samedi 1 avril 2017

EN REMONTANT LE TEMPS... 80

10 FÉVRIER 2017...

Cette page concerne l'année 80 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

LES MYTHES NÉS DE LA MORT MYSTÉRIEUSE DE NÉRON

LIVRE SUR LES FAUX NERON
En 79 dans la province Romaine de Syrie, 11 ans après la mort de Néron, sous le règne de l'empereur Titus, le gouverneur Céion, nouvellement nommé en poste à Antioche se heurte à Varron, un ex-sénateur banni de Rome par les successeurs de Néron.
Dévoré d'une grande ambition personnelle, Varron propulse sur le devant de la scène politique un homme de paille, le potier Terence - sosie de Néron - pour faire croire au retour de l'empereur défunt et tirer profit du ressentiment des royaumes d'Orient sous domination Romaine.

Tacite manque aussi de parole... Il a promis de nous documenter, dans le courant des Histoires, sur les différents faux Néron qui tentent de s'approprier l'empire après la mort du vrai (Hist. II, 8). Mais, « par la suite il ne s'en souvient pas. » M. Walter ignore-t-il donc que nous n'avons plus qu'un fragment des Histoires, et que ce fragment arrête le récit des événements en l'an 70, alors que les entreprises des faux Néron, subséquentes à celle racontée à l'endroit cité, datent, selon sa propre estimation, des années 80 ?

L'époque de Néron est une des plus intéressantes de l'histoire ancienne, elle marque le début de la crise de l'Empire Romain et voit les premières épreuves d'une religion nouvelle qui va conquérir le monde entier.
L'empereur Tiberius Claudius Nero, dernier de la dynastie julio-claudienne, est un personnage fort controversé. Dès l'Antiquité, il est considéré comme un des plus odieux empereurs Romains, prototype du tyran criminel et vicieux.
Cette opinion domine toute l'historiographie classique et moderne, notamment parce que les historiens chrétiens adoptent la vision négative de Néron exprimée par Tacite et Suétone.

Contrastant avec cette opinion officielle, on remarque la grande popularité de Néron auprès du peuple de son temps, et spécialement auprès des peuples de l'Orient. Ce phénomène prend de multiples formes, dont le mythe du « retour de Néron », croyance qui surgit immédiatement après sa mort et qui survit jusqu'au Moyen Age.
On a cherché ces derniers temps à réhabiliter Néron, ce qui a abouti en partie à une remise en cause de l'œuvre de Tacite, créateur de l'image déjà connue de Néron, mais les auteurs qui ont écrit sur Néron n'ont pas accordé beaucoup d'attention au mythe mentionné.
Ce mythe constitue non seulement une réaction de la population qui a profité à l'époque de la politique de l'empereur, mais aussi l'expression d'un état d'esprit caractéristique de la période : L'esprit messianique.

Il suffît de mentionner l'empereur Frédéric « Barberousse » d'Allemagne et la Pucelle d'Orléans en France. Beaucoup d'imposteurs prennent le nom, de Louis XVI, du duc de Reichstadt, etc., et, jouant sur la popularité de ces personnages, morts dans des circonstances peu claires, ou dramatiques cherchent à exploiter la croyance populaire...

La confusion qui entoure la mort de Néron contribue aussi à la naissance du mythe de son retour, que suit en peu de temps l'apparition de « faux Néron ». L'originalité de ce mythe réside dans le fait qu'il connaît plusieurs versions différentes.
Dans le monde hellénistique, Néron est attendu comme un héros victorieux, dont on espère qu'il rétablira la suprématie de l'Orient sur l'Occident.
Par contre, pour les chrétiens il est une figure odieuse, l'agent de l'Antéchrist, ou celui-ci même.
Dans la légende juive, il joue un rôle tantôt négatif, tantôt presque sympathique.

Surgi au commencement de l'ère chrétienne, ce mythe rappelle, dans beaucoup de ses détails, la mythologie messianique, il devient même une partie de cette mythologie.
LES ATTRIBUTS DE MITHRA
Les données sur la version originelle du mythe de Néron ne sont pas très détaillées. Ce qu'on peut dire avec certitude, c'est que les éléments mystiques en sont absents. Le noyau original est fondé sur la croyance populaire que Néron n'est pas mort, mais que, caché quelque part (chez les Parthes), il ne doit pas tarder à réapparaître à la tête d'une armée pour vaincre les conspirateurs et rentrer victorieusement à Rome.
Cette croyance, stimulée par la nouvelle de l'apparition d'un « faux Néron », trouve vite une large audience.

La personnalité de Néron inégale, certaines tares psychiques, le font plus cruel que les autres. L'imagination aidant, il devient un des prototypes du « mauvais empereur », tout comme un Titus ou Trajan sont de « bons empereurs ».
Pour expliquer donc l'apparition du mythe du « retour de Néron », il faut aller plus en profondeur.
C'est un trait caractéristique de la personnalité de Néron que son inclination marquée pour l'Orient hellénistique, son désir de réaliser les principes de l'hellénisme dans tout l'Empire... Cela provoque naturellement en retour la sympathie des peuples de l'Orient pour Néron.
Le titre de « Jupiter Liberator » qu'il reçoit en Grèce n'est pas une simple formule, pas plus que les prédictions des astrologues selon lesquelles un nouvel empire doit survenir pour Néron en Orient.
Néron se fait aimer aussi par la plèbe de Rome qui le considère comme son patron, son protecteur contre les riches, mais aussi contre les voleurs et les criminels. (cette fascination pour les tribuns beaux parleurs aux promesses mensongères n'est pas prête de se terminer. Voir au XXe siècle ces harangueurs de foules qui nous ont menés au désastre, et encore aujourd'hui dans cette campagne présidentielle dévoyée seuls tirent leur épingle ceux qui savent parler d'une voix forte assénant des vérités et contres-vérités dans la même phrase, mais avec tant d'aplomb et de persuasion que le bon peuple en est tout ébaubi !) Après sa mort, ses soldats acceptent Othon comme empereur, seulement parce que celui-ci fait valoir sa « parenté » avec Néron et entreprend de restaurer ses statues.

Pourtant Néron n'a pas à Rome le succès qu'il rencontre en Orient., Sa politique d'hellénisation n'est pas comprise. E. Cizek est d'avis que le néronisme devance son temps : Ni la conjoncture, ni les forces sociales ne sont favorables aux intentions de Néron.
Par contre, ses liens avec le monde Oriental sont très forts. Ses relations avec les Parthes sont tellement bonnes, qu'au moment de sa chute il envisage de s'enfuir chez eux.

Deux « faux Néron » y trouvent, en fait, asile :
C'est dans ce contexte qu'il faut analyser la cérémonie du couronnement du roi Tiridate d'Arménie. Ce roi appartient à une dynastie achéménide. Au cours de la cérémonie, il adresse à Néron l'épithète ď« émanation de Mithra ». Or, la signification de cette scène peut être plus profonde qu'on ne le pense...
P. Prigent la considère comme la cause de la popularité de Néron en Orient.
J.-J. Collins pense que cette assimilation au dieu du Soleil peut créditer Néron d'un certain degré de pouvoir surnaturel.
P. Cumont souligne que la scène est analogue aux bas-reliefs mithriques dans lesquels le dieu remplace sur la tête de Hélios la tiare par la couronne de rayons.

Il est significatif que sur les monnaies que Néron fait battre en 64. son effigie apparaît avec une coiffure changée et avec la couronne de rayons.

Néron ne fait que continuer la politique de Rome en Orient, en essayant de faire mieux. Il réussit à conclure une paix plus ferme avec les Parthes, ce qui lui permet de stabiliser la situation dans la région. C'est dans le même sens qu'il pense à une expédition dans le but de fermer les « Portes du Caucase » à la pénétration des peuples nomades du Nord. Puisque les Parthes sont eux-mêmes intéressés à une telle action, il est logique de penser qu'elle doit être commune.
En cherchant des solutions à la crise politique qui se profile dans l'Empire, Néron tente d'utiliser la religion comme l'a fait Auguste. Il est conduit en ce sens par son maître Sénèque qui, loin d'être l'idéologue du « despotisme éclairé » des Antonins, envisage une structure politique bien moins libérale pour l'Empire. Le philosophe Romain préconise l'attribution de pouvoirs surnaturels à l'empereur et annonce en même temps le retour de « l'âge
d'Or ». Sous cette influence Néron cherche à se forger une image nouvelle, imbue d'éléments mythologiques, spécifiques pour cette région et, en premier lieu, des traits du dieu-Soleil.

Sans liaison apparente avec ces considérations de politique intervient un autre élément qui contribue à la formation du mythe du retour de Néron. C'est la tradition très antique du conflit entre Occident et Orient, qui dans son évolution a connu des formes diverses. On considère souvent que les sources de cette tradition remontent au conflit entre les Grecs et les Perses.

Le même mythe apparaît dans la prédiction attribuée à Hystaspe et dans celle qui fixe la Judée comme lieu de naissance du futur conquérant du monde.
Dans la version originelle.
Le personnage terrestre est remplacé par une figure fantastique, qui joue un rôle symbolique dans une atmosphère apocalyptique, la place du héros est prise par un monstre, représentant du Mal. D'où provient cette transformation ?
Néron dans l'Apocalypse de Saint Jean

La version chrétienne du mythe du retour de Néron provient — sur ce point les chercheurs sont d'accord de l'Apocalypse de Saint Jean. Mais la date d'apparition de cette œuvre n'est pas sûre. Il y a 2 opinions : D'après la première, l'Apocalypse attribuée à Jean de Patmos est écrite dans la période critique qui suit la mort de Néron, en 68 ou 69 de l'ère chrétienne, la deuxième opinion situe la date de la naissance de cette œuvre autour de l'année 95.

D'autre part, la date 69 de l'ère chrétienne est, elle aussi, soutenue par une évidence externe : Le titre de la version Syriaque du livre. Rien ne justifie le rejet pur et simple de cette date. Elle coïncide avec le moment de la crise de l'Empire, survenue après une période de stabilité. Elle s'accorde aussi avec l'identification de la Bête avec Néron...

La nouvelle de la mort de Néron arrive, très probablement, en même temps que celle de l'apparition du « faux Néron ». Cela explique très simplement comment le mythe du retour de Néron pénètre dans l'Apocalypse. L'imagination enflammée de l'auteur fait le reste.
Du mythe « historique » sort une histoire fantastique. Ainsi prend naissance la version juive du mythe. Dans cette version, Néron devient un personnage entièrement négatif, le symbole du Mal, l'envoyé de Satan.




Ainsi s'explique le caractère si fortement négatif que prend le mythe du
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« retour de Néron » dans la littérature Juive. Dans la vision des cercles extrémistes, Néron n'est qu'un nouvel avatar du persécuteur éternel, coupable d'avoir tenté de monter sur le trône de Dieu. La même vision caractérise le motif du retour de Néron dans les Oracles sibyllins mais ici, il est intégré dans la tradition, celle du conflit entre Orient et Occident.

La présence de Néron dans cette tradition n'est point fortuite. Ce conflit a pris plus d'envergure après l'apparition de Rome en Asie. L'attraction que l'Orient exerce sur les Romains est prouvée par les rumeurs circulant sur l'intention de Jules César de transférer la capitale à Troie ou à Alexandrie, et aussi par la tentative d'Antoine de bâtir un nouvel Empire en Égypte...

En réalité la communauté de Rome souffre peu et devient très rapidement un des centres du christianisme.
Dans ces conditions, le mythe du « retour de Néron » joue dans la tradition chrétienne un tout autre rôle que dans la tradition juive. Le motif de la destruction du Temple s'estompe, la place centrale est prise par la figure de Néron l'Antéchrist, agent de Satan. Les auteurs chrétiens des siècles suivants font de lui l'annonciateur de la venue du Jugement Dernier, le mythe de son retour servant à souligner le caractère catastrophique de cet événement. Tout cela n'a plus de liaison avec l'incendie de Rome et la persécution qui s'ensuit.

Une tout autre évolution du mythe néronien a lieu dans la tradition juive. Tout en continuant d'être le coupable principal de la destruction du Temple et de l’État juif, Néron devient un personnage plus réel, doté d'une histoire significative pour la vision juive sur les événements du passé. Selon la légende, Néron vient en Judée après le commencement de la guerre mais, apprenant que Dieu veut le détruire, il s'enfuit et devient prosélyte juif. Rabbi Meir aurait été son descendant.

Le mythe du « retour de Néron» est un phénomène très caractéristique, tant pour l'atmosphère générale du monde antique au Ier siècle de notre ère, que pour la façon dont la spiritualité aussi bien juive que chrétienne trouve sa place dans cette atmosphère. Il se produit un processus de fusion entre religion et politique, la première devenant un moyen d'expression et de réalisation des idées, des attitudes et des actions politiques. C'est de ce processus que naît le messianisme, non comme une inspiration soudaine d'un personnage quelconque, mais comme le résultat d'une évolution longue et complexe.
Le messianisme est la réponse aux besoins réels de changement et de catharsis, nés de l'état d'oppression et de conflit qui caractérise la société.
La place centrale dans la croyance messianique est occupée par l'attente du retour du Sauveur et de la restauration d'un état passé de bonheur et de justice.

Dans cette atmosphère, le mythe du « retour de Néron » est un des symptômes de la crise qui s'annonce. Dans sa version initiale, il exprime l'espérance d'une grande partie de la population de l'Orient dans la chute de l'Empire de Rome. Néron personnifie cette espérance, parce qu'il réunit dans sa figure la prédilection pour l'Orient, la politique religieuse qu'il mène et sa fin tragique et mystérieuse.
Dans toutes les versions, le mythe du « retour de Néron » constitue une expression de l'atmosphère eschatologique et messianique qui règne en Orient au Ier siècle de notre ère.
Le retour de Néron devient ainsi une sorte de moquerie, une imitation satanique de l'apparition du Sauveur.

Cette popularité, dont il n’y a pas trop lieu d’être surpris, a, en effet, une singulière conséquence.
Le bruit se répand que l’objet de tant de regrets n’est pas réellement mort. Déjà du vivant de Néron, on a vu poindre, dans l’entourage même de l’empereur, l’idée qu’il est détrôné à Rome, mais qu’alors commence pour lui un nouveau règne, un règne oriental et presque messianique. Le peuple a toujours de la peine à croire que les hommes qui ont occupé longtemps l’attention du monde soient définitivement disparus.
La mort de Néron à la villa de Phaon, en présence d’un petit nombre de témoins, n’avait pas eu un caractère bien public. Tout ce qui concerne sa sépulture se passe entre 3 femmes qui lui sont dévouées, Icélus presque seul a vu le cadavre, il ne reste rien de sa personne qui soit reconnaissable. On peut croire à une substitution, les uns affirment qu’on n’a pas trouvé le corps, d’autres disent que la plaie qu’il s’est faite au cou a été bandée et guérie.
Presque tous soutiennent que, à l’instigation de l’ambassadeur Parthe à Rome, il s’est réfugié chez les Arsacides, ses alliés, ennemis éternels des Romains, ou auprès de ce roi d’Arménie, Tiridate, dont le voyage à Rome en 66 a été accompagné de fêtes magnifiques.

Là, il trame la ruine de l’empire... On va bientôt le voir revenir à la tête des cavaliers de l’Orient, pour torturer ceux qui l’ont trahi.
Ses partisans vivent dans cette espérance, déjà ils relèvent ses statues, et font même courir des édits avec sa signature.
Les chrétiens, au contraire, qui le considèrent comme un monstre, en entendant de pareils bruits, auxquels ils croient en tant que gens du peuple, sont frappés de terreur. Les imaginations dont il s’agit durent fort longtemps, et, conformément à ce qui arrive presque toujours en de semblables circonstances, il y a plusieurs faux Néron. On verra bientôt le contre-coup de cette opinion dans l’Église chrétienne et la place qu’elle tient dans la littérature prophétique du temps.
L’étrangeté du spectacle auquel on assiste laisse peu d’âmes tranquilles.
On a poussé la nature humaine aux limites du possible, il reste le vide au cerveau qui suit les accès de fièvre partout des spectres, des visions de sang. On raconte qu’au moment où Néron sort de la porte Colline pour se réfugier à la villa de Phaon, un éclair lui donne dans les yeux, qu’en même temps la terre tremble, comme si elle s'était entr’ouverte et que les âmes de tous ceux qu’il a tués soient venues se précipiter sur lui. Il y a dans l’air comme une soif de vengeance.

Après le suicide de Néron en juin de l'an 68, plusieurs faux Néron sont apparus entre l'automne 69 et le règne de l'empereur Domitien.
La plupart des chercheurs postulent qu'ils ont été au nombre de 2 ou 3. Il sont le résultat du mythe du Nero Redivivus.
La croyance a pu être entretenue par les circonstances inhabituelles de la mort de l'Empereur, qui, contrairement aux autres empereurs Julios-Claudiens, n'a pas été inhumé dans le mausolée d'Auguste...

Le premier faux Néron est apparu à l'automne 68 ou au début de l'hiver 69 dans la province Romaine de Achaïe (aujourd'hui la Grèce). La visite par Néron de cette contrée en 66–67 dans le cadre des Jeux panhelléniques a peut-être eu une influence sur l'appui qu'il a obtenu.
Tacite attribue le phénomène à la nature crédule et rétive des Grecs.

Toujours selon Tacite, l'imposteur est soit un esclave de Pontus, soit un homme libre d'Italie.
L'historien ne donne pas beaucoup de détails sur les débuts de l'imposteur. Il raconte que le faux Néron a réuni un groupe de déserteurs et qu'il a pris la mer.
Le groupe a rencontré une tempête et s'est échoué sur Kythnos, une petite île des Cyclades. À cet endroit, il a commis des actes de piraterie, attaquant des marchands, volant leur marchandises et armant leur esclaves.
Le faux Néron a également fait courir le bruit qu'il désire recruter des soldats Romains pour se rendre en Italie.

Le successeur de Néron, Galba a probablement donné pour tâche à Calpurnius Asprenas de le débarrasser de l'imposteur alors qu'il part pour gouverner les provinces de Galatie et Pamphylie. L'imposteur tué, Asprenas fait faire à sa tête le tour de l'Asie, avant de la rapatrier à Rome...

Le 2e faux Néron est apparu lors du règne de Titus. Asiatique du nom de Terentius Maximus, il obtient plusieurs supporteurs de l'Euphrate à Parthie, où il s'enfuit et tente d'obtenir du soutien.
Le roi Artaban III, en froid avec Titus, reçoit l'imposteur et prépare son voyage vers Rome. Il sera exécuté lorsque sa vraie identité sera dévoilée...
OU DU DIABLE (RIEN A VOIR AVEC PEACE AND LOVE)

Le 3e faux Néron est apparu 20 ans après la mort de Néron, lors du règne de Domitien. Soutenu par les Partiens, ceux-ci ont défendu ce dernier au point de presque entrer en guerre.


Le mythe de Néron. De l'Apocalypse de saint Jean au Talmud de ...
www.persee.fr/doc/rhr_0035-1423_1989_num_206_1_1854
de M Bodinger - ‎1989 - ‎Cité 11 fois - ‎Autres articles
Cette croyance, stimulée par la nouvelle de l'apparition d'un « faux Néron » .... Il réussit à conclure une paix plus ferme avec les Parthes, ce qui lui permit de ..... Les sources principales sont : Tacite, Hist., II, 8-9 ; Suétone, Nero, 57 ; Dion ...

Faux Néron — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Faux_Néron
Après le suicide de Néron en juin de l'an 68, plusieurs faux Néron sont apparus entre l'automne 69 et le règne de l'empereur Domitien. La plupart des ...
Termes manquants : parthes

EN REMONTANT LE TEMPS... 81

LE 9 FÉVRIER 2017...


Cette page concerne l'année 81 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

TITUS OU QUAND LE DIABLE SE FAIT ERMITE.

Titus (latin : IMPERATOR•TITVS•CAESAR•VESPASIANVS•AVGVSTVS) (30 décembre 39 – 13 septembre 81), appartenant à la dynastie des Flaviens, empereur Romain, de 79 à 81.
Célèbre pour la prise de Jérusalem, en 70.
Pour commémorer cette victoire, son frère Domitien, devenu empereur, fera ériger l'Arc de Titus, lequel est toujours en bon état de conservation...

Né à Aquae Cutiliae en Sabine ou à Rome selon l'historien Suétone, il est le fils de Vespasien descendant descend d'une famille de notables municipaux : Son grand-père faisait partie de l’ordre équestre dans la région de Rieti. C’est après la naissance de Titus que les Flaviens prennent une place notable dans le cercle impérial grâce à l’avènement de l’empereur Claude, qui permet leur protection par l’affranchi Narcisse. Titus est élevé dans la cour impériale aux côtés du fils de Claude, Britannicus, bénéficiant d’une éducation raffinée dans un milieu de luxe, apprenant les lettres grecques et latines enseignées par son précepteur Sosibius...
Il meurt à Réate, en Sabine, vers le milieu de 81.

Titus fait ses premières armes en Germanie, puis il accompagne son père en Bretagne, où il lui sauve la vie...
Après avoir exercé la questure à Rome, il accompagne Vespasien pour la Judée en 66. Mis à la tête d'une légion, il s'empare de Jaffa, et contribue à la prise de plusieurs autres villes de Palestine.
Après la chute de Néron et l'avènement de Galba, Vespasien l'envoie à Rome pour assurer le nouvel empereur de son obéissance, mais Titus, ayant appris en route le meurtre de Galba et la proclamation d'Othon, revient en toute hâte vers son père.
Quelques mois plus tard, Vespasien est salué empereur en Orient, et Titus est chargé de terminer la guerre de Judée, pendant que son père va prendre possession du pouvoir à Rome (69). 

Nommé consul l'année suivante, Titus pousse avec vigueur le siège de Jérusalem. Il entre dans la ville au mois de septembre 70, le temple des Juifs est brûlé et beaucoup d'habitants sont emmenés en esclavage ou massacrés. Après avoir reçu la soumission du roi de Parthes, Titus se dirige vers Rome, où il célèbre avec son père un magnifique triomphe.

Dès lors il est associé à l'empire, et la puissance tribunicienne lui est conférée. Censeur en même temps que Vespasien, il procède en 73-74 au dernier dénombrement officiel des citoyens Romains. Le 23 juin 79, il succède à Vespasien.

Son règne ne dure que 2 ans... Sur le trône, Titus fait preuve de grandes qualités. Il déclare qu'il a perdu sa journée lorsqu'il n'a pas fait une bonne action.
Il refuse d'écouter les délateurs et ne poursuit personne pour crime de lèse-majesté. Pour ne pas choquer les préjugés Romains, il renonce à épouser la princesse Juive Bérénice, qu'il aime et dont il est aimé.

Malheureusement de terribles catastrophes s'abattent alors sur Rome et sur l'Italie...
A peine Titus est-il monté sur le trône que se produit l'éruption du Vésuve, qui ensevelit sous les cendres et les laves Pompéi et Herculanum (79).

En 80, Rome est à demi détruite par un incendie qui dure trois jours et qui dévore de nombreux monuments, entre autres le Capitole, le Panthéon, le théâtre de Pompée, les Thermes d'Agrippa.

Comme, au même moment, une épidémie (de peste ?) frappait l'Italie, le malchanceux a pu attraper cette maladie et en mourir… À moins que son frère, le sournois Domitien, impatient de monter sur le trône, n'ait abrégé les jours de son valétudinaire aîné !

Titus s'efforce de réparer ces désastres, il achève ou entreprend à Rome la construction de nombreux monuments, tels que le Colisée, les Thermes et l'Arc de triomphe qui portent son nom.

Il a été appelé « les délices du genre humain ». Il est certain que Titus fait preuve en maintes circonstances d'une bonté réelle et qu'aucune mauvaise action ne pèse sur la mémoire de son règne. Mais celui-ci a été vraiment trop court pour qu'on puisse apprécier en toute certitude la valeur de l'homme et le caractère du souverain.
Il accède à la pourpre le 23 juin 79, à l'âge de 39 ans. On connaît ses amours avec Bérénice, elles sont secondaires.
En tant que souverain, il se conduit comme un vrai monarque : Il écarte Domitien (son frère), vénère des divinités orientales qui renforcent le culte impérial (Isis), et il agit en tout avec prodigalité.
Mais, pour montrer son sens de la mesure et apaiser le Sénat, il fait poursuivre les délateurs et refuse les procès de majesté. L'empereur se montre secourable.
Dans les provinces, de nombreuses bornes milliaires attestent son souci du réseau routier. Il meurt le 13 septembre 81, les raisons de ce décès restent encore mystérieuses...

Montant sur le trône à la mort de Vespasien, c'est la première fois depuis le coup d'état légal d'Auguste qu'une succession de type dynastique, de père en fils, a lieu… Et il n'y en aura plus d'autre avant un siècle !

Malheureusement, les dits vieux historiens ont « exagéré » pour mieux opposer un Titus, parangon de toutes les vertus, à son frère et successeur Domitien.

Ce qui est sûr, c'est que les plus dévots et superstitieux d'entre les Juifs ne manquent certainement pas de voir dans la fin prématurée de l'empereur Titus le juste châtiment d'un sacrilège. N'a-t-il pas, lors de la chute de Jérusalem, pénétré dans le Saint des Saints du Temple, ce lieu où seul le grand-prêtre en exercice, et seulement une fois chaque année, a le droit d'entrer ?... Une malédiction de Toutankhamon avant la lettre ! 

Les carrières politiques du père et du fils ont connu une impulsion simultanée et ont suivi une évolution parallèle.
Le rôle politique du jeune homme commence en 56 ou 57 (c'est-à-dire à 17 ou 18 ans) où il devient tribun militaire d’abord en Germanie puis en Bretagne, mais son ascension ne commence véritablement qu'en 67, 2 ans avant le couronnement de son père. À cette date, il devient légat de la Legio XV Apollinaris en Judée sous le commandement de son père, pour réprimer l’insurrection, marquée par la Première Guerre judéo-romaine. Au moment de l'intervention militaire, qui est exceptionnelle étant donné qu’il n’a pas encore exercé sa préture, il est très jeune, il n’a alors que 28 ans. Son éducation militaire et diplomatique va lui être utile.

Suétone affirme que Titus est un véritable « soutien de l’empereur ». En effet, au cours de l’année 68, le jeune homme est engagé par son père dans des démarches diplomatiques. Alors que la révolte de Vindex s’annonce et que Néron s’est donné la mort, Titus est chargé d’apaiser les rivalités entre son père et Mucien qui a rejoint la province de Syrie. C’est un rôle fondamental qu’il exerce afin de permettre à son père d’accéder au pouvoir en menant une action commune avec Mucien.

En février ou mars 69, Titus remet à profit ses talents d’homme d’État, indéniables et prometteurs, en apportant des nouvelles fraîches sur l’état d’esprit des armées et des provinces à son père et en le convainquant de prétendre à l’empire.

Jusqu’en juillet 69, date où Vespasien est salué empereur, Titus mène des tractations diplomatiques qui rallient à la cause de Vespasien des responsables Romains de Syrie et d’Égypte. Après le ralliement de tout l’Orient en juillet, il devient responsable en chef de la guerre de Judée.

En 70, il dirige les légions Romaines et reconquiert la ville de Jérusalem après un long siège dont le détail est rapporté par Flavius Josèphe.

D’octobre 70 à juin 71, lorsqu'il revient à Rome retrouver son père, Titus célèbre sa victoire de Judée par la célébration d'un triomphe dans Rome, distribuant de l’argent au peuple en son nom et celui de son père.
L’arc commémoratif érigé par Domitien (arc de triomphe de Titus) représente son char tiré par un quadrige. Il représente aussi le cortège avec le butin pillé au Second Temple de Jérusalem, dont le chandelier à sept branches, la table des pains de proposition et les trompettes sacrées.

Titus joue désormais le rôle de vice-empereur car il devient, selon Suétone, « partie prenante du pouvoir et même tuteur de l’empire ». Vespasien manifeste la volonté d’associer son fils à l’empire comme Auguste l'avait fait avec Tibère. Déjà en 69, il a été nommé avec son frère prince de la jeunesse.
Associé au gouvernement de Vespasien, il acquiert la puissance tribunicienne et l'imperium proconsulaire.

En 73-74, il est censeur, c'est-à-dire qu’il est chargé de faire recenser les citoyens et de dresser la liste des sénateurs.
Il va également exercer 7 consulats en 70, 72, 74, 75, 76, 77, 79. Il peut juger les chevaliers et sénateurs coupables d’infractions politiques et de fautes professionnelles.
Titus remplace son père lors de l’écriture de courriers officiels ou de la lecture des actes officiels devant le sénat. Il assume ainsi directement la gestion des affaires.

En 72, il est nommé préfet du prétoire, alors que la charge est d'ordinaire attribuée à un chevalier.
Après à peine 2 ans au pouvoir, Titus meurt d'une fièvre le 13 septembre 81. Il a été déifié par le Sénat Romain et remplacé par son frère cadet Domitien.
Le préfet du prétoire est le chef de la garde impériale, appartient à l'ordre équestre et représente l’empereur quand il est absent... Titus, n'est pas chevalier, c’est donc une nomination hors du commun. Une face cachée de son caractère apparaît alors : Pour abattre les hommes dont il soupçonne les visées ambitieuses, il organise des services secrets redoutables chargés de faire courir des rumeurs désobligeantes sur les hommes menaçants à ses yeux. Encouragé par le peuple, qui réclame ouvertement leur exécution, Il feint de lui obéir et liquide sans problèmes ses ennemis...
TITUS
Aulus Caecina a été l'une des victimes de cette méthode. Il a trahi en 69 Vitellius pour rejoindre les armées Flaviennes. Aux yeux de Titus, cet homme est dangereux, il le fait alors tuer. Ces actions favorisent la mauvaise réputation de Titus au sénat et sèment la peur.

Le peuple Romain l’assimile également à Néron car il aime le monde du spectacle en comblant de largesses les chanteurs et comédiens qui constituent son entourage.
Pendant le règne de son père, il monnaye les jugements et essaie de tirer un profit douteux des affaires dont il a la charge, tout cela afin de vivre dans le luxe et de donner des fêtes somptueuses et dispendieuses.

Mais ce qui éveille chez les Romains une haine envers Titus est son « amour fameux pour la reine Bérénice »...
Cet amour n’est pas que le symbole de la destinée cruelle qui frappe 2 amants : Derrière cette apparence se cache une implication politique.
Bérénice est l’arrière-petite-fille d’Hérode le Grand et fille d’Hérode Agrippa Ier.
Elle appartient à la famille royale qui a gouverné en Judée au Ier siècle avant notre ère.
C’est en 67 lors de la campagne de Vespasien en Galilée qu’elle rencontre Titus alors qu’elle cherche à manœuvrer afin d’aider son frère Hérode Agrippa II à obtenir un rapprochement politique avec les Romains.
Elle est d’une grande beauté et ses actions politiques impressionnent Titus qui tombe sous le charme de la reine Juive.
Dès l’avènement impérial de Vespasien, leur liaison est officielle. Mais devant la désapprobation du peuple Romain, Bérénice reste en Judée lors du retour de Titus à Rome.
Vespasien l’a persuadé du péril qu'elle représente pour l'avenir de Titus.

Cependant, en 75, Bérénice vient à Rome avec son frère, et devient officiellement l’épouse de Titus en cohabitant avec lui. Ils deviennent la cible des critiques, car les habitants de Rome sont depuis toujours méfiants envers la communauté Juive de la ville. Ils ont peur également que Bérénice incarne la nouvelle Cléopâtre dont ils ont gardé un pâle et mauvais souvenir.
Et ils ont l’impression que Titus se rapproche dangereusement de l’Orient...

C’est pourquoi la réputation de Titus est ternie quand survient la mort de son père en juin 79. Tous s'attendent au pire. La mort de Vespasien le 24 juin 79 change radicalement sa personnalité et la perception qu'a de lui le peuple Romain. Pendant son court règne de 2 ans, Titus se montre un prince idéal aussi bien dans ses méthodes de gouvernement qu’auprès de ses sujets.
Il est probablement profondément marqué par la mort de son père car du jour au lendemain ses défauts s’effacent devant « les plus rares vertus ». Peut-être a-t-il saisi l’importance de la dynastie Flavienne.

Par respect de la volonté de son peuple, il renvoie Bérénice « malgré lui et malgré elle » en Judée.
Dès lors il se sépare de ses favoris, s’interdit d’assister aux représentations et renonce aux plaisirs... Il choisit ses conseillers parmi les hommes les plus respectables de Rome. Il délaisse ses nuits d’orgie pour des repas officiels visant plus l’agrément des convives que l’étalage du luxe.

Cette simplicité affichée, œuvre de la traditionnelle imitatio Augusti chez les empereurs (imitation de l'empereur Auguste), n'empêche pas Titus d'inaugurer en grande pompe en l'an 80, le plus grand site de jeux de l'Antiquité, l'amphithéâtre Flavien, plus connu sous le nom de Colisée. Des milliers de bêtes sont sacrifiées pendant les jeux inauguraux pour la plus grande joie du peuple de Rome.

Lors d’une épidémie de peste, qui cause la mort de milliers de personnes, Titus intervient en personne pour secourir la population. Il fait parvenir les secours et vient sur place réconforter les rescapés « apportant la sollicitude d’un empereur et la tendresse d’un père ».

La conjonction entre ces événements dramatiques et l’attention, généreuse et dévouée, prodiguée par Titus aux personnes éprouvées, explique la réputation sans égale dont a bénéficié l’empereur.

Il meurt de la peste le 13 septembre 81, à peine 2 ans après son intronisation. Ses énigmatiques derniers mots sont « Je n'ai commis qu'une seule erreur ». Ils font toujours aujourd'hui l'objet de spéculations de la part des historiens.
Un deuil unanime accueille sa disparition, et le titre de « délices du genre humain » lui est décerné et lui est resté attaché. Ce souvenir a définitivement effacé dans la mémoire collective le premier Titus, capable de débauches, de cruautés et d'arbitraire despotique. La postérité retient surtout le Titus mûri et métamorphosé par sa fonction...

Titus (empereur romain) — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Titus_(empereur_romain)
Aller à Titulature à sa mort - À sa mort en 81 la titulature de Titus était la suivante : ... PATER•PATRIAE. Note : Titus fut divinisé après sa mort par le Sénat.

FLAVIUS VESPASIANUS TITUS - Encyclopædia Universalis
www.universalis.fr/encyclopedie/flavius-vespasianus-titus/
TITUS FLAVIUS VESPASIANUS (39-81) empereur romain (79-81) ... Le Romain Titus, devenu empereur à la mort de son père Vespasien, doit quitter Bérénice

Empereurs romains - Titus (T. flavius sabinus vespasianus)
www.empereurs-romains.net/emp11.htm
79 - 81. Titus (Titus Flavius Sabinus Vespasianus) ... peu quand ils prétendent que, durant son règne, il n'aurait pas signé la moindre condamnation à mort

EN REMONTANT LE TEMPS... 82

8 FÉVRIER 2017...

Cette page concerne l'année 82 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

LE PÉRIL ENCOURU PAR CERTAINS SÉNATEURS SOUS DOMITIEN.

Titus Flavius Sabinus est un sénateur Romain de la fin du Ier siècle, membre de la famille impériale des Flaviens, consul ordinaire en 82 avec l'empereur Domitien

Petit-fils de Titus Flavius Sabinus, consul suffect en 47 et préfet de Rome pendant 12 années et notamment durant l'année des 4 empereurs en 69.
Son père se nomme aussi Titus Flavius Sabinus, et également consul suffect en 69.
Son père et son grand-père sont assiégés sur le Capitole par les forces de Aulius Vitellius en décembre 69, son père parvenant à s'enfuir au contraire du préfet, qui est tué.
Vespasien, frère cadet du préfet de Rome, et donc le grand-oncle du consul de 82, ainsi ce dernier est le petit-cousin des empereurs Titus et Domitien.
Il épouse sa parente Julia Flavia, fille du futur empereur Titus durant son règne, probablement en 81 ou pendant les années 70.
Il a un frère, Titus Flavius Clemens, qui devient consul éponyme en 95.

Devenu empereur, Domitien ne maintient pas dans son administration des affaires de l'État une apparence républicaine comme l'ont fait son père et son frère durant leurs règnes. En déplaçant le centre du pouvoir, plus ou moins officiellement, du Sénat vers la cour impériale, Domitien rend ouvertement les pouvoirs du Sénat obsolètes. De son point de vue, l'Empire Romain doit être gouverné par une monarchie d'ordre divin à la tête de laquelle il se voit comme un despote bienveillant. (???)
En plus d'exercer un pouvoir politique absolu, Domitien pense que le rôle de l'empereur est d'intervenir dans tous les aspects de la vie quotidienne pourvu d'une autorité culturelle et morale, tel un guide du peuple. Pour amorcer une nouvelle ère, il se lance dans d'ambitieux programmes économiques, militaires et culturels avec l'intention de restaurer la splendeur de l'Empire de l'époque d'Auguste. ( lui voyait la grandeur de l'empire et pour cela voulait tout régenter... aujourd'hui nos incompétents politiques pensant relever le pays, le brade aux plus offrant, surtout si ils sont étrangers)

En dépit de ses ambitions grandioses, Domitien semble être déterminé à gouverner l'Empire de façon consciencieuse et sérieuse. Il s'implique dans tous les domaines de l'administration : Des édits viennent régler les plus petits détails de la vie quotidienne et les lois, les taxes et la morale publique sont renforcées. Selon Suétone, la bureaucratie impériale n'a jamais été aussi efficace que sous Domitien dont les règles précises et sa nature suspicieuse ont maintenu une corruption très faible parmi les gouverneurs de province et les magistrats élus.
Il écarte des tribunaux les jurés qui ont accepté de toucher des pots-de-vin et fait annuler les projets de loi quand il soupçonne un conflit d'intérêt... Il s'assure que les écrits diffamatoires, surtout ceux dirigés contre lui, soient punis d'exil ou de mort.
Il fait surveiller les acteurs dont les performances sont autant d'occasions de s'attaquer au gouvernement au travers de satires.
Il fait d'ailleurs interdire les représentations publiques des mimes...

Domitien mène également de sévères répressions contre les astrologues, les sophistes et les philosophes stoïciens. Vers 84, Dion de Pruse fait partie des premiers philosophes à subir cette politique en étant condamné à l'exil. D'autres stoïciens, comme Helvidus Priscus ou Épictète, subissent le même sort. (C'est une façon facile et éprouvé que de se débarrasser de ceux qui pourrait faire ombrage... Après l'assassinat pur et simple, on assiste aujourd'hui à des assassinats médiatiques autres formules mais tout aussi efficaces,)

Même s'il ne semble accorder aucune importance au Sénat sous son règne absolutiste, il fait expulser les sénateurs qu'il juge indignes et ne favorise pas pour autant les membres de sa famille pour occuper les hautes fonctions. Une conduite qui contraste par rapport au népotisme pratiqué par Vespasien et Titus. (encore un point commun avec nos dirigeant actuels qui semblent penser que la famille n'est pas l'essentiel d'une vie d'homme ni la base de la fondation d'un état)
Dans sa distribution des postes stratégiques, Domitien récompense par dessus tout la loyauté, qualité qu'il trouve plus souvent parmi l'ordre équestre que parmi l'ordre sénatorial ou les membres de sa famille qu'il considère comme suspects. Il n'hésite pas à destituer rapidement ceux qui montrent des signes d'opposition à sa politique. (cette dernière phrase montre bien la dérive de l'esprit de Domitien, si on n'est pas d'accord avec lui alors on est son ennemi ! )

La réalité autocratique du règne de Domitien est encore soulignée par le fait qu'il passe de longues périodes en-dehors de Rome, à l'image de Tibère. Aussi, bien que le Sénat n'ait cessé de perdre en pouvoir depuis la chute de la République, il apparaît que le véritable siège du pouvoir ne se trouve même plus dans Rome mais plutôt où l'empereur se trouve. Jusqu'à la fin de la construction du palais de Domitien sur le Palatin, la cour impériale se trouve à Alba ou Circeo, et parfois même plus loin de Rome. Domitien visite l'ensemble des provinces Européennes et passe au moins 3 années de son règne en Germanie ou en Illyrie à conduire des campagnes militaires aux frontières

Son co – sénateur, entretient de mauvaises relations avec Domitien, aggravées par le fait que sa femme, Julia Flavia, a une relation connue de tous avec Domitien du vivant de Titus, liaison stigmatisée par les auteurs antiques. Entre autres, Juvénal et Suétone condamnent cette liaison.
De plus, à la suite de la mort de Titus, son beau-père, Flavius Sabinus est le plus proche parent de Domitien et donc son possible successeur. Domitien craint alors probablement son petit cousin, et c'est peut-être lui qu'il accuse de briguer l'Empire, en citant un vers d'Homère, à moins qu'il ne s'agisse de son père.
Étonnamment, il est le premier consul éponyme du règne de son parent Domitien et à ses côtés, en l'an 82.
Dion Cassius et Philostrate d'Athènes précisent que Domitien fait exécuter Flavius Sabinus.
Suétone parle d'un Flavius Sabinus, cousin de l’empereur, exécuté après qu'un héraut l'ait salué du titre d’imperator, un titre auquel seul l'empereur a le droit, au lieu de « consul ». Cela se réfère plus probablement au consul de 82 plutôt qu'à celui de 69.
Julia Flavia lui survit et, selon Dion Cassius, vit ensuite avec Domitien « comme une femme avec son mari ».

Domitien fut 17 fois consul, ce qui n'est encore arrivé à aucun Romain avant lui. De ces 17 consulats il n'en exerce que 7 jusqu'à la moitié de l'année, les autres ne passent pas le mois de mai : Assez ordinairement il ne garde cet honneur que jusqu'aux ides de janvier, époque à laquelle il se fait remplacer...

Domitien est mort dans l'année même de son 17ème consulat. Non-seulement Stace prédit que Domitien avec Janus ouvriront le siècle suivant, mais bien d'autres encore, altéra condes.

Parmi les innombrables exécutions dont Domitien est accusé, figure celle d'un membre de la famille sénatoriale des Acilii Glabriones. Son cas est exemplaire parce que la gens Acilia, intégrée au sénat depuis la République, a, pour la période considérée, c'est-à-dire celle des Flaviens et des débuts de la dynastie Antonine, fourni 3 consuls. Elle constitue donc une excellente occasion d'envisager les ruptures et continuités dans les rapports de Domitien avec le sénat.
Au centre du dossier se trouve donc le consul de 91, M Acilius Glabrio, mais son père, consul lui aussi, est connu pour avoir participé au conseil de guerre que Domitien a tenu à Mayence en 82-83 lors de l'expédition manquée contre les Chattes.
A quel titre Acilius participe-t-il à ce conseil ? La formule prope Caesareae confinis Acilius aulae a suscité diverses interprétations (allusion à l'âge du sénateur, ou à son domicile notamment), mais le plus vraisemblable est que Stace souligne les relations privilégiées qu'entretient Acilius avec la cour impériale, ce qui ne peut surprendre étant donné son milieu et sa place au sénat.
En effet, s'il est désigné simplement comme Acilius, il est évident, d'après Juvénal, qu'il est le père d' Acilius Glabrio, consul en 91 :
« Presque du même âge que Crispus, Acilius se presse aussi, il est accompagné d'un jeune homme qui ne mérite point la mort si cruelle qui l’attend, ni que le glaive du maître en hâte ainsi l'échéance. »
« Consul sous Domitien, il ne mérite pas ce qu'il supporte. Alors que Néron tuait son jeune fils, il épargna Acilius lui-même pour qu'il éprouve la souffrance de la perte de son enfant. »
Octogénaire en 90, puisque mis sur le même plan que Crispus par Juvénal, Acilius est né vers 5 et peut sans difficulté être le fils de M. Acilius Memmius Glabrio, curateur du Tibre sous Tibère .

En revanche, la date de son consulat est plus difficile à établir : Juvénal, qui, dans sa parodie du « conseil du turbot », démarque Stace, le cite en troisième position, après Pegasus, juriste célèbre, préfet de la Ville en 79-83, puis Vibius Crispus, tous 2 consuls trois fois, et immédiatement avant Rubrius Gallus, consul avant 68. Il est donc impossible qu'il n'ait pas été consulaire, ce que confirme le scholiaste déjà cité qui le désigne comme consul sous Domitien. En ce cas, il aurait exercé la charge à un âge très avancé, on propose volontiers de situer un premier consulat sous le règne de Claude ou sous celui de Néron, et d'admettre une itération sous celui de Domitien.
Sur son fils, le consul de 91, victime de ce qu'il est préférable d'appeler, non la persécution (qui introduit abusivement une impression de série cohérente), mais la condamnation de Domitien, beaucoup de points sont controversés.
On ignore à quel titre la présence de ce jeune homme au « conseil du turbot » aurait été requise : Il semble d'après la formule de Juvénal qu'il n'a pas encore exercé la préture en 82-83. Il a donc entamé le cursus sous le règne de Titus...

Il est assuré qu'il exerce le consulat à partir du 29 avril 91, avec Trajan comme collègue : Il semble donc avoir joui de la faveur de Domitien, sans qu'on puisse dire si la concomitance de son consulat avec celui de Trajan, récompensé de sa réussite militaire en Germanie en 88-89, revêt une signification particulière.
Il est célèbre par son sort malheureux : L'année même de son consulat, en 91, il doit combattre, sur ordre de Domitien, un lion dans l'arène, et 4 ans plus tard, en 95, alors qu'il est en exil, il est exécuté. Selon les sources, les 2 épisodes sont dissociés, ou le premier est considéré comme la cause du second.

« Quant à Glabrio qui a été collègue de Trajan au consulat, Domitien le fait mettre à mort sous les mêmes chefs d'accusation que la plupart des autres et parce qu'il a combattu contre les bêtes féroces. C'est probablement de ce fait que le ressentiment de l'empereur à l'égard de Glabrio est provoqué surtout par la jalousie : Alors que Glabrio est consul, Domitien l'a fait venir dans son domaine d'Albe aux fêtes appelées Juvenalia et l'a contraint à tuer un grand lion.
Or Glabrio non seulement n'a reçu aucune blessure, mais il a tué le lion avec beaucoup d'adresse. » (C'est en effet un crime impardonnable que d'être meilleur qu'un chef vindicatif et incompétent.)

Leurs récits concordent quant au cadre (la villa de Domitien, à Albe), et au déroulement : Le consul se trouve aux prises avec un lion (les « ours numides » cités par Juvénal ne peuvent être interprétés que comme une licence poétique). Glabrio parvient à vaincre le lion en corps à corps (Juvénal : comminus). Une telle action n'est ni unique ni infamante pour un sénateur, mais elle est rendue scandaleuse par la dignité consulaire de son auteur et par la contrainte impériale.
Dion Cassius insiste sur ce dernier aspect que Juvénal n'évoque qu'indirectement, mais assez nettement pour qu'il apparaisse que le consul est sous le coup d'une menace de Domitien.
Fronton propose un incident de ce type comme sujet de dissertation à son élève Marc Aurèle, l'indignation de celui-ci, dans sa réponse, est suscitée par cette volonté d'un empereur d'abaisser un magistrat au niveau d'un gladiateur (Juvénal : uenator) : Si le nobilis Acilius avait été iuuenis, l'exigence impériale n'aurait pas été contraire aux convenances. Sans doute Marc Aurèle, sollicité par Fronton de traiter le sujet d'une victoire d'un consul sur un lion, se réfère-t-il spontanément à l'épisode que sa date relativement récente et les qualités des protagonistes lui remémorent immédiatement :
« Je te fais parvenir un thème : L'affaire est sérieuse. Un consul du peuple Romain, ayant dépouillé sa toge, revêt une cotte de mailles ; au milieu de jeunes gens, il terrasse un lion, lors des quinquatries, sous les regards du peuple Romain. On se plaint de lui aux censeurs. ».
Cependant, on considère à tort que professeur et élève pensent au même événement. Certes, les principaux aspects sont identiques (un consul opposé à un lion), mais la procédure de dépôt d'une plainte contre le consul devant les censeurs, évoquée par Fronton, renvoie à l'époque républicaine, donc à un incident très antérieur, inconnu par ailleurs, et à propos duquel il n'est fait aucune allusion à une coercition, la responsabilité du consul lui-même étant en cause. Aurèle à la lecture des consignes de son maître : contrairement à l'opinion générale, Fronton parle d'autre chose que du combat d'Acilius Glabrio.

A lire Dion Cassius (liaison affirmée : και ότι και θηριοις) et Juvénal (relation plus implicite : pro fuit nihil, « il ne lui servit à rien... »), l'habileté avec laquelle le consul s'est tiré de cette aventure a provoqué directement sa perte puisque, excitant la jalousie de Domitien, elle a incité celui-ci à le condamner à mort. Conformément à la présentation classique des sources, il ne s'agit donc que d'un caprice de despote, d'autant plus tyrannique que son prétexte est futile. En fait, Suétone précise qu'Acilius a été exilé auparavant, et Dion Cassius (καν τφ αύτφ) que sa mort se situe en 95, donc 4 ans après le combat :

« II fait périr une foule de sénateurs, dont un bon nombre sont consulaires, parmi eux Civica Cerealis dans l'exercice même du proconsulat d'Asie, Salvidienus Orfitus, Acilius Glabrio, alors en exil, sous prétexte qu'ils fomentent une révolution et les autres, pour des motifs futiles. »
Un élément nouveau intervient donc entre-temps qui pousse Domitien à prendre une sanction définitive. Il ne paraît pas déraisonnable de supposer qu'Acilius, exilé mais disposant d'un réseau de relations à la mesure du prestige de sa famille, ait participé à des intrigues contre Domitien.
Suétone, comme Dion Cassius, inscrivent cette condamnation dans une série, mais n'établissent pas la même liste.

Cette interprétation paraît renforcée par la découverte, dans la catacombe de Priscilla, sur la Via Salaria, d'épitaphes a'Acilii (dont un Glabrio) dans lesquelles leur inventeur, De Rossi, croit voir une preuve spectaculaire de la conversion précoce de la prestigieuse famille sénatoriale. L'examen de la provenance précise des inscriptions, tombées par hasard de l'enclos funéraire des Acilii en surface dans diverses galeries de la catacombe, ôte toute valeur à cet argument, et res nouae est couramment employé, par Suétone lui-même, pour désigner des conspirations politiques.
Il est plus fructueux de se pencher sur l'énumération de Suétone qui, parmi les complures senatores en butte à la condamnation de Domitien, choisit de nommer d'abord et ensemble :
C. Vettulenus Ciuica Cerealis, Ser
Cornelius Scipio Saluidienus Orfitus
Acilius Glabrio.
A la différence de celle de Dion Cassius qui réunit les condamnés de 95, sa liste, chronologique dans son organisation interne, ne l'est pas dans le contexte du règne. Il cite en tête Ciuica Cerealis, dont le consulat suffect date des environs de 74-75 puisqu'il gouverne la Mésie entre 82 et 84, peu après Sex. Vettulenus Cerialis, son frère sans doute, il atteint le plus considérable des gouvernements provinciaux sénatoriaux, celui d'Asie.

Même si on préfère placer la mesure un peu plus tard, quand les Vettuleni se trouvent alliés aux héritiers du trône, L. Aelius et L. Verus, Ciuica Cerialis, mis en exergue par Suétone, symbolise la partie du sénat promue au plus haut rang par les premiers Flaviens, et sa condamnation illustre le contraste entre le comportement de Domitien et celui de ses prédécesseurs.

Suétone clôt cette première énumération avec Acilius Glabrio, dont le contexte familial tout à fait différent vient d'être évoqué : Il incarne par l'antiquité de son gentilice la tradition sénatoriale, la concomitance de l'appartenance de son père à l'assemblée et la survie de celui-ci à son fils (si l'on en croit le scholiaste de Juvénal) symbolisant la continuité naturelle de l'aristocratie, la permanence dont elle tire sa légitimité, rompue par le seul arbitraire impérial...
De la réunion, sous couvert d'un chef d'accusation partiellement identique (la promotion de res nouae), de 3 sénateurs dont le prestige comparable a des origines différentes, et dont les exécutions ont lieu à des dates échelonnées, ressortent le caractère fictif d'un complot destiné à monter un clan aux intérêts similaires, et l'absence de discernement dans les attaques de Domitien, suffisant à justifier l'unanimité, donc la légitimité des griefs du sénat
En même temps, la variété des parcours des personnages montre la diversité des compétences sénatoriales : Seul Ciuica Cerealis exerce une fonction militaire, puis un grand proconsulat, mais, quand Suétone écrit, les familles des 2 derniers, Saluidienus Orfitus et Acilius Glabrio, occupent encore une place de premier plan, si bien que la continuité du sénat est évidente face aux caprices impériaux... Cette situation pose d'ailleurs la question des modalités juridiques de ces exécutions : Une véritable condamnation à mort pour trahison aurait dû entraîner la confiscation des biens, et des problèmes patrimoniaux, sources de difficultés pour assurer le cens sénatorial aux fils.
Ce contraste entre les protagonistes est renforcé dans la suite du récit de Suétone, où sont juxtaposées les victimes de causae leuissimae, sans autre logique que l'accumulation des cas les plus scandaleux : Entre Lucullus, condamné parce que son nom a été donné à une nouvelle sorte de lance, et Mettius qui, plus classiquement, paie de sa vie un horoscope trop favorable, on peut difficilement tisser d'autre lien que celui d'une méfiance de l'empereur devant tout facteur susceptible d'attirer l'attention sur un sénateur, ou plutôt sur un consulaire puisque toutes ces victimes le sont, même si Suétone ne le précise pas.

Le cas d'Acilius Glabrio ne peut alimenter le procès en révision de Domitien, mais, dans ce contexte, la promotion de sénateurs non-Italiens et de chevaliers, susceptible de mécontenter et d'humilier en premier lieu les familles sénatoriales anciennes, a acquis, aux yeux des historiens modernes, un relief particulier.
On se serait attendu à ce qu'elle se reflète dans l'origine cohérente des victimes, or celles-ci sont autant des membres de l'aristocratie ancienne que des parents de promus très récents à l'ordre sénatorial.
En revanche, elle explique les distorsions des sources accusées d'être favorables au sénat. Plus qu'elles ne prennent parti au coup par coup ou qu'elles ne fournissent des informations, celles-ci s'attachent à faire ressortir la permanence de l'institution sénatoriale qui tranche sur les fluctuations des dynasties. Établir des correspondances d'un règne à l'autre vise moins à dessiner l'image d'un empereur-modèle ou d'un sénat-martyr qu'à mettre en valeur la stabilité et la permanence dont l'aristocratie tire sa fierté et la justification de son rôle face aux empereurs.


Titus Flavius Sabinus (consul en 82) — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Titus_Flavius_Sabinus_(consul_en_82)
Titus Flavius Sabinus est un sénateur romain de la fin du I er siècle, membre de la famille impériale des Flaviens, consul ordinaire en 82 avec l'empereur Domitien.

DOMITIEN As TB+ brm_180215 Romaines - CGB
www.cgb.fr/domitien-as,brm_180215,a.html
L'indication du consulat désigné pour 82, indique normalement que la pièce a été frappée en fin d'année, généralement en décembre. Il est plausible qu'après ...
Domitien et les gouverneurs de province - Persée
www.persee.fr/doc/palla_0031-0387_1994_num_40_1_1326
de E Frezouls - ‎1994
Fait partie d'un numéro thématique : Les années Domitien ..... Mettius Modestus, le consul de 82 ou son neveu, futur gouverneur de Lycie-Pamphylie, fut victime .