos, où il avait été déporté. 2) Ce livre ...

jeudi 4 mai 2017

EN REMONTANT LE TEMPS... 51

9 MARS 2017...

Cette page concerne l'année 51 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

LE RÉSISTANT CARATACOS DÉFENDANT SA PATRIE ET SON PEUPLE.



Aujourd’hui, on va attaquer à une période de l’histoire que les fans de Kaamelott adorent : L’invasion Romaine de la Grande-Bretagne. Le premier article sur le sujet va se centrer sur les aventures et mésaventures d’un héros : Caratacos. C’est à travers son histoire qu'on peut comprendre les débuts de l’invasion d’une terre mystique et effrayante : La Grande-Bretagne.
Pour comprendre qui est Caratacos, il faut savoir dans quel l’état se trouve son pays avant l’invasion.
Si vous avez déjà regardé Kaamelott, vous avez sûrement remarqué que l’on parle beaucoup de « clans » et de « fédération ». C’est tout simplement parce qu’avant la conquête Romaine, la Grande-Bretagne, ça n’existe pas ! Enfin pas au niveau politique.
En effet, l’île de Bretagne est divisée en clans, avec chacun leur chef et leurs coutumes. Si vous avez été attentifs au cours d’histoire en sixième, ça doit vous rappeler quelque chose : La Gaule. Nos ancêtres Gaulois sont, eux aussi, avant les Romains, divisés.
C’est d’ailleurs ce qui a causé leur perte (malgré toute la volonté de Vercingétorix pour les unir). Cette ressemblance n’est pas étonnante car à cette époque, on trouve à peu près le même « peuple », en Gaule et en Grande-Bretagne : Les Celtes. Leurs coutumes se ressemblent et ils parlent des langues très similaires. On peut d’ailleurs le voir encore aujourd’hui en comparant le gallois (langue parlée au Pays de Galles) et le breton (langue parlée en Bretagne Française). Ces deux langues sont très similaires, les Bretons et les Gallois pouvant même se comprendre assez facilement.
Ces différents clans prospèrent donc, en se tapant plus ou moins les uns sur les autres... Mais en l’an 43, les envahisseurs traversent la Manche. Ils ont été envoyés par l’empereur Claudius qui trouve que conquérir la terre que même César n’est pas parvenu à envahir rabattrait le caquet de tous ceux qui le traitent d’idiot.
Envahir le continent semble facile car le manque d’unité nationale rend Britannia très faible face à une super-puissance comme Rome.
Les tribus se battant même parfois entre-elles, facilitant d’appliquer la technique du « diviser pour mieux régner ». Les tribus n’ont quasiment jamais travaillé ensemble et certaines d’entre-elles voient même dans la conquête Romaine une opportunité de se battre avec les autres et d’en tirer un avantage politique et économique.

OPPIDUM CELTIQUE
Le seul point fort des Celtes est leur situation géographique. Une île est bien plus difficile à attaquer qu’un territoire limitrophe, et il faut beaucoup d’organisation pour envoyer des Romains débarquer sur le sol sauvage. Les Romains ont peur. Il voient les Celtes comme des sauvages, vivants dans un pays au climat hostile, ayant des coutumes violentes et ne vivant que pour se battre. Avant la traversée, un certain nombre de soldats commence à se dire que c’est peut-être un peu dangereux d’aller taper sur ces bêtes sanguinaires et ils songent sérieusement à déserter... Des superstitions entourent aussi la Manche, c’est une mer remplie de monstres immenses, des démons prêts à faire chavirer les navires et dévorer les hommes. Pour eux, c’est un peu comme aller au-delà du mur dans « Game of Thrones » !

Ce sont donc des soldats tremblants qui arrivent sur le sol Celte. Des troupes parcoururent les alentours pour se rendre compte du terrain et des endroits où se trouvent les adversaires, mais ils ne trouvent personne les premiers temps.
Au bout de plusieurs jours, ils tombent enfin sur un groupe de Catuvellani (un des clans les plus puissants de Bretagne), de l’autre côté de la rivière Medway. Envoyant un groupe de soldat sans armure, il leur est ordonné de traverser la rivière pour attaquer les chevaux qui tractent les chariots.
Le reste de l’armée avance ensuite vers les Celtes, attendant l’attaque, en ligne... 2 jours de batailles s’en suivent, les assaillants Celtes ayant une toute autre technique de combat.
Les Bretons, des soldats-fermiers sans armures, attaquent de façon totalement désorganisée. Les Romains, eux, bien armés et surtout très disciplinés, n’ont aucun mal à les repousser. Beaucoup de Bretons sont tués pendant la bataille, notamment Togodumnus, roi des Catuvellani.
Les survivants s’enfuient vers le nord, et se réfugient dans la ville de Camulodunum, actuelle Colchester, l’oppidum (lieu de refuge fortifié caractéristique de la culture Celtique) des Trinovantes, un autre clan majeur de l’époque.
Cependant, cette ville sera prise par Claudius lui-même.

Après cette victoire, 11 tribus se soumettent sans combattre, parfaitement conscientes qu’elles n’ont aucune chance. Parmi ces clans, certains réussissent à avoir leur part du gâteau.
Les Romains aiment beaucoup les « États-client ». Ces états, s’ils se soumettent, ont la garantie de pouvoir garder leur armée, leur chef, leur monnaie et d’être protégée par l’armée Romaine... En contre partie, le territoire conquis doit verser de lourdes taxes à Rome.

En 47, une grande partie de l’actuelle Angleterre est conquise, non sans quelques rebellions, notamment de la part des Iceni.
La prochaine cible est le Pays de Galles, composé de 4 tribus majeurs : Les Deceangli, les Ordovices, les Demetae et enfin les Silures (oui, comme les poissons) .
Toutes se rebellèrent mais la plus fervente, la tribu des Silures, établie au sud du Pays de Galles, s’allient aux Catuvellani et Caratacos devient leur chef.
Caratacos (Caratacus en latin et Caradog en gallois, oui oui c’est un des personnages historique qui a inspiré le Caradoc des légendes arthuriennes ! ) a perdu son frère, Togodumnus, pendant la bataille de Medway, autant dire qu’il a une furieuse envie de vengeance.
Cette alliance n’a qu’un but, reconquérir la Bretagne. Cependant Scapula, gouverneur Romain, ne l’entend pas de cette oreille et veut dissoudre cette dangereuse alliance.
Pour ce faire, il envoie 2 légions pour tenter de soumettre Caratacos. Le problème est, que si les Romains sont des guerriers extraordinaires, de part leurs tactiques très modernes, leurs compétences sont bien moins utiles lorsque l’ennemi attaque par surprise.
Les Bretons connaissent parfaitement la région et peuvent se cacher pour surprendre leurs ennemis pendant leurs déplacements.
Même la discipline romaine ne peut faire face à ces attaques, puisqu’il est impossible de manœuvrer en plein milieu d’une forêt, et surtout parce que la surprise provoque panique et incompréhension... Cette « guérilla » à la bretonne est une réussite pour les Catuvellani.

Malgré plusieurs victoires, Caratacos doit se retirer et céder le sud du Pays de Galles pour fuir, l’armée romaine, à leurs trousses, finissant par taper sur le système du chef de clan.
Il doit faire face ! Lui et ses hommes s’arrêtent donc au centre du Pays de Galles et attendent l’arrivée de l’armée de Scapula.
En haut d’une colline, les rugissements des Celtes sont si impressionnant que Scapula est terrifié, comme s’il a à faire à des bêtes sauvages fondant sur lui... Les soldats Romains avancent cependant, pendant que les Gallois leurs lancent des pierres.
Les Romains se protègent de leurs boucliers (formation de la tortue en force ! ) et continuent à marcher vers l’ennemi.
C’est l’extraordinaire armée Romaine qui finit par l’emporter, trop bien organisée, trop bien pensée pour être vaincue. Caratacos peut fuir mais sa famille (femme, frère et fille) est capturée, ainsi que d’autres hommes et femmes mis en esclavage ou exécutés. Il tente de chercher de l’aide auprès des Brigantes, un clan qu’il croit allié, mais qui le trahit.
Ces derniers l’emprisonnent et le livrent aux Romains. Il est envoyé à Rome avec sa famille pour subir un faux procès.

C’est Tacitus, un historien Romain, qui nous raconte le procès :
Alors que la mise à mort est prononcée pour la famille Bretonne et que la foule s’agglutine pour voir le sang couler, Claudius accorde à Caratacos une dernière parole. Devant tous ces romains, entouré de sa famille prête, tout comme lui, à être exécutée, voilà ce que le chef Gallois dit à l’empereur :
« Si ma modération dans la prospérité eût égalé ma naissance et ma fortune, j’aurais pu venir ici comme ami, jamais comme prisonnier, et toi-même tu n’aurais pas dédaigné l’alliance d’un prince issu d’illustres aïeux et souverain de plusieurs nations. Maintenant le sort ajoute à ta gloire tout ce qu’il ôte à la mienne. J’ai eu des chevaux, des soldats, des armes, des richesses : Est-il surprenant que je ne les aie perdus que malgré moi ? Si vous voulez commander à tous, ce n’est pas une raison pour que tous acceptent la servitude. Que je me fusse livré sans combat, ni ma fortune ni ta victoire n’auraient occupé la renommée, et même aujourd’hui mon supplice serait bientôt oublié. Mais si tu me laisses la vie, je serai une preuve éternelle de ta clémence. »  Tacitus, Annales, livres XII, 33-38

CAPTURE DE CARATACOS
Pour résumer, Caratacos explique qu’il n’est par n’importe qui. C’est un noble, un chef, qui tout comme l’empereur commande à des hommes et possède des biens et pouvant très bien devenir son allié si les Romains n’avaient pas insisté à recourir à la force.
Nul besoin d’asservir pour commander. Il explique aussi que c’est parce qu’il s’est opposé que Claudius a pu obtenir une plus grande renommée en mâtant ce rebelle. Mais s’il le tue, qui s’en souviendra ? Alors que s’il lui laisse la vie sauve, il rappellera à chaque instant la victoire de Claudius.
Ce discours, sauve le chef et sa famille, qui sont autorisés à vivre à Rome. Claudius prouve ainsi qu’il a le pouvoir suprême, celui de prendre ou de sauver une vie et celui de soumettre même les peuples les plus rebelles.

En 50, le successeur d' Aulus Plautius, Publius Ostorius Scapula livre une bataille décisive au lieu dit Caer Caradoc. Caracatus s'est retranché dans un terrain en collines, difficile d'accès pour les assaillants... Quand la pente est douce, des murs de pierre brute sont édifiés. Son armée est composée surtout de guerriers Ordovices complétés par des Silures.
Scapula  commande une troupe moins nombreuse et il est réticent devant l'assaut des lignes fortifiées Bretonnes, mais l'enthousiasme de ses légionnaires le fait changer d'avis.  Les légionnaires montent à l'assaut et traversent facilement  la rivière (probablement la Severn ou la  Teme) et subissent une pluie de projectiles.
Ils forment la tortue et démontent les pierres du rempart. Au corps à corps les Romains repoussent les Bretons qui se retirent et sont pris entre les légionnaires et les auxiliaires.
L'épouse et la fille de Caracatus sont capturées mais Caracatus s'échappe vers le nord et cherche un refuge chez les Brigantes. Scapula soumet les Icènes et les Brigantes puis fonde une colonie à Camalodunum, pour tenir en respect les Silures (dans le sud de l'actuel Pays de Galles).

En 51, la guerre se déplace vers l'Ouest, chez les Ordoviques (au Nord de l'actuel Pays de Galles). Cartismandua, la reine des Brigantes, au nord, livre, aux Romains, Caracatus venu se réfugier chez elle.
L'ÎLE D' ANGLESEY
L'un des buts de la campagne est d'éradiquer les risques de « fermentation anti-romaine » en Gaule, attribués aux druides. En venant en Britannia, les légionnaires pourchassent les druides dont une partie se réfugie dans l'île de Mona (actuellement Anglesey, dans la mer d'Irlande). Néron donne l'ordre de prendre ce repaire et d'éliminer ces « agitateurs ».
Le nouveau gouverneur Paulinus Suetonius, prépare soigneusement l'assaut et fait construire « des navires dont la carène est assez plate pour aborder sur une plage basse et sans rives certaines... L'ennemi borde le rivage : A travers ses bataillons épais et hérissés de fer, courent, semblables aux Furies, des femmes échevelées, en vêtement lugubres, agitant des torches ardentes, et des druides, rangés à l’entour, lèvent les mains vers le ciel avec d’horribles prières (Tacite) ».

L’idée de la conquête d’une terre jusque-là vierge est reprise 4 fois dans les 8 poèmes anonymes, connus sous le nom de Laus Caesaris et écrits sans doute pour être déclamés lors du triomphe de Claude : « La terre qui n’a encore jamais été violée par les triomphes Romains a succombé, César, sous le choc de ta foudre ».
Dans ces poèmes brefs de 4 à 10 vers maximum, la Bretagne, terre inconnue, revêt un caractère légendaire.
Sa soumission, évoquée par l’image du cou ployé, est tout autant célébrée que la victoire remportée sur l’Océan qui, autre fois hostile, est désormais un trait d’union entre des peuples jusque-là étrangers.
Pour les Romains, traverser l’Océan c’est franchir les limites du monde habité : les géographes antiques pensent en effet que la Manche fait partie d’un grand océan qui entoure l’œkoumène et borne ainsi le monde habité.
Les thèmes principaux de la Laus Caesaris la conquête de la Bretagne, la maîtrise de l’Océan et la domination universelle sont probablement une trace
de la réception des éléments mis en valeur par Claude et ont, d’une certaine manière, fixé le discours laudatif sur la conquête britannique. Une trentaine d’années plus tard, deux personnages de la tragédie prétexte l’Octavie, la nourrice et Octavie, reprennent ces idées.
Événement majeur pour Claude, la conquête de la Bretagne l’est également pour ses participants, qui contribuent à sa célébration. Dans une dédicace de statue élevée en l’honneur de P. Anicius Maximus, officier subalterne en Bretagne (préfet de camp de la deuxième légion Augusta), les Alexandrins rappellent
les succès qui lui valent l’obtention d’une couronne murale et d’une hasta pura
et célèbrent indirectement les exploits militaires de Claude. La victoire de Claude est également évoquée, de manière indirecte, dans l’inscription honorifique gravée par la cité d’Augusta Taurinorum, en Transpadane, en l’honneur de C. Gavius Silvanus. La campagne britannique représente donc une marque d’honneur qui peut être mise en avant dans une dédicace honorifique.
Le nom de Claude, même après sa mort, n’est pas un fardeau.
Les habitants des provinces de l’empire ont conscience de l’importance de cette victoire. Cherchant à montrer leur attachement au prince, ils la mettent en avant par la pierre ou le monnayage : L’arc triomphal élevé à Cyzique, le relief du Sebasteion d’Aphrodisias ou les monnaies frappées à Césarée de
Cappadoce représentant Claude sur un char triomphal l’attestent. Ces manifestations montrent néanmoins que contrairement à ce qui se passe à Rome, c’est la conquête de la Bretagne et non la maîtrise de l’Océan
qui est mise en avant dans les provinces.
L'EMPEREUR CLAUDE
Ce dernier aspect de l’idéologie Claudienne trouve ainsi peu d’échos dans le reste de l’empire, alors qu’il est au cœur de la mise en scène du pouvoir impérial à Rome. La maîtrise de l’eau par l'empereur Claude a non seulement franchi la Manche, mais il est surtout celui qui a dompté l’élément aquatique pour le bien des Romains. Il achève la construction de 2 aqueducs commencée sous Caligula, crée le port d’Ostie et tente d’assécher le lac Fucin pour mettre en valeur de nouvelles terres fertiles. Comme dans le cas de la victoire Britannique, l’empereur prend soin de rappeler qu’il réussit là où ont échoué ses
prédécesseurs, notamment César qui n’a pas osé entreprendre la construction du port d’Ostie et qui n’a pas eu le temps de réaliser ses projets pour le lac Fucin.
Ces travaux, qui renforcent et attestent dans un même mouvement sa légitimité impériale, sont dès lors mis en avant. L’arc de la via Lata est une des arches de l’ Aqua Virgo, exaltant ainsi en même temps la victoire Britannique, le franchissement d’ Oceanus, l’accroissement de la Ville et de l’empire et l’achèvement de l’aqueduc.
À côté de cette manifestation monumentale, 2 cérémonies permettent aussi cette célébration.
Lors d’une visite impériale à Ostie pour suivre les travaux du port, la présence fortuite d’une orque échouée dans le port permet à Claude, entouré une nouvelle fois de prétoriens, de mener personnellement une uenatio marine improvisée. Il offre alors à la foule présente, sûrement composée des habitants d’Ostie, mais aussi d’une partie de la cour qui accompagne Claude dans son déplacement, une manifestation de ses qualités guerrières lesquelles sont également célébrées lors de la naumachie de 51.
Cette dernière se déroule sur les bords du lac Fucin. Il s’agit d’un véritable combat naval qui prend l’allure d’une vaste reconstitution d’une bataille entre 2 grandes puissances maritimes du passé. Les Siciliens et les Rhodiens sont représentés par 19 000 prisonniers de droit commun condamnés à mort. Ils
sont répartis sur 100 navires, dont 24 trirèmes et quadrirèmes. Selon G.
Cariou, le spectacle a dû se dérouler dans la partie sud-occidentale du lac, à l’intérieur d’une arène longue de plusieurs kilomètres et de forme allongée. Le lieu du spectacle est circonscrit par une enceinte de navires reliés entre eux par une plate-forme et il est surveillé par des manipules et des escadrons de cohortes prétoriennes (Tac., Ann., 12.56.2).

Les spectateurs sont répartis, en arc de cercle, sur les rives, les collines et les montagnes (Tac., Ann., 12.56.3).

L’empereur et ses proches doivent être placés au cœur des célébrations, dans une loge aménagée pour l’occasion, à proximité de l’ouvrage hydraulique. Si elle est organisée pour célébrer en public l’inauguration de l’émissaire qui vise à le drainer et à l’assécher (Tac., Ann., 12.56.1 : quo magnificentia operis a pluribus
uiseretur), elle valorise également les bienfaits de Claude qui veille au bien-
être des Romains. Ce dernier s’affiche, en paludamentum (Tac., Ann., 12.56.
3 100), comme le chef des flottes de l’empire et rappelle donc,
de manière indirecte, son succès militaire transocéanique tout en exaltant la puissance cosmocratique de Rome sur terre et sur mer. Grâce aux monnaies, à l’architecture et aux cérémonies, Claude cherche ainsi à inscrire son principat dans la continuité du modèle Augustéen tout en prenant soin de montrer qu’il a réussi là où Auguste et ses prédécesseurs ont échoué.
Prince modéré et respectueux du Sénat, il a réussi à conquérir la Bretagne et
maîtriser la Manche, à la différence de César, Auguste et Caligula. Mais ce succès n’est mentionné que rapidement par les historiens du IIe siècle qui insistent au contraire sur ses faiblesses physiques et morales. Dans la tradition romaine, Claude n’apparaît pas comme un général victorieux : il est, dès sa mort, présenté comme l’archétype du prince manipulé par ses femmes et ses affranchis.


Caratacos — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Caratacos
Caratacos (latinisé en Caratacus) est un roi et chef militaire breton de la Bretagne insulaire qui a dirigé la résistance à la conquête romaine de la Bretagne par Claude I en 43 ap. J.-C. jusqu'à sa capture en 51.

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51-52. Selon P. Burgers, trois années concentrent plus des trois quarts des ..... e siècle – conservés aujourd'hui à Hever Castle, en Angleterre et au Musée du .... jeux de gladiateurs, des captifs bretons jouent leur propre défaite avant d'être ... en 51, après la capture de Caratacus –, un spectacle est organisé au Champ de ...

Caratacos : Le Vercingétorix British | Jellyfishthinks
jellyfishthinks.com › Histoire
18 févr. 2016 - Pour comprendre qui était Caratacos, il faut savoir quel était l'état de son ... Ces deux langues sont très similaires, les Bretons et les Gallois ...

EN REMONTANT LE TEMPS... 52

8 MARS 2017...

Cette page concerne l'année 52 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

ÉCARTÈLEMENT DE L’ARMÉNIE ENTRE LES PARTHES ET LES ROMAINS.

ARMOIRIES ANCIENNES DE L’ARMÉNIE
Durant cette période, Rome et les Parthes se disputent l'Arménie. Rome place d'abord des princes étrangers sur le trône. Au terme d'une période de luttes confuses qui va de 35 à 63, le duel entre Rome et les Parthes pour le contrôle de l'Arménie s'achève par un compromis (traité de Rhandeia) : l'Arménie a un souverain issu de la famille royale Parthe Arsacide mais reste alliée du peuple Romain. Au sommet d'une hiérarchie que l'on peut qualifier de féodale se trouvent les Nakhararq, grandes familles nobles, parmi lesquelles les Mamikonian et les Bagratouni jouent un grand rôle dans la suite de l'histoire Arménienne.
Chaque grande famille monopolise des offices héréditaires. En cas de guerre, elles fournissent un contingent au roi. Ces grandes familles survivent à la chute de la royauté en 428.

En 20 avant J.C., il signe avec Phraates IV un pacte d’amitié qui fixe l’Euphrate comme frontière entre les 2 empires. Comme gage de bonne volonté Phraates restitue les Aigles prises à Crassus en 53 et permet le retour des prisonniers Romains.
En échange Auguste offre à Phraates IV une esclave Italienne, Musa, qui épouse le roi et lui donne un fils, Phraataces. Musa intrigue et obtient que les autres fils de Phraates soient envoyés à Rome. Ensuite, pour ne pas déroger à des traditions maintenant bien établies, elle empoisonne son mari, puis épouse son fils Phraataces et s’empare ainsi du pouvoir en son nom... C’est la seule reine à figurer dans le monnayage parthe.

Un traité à Rhandeia signé en 63 par les Parthes et l'Empire Romain, à l'issue d'une guerre Arméno-Romano-Parthe née deux ans auparavant, signé à la suite de la défaite que les Romains subissent à la bataille de Rhandeia en 62.

TIRIDATES Ier
Lorsque Vonones Ier, le fils aîné de Phraates IV, revient de Rome pour assurer la succession (après le règne éphémère d’Orodes III) son comportement ouvertement occidentalisé a tôt fait de lui aliéner l’aristocratie Parthe qui avait fait appel à lui.
Sur ses monnaies le roi porte les cheveux courts, à la mode Romaine, et une légende circulaire fait état de son nom, comme sur les deniers Romains. De plus, en plaçant une victoire au revers au lieu du traditionnel roi assis tenant un arc, Vonones Ier se démarque totalement...

Une campagne contre les Parthes devenus complètement maîtres de l'Arménie est rapidement décidée à Rome. Le légat consulaire Gnaeus Domitius Corbulon est envoyé en Cappadoce et le légat de Syrie Ummidius Quadratus doit mettre 2 de ses 4 légions à sa disposition. La concentration se fait près de l'Euphrate. Hérode Agrippa II et Antiochus de Commagène sont mobilisés, mais la guerre est retardée car Corbulon déclare qu'il ne peut tirer aucun parti des troupes qu'on lui a envoyées... Relâchement de la discipline, longue période de paix, ces légions levées et cantonnées dans les provinces Grecques sont tout à fait démoralisées.
L'effectif des légions comprend des vieillards !, Corbulon renvoie beaucoup d'hommes affaiblis par l'âge ou les infirmités et en recrute davantage en Galatie et en Cappadoce. Les quartiers d'hiver sont déplacés dans les montagnes d' Arménie et l'armée est soumise à une discipline très dure. Les désertions sont nombreuses et très sévèrement punies. Corbulon réclame l'envoi d'une des meilleures légions d'Occident.. Mais Il ne se presse pas d'attaquer car sa mission est de laisser le trône d'Arménie à Tiridatès et de le contraindre à reconnaître la suprématie Romaine. Il entame des négociation avec Vologasos (Vologèse 1er) qui accepte de livrer des otages (peut-être ceux dont il craint la rivalité). La paix provisoire dure jusqu'en 58.

Tiridate I (ou Trdat, en Latin : Tiridates, en Arménien : Տրդատ Ա) est pour beaucoup de spécialistes le 1er souverain et le fondateur de la dynastie Arménienne Arsacide. Ses dates de règne aux différentes périodes sont encore assez imprécises du fait de la rareté des documents contemporains, les sources étant presque totalement Romaines.
Son début de règne en 53 est marqué par une brève interruption vers la fin de l'année, puis il reprend de 54 à 58 (on trouve aussi 54 à 60 ou 58 à 63), le règne s’interrompt de nouveau pour une période beaucoup plus longue de 58 à 62 et enfin reprend en 62 jusqu'en 73 (on trouve aussi 61 à 75 ou 66 à 72 ou 63 à 72).
Tiridate I est un des 5 fils du Roi Parthe, Vononès II (50-51) et d'une concubine Grecque, dont on ignore le nom et que certains donnent comme d'origine Thrace. Sa jeunesse, qu'il passe en Médie, alors gouvernée par son père au nom du Roi Gotarzès II (47-50), est largement méconnue.
Le nom de Tiridate signifie « donné par Tir », Dieu Arméno-Parthe de la littérature, des sciences et des arts trouvant son origine dans le Dieu Tishtriya (ou Tištrya ou Tistrya) avestique et fusionné avec l'Apollon Grec.

En 51, Rhadamiste (ou Rhadameste ou Radamisto, 51-53 et 54), fils du Roi Artaxiade d'Ibérie Aderk (ou Pharasman I ou Pharzman ou Farasmanes, 1-58) et époux de Zénobie, la fille de Mithridate d'Arménie (Donc sa cousine), détrône son beau-père en le faisant assassiner pour trahison, s'empare du pouvoir.
La même année, le Procurateur Romain de Cappadoce, Julius Paelignus (ou Julio Peligno), envahit l'Arménie et ravage le pays. Paelignus reconnaît toutefois Rhadamiste en tant que nouveau Roi d'Arménie.
Ce dernier ne règne pas longtemps, attaqué à son tour par le Roi Parthe, Vologèse I (51-77/78) qui envahit à son tour l'Arménie. Il prend Artaxata, en 53 et fait proclamer Roi son frère, Tiridate I.
Cette action viole une nouvelle fois le traité conclut entre l'Empereur Romain Auguste (27 av.J.C-14) et le Roi Parthe, Phraatès IV (38-2 av.J.C), qui attribue aux Romains le droit de désigner et de couronner les Rois d'Arménie. 
Vologèse I considère pour sa part que le trône d'Arménie était jadis la propriété de ses ancêtres et qu'il est maintenant occupé par un usurpateur à la suite d'un crime. Mais une épidémie hivernale et une insurrection menée par son fils Vardanès II (55-58) l'obligent à retirer ses troupes d'Arménie, permettant à Rhadamiste de revenir la même année et de punir les nobles locaux, pro-Parthe, en tant que traîtres. Au début de l'année 54, ces derniers se révoltent et le remplacent de nouveau par Tiridate I. Rhadamiste fuit alors l'Arménie et se réfugie dans les États de son père. 

MYTHRA
Dans un accord pour résoudre le conflit Romano-Parthe pour la main mise sur l'Arménie, Tiridate I est confirmé Roi d'Arménie par l'Empereur Romain Néron (54-68). Même si cela fait de l'Arménie un vassal de Rome, diverses sources Romaines contemporaines pensent que Néron a de facto cédé l'Arménie aux Parthes... L'accord entre l'Empereur Romain et ces derniers stipule que le Roi d'Arménie est lié aux 2 Empires. Il est, comme cela avait déjà été prévu dans l'accord passé entre l'Empereur Romain Auguste et le Roi Parthe, Phraatès IV, choisit dans la famille Arsacide du Roi des Parthes, mais couronné par les Romains.
 

Le premier à inaugurer la longue listes des Rois Arsacides est donc Tiridate I qui en plus d'être Roi, est aussi Prêtre Zoroastrien et sera accompagné par d'autres Mages dans son voyage à Rome en 66. (Au début du XXe siècle, Franz Cumont spécule que Tiridate I a joué un rôle dans le développement du culte de Mithra, qui à son avis, a Romanisé le Zoroastrisme. Cette théorie a été aujourd'hui réfutée par les spécialistes).


Corbulon général de Néron envoie un centurion Romain du nom de Casperius au camp de Vologèse I à Nisibe (ou Nisibis ou Nusaybin ou Nisibia ou Nisibin, ville dans la province de Mardin, au Sud-est de la Turquie), située à environ 40 km de Tigranocerta avec la demande de lever le siège de la ville.
En raison d'une épidémie et de la pénurie de fourrage pour ses chevaux Vologèse I accepte de relever le siège de Tigranocerta et demande à ce que l'Arménie lui soit rattachée afin de parvenir à une paix ferme. exigeant que les troupes, aussi bien Romaines que Parthes, évacuent l'Arménie, que Tigrane VI soit détrôné et que Tiridate I soit reconnu... Le gouvernement Romain refuse d'adhérer à cet arrangement et envoie Lucius Caesennius Paetus, Gouverneur de Cappadoce, régler la question en mettant l'Arménie sous l'administration directe des Romains.
Cependant Paetus subit une humiliante défaite à la bataille de Rhandeia (ou Randeya) en 62, qui implique la destruction de la XIIe légion Fulminata, commandée par Calvisius Sabinus (ou Calvisius Sabino) et la IVe Scythica commandée par Funisulanus Vettonianus (ou Funisulano Vetoniano).
Le commandement des troupes revient à Corbulo, qui l'année suivante à la tête d'une importante armée entre en Arménie et pratique l'élimination de tous les Gouverneurs régionaux soupçonnés être pro-Parthe.

À l'emplacement de la bataille de Rhandeia (ou Randeya), où il bat les Romains, Tiridate I lance un appel à Corbulon en vu d'un accord de paix. Lorsque le Roi arrive au camp Romain, il retire son diadème royal et le place sur le sol près d'une statue de Néron.
Corbulon accepte en retour de le recevoir à Rome. Tiridate I est reconnu comme le Roi d'Arménie, vassal des Romains. Une Garnison Romaine reste dans le pays de façon permanente... Corbulon accompagne Tiridate I à Rome afin d'attester de sa fidélité à Néron.

En Octobre de la même année a lieu la première rencontre entre Néron et Tiridate I à Neapolis (ou Naples). L'Empereur ordonne la tenue de jeux en l'honneur de son hôte, qui démontre ses talents d'archer.

« Ô maître, descendant d’Arsace et frère des rois Vologèse et Pacorus, je me reconnais ton esclave. Et je suis venu à toi, ô mon dieu, pour t’adorer tout comme j’adore Mithra. La destinée que tu as filée pour moi sera mienne, car tu seras ma Fortune et mon Destin. »
Ce à quoi Néron répond : « Oui, tu as bien fait de venir à moi en personne, c’est dans une telle rencontre face à face que je peux répandre ma grâce sur toi. Car ce que ni ton père ni tes frères ne t’ont légué ou donné, moi je t’en fais le don. Je te proclame roi d’Arménie, afin que toi et les tiens comprennent que j’ai la puissance de reprendre les royaumes tout comme j’ai celle de les donner ».

Tiridate gravit alors les marches de la plate-forme et met genou en terre, tandis que Néron pose le diadème royal sur sa tête, le relève, l'embrasse et le fait asseoir à ses côtés, sur un siège plus bas (quand même). Entre-temps, la foule acclame les souverains alors qu'un préteur lui traduit les mots de Tiridate, qui s'est exprimé en grec.
Selon Pline l'Ancien, Tiridate instruit Néron des cérémonies des mages (magicis cenis). Tacite mentionne également que le monarque Arménien s'intéresse aux coutumes romaines.
CORBULON
Les festivités publiques continuent un certain temps. L'intérieur du théâtre de Pompée et ses pièces d'ameublement sont dorés spécialement pour l'occasion, raison pour laquelle cette période est appelée par la suite « les jours d'or ». Pendant la journée, Rome s'orne de pourpre en protection du soleil, et Néron prend part à une course de chars. Le soir, il chante et joue de la lyre, accompagné à la cithare.
Tiridate est étonné et dégoûté par l'arrogance de l'empereur, ce qu'il confie à Corbulon, qu'il admire.
Pour commémorer ces événements, le Sénat octroie à Néron les lauriers et le titre d'Imperator. Aucune fête d'une telle ampleur et d'une telle splendeur n'est rapportée dans l'histoire de Rome. En plus des coûts faramineux des festivités, le Trésor supporte les frais occasionnés par le voyage et le séjour de Tiridate... En outre, Néron lui offre 50 millions de sesterces
La paix prévaut alors dans l'empire, et Néron referme les portes du temple de Janus, signe de paix universelle.
Lorsqu'il repart pour l'Arménie, Tiridate emmène avec lui un grand nombre d'architectes et d'artisans pour la reconstruction d'Artaxata, qu'il renomme Neronia en l'honneur de l'empereur il embellit également la résidence royale de Garni de colonnades et de riches monuments ainsi que d'un nouveau temple. Le commerce croît, permettant à l'Arménie de sécuriser son indépendance par rapport à Rome.
Celle-ci considère l'Arménie comme un allié fidèle, même après la mort de Néron et durant le règne de Vespasien en Orient.

Après un voyage de 9 mois, où il est accompagné de sa famille et d'une représentation de la noblesse Arménienne, escorté par 3 000 soldats, Tiridate I rejoint sa capitale.


Rome peut maintenant compter sur l'Arménie comme un allié loyal. La paix est une victoire considérable pour la politique de Néron. Il devient très populaire dans les provinces orientales de Rome, même auprès des Arméniens et des Parthes.
Le nom de la XIIe Légion Fulminata, découvert gravé sur une montagne de Gobustan (Azerbaïdjan moderne), témoigne de la présence de soldats Romains au delà les rives de la mer Caspienne en 89, ce qui correspond à l'inscription Romaine la plus lointaine connue à ce jour.




Tiridate Ier d'Arménie — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tiridate_Ier_d%27Arménie
Tiridate Ier (en arménien Տրդատ Ա) est un roi d'Arménie ayant régné de manière discontinue entre 53 et 72 apr. J.-C. Fils du roi parthe Vononès II, il est le ...
Ascension · ‎Guerre contre Rome · ‎Séjour à Rome · ‎Paix avec Rome et fin de règne

(ARSACIDES) Tiridate 1er - Free
daniel.derigal.free.fr/Oxygene%202014/n218063.htm
(ARSACIDES) Tiridate 1er. Arbre d'ascendance · Chronogramme Père : (ARSACIDES) Vononès II (4592941098615296) (-11 - 50) (Age à la naissance de ...

Tiridate I - Antikforever
www.antikforever.com/Asie_Mineure/Armenie/tiridate_I.htm
Son origine. Tiridate I (ou Trdat, en Latin : Tiridates, en Arménien : Տրդատ Ա) fut pour beaucoup de spécialistes le 1er souverain et le fondateur de la dynastie ...