dimanche 6 mars 2016

EN REMONTANT LE TEMPS... 437

29 FEVRIER 2016...

Cette page concerne l'année 437 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

LE CREUSET DES LÉGENDES EUROPÉENNES

On va vous conter tout d´abord la légende des Nibelungen et ensuite, si vous le voulez bien, on les mettra face à notre Histoire récente et moins récente...
Pour commencer parlons des Nibelungen...
Au royaume des dieux, Wotan, dieu des dieux fauché comme les blés, demande aux 2 géants Fasolt (tiens tiens) et Fafnir (prononcez Fafneur) de leur construire un château. Wotan, pour les rembourser, doit voler l’or du Rhin et l’anneau de pouvoir aux Nibelungen, des nains qui habitent les profondeurs de la Terre : Sinon les géants emportent la belle déesse de l’amour Freia.
Mais les Nibelungen, mécontents de s’être fait voler, maudissent l’anneau qui va mener à la mort chaque détenteur du bijou... Wotan paie les géants satisfaits de l'arrangement. Mais la malédiction frappe et Fasolt s’écroule sous les coups de son frère qui se transforme en dragon et disparait dans une caverne avec son trésor.
Wotan, maudit, mais qui n'a pas envie de mourir, tente de se sauver en aidant un jeune : Siegfried a détruire l’anneau, celui-ci tue le dragon, et récupère l’anneau.
Se baignant dans le sang du dragon, le jeune homme ne s’aperçoit pas qu’une feuille de vigne s’est collé sur son omoplate... Le sang ne l’a pas touché à un seule endroit, il y est vulnérable.
Parcourant le monde, il se fait aborder par un descendant des Nibelungen qui veut récupérer l’anneau. Trahi, Siegfried s’effondre, mortellement touché par un coup de lance... Sa femme, fille de Wotan, jette l’anneau dans le Rhin. Trop tard… Le château du royaume des dieux brûle avec les divinités punies de leur cupidité…
GENEALOGIE DES NIBELUNGEN

Au début de l'année 407 le monde Barbare s'ébranle de toute part. Vandales, Suèves et Alains venus des frontières d'Asie franchissent le Rhin gelé près de Mayence et déferlent sur la Gaule soumise au pillage.
les Burgondes qui, à cette époque, se trouvent dans la vallée du Main et touchent peut-être le Rhin, sont entraînés à leur suite participant aux saccages. Mayence et Worms sont détruites... Vandales, Suèves et Alains traversent la Gaule multipliant les atrocités pour atteindre 2 ans plus tard le territoire de la péninsule Ibérique.
Vandales et Alains passent même en Afrique du Nord qu'ils atteignent en 429.

Les Burgondes ne s'éloignent pas de la frontière du Rhin. D'après Katalin Escher, ils ont occupé un territoire situé à proximité de Mayence, à la confluence du Main et du Rhin, sur la rive gauche dans la province de Germanie supérieure (correspondant à l'actuel Rhénanie-Palatinat).
Les branches du peuple Alain, à la tête duquel est le roi Goar a fait de même. Ils entretiennent des relations étroites avec les Romains et avec les Alains. Selon l'historien Grec Olympiodore de Thèbes, Gondicaire, (Gundahar), chef des Burgondes, et Goarnote, chef des Alains, favorisent l'élection de l'usurpateur Jovin comme empereur en 411, dans une ville que l'on pense être Mayence, (Moguntiacum).
« À Mundiacum (Il s'agit probablement de Moguntiacum, Mayence, même si cette ville se trouve en Germanie Première), en Basse-Germanie, (Germanie Seconde), Jovinus, grâce aux intrigues de l'Alain Goar et de Gunthiarus, qui tient l'emploi de phylarque des Burgondes, est proclamé tyran. »
— Olympiodore, Fragmenta,

Burgondes, Alains, Alamans, Francs et de nombreux nobles Gaulois fournissent des troupes à Jovin qui deviennent ainsi des auxiliaires romains et les chefs des officiers Romains. « Après avoir fourni des troupes à Jovin, le roi Burgonde a pu s'installer dans la ville de Vangiones (Worms) comme le haut officier de l'armée Romaine qu'il est en réalité », explique Katalin Escher. Le roi Burgonde, « a des raisons de considérer que son armée est désormais fédérée, et que les territoires dans le coude du Rhin leur sont attribués légalement. » Jovin et ses frères se font battre par l'armée officielle à Valence.
Le vainqueur de Jovin, Constance III entérine la situation des Burgondes. D'après les Chroniques de Cassiodore et de Prosper Tiro d'Aquitaine, « Les Burgondes ont reçu en concession (413) une partie de la Gaule près du Rhin, (Burgondiones partem Gallia Rheno conjuctam tenere) ».
L'année 413 est considérée par la majeure partie des historiens comme la date d'attribution d'un fœdus aux Burgondes et la date officielle du séjour des Burgondes sur le Rhin.
La tradition « Transmise principalement par la littérature héroïque Germanique a fait de Worms la capitale de ce royaume, mais les sources contemporaines n'établissent pas de lien entre cette ville et les Burgondes ».
Le « royaume Burgonde » n'en est pas moins constitué dans la vallée du Main depuis presque un demi-siècle et l'attribution d'un fœdus n'a pas provoqué un mouvement de migration massive.

MANUSCRIT DES NIBELUNGEN
D'après Katalin Escher, il est vraisemblable que seule l'élite Burgonde, constituant l'armée fédérée, s'installe dans le fœdus.

L'historien ecclésiastique Socrate, (Ve siècle), témoigne que les Burgondes, restés à l'est du Rhin, les plus exposés, sont constamment harcelés par les incursions des Huns. Dans les années 428/429, le roi des Burgondes Gondicaire, réussit à les vaincre.
Le chef des Huns, Octar, (Optar ou encore Oktar), oncle d'Attila perd la vie dans cette campagne.
« [...] Le roi des Huns, dont le nom était Optar (Oktar), ayant suffoqué une nuit pour avoir englouti trop de nourriture, Les Burgondes se précipitent subitement sur les Huns privés de chef, et ayant attaqué en petit nombre une forte troupe, remportent la victoire. En effet, alors qu'ils n'ont pas plus de
3 000 hommes, ils massacrent environ 10 000 Huns. [...] »

En 435, Gondicaire veut élargir les frontières de ses domaines et attaque la province de Belgique première . Les Burgondes atteignent la région de Toul et de Metz, mais ils sont alors arrêtés par le patrice Aetius, le « maître de la milice » et généralissime de Valentinien III appuyé par ses auxiliaires Hunniques.
Plusieurs sources, complémentaires mais aussi contradictoires, font état d'une nouvelle et terrible défaite survenue l'année suivante qui manque les anéantir et au cours de laquelle toute l'élite Burgonde, leur roi Gondicaire y perd la vie. L'opinion des historiens diverge dans l'attribution de ce quasi anéantissement. S'agit-il d'un triomphe d'Aetius sur les Burgondes, le généralissime est-il aidé par des auxiliaires Hunniques ou au contraire s'agit-il d'un conflit purement Hunno-Burgonde ?

Quelques auteurs, dont Katalin Escher, admettent que la version de Prosper Tiro d'Aquitaine est la plus fiable et que l'anéantissement de l'armée Burgonde en 436/437 résulte d'un fait d'armes qui oppose les Huns aux Burgondes, fait d'armes qui s'insère dans une logique à la fois d'expansion et de vengeance des Huns après leur défaite de 428...
Prosper Tiro d'Aquitaine relate la défaite des Burgondes en ces termes :
« En ce temps-là, Aétius vainc Gundicaire roi des Burgondes habitants en Gaule, et leur accorde la paix, mais celle-ci est de courte durée puisque les Huns l'anéantit avec son peuple » — Prosper Tiro d'Aquitaine, Chroniques, 1322

La terrible défaite de 436/437 et la mort de Gondicaire a constitué une véritable rupture dans l'histoire des Burgondes. Elle a pour conséquence la fin du royaume de Worms, dont le territoire revient sous le contrôle des Romains...
Cet épisode tragique de l'histoire burgonde est un des fondements de la légende des Nibelungen.

Dans les premiers temps de leur séjour sur le territoire Romain, le christianisme se répand parmi les peuples Barbares, Goths et Vandales, à la voix de l’évêque arien Wulfila, (ou Ulfila), dépêché aux Goths vers les années 340 et traducteur de la bible en langue gothique.
Les sources apportent des témoignages contradictoires à la forme de christianisme - nicéen ou arien - adoptée par les Burgondes lorsqu'ils ont délaissé le paganisme et soulèvent une controverse parmi les historiens.

Plus tard, alors que les Burgondes occupent la vallée de la Saône et du Rhône, Avit de Vienne et Grégoire de Tours indiquent que l'arianisme est bien implanté chez les Burgondes.
Katalin Escher indique que l'explication qui semble la plus rationnelle est de considérer que les Burgondes se sont convertis du paganisme au christianisme nicéen dans le royaume Rhénan et qu'un arianisme est apparu dans le royaume Rhodanien.
Les Burgondes demeureront adeptes du christianisme arien jusqu'au règne de Sigismond au début du VIe siècle.

SIEGFRIED
La Chanson des Nibelungen (Nibelungenlied en allemand) est une épopée médiévale Germanique, composée au XIIIe siècle et rédigée dans la langue vulgaire de l'époque : Le moyen haut-allemand.
La Chanson des Nibelungen est la version originale Germanique d'une légende également attestée en Scandinavie par des contes Danois ou Islandais. Redécouverte en Allemagne au XIXe siècle, elle y a été considérée durant 2 siècles comme une épopée nationale décrivant la construction du pays.
Elle raconte les exploits de Siegfried, prince détenteur du trésor des Nibelungen, pour aider le roi Burgonde Gunther à conquérir la main de Brunehilde, puis son mariage avec Kriemhild, la sœur de Gunther. Son assassinat par le traître Hagen initie une longue vengeance menée par Kriemhild et dont l'issue est le massacre des Burgondes sur les rives du Danube...
La légende des Nibelungen, a été et continue à être l'objet d'un débat entre deux écoles de philologie, l'une réduisant la légende à un mythe, l'autre lui accordant une authenticité et une origine historique.

Eugène Beauvois est de ceux qui acceptent comme source historique véritable le contenu de la légende des Nibelungen, telle qu'elle est transmise dans l'Edda de Snorri. Ses thèses ont été sévèrement critiquées par Karl Bartsch, pour qui les rapprochements historiques sont fondés sur une méthode suspecte.
Pour Geneviève Blanquis également, le Nibelungenlied est l'assemblage d'éléments mythiques Scandinaves et de données historiques vagues.

Si les philologues s'accordent sur l'existence de références historiques, ils hésitent à savoir si ce matériau a servi à façonner la chanson, ou si elles présentent quelque cohérence dans leur assemblage. La question peut ainsi être résumée, comme le fait Régis Boyer :
« Sigurdr est-il un personnage historique qui est entré dans la légende, ou a-t-il existé un personnage de conte populaire immémorial, Germanique ou Indo-E uropéen, auquel on a raccroché, à un moment donné, Sigurdr, en enrichissant progressivement son image d'apports fournis par d'autres héros ? »

MANUSCRIT DES NIBELUNGEN
Le contenu de la Chanson des Nibelungen, en substance, nous a été transmis par bien d'autres sources, certaines Islandaises telles la Völsunga saga et les Eddas, d'autres Danoises et Scandinaves en général.
La Chanson des Nibelungen est elle la plus ancienne attestation de la légende en langue allemande.
Toutefois, les éléments merveilleux, notamment les divinités, sont absents de la version de la Chanson des Nibelungen au point qu'elle ne contient presque plus d'événements tout à fait surnaturels. Elle est la compilation des poésies notamment Scandinaves et leur succède véritablement...

Il a été suggéré qu'Ovide peut être la principale source d'inspiration du Nibelungenlied. La rivalité entre Niobé et Léto (VI) s'apparente à la dispute des reines (XIV), l'histoire de Térée, Philomèle et Procné (VI) à la vengeance de Kriemhild, Atalante (X) à Brünhild et enfin les héros Cycnos et Cénée (XII) à Siegfried. Cette thèse n'est toutefois pas acceptable selon Norbert Voorwinden qui, toutefois, l'étudie, car elle présente un intérêt pour l'histoire de la réception du Nibelungenlied au XIIIe siècle, dans la mesure où son public connaissait sans doute les écrits d'Ovide.

L'idée générale de la chanson, qui est présente dans toutes les versions de la légende et que l'on retrouve aujourd'hui encore chez les peuples Celtes, est que la possession d'un grand trésor est toujours porteuse de malheur...
En effet, dans les mythes, l'or a un sens ambivalent.
S'il est le métal noble des rois, il symbolise également la séduction et la corruption, notamment lorsqu'il est détenu par la femme.
C'est le cas dans la Völuspá Scandinave, où la femme Gullveig (Ivresse de l'or) vient troubler les Ases et déclencher la première guerre. Il s'agit là d'un motif Indo-Européen. Chez les Germains, l'or est plus particulièrement associé à l'eau, il est en effet issu des paillettes transportées par les rivières : C'est l'or du Rhin... Mais dans la légende des Nibelungen, il s'agit d'un anneau d'or. Celui-ci est une métaphore chthonienne du soleil.
Pourtant, dans le Nibelungenlied, ce thème s'affaiblit pour laisser place à la fidélité, celle de la femme envers son mari, du vassal envers le suzerain, des hommes envers leur devoir. Cette importance donnée à la promesse, au lien d'homme à homme, est révélatrice d'une société déjà organisée par le droit féodal.

Le Nibelungenlied fait sans ambiguïté référence à des personnages historiques qui ont joué un rôle durant les migrations des peuples Germaniques...
Les Burgondes fédérés à l'empire Romain doivent garder la frontière Rhénane et reconnaissent la suprématie de l'Empire.

En 436 ou 437, Gondicaire, voulant élargir les frontières de ses domaines, envahit avec ses Burgondes la province de Première Belgique.

En 443, les Burgondes survivants, sous la direction de Gondioc, fils de Gondicaire, sont déportés en Sapaudia (région située vers le Jura) avec pour mission de stopper les Alamans. C'est la raison pour laquelle cette région s'appelle aujourd'hui Bourgogne. Les Burgondes se joignent en 451 aux armées impériales afin de combattre Attila.
On constate que la liste des rois Burgondes présente des similitudes nettes avec les noms apparaissant dans la Chanson des Nibelungen.

D'autres événements historiques intéressants pour la Chanson sont :
Le personnage d'Attila, mort le jour de ses noces avec la princesse Burgonde Hildico en 453.
Le conflit entre les reines Mérovingiennes Brunehaut et Frédégonde, qui inspire la rivalité entre Kriemhild et Brunhild, Siegfried est inspiré par Sigebert, époux de Brunehaut, assassiné en 575 à l'instigation de sa belle-sœur Frédégonde, mais aussi par Arminius, chef de la tribu des Chérusques.
Mais il n'existe pas de concordance historique entre l'ensemble de ces éléments.
Ainsi, l'évêque Pilgrim de Passau a vécu plus de 5 siècles après Attila... Si la rivalité entre les 2 reines Brunehaut et Frédégonde a servi de fond au Nibelungenlied, c'est au prix d'une inversion de leurs époux, dans la mesure où Sigebert est le mari, non de Frédégonde, mais de Brunehaut.
De même, Théodoric le Grand, qu'incarne Dietrich de Vérone, est né en 449, et ne peut avoir participé à la bataille. Tous ces éléments historiques sont donc de vagues souvenirs raccrochés à une légende.

Le texte du Chant des Nibelungen est connu grâce à plus de 35 manuscrits Allemands, dont seulement 10 complets. Le manuscrit le plus récent date du XVIe siècle, transcrit de l'Ambraser Heldenbuch commandé par l'empereur Maximilien Ier (manuscrit D).
Par la suite, le Nibelungenlied est presque oublié, ne faisant l'objet d'aucune impression avant l'époque contemporaine.
Les trois manuscrits complets les plus anciens, considérés comme les plus importants, sont, depuis les travaux de Karl Lachmann, désignés comme suit:
Manuscrit A (Manuscrit Hohenems-Münchener) : 1280 environ, il est redécouvert en 1779 dans la bibliothèque des comtes de Hohenems par Franz Joseph von Wocher, puis vendu à la bibliothèque de la cour de Bavière où il est encore conservé. Il est constitué de 60 feuillets de parchemin et contient le Nibelungenlied dans sa version la plus courte, La Plainte et Das Buch der Vollkommenheit.

Manuscrit B  : Il est contenu parmi d'autres œuvres dans le Codex Sangallensis 857 qui date du second tiers du XIIIe siècle, conservé par l'historien Suisse Aegidius Tschudi au XVIe siècle, il est vendu au prince-abbé de Saint-Gall en 1768. Il est accompagné notamment de Parzival et de La Plainte.

Manuscrit C  : Contenu dans le Codex Donaueschingen, celui-ci est redécouvert le 29 juin 1755 par Jacob Hermann Obereit dans les archives de la bibliothèque du Château de Hohenems, il est donné en 1807 au juriste Michael Schuster, puis acheté en 1815 par le collectionneur Joseph von Lassberg. À sa mort, en 1855, le manuscrit est transféré à Donaueschingen dans la bibliothèque des princes de Fürstenberg.
Depuis 2001, il est conservé à la Bibliothèque nationale du Bade-Wurtemberg, à Karlsruhe.
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En 2008, ces trois manuscrits ont été proposés par la Bibliothèque nationale de Bavière au programme de l'UNESCO « du Monde » auquel ils ont été inscrits en 2009. À ce titre, le Nibelungenlied devient le premier exemple de la poésie héroïque à être inscrit au patrimoine mondial.

Dans les manuscrits, le Nibelungenlied ne porte pas de titre. Le nom actuel vient du dernier vers par lequel se terminent une partie des manuscrits :
hie hât daz mære ein ende daz ist der Nibelunge liet... ici s'achève l'histoire
c'est le chant des Nibelungen

Le mot Nibelungen est probablement l'adaptation en haut-allemand de Niflungar, le mot norrois servant à désigner, dans les textes Scandinaves, les membres de la famille de Niflung, à laquelle appartiennent Gunther et Hagen.
Le mot Niflung (de l'islandais Nifl : « brouillard ») est quant à lui un emprunt au moyen-bas-allemand Nevelingen.
Il désigne donc « ceux qui vivent dans les brouillards ». Nibilung a d'ailleurs été un nom de famille connu chez les Burgondes et est aussi attesté chez les Francs, où les Nibelungides sont une famille de la noblesse Franque, et où il existe aussi un usage toponymique.
Nibelungen peut être également rapproché du nom de la ville belge de Nivelles, dont le nom flamand Nyffels rappelle particulièrement la dénomination norroise, il est possible que la maison des Nibelungides y a régné. Le terme sert d'ailleurs à désigner les Francs arrivés sur le Rhin après la fuite des Burgondes

Un nouveau fragment du Nibelungenlied (fragment W), datant du dernier quart du XIIIe siècle, a été découvert lors du catalogage des manuscrits de l'abbaye de Melk dans les années 1990.

Le 28 mars 2003, on a cru découvrir un nouveau fragment au cloître de Zwettl, mais il s'agit en réalité d'un nouveau manuscrit d'Erec et Enide
Selon Jean Fourquet, la langue employée dans les manuscrits dont nous disposons indique qu'une version primitive de la Chanson des Nibelungen (Ur-Nibelungenlied) peut avoir été écrite au XIIe siècle en francique rhénan dans la région de Worms. Son rédacteur, un « jongleur », s'inspirant peut-être des chansons de geste Françaises pour le style, aurait réalisé la compilation cohérente d'un corpus à la fois Germanique et Scandinave.
Servant de modèle à la Chanson des Nibelungen qui nous a été transmise, mais aussi à une saga Norvégienne, la Thidrekssaga, dont la structure reprend remarquablement celle de la Chanson... La version primitive contient peut-être des éléments merveilleux relatifs à la soumission des Nibelungen et au meurtre du dragon par Siegfried, ainsi qu'à son enfance, absents du Nibelungenlied, mais présents dans la Thidrekssaga.
Les historiens de la littérature supposent que le Nibelungenlied aurait été écrit entre 1203 et 1205 près de Passau et Vienne.

UN AUTRE FONTAINE
Hagen de Tronege, « le vaillant » : il est « d'un aspect terrible, et pourtant... c'est un beau chevalier. Il inspire l'effroi par les sombres regards qu'il jette de tous côtés ». Hagen est le fils d'Aldrian, vassal d'Etzel il a lui-même été otage à la cour d'Etzel, en même temps que Walther d'Espagne.
Dancwart, frère de Hagen, maréchal
Ortwin de Metz, leur neveu, écuyer tranchant
Rumold, maître des cuisines
Sindold, échanson
Hunold, trésorier
Eckewart, margrave, accompagne Kriemhild lorsqu'elle quitte Worms avec Siegfried, ainsi qu'à la cour d'Etzel
Gere, margrave
Volker d'Alzei, chevalier et joueur de vielle (dans le Chant, l'épée de Volker est souvent désignée par le mot « archet »)

Etzel le roi des Huns du Chant des Nibelungen n'a rien à voir avec l'image traditionnelle d'Attila : C'est un prince manifestement fidèle, scrupuleux (étant païen, il se demande s'il peut épouser une princesse chrétienne), plein de prévenance pour Kriemhild. Il accepte que leur fils soit baptisé. L'auteur du Chant insiste sur le fait qu'à la cour d'Etzel, il y a des païens et des chrétiens, ce qui correspond à la réalité de la cour d'Attila.
Bloedel ou Bloedelin : frère d'Etzel (son nom rappelle celui du frère réel d'Attila, Bleda)
Swaemmel et Waerbel : Ce sont les jongleurs d'Attila, ils sont chargés d'aller à Worms transmettre l'invitation d'Attila (et de Kriemhild) à la cour Burgonde.
Rüdeger de Bechelaren (Pöchlarn en Autriche) : Margrave du royaume des Huns ambassadeur d'Etzel pour demander la main de Kriemhild.
Dietrich de Bern : L'avatar littéraire de l'Ostrogoth (les Ostrogoths sont effectivement vassaux des Huns jusqu'à la mort d'Attila) Théodoric le Grand (Bern signifie ici Vérone) intervient (Aventure XXVIII) pour informer les Burgondes qu'il « entend chaque matin Kriemhild pleurer la mort de Siegfried » sans les dissuader de poursuivre leur route.

Brunhild princesse Islandaise d'une remarquable beauté, elle est aussi dotée d'une force prodigieuse avant son mariage : Elle lance sans difficulté un javelot que « trois hommes ... ont peine à porter » Siegfried la domine grâce à sa cape magique, mais avec peine.
Nibelung : Roi du pays avant la venue de Siegfried
Nibelung II : Fils du précédent, tué par Siegried
Schilbung : Guerrier tué par Siegfried en même temps que le précédent
Albéric : Nain, gardien du trésor des Nibelungen, possesseur de la cape magique que lui arrache Siegfried
Les guerriers Nibelungen : Lorsque Siegfried et Kriemhild viennent à Worms (Partie 2), ils sont accompagnés par un certain nombre de guerriers du pays des Nibelungen.
À partir de la troisième partie, le mot Nibelungen désigne les Burgondes, et non plus spécifiquement les guerriers originaires du royaume de Nibelung.

L’histoire se déroule en différents lieux réels des vallées du Rhin et du Danube, situés dans les actuelles Allemagne, Autriche et Hongrie, principalement à Worms, Xanten et Etzelbourg, secondairement à Salzbourg et à Vienne.

Isenstein (dénomination imaginaire) en Islande où vit la princesse Brunhild ;
La Saxe, où se déroule le combat entre les Burgondes et les coalisés Saxons et Danois  : « des bords du Rhin, ils chevauchent ... à travers la Hesse, vers le royaume de Saxe... Ils arrivèrent à la frontière... » (IV, 176)

FONTAINE DE SIEGFRIED
Le pays des Nibelungen, conquis par Siegfried dans sa jeunesse, est un pays imaginaire, mais il est malgré tout situé par l'auteur dans le nord de l'Europe, puisque partant d'Islande en barque, Siegfried « arrive dans un pays situé à 100 bonnes lieues de là ou même plus loin encore.... Le héros aborde seul dans une île très grande... amarre sa barque. Puis il se dirige vers une montagne où se trouve un château fort » La cour Burgonde, les messagers, partant de Worms, « après une chevauchée de 3 semaines, ... font leur entrée dans le pays. Et là, au château de Nibelung... dans la marche de Norvège, ils trouvent le preux » (XII, 739)





Chanson des Nibelungen — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Chanson_des_Nibelungen
La Chanson des Nibelungen (Nibelungenlied en allemand) est une épopée .... En 436 ou 437, Gondicaire, voulant élargir les frontières de ses domaines, envahit ..... À partir de là, 13 années passent où Kriemhild vit dans le deuil de Siegfried ...

Nouvelle approche de la Chanson des Nibelungen
books.openedition.org/pup/4098?lang=fr
La Chanson des Nibelungen, qui compte 2 379 strophes de 4 vers longs, .... Pendant toutes ces années Kriemhild médite sa vengeance sans se laisser .... Après que les Burgondes survivants, une fois défaits en 436 ou 437 par les Huns, ...

samedi 5 mars 2016

EN REMONTANT LE TEMPS... 438

28 FEVRIER 2016...

Cette page concerne l'année 438 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

L’OBSESSION DE THÉODORIC POUR ARLES ET NARBONNE,

Le dux Litorius mort en 439, seconde Aetius dans sa lutte contre les Wisigoths en Gaule.
En 437, Aetius l'envoie pour débloquer Narbonne, que convoitent le Wisigoth Théodoric Ier. Il parvient à repousser les Wisigoths jusqu'à Toulouse en 439. Le roi Théodoric Ier, terrifié par les auxiliaires Huns de Litorius demande à l'évêque de Toulouse de négocier la paix (Vita Orientis,).
Mais Litorius donne l'assaut sur Toulouse (Cassiodore, Chronique, 1232, Jordanès, De actibus Getarum, 177, Sidoine Apollinaire, Carmina, 7, 300-301 Salvien de Marseille, de gubernatione Dei, 7, 9-10) et il est vainqueur grâce à ses auxiliaires Huns.
Mais lui-même est capturé par les Wisigoths et exécuté (Hydace, Chronique, 106).
Plusieurs auteurs anciens (celui de la Vita Orientis et Salvien de Marseille) ont explicitement soutenu le roi chrétien Théodoric face à Litorius païen.

Le Roi Ataulf établit sa cour à Narbonne dès 410/412 et c’est Théodoric Ier
qui choisit Toulouse comme Capitale de son royaume. Séparé de fait de l’Empire Romain finissant, il trouve sa plus grande expansion au Ve siècle couvrant les futurs comtés/duchés d’Aquitaine, de Poitou et d’Auvergne. La menace Franque contraint les Wisigoths à s’épandre en Espagne peu à peu puis brutalement
après Vouillé.

Litorius sera d'ailleurs le dernier général Romain à faire un sacrifice aux dieux anciens et à consulter les auspices avant une bataille.
Théodoric Ier (? - 20 juin 451 près de Troyes) est un roi des Wisigoths (418-451), il appartient à la prestigieuse famille des Balthes. Il est le successeur de Wallia sur le trône du royaume des Wisigoths.
Véritable fondateur de la monarchie Wisigothique, il établit sa capitale à Toulouse.

À la mort de son beau-père Wallia, en 418 à Toulouse, il est élu par l'assemblée des Goths, roi des Wisigoths. En fait, il semble que plusieurs groupes de Goths se soient réunis autour de lui, des Thervinges mais aussi quelques Greuthunges. Une identité se forge dans le royaume Wisigoth.
Théodoric Ier renforce son indépendance face au pouvoir central Romain et les Goths n'obéissent plus seulement aux Romains, mais avant tout au pouvoir Goth.
Bien qu'installé au pouvoir par l'Empereur, il est chef des armées, de l'administration et juge à la fois.
Théodoric Ier a fait un code royal, par lequel il officialise par écrit les règles de son royaume, repris par son fils Euric dans son propre code telle que la commendatio. Il est juge selon les coutumes anciennes et toute terre est remise en échange d'un service rendu et jamais donnée, ni prêtée. Ses règles permettent de simplifier les relations avec les habitants de son royaume qui sont de coutumes diverses (Celtes, Romains, Goths...) dans un climat d'apaisement jusque dans ses relations avec les chrétiens de son royaume... Elles se rapportent aux héritages, aux jugements, aux dons, aux achats d'hommes libres ou d'esclaves.

À Toulouse, en 439, Litorius est appuyé par des Huns, ennemis des Goths, pour attaquer la ville. L'évêque d'Auch Orens est envoyé comme ambassadeur par Théodoric, qui capture Litorius blessé, le fait exécuter (ou bien celui-ci meurt-il de blessures reçues au combat) et sauve ainsi son trône en concluant une paix avec Rome
Avitus, préfet du prétoire des Gaules, négocie la paix avec Théodoric auquel il donne la province de Novempopulanie, Aétius épouse en 3e noces une fille de Théodoric II pour sceller ce traité.

Honorius étant mort, 3 ans après le couronnement du nouveau roi de Toulouse, l'empire est un moment divisé. Jean, secrétaire, veut s'emparer du pouvoir, il est même revêtu de la pourpre mais Théodose, empereur d'Orient, envoie une armée au secours de son jeune cousin Valantinien, fils de Constance et de Placidie. Ce jeune prince, qui n'a que 5 ans, est alors avec sa mère à Ravène, où elle l'a fait couronner empereur. Jean essaie de disputer l'empire à l'armée de Théodose mais il est défait, pris et mis a mort (Jordanes, histoire des Goths, chap. 23.)
Dès lors c'est Placidie qui gouverne l'empire d'Occident sous le nom de son fils. Cette régence orageuse paraît favorable à Théodoric pour agrandir ses états... Il rompt la paix avec les Romains, et marche vers Arles qu'il assiège mais, forcé par Aétius, général du jeune empereur, de lever le siège, il se replie vers Toulouse.
Aétius le poursuit et le bat dans sa retraite. Cet échec est assez important pour forcer les Wisigoths à rester en paix pendant quelques années. Théodoric en profite pour gouverner ses états avec sagesse, mais la paix n'est pas l'élément des Wisigoths, leur roi ne peut conserver leur estime que par des conquêtes.
Théodoric se met donc de nouveau en campagne ( de 429 à 430 ), et c'est encore vers Arles qu'il dirige son armée. Il n'est pas plus heureux que dans sa première expédition, Aétius le force de nouveau à se retirer, ce qui engage le roi de Toulouse à conclure la paix avec les Romains : Il s'oblige même à faire pour eux une expédition, en Espagne, contre les Vandales, les Alains et les Suèves, qui, malgré les défaites qu'ils ont éprouvées contre Vallia, se sont de nouveau répandus, de la Galice où il les a acculés, dans les autres provinces d'Espagne. Théodoric a des succès contre eux, mais ce sont les provinces des Gaules et non celles d'Espagne que convoite l'ambitieux roi de Toulouse. Il s'empresse de quitter l'Espagne après ces premiers avantages, afin de venir profiter des chances que peuvent lui offrir encore la minorité du jeune empereur.

433. Il s'en présente bientôt une dont il espère de profiter :
Aétius s'étant révolté contre l'empereur, Placidie s'empresse de traiter avec Théodoric contre le rebelle, mais Aétius voyant l'orage qui se forme contre lui, prend les devants et rentre dans les bonnes grâces de la régente.
LES WISIGOTHS EN AQUITAINE.
Théodoric voit donc son espoir déçu, et il est encore condamné à l'inaction.

436. Aétius se trouvant, 3 ans après, assez éloigné des états de Théodoric pour laisser à ce prince le temps de tenter un coup de main, il en profite pour recommencer la guerre avec quelque espoir de succès... Il reprend encore la même route que dans ses précédentes expéditions, mais cette fois il ne pousse pas jusqu'au Rhône, et c'est devant Narbonne qu'il se présente.
Cette ville est forte et bien défendue, cependant le roi de Toulouse presse le siège si vivement, qu'elle est sur le point de se rendre, lorsque Litorius, général Romain, lieutenant d'Aétius, parvient, avec un corps de cavalerie, à ravitailler la place, en faisant une trouée dans l'armée des Wisigoths. Malgré cet échec, Théodoric continue le siège, mais le courage est revenu aux assiégés avec ce secours, et Théodoric, désespérant du succès prochain de son entreprise, se rend aux sollicitations d'Avitus, qui le presse de lever le siège, et revient dans sa capitale.

Mais, Litorius ne le tient pas quitte à si bon marché, ayant rassemblé une armée, il poursuit celle des Wisigoths et vient camper sous les murs de Toulouse pour en faire le siège. C'est le premier que soutient Toulouse depuis qu'elle a été entourée de murs.
Soit que Théodoric se croit faible, ou qu'il veuille gagner du temps, il propose au général Romain des conditions de paix, que ce dernier ne souhaite pas accepter, et refuse avec hauteur.
Le mépris de cette sage maxime a été plus d'une fois funeste à celui dont la position est assez avantageuse pour se faire un mérite de sa générosité... Litorius l'éprouve en cette occasion.Théodoric, en homme habile, pousse la modération jusqu'à députer à Litorius un évêque qui jouit d'un grand crédit auprès du peuple, mais Litorius n'étant pas chrétien, il se moque des paroles de l'homme de paix, qui rentre à Toulouse sans en avoir rien obtenu.
Cette mission n'est pas infructueuse pour Théodoric, le prince se sert habilement du mépris que Litorius a témoigné à son envoyé pour exciter l'indignation publique, il présente aux habitants que leur courage seul peut les sauver d'une ruine prochaine. Lorsque les esprits sont bien animés, le roi de Toulouse fait ouvrir les portes de la ville, et s'étant mis à la tête de son peuple, il fond sur Litorius, taille son armée en pièces et le fait lui-même prisonnier.
Cet exploit suppose chez Théodoric de l'habileté comme général, et prouve la confiance qu'ont en lui ses sujets. Peut-être que si Litorius avait été chrétien orthodoxe, les choses ne se seraient pas passées de même à Toulouse, et que l'orthodoxie l'aurait emporté sur l'arianisme... Les évêques commencent à avoir un très grand crédit sur le peuple des Gaules, ils s'en servent trop souvent pour faire triompher leur propre cause aux dépens de la légitimité et de la justice, mais, dans cette occasion, leur intérêt leur fait désirer le triomphe de Théodoric.

La ville de Toulouse devient alors la capitale de l'empire des Wisigoths, et l'est sans interruption pendant 89 ans. Après s'être rendu maître des villes qui sont entre Toulouse et Narbonne, il assiège cette dernière avec toutes ses forces et toutes ses machines de guerre. Les assiégés font la plus constante et la plus vigoureuse défense. Cette victoire , obtenue l'an 439, par les prières de saint Orens, évêque d'Auch, est suivie d'un nouveau traité de paix entre Valentinien III et Théodoric, traité par lequel la Novempopulanie reste aux Wisigoths.
Thorismond et ses frères ont pour maître de grammaire et d'éloquence le rhéteur Avitus, que les Goths élevèrent par la suite au rang d'empereur.

La plus belle récompense d'Aétius, c'est d'avoir bien fait ce qu'il a fait. Il n'a pas besoin de l'exemple des autres et pourtant il n'est aucune région, aucun lieu, aucune langue qui ne chante ses louanges. Et, à ce propos, Mérobaude rappelle, semble-t-il (car la phrase ici est interrompue par une nouvelle lacune), sa présence en Thrace, où il paraît avoir soit remporté un triomphe, soit assisté à un triomphe, et sa présence en Espagne, où grâce aux conseils d'Aétius...
... Mérobaude souligne à nouveau la popularité du généralissime dans le monde et la confiance qu'on a partout dans ses victoires.
Et il donne un exemple personnel. Un jour qu'une traversée maritime l'a fait aborder dans le golfe de Salone, en Illyrie (aujourd'hui Split en Yougoslavie), il y rencontre un témoin des hauts faits récents d'Aétius « L'armée tout entière des Goths, avec son roi, raconte le témoin, est sortie de ses limites pour piller le territoire Romain. Mais Aétius réagit.
Au mons Colubrarius (le mont des couleuvres), il surprend l'ennemi, taille en pièces les fantassins et met en fuite les cavaliers qui essaient de résister. Peu de temps après, le roi est sur les lieux avec le reste de ses troupes et est saisi d'horreur par le spectacle du carnage... »
Malheureusement, une fois encore, la suite manque. Quoi qu'il en soit cependant, l'historien dispose ici de deux repères sûrs :
THÉODORIC PAR FÉLIX CASTELLO
1) L'érection d'une statue de Mérobaude dans le forum de Trajan, le 30 juillet 435. L'inscription du monument, qui a été retrouvée, précise la date et souligne que cet honneur a été accordé à Mérobaude, pour son talent d'homme de lettres et pour ses services militaires, par le sénat et par l'empereur Théodose II
(Euntes in Thraciam triumphum, qui consiliis fuis intra Hispanias...)
Il y est en outre indiqué que Mérobaude a fait campagne dans les Alpes, qu'il a le titre de cornes consistorii et qu'il a rang de spectabilis dans le Sénat romain.
2) La rencontre du mons Colubrarius ne peut être qu'un épisode de la sanglante guerre de 3 ans (436-439) qui a opposé à l'Empire l'armée Wisigothique de Théodoric Ier et dont les étapes principales sont le siège de Narbonne par les Goths (436-437), la délivrance de Narbonne par un lieutenant d'Aétius, le magister militum per Gallias Litorius, en 437, la déconfiture et la mort de Litorius devant Toulouse et la même année, la reprise en main de la situation par Aétius en 438 et la signature d'une paix de compromis, en 439, après une lutte indécise. L'épisode du mons Colubrarius doit être l'une des premières manifestations de la reprise en main de la situation, en 438, par Aétius.
Le panégyrique en prose a donc été écrit après 438, en remerciement, semble-t-il, de la très haute dignité conférée à Mérobaude par l'empereur d'Orient, Théodose II, sur la recommandation évidente d'Aétius. A quelle date précise? La biographie de Mérobaude contient tant de points obscurs qu'il est difficile d'avoir à ce sujet une certitude. Cependant, si l'allusion à l'Espagne et aux conseils d'Aétius en la circonstance s'applique bien, comme il est probable, à l'auteur du panégyrique (fgr. II A, 23), nous disposons d'un autre précieux repère. Nous savons par le chroniqueur Hydace que Mérobaude a combattu les Bagaudes.

L'inscription, qui est un texte officiel, respecte le principe de l'unanimitas de l'Empire. Voir les Recherches historiques sur les Panégyriques de Sidoine Apollinaire (Paris, 1942), p. 45-50. Il ne peut pas s'agir ici de l'attaque Wisigothique de 430, qu'Hydace, rapporte en ces termes : Per Aelium comilem, haud procul de Arélale quaedam Golhorum manus exlinguiiur, Anaolso optimate eorum capto.
L'attaque de 430 n'est qu'un coup de main, réalisé avec de faibles moyens (quaedam manus). L'affaire évoquée par Mérobaude mobilise toute l'armée Wisigothique (universa manus) et son roi.

En 436 et 437, Aétius est retenu dans le Nord des Gaules par un soulèvement des Burgondes. D'autre part, la bataille du mons Colubrarius est différente du siège en règle décrit dans le Panegyricus II in fine.
Elle est à rapprocher des témoignages de Prosper et d'Hydace pour l'année 438 (Prosper, 1333 : Adversum Gothos in Gallia quaedam prospere gesta ; Hydace, 112 : Golhorum caesa octo milia sub Aetio duce).
Le mons Colubrarius n'a pas encore été identifié. Si notre hypothèse est exacte, il faut le chercher entre Narbonne et Toulouse. Mérobaude ne cite ici que l'empereur d'Orient, comme il n'a mentionné à la ligne précédente que l'empereur d'Occident. Mais il faut comprendre sans doute que les deux empereurs ont signé le décret, comme ils ont tous les deux autorisé l'érection de la statue.

Histoire de la ville de Toulouse: depuis la conquête des ...
https://books.google.fr/books?id=nZUBAAAAYAAJ
J. B. Auguste d'. Aldéguier - 1833 - ‎Toulouse (France)
1 sait d'un grand crédit auprès du peuple 5 mais Litorius n'étant pas chrétien , il ... le fit lui-même prisonnier (12) ( an 429)- Cet exploit suppose dans Théodoric …

Comtes de Toulouse - Racines & Histoire - Free
racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Toulouse.pdf
9 déc. 2015 - Cet emblème de Toulouse apparaît avec le sceau de Raymond VI (1211) et sera toujours utilisé ensuite par .... contre Litorius (439), s'allie aux Romains contre les Suèves en Espagne (446) puis renverse ... 429 ou peu après.

L'œuvre de Flavius Merobaudes et l'histoire de l'Occident de ...
www.persee.fr/doc/rea_0035-2004_1972_num_74_1_3921
de A Loyen - ‎1972 - ‎Cité 5 fois - ‎Autres articles
... per Gallias Litorius, en 437, la déconfiture et la mort de Litorius devant Toulouse, ...... du Panégyrique : Aétius fut nommé magister mililum per Galli as en 429.

vendredi 4 mars 2016

EN REMONTANT LE TEMPS... 439


28 FÉVRIER 2016...

Cette page concerne l'année 439 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

L’ÉLABORATION DE L'ALPHABET ARMÉNIEN ET LA RESTRUCTURATION DE SON ÉGLISE.

MONTS ARAKATZ
Sahak Ier Parthev (en arménien Սահակ Պարթև, « Sahak le Parthe »), ou Isaac Ier dit « le Grand » (338-439), est un catholicos d'Arménie (patriarche de l'Église arménienne). Ce saint est fêté le 5 septembre.
Gauche et orphelin à un très jeune âge, il a reçu une excellente formation littéraire à Constantinople, en particulier dans la partie orientale des langues . Après son élection comme patriarche, il se consacre à la religion et à la formation scientifique de son peuple.
Il est interdits aux Arméniens l'utilisation de la langue syriaque, jusque - là utilisé dans le culte chrétien.

Sahak appartient à une véritable dynastie sacerdotale qui a occupé en quasi permanence le siège d’Arménie depuis sa création, puisqu’il est le fils de Nersès Ier le Grand et de Sandoukht, une fille de Vardan Mamikonian, le chef du partie pro-perse à la cour d’Arménie sous le règne d'Arsace II.
Son père est lui-même le fils d’Atanaginês et de Bambishen, une sœur du roi Tigrane VII. Cet Atanaginês est en outre le fils de Houssik, fils de Vertanês, fils de Grégoire l'Illuminateur.
À la mort du catholicos Aspourakês Ier Manazkertac‘i (381-386), Sahak est intronisé comme catholicos en 387 par le roi Khosrov IV qui a remarqué ses vertus. En effet, Sahak vit avec soixante disciples dans un grand monastère. Cette communauté vouée à la vie religieuse et à laquelle appartient le futur Mesrop pratique une vie austère. Après la destitution en 392 de Khosrov IV et son remplacement par son frère Vram Châhpouh, Sahak est maintenu sur son siège.
Sahak, qui a été marié, n’a pas de descendant mâle, mais sa fille unique Sahakanouch a épousé Hamazasp Mamikonian. À la mort de Sahak Ier Bagratouni, aspet (« maître de la cavalerie »), le patriarche demande à ce que son gendre obtienne la dignité de sparapet (« commandant en chef »).
Le nouveau roi, Vram Châhpouh, qui est bien conscient de sa condition de vassal, refuse de le faire sans l’autorisation du roi des rois Sassanide Vahram IV. Sahak se rend à Ctésiphon, la capitale perse, où il est reçu avec grand honneur en raison de la noble origine de sa famille, les Sourên Pahlavik. Vahram IV lui donne satisfaction et il ordonne d’élever la famille de Hamazasp, les Mamikonian, et de la classer au cinquième rang des dynastes d’Arménie. Après la mort de Vahram IV en 399, ces dispositions sont confirmées par son successeur Yazdgard Ier, qui garde la même amitié au patriarche et au roi Vram Châhpouh. Pendant la période trouble qui suit les disparitions successives de Vram Châhpouh et de Khosrov IV et le règne de Châhpûhr de Perse, Sahak se retire dans les régions occidentales de l’Arménie et il envoie son disciple Mesrop et son propre petit-fils Vardan Mamikonian comme émissaires à l’empereur byzantin Théodose II.
SAHAK ET MESROP
En Arménie, en l’absence d’un roi, et l’anarchie étant à son comble parmi les nakharark, Sahak, après avoir convoqué une assemblée de toutes les familles dynastiques, envoie à la cour de Perse Smbat III Bagratouni et son petit-fils Vardan réclamer un nouveau roi en la personne d’Artachès, le jeune fils de Vram Châhpouh. Le roi Vahram V accepte, change le nom du prince d'« Artachès » en « Ardachir » et lui confie l’Arménie où il règne pendant six ans. Mais les nakharark, mécontents du jeune roi qui sombre dans la débauche, interviennent auprès de Sahak et lui demandent d’obtenir un nouveau souverain « Perse ». Sahak, bien que conscient des vices du roi, tente de dissuader les nobles d’intervenir auprès du Chah de Perse en leur expliquant qu’il est souhaitable d’attendre et de trouver une autre solution avec l’empereur Théodose II. Les nobles se rendent alors auprès de Vahram V avec un prêtre ambitieux, Artskêat, pour dénoncer leur roi et Sahak comme des partisans des « Grecs » (i.e. de l’Empire romain d'Orient). Sahak et Artachès/Ardachir sont convoqués au palais royal d’Arménie par le Chah. Le patriarche y refuse d’accabler son roi, malgré l’entremise d’un ministre Perse de la famille des Sourên Phalav qui lui laisse entrevoir la possibilité d’établir son propre petit-fils Vardan avec une dignité et un rang « équivalent à celui de roi ».

En 428, Vahram V excédé décide de déposer le roi Artachès/Ardachir et d’abolir la monarchie Arménienne. Il confisque également pour la couronne le domaine catholicossal et remplace Sahak par un prêtre dénommé Sourmak (428-429).
Un an après, Sourmak entre lui aussi en conflit avec les nakharark qui obtiennent du Chah de Perse un autre vicaire en la personne d’un Syrien, Berkicho (429-432). La vie débauchée et les confiscations réalisées par ce dernier incitent les nakharark à se tourner de nouveau vers Vahram V qui accepte de libérer Sahak et de lui restituer quelques domaines. Il le renvoie en Arménie accompagné d’un vicaire lui aussi syriaque nommé Chamvêl (i.e. Samuel), qui est chargé de la direction effective de l’Église. Aux dires de Moïse de Khorène, Chamvêl «vient occuper le siège archiépiscopal et adopte les mœurs de Berk’icho ».
Pendant ce temps, Sahak s’est retiré près de son disciple Mesrop qu’il a installé dans la cathédrale de Vagharchapat, et il assure la direction spirituelle du pays.
En 437, à la mort de Chamvêl, après cinq ans d’exercice, les nakharark repentant vont trouver Sahak et le supplient de reprendre son siège en l’assurant qu’ils obtiendraient du roi de Perse la même dignité pour ses petits-fils à titre héréditaire.
Le vieux Sahak refuse et leur déclare que c’est par ordre divin que la succession sacerdotale s’est éteinte dans sa famille. Le parti Perse réinstalle alors sur le siège patriarcal le prélat Sourmak (mort en 444). Toutefois, jusqu'à sa mort, Sahak continue d’exercer les fonctions purement spirituelles du patriarcat.
FORTERESSE ARMENIENNE
Sahak est ensuite atteint d’une maladie mortelle et meurt le 5 septembre 439, dans la seconde année du règne du roi Yazdgard II, près du village de Blour dans le Bagrévand, après plus de 50 ans de prélature. Il est inhumé par son petit-fils Vardan Mamikonian et l’épouse de ce dernier, nommée Destrik, dans leur village d’Archtichat dans le canton de Taron.
L’absence d’alphabet et de toute littérature écrite constituait un obstacle fondamental, non seulement au développement de la vie intellectuelle et sociale de la nation, mais encore à l’existence et à l’autonomie de l’église, qui ne pouvait sans cela ni former ni consolider sa constitution propre. Le peuple ne dispose d’aucun instrument permanent d’édification spirituelle, car de simples traductions orales ne peuvent satisfaire aux aspirations de son cœur. Cet état de choses doit tout d’abord solliciter l’attention du patriarche Sahak. Profondément versé dans les sciences helléniques et syriaques, il est supérieur aux savants de son époque, au dire de ses contemporains.
Mesrop-Maschtotz, un ancien secrétaire du roi, disciple du patriarche Nersés, conçoit le dessin d’extirper les derniers débris du paganisme dans la province de Golthn (Akoulis). Mais il s’aperçoit des inconvénients de l’absence de l’alphabet, quand il ne peut laisser aucun enseignement écrit dans les mains du peuple, qu’il vient d’évangéliser. D’accord avec le patriarche Sahak, il sollicite le roi Vramshapouh pour améliorer cette situation. Ceci se passe en 401, à l’aurore du Ve siècle. le roi met à leur disposition toutes les ressources dont il peut disposer. Enfin, en 404, Mesrop arrive à combiner un alphabet admirablement approprié au génie de la langue arménienne. Et comme pour mener à bien ce travail, il a imploré l’appui du ciel, il attribue son succès à la faveur divine. Aussi les Arméniens se sont ils toujours montrés fiers de leur littérature, dont l’origine leur paraît surnaturelle.

Après que Mesrop eût inventé l’alphabet à Balahovit (Palou), Sahak ne cesse de poursuivre une œuvre, à la fois littéraire et sacrée. Aussi c’est à ce dernier que les Arméniens reconnaissants ont décerné le titre d’Illuminateur des intelligences par la littérature, comme Saint Grigor a été celui des âmes par la foi, et Nersés celui des cœurs par les bonnes mœurs.
L’alphabet arménien comprend 36 caractères, susceptibles de rendre tous les sons de la langue. Plus tard leur nombre s’accroît de deux lettres complémentaires, ce qui le porte à 38. la combinaison en est si heureuse, qu’il peut sans difficulté rendre même la plupart des sons des langues étrangères. Mais bornons-nous à parler ici des conséquences de cette innovation du point de vue ecclésiastique.

La première œuvre entreprise est la traduction de la bible, à laquelle se consacrent Sahak et Mesrop et le groupe des élèves choisis parmi la classe des traducteurs. L’histoire évalue leur nombre à une centaine, dont 60 ont été formés par Sahak, et le reste par Mesrop. La traduction arménienne de l’ancien testament a été faite sur le texte grec des Septante, mais avec beaucoup de variantes en conformité avec la traduction syriaque. Ce travail, commencé en 404, prend fin en 433, après une dernière révision, faite par Sahak, sur un exemplaire expressément envoyé par le patriarche de Constantinople.

ALPHABET ARMENIEN
Cela fait, on s’occupe de composer des livres liturgiques, comme la messe, les rituels du baptême, de la confirmation, de l’ordination, du mariage, de la consécration des églises et des funérailles, les offices du jour et le calendrier. Sahak collabor à cette œuvre, soit directement, soit indirectement avec l’aide de ses disciples. Cette organisation liturgique s’inspire de celle de Saint Basile, c’est-à-dire de la liturgie de l’église de Césarée. On conviendra qu’il n’y a rien que de très naturel, si l’on songe que les chefs de l’église arménienne, comme nous l’avons dit plus haut, avaient puisé leur enseignement dans les écoles de Cappadoce.
Mais tout en suivant de près la liturgie de Césarée, on ne s’astreint point à une traduction servile. Saint Grigor avait fait de larges emprunts aux usages nationaux et aux rites païens, qu’il avait transformés en rites chrétiens. Ces usages avaient eu le temps, en l’espace d’un siècle, d’enfoncer des racines trop profondes dans les mœurs, pour que les nouveaux organisateurs puissent se soustraire à leur influence. Aussi refusent-ils de se plier entièrement aux exigences du rite grec. Ce qui est absolument propre à la liturgie Arménienne, ce sont les hymnes (scharakan) d’une saveur si originale, et qui résonnent comme un écho des vieux chants nationaux. Ils offrent aussi quelque analogie avec les hymnes Syriaques de Saint Ephrem.

Le trait distinctif de cette littérature primitive, c’est l’abondance des traductions des œuvres des Saints-Pères Grecs. A noter ce détail intéressant, que certains de ces ouvrages, perdus dans leur langue originelle, se sont conservés en traduction. Outre les Saints Pères, ils ont traduit la plupart des œuvres des philosophes de l’antiquité. Comme œuvres originales on ne peut mentionner que quelques livres d’histoire ancienne et contemporaine.

Le siège patriarcal se trouve administrativement entre les mains des anti-patriarches, qui prélèvent à leur profit les revenus et les avantages de la charge.
Ils se succèdent rapidement, Sourmak (428), Birkischo (429), Schimuel (432), puis Sourmak reprend de nouveau le pouvoir en 437. Toutefois, l’épiscopat, le clergé et le peuple refusent d’approuver le nouvel état des choses car aux yeux de la nation, Saint Sahak reste toujours le chef spirituel... De retour en Arménie (432), il se retire à Blour (Yahnitépé), dans la province de Bagrévand (Alaschkert), ou Saint Mesrop et Saint Ghévond l’assistent dans les affaires religieuses et spirituelles, à aucun moment ses ouailles ne sont abandonnées par lui.
En dépit de cette situation précaire, il ne cesse de prendre une part active aux affaires de l’église universelle. Le concile d’Ephèse (431) vient de condamner les erreurs de Nestor. les décrets relatifs ont été apportés de Constantinople à Saint Sahak par ses disciples. Mais les livres de Théodore de Mopsueste, le précurseur de Nestor, ont échappé à l’attention du concile. aussi les Nestoriens profitent de cette circonstance pour couvrir leurs erreurs du nom de Théodore. Saint Sahak intervenant, convoque le concile d’Aschtischat (435), puis relève les erreurs de Théodore dans une lettre dogmatique, qu’il écrit à Procle de Constantinople. Cette lettre sert de base au concile de Constantinople de 553, pour la condamnation des Trois-Chapitres.
La mort de Saint Sahak (439) est le prélude d’une situation plus pénible encore. Sourmak occupant toujours le siège patriarcal comme chef reconnu par le gouvernement, tandis que Saint Mesrop continue de gérer le spirituel, mais il ne tardaint pas à suivre Saint Sahak dans la tombe (440). Saint Hovsep (Joseph) de Hoghotzim est appelé à lui succéder dans la gérance des affaires spirituelles, et l’intervention de l’Arménien Vassak Suni, gouverneur-général, réussit, à la mort de Sourmak (444), à le faire reconnaître comme patriarche par le gouvernement Persan.
SAINT SAHAK

Le roi-des-rois, qui a annexé l’Arménie à son empire, est sollicité par les ministres de la religion de Zoroastre, à abolir le christianisme en Arménie, en contraignant les habitants à adopter le culte du soleil et du feu. Pour arriver à ses fins le roi s’emploie d’abord à dégarnir l’Arménie de ses forces militaires, qu’il envoie guerroyer contre les Barbares du Caucase. Après quoi il publie (449) un édit, par lequel il rend la religion de Zoroastre obligatoire pour tous les sujets indistinctement.
Alors commenec une ère de persécutions, au cours de laquelle Saint Atom Gnouni et Saint Manadjihr Rischtouni subissent le martyre avec leur milices. l’épiscopat réuni à Artaschat (450), proclame son inviolable fidélité à la foi dans une lettre apologétique.
Malgré cette résistance unanime les chefs des satrapes Arméniens, au nombre de dix, sont appelés en Perse et contraints de renier leur religion. On leur fixe comme alternative ou de s’exécuter, ou de quitter le pays sans direction. Ils feignent d’abjurer pour pouvoir retourner chez eux afin d’organiser la résistance.

Les ministres du culte du soleil et du feu, munis de leurs symboles, accompagnent triomphalement les faux renégats, mais ils sont dispersés dans les plaines de Bagrévand par le peuple armé, que conduit l’archiprêtre Saint Ghévond.
Un délai d’une année (d’août 450 à août 451) a été accordé pour renoncer au christianisme, il est mis à profit pour préparer la résistance contre les troupes, qui vont arriver pour veiller à l’exécution de l’édit royal.
Si les Arméniens avaient, dans cette circonstance, réuni leurs forces, ils auraient pu facilement avoir raison de l’armée ennemie...
Malheureusement, une partie des satrapes, d’accord avec le gouverneur Vassak, est définitivement gagnée à la cause Persane.
Quand le 26 mai 451, à la journée d’Avaraïr, 66 000 Arméniens, sous le commandement de Vardan Mamikonian, tiennent tête à une armée de 220 000 Persans, un nombre considérable d’Arméniens vont renforcer les rangs de l’ennemi.
Vardan et 8 autres généraux, ainsi que 1027 hommes tombent sur le champ de bataille. La mort de ces martyrs est commémorée dans le calendrier Arménien le jeudi gras...

A partir de ce moment l’église Arménienne entre dans une ère de troubles, causés surtout par les difficultés extérieures qui l’absorbent entièrement. Le patriarche Saint Hovsep, accusé d’avoir été l’instigateur du mouvement religieux,est arrêté, conduit en Perse et martyrisé avec d’autres membres du clergé (454) dont la mémoire est célébrée sous le nom des Saints Ghévondian (léonciens).
Il a pour successeurs : Mélité (452-456) et Movsès (456-461), puis le célèbre Güt d’Arahèze (461-478), qui doit tenir tête aux efforts incessants des Persans pour imposer leur religion. Une fois encore les Arméniens doivent s’armer sous la conduite de Vahan Mamikonian, neveu de Saint Vardan. Les hostilités continuèrent sous le patriarche Hovhannès Mandakouni (478-490), successeur de Güt. Cette situation menace de s’éterniser, lorsque le nouveau roi Valarse, s’avisant de l’inutilité de ces efforts, y met enfin un terme. Sagement, proclame la liberté religieuse et nomme Vahan d’abord commandant militaire (484), puis gouverneur-général de l’Arménie (485), ce qui assure la paix civile et religieuse de l’Arménie.
SAGHMOSAVANK
Le vénérable patriarche Hovhannès s’empresse de transférer son siège dans la nouvelle capitale, à Douine, sous la protection du gouvernement, et là il peut consacrer tous ses soins aux réformes intérieures de l’église et du peuple. Il sait si bien réparer, grâce à la sagesse de son administration, les ruines accumulées par les guerres des dernières années, que son nom reste le plus honoré après celui de Saint Sahak.



Sahak Ier Parthev — Wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sahak_Ier_Parthev
Sahak Ier Parthev ... Image illustrative de l'article Sahak Ier Parthev .... et meurt le 5 septembre 439 , dans la seconde année du règne du roi Yazdgard II, près du
Histoire de l'Eglise arménienne - Monseigneur Malachia ...
www.armenweb.org/espaces/reflexion/dossier_20.htm
La mort de S. Sahak (439) fut le prélude d'une situation plus pénible encore. ... des dernières années, que son nom reste le plus honoré après celui de S. Sahak. ...... les querelles successives au concile de Chalcédoine a suffi pour édifier Ie ...... S. ARISTAKES I. Parthev, coadjuteur de son père depuis 306; est présent au ...