dimanche 3 mai 2015

EN REMONTANT LE TEMPS... 746


2 MAI 2015...

Cette page concerne l'année 746 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

LES ALAMANS.

Le massacre de Cannstatt, qui a eu lieu en 746, concerne l'assassinat de la quasi-totalité des nobles du peuple Germanique Alamans.
Cannstatt, anciennement castrum, est l'une des principales localités du duché d'Alémanie fondé par les Mérovingiens. Le Carolingien Carloman Ier, maire du palais d'Austrasie, y convoque une assemblée et fait assassiner la majorité des dirigeants Alémaniques sous le prétexte qu'ils oent participé au soulèvement du duc Theudebald (Thibaud) et du duc Odilon de Bavière.

On ignore si l'armée Alémane est vaincue par ruse ou lors d'une bataille rangée et jugée ensuite lors d'une audience régulière. Il est certain que les Carolingiens réussissent alors à soumettre toute la noblesse Alémane.
Une certaine Beata peut empêcher les Francs de s'approprier son domaine familial en le léguant à Saint Gall.
De nos jours Cannstatt est un quartier de Stuttgart en Allemagne...

L'Alsace est une province survivante de l'ancienne Alémanie, la signification étymologique du mot Alsace a différentes théories. En voici une :
« Alsace » de l'alsacien (alémanique) : Elsass anciennement écrit Elsaß.
El vient de l'alémanique Ell qui signifie l'Ill, la principale rivière Alsacienne qui traverse la région du sud au nord.
La rivière prend sa source dans le Jura Alsacien et se jette aujourd'hui dans le Rhin en aval de Strasbourg après la chute de Gambsheim.
C'est le plus important affluent Alsacien du Rhin. Avant l'endiguement, les crues du Rhin (et non celles de l'Ill, qui inondent pacifiquement le Ried) sont parfois très meurtrières, bon nombre de villages ont été submergés par le fleuve (voir Neuf-Brisach)
saß vient du verbe sitzen (se trouver, être assis) (prétérit de l'allemand : saß – prétérit du vieil anglais : sæt).
Littéralement, Elsass signifie donc « le lieu où se trouve l'Ill » soit le « Pays de l'Ill »

Les Alamans tirent leur nom du vieux haut-allemand Alle Mannen signifiant « tous les hommes ». Par la suite, le terme se transforme en allemand pour désigner indistinctement toutes les populations de Germanie. Cette expression exprime et souligne parfaitement le fait que ce peuple constitue un conglomérat de diverses tribus Germaniques d’origines très variées, à
l’instar des Francs, dont nous ignorons la composition précise. En effet, les Alamans se présentent souvent sous une forme de ligue de divers peuples Germains parmi lesquels on retrouve parfois des Francs lors de leurs attaques contre les Romains. Cependant, malgré la diversité de leurs origines, certains travaux historiques estiment que les Alamans sont un peuple Germain apparenté aux Suèves.
LE MUR PAÏEN ÉDIFIÉ PAR LES ALAMANS
Ce dernier se rebelle à de nombreuses reprises mais il est à chaque fois réprimé par les Francs. Toutefois, les Alamans reprennent leurs progressions en Helvétie après la chute du royaume Burgonde avant d’atteindre la région d’Avenches où ils infligent cette fois-ci aux Francs l’humiliante défaite de Wangen en 610. Si les représailles et les massacres francs sont importants, ils n’empêchent pas une partie des Alamans de s’établir sous la forme d’un
habitat diffus autour de Besançon et de la Franche-Comté ainsi qu’en Bourgogne.

Afin de mettre fin à la large autonomie dont jouit l’Alémanie et de rétablir la domination Franque sur cette région, Pépin de Herstal entreprend 4 campagnes militaires entre 709 et 712 afin de soumettre le duc révolté des Alamans Willehari.

En 730, le duché est de nouveau soumis après la révolte du duc Lantfred. Charles Martel impose alors un code juridique commun aux Alamans et aux Bavarois, ce qui implique ipso facto la perte du particularisme Alaman. Les derniers soubresauts de révoltes ont lieu lorsque Griffon se soulève contre ses frères Pépin le Bref et Carloman Ier, avec l’appui des Alamans.
Défaits, les Alamans voient Carloman massacrer l’aristocratie Alémanique. L’Alémanie se résigne alors à vivre sous les souverains Carolingiens. Le massacre de Cannstatt, qui a eu lieu en 746, est l'assassinat de la quasi-totalité des nobles de ce peuple Germanique .

253
: Les Francs et les Alamans envahissent la Gaule.
258 à 259
: Le raid le plus dévastateur des Alamans. Gallien les bat près de Milan, mais doit leur abandonner les Champs Décumates.
268
: Assaut des Alamans sur la Rhétie et l’Italie, Claude le Gothique les bat avec sa cavalerie près de Milan, puis au lac de Garde.
275
: La Gaule est pillée par les Francs et les Alamans.
277
: L’empereur romain Probus libère la Gaule des Francs et des Alamans, et cantonne ces derniers entre Rhin et Danube.
352
: Les Alamans et les Francs battent l’armée Romaine, prennent 40 villes et s’installent entre Moselle et Rhin.
357
: Julien l’Apostat défait les Alamans à Strasbourg et les rejette de l’autre côté du Rhin.
360
: Julien l’Apostat soumet les Francs et les Alamans et rétablit la frontière du Rhin.
365
: Les Alamans passent le Rhin gelé et atteignent Châlons-sur-Marne.
368
: Valentinien Ier, basé à Trêves, défait les Alamans sur la frontière du Rhin.
374
: Valentinien Ier établit un fœdus avec les Alamans, autorisant leur installation sur la rive ouest du Rhin.
378
: Les Alamans envahissent l’Alsace.
396
: Les Romains enrôlent des Francs et des Alamans pour défendre la frontière du Rhin.
496
: Les Francs battent les Alamans sur le Neckar qui leur cèdent la région du Main-Neckar.
496
: Clovis Ier fait alliance avec les Francs du Rhin pour défaire les Alamans à la bataille deTolbiac sur Rhin.
709
: Début de la guerre des Francs et des Alamans (fin en 712).
712
: Fin de la guerre des Francs et des Alamans.
746
: Massacre de Cannstatt...

Les dénominations de royaume barbare d'Alémanie ou de royaume des Alamans ne désignent pas un territoire unifié dirigé par un seul et unique roi, mais une confédération de petits royaumes cohabitant dans un espace géographique dénommé Alémanie (Alamannia dans sa forme latine) pour la première fois en l'an 289.
La zone correspond à la province Romaine de Germanie supérieure, avec des territoires situés aujourd'hui en Suisse, au pays de Bade et en Alsace.
Si ce royaume ne se lance pas dans les Grandes invasions, il y est chronologiquement rattaché de par la période historique. Les cartes des tableaux synoptiques de l'Histoire de Maurice Griffe l'identifient comme bordant le domaine Gallo-Romain sous Syagrius en 476, le royaume des Alamans s'est donc étendu en Gaule Romaine.
Toute son aristocratie périt dans un massacre organisé en 746 connu sous le nom de massacre de Cannstatt.
Les Alamans un rameau Germanique Occidental qui se situent avant leur migration aux alentours du Main supérieur, l'un des plus grands affluents du Rhin en l'Allemagne. Une des plus récentes sources les concernant est le cognomen Alamannicus adopté par Caracalla, qui dirige l'Empire romain de 211 à 217, se proclamant ainsi leur vainqueur.

La nature de cette alliance et leur affiliation d'antan restent incertaines. L'alliance est agressive et ceux-ci attaquent la province Romaine de Germanie supérieure dès que l'occasion se présente.
À partir du Ier siècle, le Rhin devient la frontière entre la Gaule Romaine et les peuples de Germanie. Les peuples Germaniques et Celtes sont situés le long des deux rives. Les Romains séparent ces territoires en deux parties, la Germanie Supérieure au sud et la Germanie Inférieure au nord, toutes deux appartenant à l'espace géographique du Rhin Supérieur.

La Germanie supérieure s'étend entre le Rhin Supérieur et le Danube Supérieur, incluant la Forêt-Noire qui est plus vaste qu'elle ne l'est de nos jours (cf. forêt hercynienne). Les Romains la nomment les champs Décumates, nom d'origine inconnue. Certains archéologues ont traduit ce nom par « les Dix Cantons », l'entité à laquelle ces cantons ont été rattachés demeure inconnue.

Les Romains créent les limes de Germanie, un ensemble de fortifications misent en place sur la rive ouest du Rhin dans la province de la Germanie Supérieure. Les guerriers Alamans traversent fréquemment les limes pour piller la province puis se retirent dans les champs Décumates une fois leurs raids accomplis... C'est sous la forme d'une confédération qu'ils s'installent à la fin du IVe siècle, sur le Plateau Suisse ainsi que dans une partie de l'actuelle Bavière, du Vorarlberg et plus à l'ouest dans les Vosges Alsaciennes, jusqu'à atteindre les vallées Alpines au VIIIe siècle.

À la suite du Massacre de Cannstatt et à partir de l'an 746, Zurich fait partie de l'Alemanie dirigée par les Francs.

Un château Carolingien construit par le petit-fils de Charlemagne, Louis II de Germanie, sur le site d'un ancien château Romain est mentionné en 835 (« in castro Turicino iuxta fluvium Lindemaci »). Louis II est aussi le bâtisseur de l'Abbaye de Fraumünster, inaugurée le 21 juillet 853 en l'honneur de sa fille Hildegard. Il attribue les terres de Zurich, d'Uri et de la forêt d'Albis au couvent Bénédictin et lui donne l'immunité, le plaçant sous sa responsabilité directe.
À partir de ce moment, il n'y a plus d'unité Alémanique et les pays Alémaniques seront définitivement divisés en plusieurs États. Toutefois, la langue et la culture Alémaniques subsisteront jusqu'à nos jours.

Massacre de Cannstatt — Wikipédia
fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Cannstatt
Le massacre de Cannstatt, qui a eu lieu en 746, est l'assassinat de la quasi-totalité des nobles du peuple germanique des Alamans. Cannstatt, anciennement ...
Termes manquants : année
Nos ancêtres, les Alamans - Jeune Alsace
jeune-alsace.hautetfort.com/files/Nos%20ancêtres%20les%20Alamans.pdf
Le massacre de Cannstatt, qui a eu lieu en 746, est l'assassinat de la quasi-totalité ... une telle défaite qu'ils sont tenus en respect pour une vingtaine d'années.




samedi 2 mai 2015

EN REMONTANT LE TEMPS... 747


1er MAI 2015...

Cette page concerne l'année 747 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

CHOC MORTEL DE COURANTS RELIGIEUX CONTESTATAIRES.

Abû Muslim Abd ar-Râhman ben Muslim al-Khurâsânî ou Abû Muslim Khurâsânî, né à Ispahan en 718 ou 719, mort en février 755, est un général abbasside, fils d'un Zoroastrien Iranien, Khorassanien originaire de Mahan, petite bourgade située près de Merv. On le nomme parfois « fondateur de l'Empire Abbasside ».

Bien qu'on ait aucune certitude sur son vrai nom, les Abbassides lui attribuent celui de Behzadan. Il a grandi à Kufa, en Irak, grand défenseur de la cause Abbasside, il rencontre leur Imam Ibrahim ben Muhammad à La Mecque et devient plus tard un ami personnel d'`Abû al-`Abbas as-Saffah, le futur Calife.

Il est envoyé à Merv par les Abbassides en 747, contre le gouverneur Nasr, qui a tenté de s'allier à l'insurgé sogdien Harith Ibn Sarayi. Reçu avec enthousiasme, il bénéficie du soutien aussi bien des chiites que des kharidjites, Mazdéens, Mazdakites et même des chrétiens et juifs, fortunés et influents dans la région (l'un d'eux, Mahyar, est tout dévoué à Abû Muslim). C'est en janvier 748 qu'avec 10 000 hommes Abû Muslim marche finalement sur Merv, capitale du Khorassan, d'où il chasse Nasr. Le poursuivant, il met en déroute les deux armées que les Omeyyades ont envoyé contre lui, obligeant le calife Marwan II à se réfugier en Égypte.

Al-Mansûr haït Abû Muslim en raison d'humiliations subies pendant le règne d'As-Saffah. Al-Mansûr et lui se querellent à propos de la garde du butin amassé lors d'une dernière campagne, victorieuse en Syrie, d'Abû Muslim.
Ce dernier refuse d'obéir au calife et se dirige vers le Khorasan en passant par Hulwân.
Al-Mansûr finit par promettre que si Abû Muslim vient à sa rencontre, il ne lui sera fait aucun mal. Abû Muslim tombe dans le piège et se rend auprès d'Al-Mansûr.
Au mois de février 755, quand Abû Muslim est mis en confiance, Al-Mansûr l'invite et lui fait part de tous les griefs qu'il a à son encontre l'appelant à cette occasion « Abû Mujrim » (Le père du crime). Sur un signal d'Al-Mansûr, 5 hommes armés, tuent Abû Muslim à coups de sabre. Le cadavre d'Abû Muslim a été enroulé dans le tapis qui garnissait le sol, puis, jeté dans le Tigre.
Al-Mansûr demande à l'un de ses lieutenants s'il peut lui dire combien d'hommes ont été tué du fait de cet « Abû Mujrim », il lui est répondu que c'est au moins 600 000.

Le terme « Compagnons d'Abû Muslim » désigne un certain nombre de révoltés souhaitant venger ce dernier, actifs de 755 à 783.
À peine Abû Muslim mort, son ancien ministre des finances Simbad de Nichapur tente de le venger. Celui-ci est arrêté à Hamadan en 755 après avoir guerroyé dans le nord de l'Iran.

Le suivent :
Ishaq, qui s'est proclamé successeur de Zarathoustra (échec en 757)
Le Mazdéen Oustad Sis, qui après s'être emparé de la plupart des villes aidé de 300 000 hommes, échoue en 767.
Le dernier révolté des insurrections des « Compagnons d'Abû Muslim » est al-Muqanna, actif de 776 à 783.
Pour lui, l'esprit de Dieu s'est incarné dans tous les prophètes, les deux derniers étant Abû Muslim et lui-même. Déclarant meurtres et pillages légitimes du moment qu'ils visent les musulmans, il rencontre de grands succès en 782 et 783, date où il meurt acculé dans les montagnes près de Chahr-i Sebz.

L'homme qui, sous le nom d'al-Mukanna, fait trembler d'effroi la Perse Orientale et le Khorasan durant plusieurs années entre 774 et 779, s'appelle en réalité Hashim ibn Hakim (bien que-là encore il s'agisse, non de son véritable nom, mais d'un nom d'emprunt arabisé). Il naît à Marw (Merv), peut-être vers 730, au sein d'une famille de tisserands (kasar) Perses récemment convertis à l'Islam. Alors qu'il est encore jeune il rejoint les forces abbassides qui prêchent le renversement du pouvoir Omeyyade.
D'abord secret, le mouvement entre en lutte ouverte à partir de 747. Recruté dans l'armée par le chef des missionnaires Abbassides de Marw, Abu Muslim al-Khorasani, Hashim ibn Hakim suit aveuglément son nouvel instructeur. Il participe au cours des années qui suivent aux durs combats qui aboutissent à l'effondrement définitif de la dynastie Syrienne (748-750). Sous le règne d'al-Saffah (750-754), le premier calife Abbasside, Hashim fait probablement parti de l'armée islamique qui vainc les forces Chinoises à la bataille du Talas, toujours sous les ordres d'Abu Muslim (751).

Après la trahison et l'exécution d'Abu Muslim par le nouveau calife Al-Mansur en 755, Hashim ibn Hakim profite de l'émotion suscitée au sein de la population Khorasanienne, commence à recruter des partisans dans l'espoir de venger son défunt maître et protecteur... Il attend patiemment son heure et, en 774, peu de temps avant la mort d'Al-Mansur, il proclame la déchéance des « Fils de Abbas », coupables selon lui d'avoir trahit l'espoir qu'ils ont eux-mêmes suscité.

Il lance ses hommes à l'assaut des forces califales présentes dans la région et son influence s'étend rapidement. Il se met alors à porter en permanence un grand voile de soie blanche sur le corps ainsi qu'un masque d'or sur le visage, accoutrement qui lui vaut le surnom d'al-Mukanna, litt. « Le Voilé », « le M
asqué ». Ainsi vêtu il se présente aux peuples du Khorasan et de la Sogdiane comme le dépositaire de l'œuvre d'Abu Muslim, comme un nouveau prophète et, selon certains, comme une incarnation divine. Ces dernières affirmations ont toutefois été contestées par certains spécialistes. Ces derniers pensent qu'al-Mukanna est peut-être plus orthodoxe que les hérésiographes à la solde des califes de Baghdad n'ont bien voulu le dire...

Toujours est-il que ses hommes, parmi lesquels on trouve des Perses essentiellement, mais aussi des Turcs et quelques Arabes vantent les miracles et les guérisons dont leur maître se rend selon eux responsable. Tous s'habillent en blanc, afin de mettre en valeur leur opposition à la couleur noire des Abbassides. Durant près de 3 années (774-777), ils étendent leur pouvoir sur une grande partie du califat Oriental, détroussant les caravanes, occupant les villages isolés, menant de sanglantes embuscades contre les forces fidèles au régime. A l'apogée de son « règne », al-Mukanna peut même se permettre de battre monnaie. On a d'ailleurs retrouvé certaines d'entre-elles, sur lesquelles ont lit en arabe la devise suivante : « Dieu ordonne la fidélité et la justice ».

Bien évidemment, le nouveau calife Abbasside al-Mahdi ne peut se permettre de traiter plus longtemps une telle menace à la légère. En 777 il dépêche de nouvelles et importantes forces dans la région. Celles-ci ont su assez vite rétablir la situation. Enfermé dans sa forteresse de Sanam, Al-Mukanna y soutient encore un siège épique de 2 ans. Il s'empoisonne finalement, à moins qu'il ne soit mort les armes à la main, tandis que ses adversaires pénètrent dans la ville date où il meurt acculé dans les montagnes près de Chahr-i Sebz (779).

Les partisans d'Al-Mukanna fidèles au souvenir d'Abu Muslim, qu'on appelle les Khuramites, maintiennent une activité de plus en plus ténue dans les régions les plus reculées du Khorasan. Sa figure haute en couleur a souvent hanté l'imagination des historiens. Il n'est pas jusqu'au romancier argentin Jorge-Luis Borgès qui ne lui ait consacré une nouvelle en 1934.

L’Imam Muhammad Ibn Jarir at-Tabari a dit dans son livre « at-Tarikh ar-Roussoul wal-Moulouk » sur l’abjecte criminel Abou Muslim al-Khorassani : « Abou Mouslim tue lors de ses guerres plus de 600 000 musulmans de sang-froid ! »

Souleyman Ibn Kathir al-Khouza’i, le responsable de la prédication pour les Banou ‘Abbas, juge que la situation au Khorasan permet une activité plus intense pour parvenir à leur fin et il écrit à Abi Salamah Khalal pour lui demander d’écrire à Ibrahim l’Imam pour lui dire que les conditions sont idéales pour la propagation de son message et qu’il envoie quelqu’un de sa maison pour s’occuper de l’affaire. Ibrahim l’Imam envoya Abou Mouslim al-Khorassani et en 746, Ibrahim écrit à Abou Mouslim pour lui demander de le rejoindre afin de le charger de mission.
Abou Mouslim al-Khorassani part avec un groupe de prêcheurs à La Mecque et sur sa route, il s’arrête à Awmis ou lui parvient une lettre d’Ibrahim l’Imam et aussi une lettre destinée à Souleyman Ibn Kathir al-Khouza’i.
La lettre pour Abou Mouslim dit :
«  Je t’ai envoyé l’étendard de la victoire, et si tu lis cette lettre, retourne d’où tu viens et envoie moi Qahtabah Ibn Shabib avec ce que tu as en ta possession à Mossoul (sous-entendu al-Hajj) ».
Abou Mouslim revient donc à Merv au mois de Ramadan envoie Qahtabah avec la somme d’argent qu’il a collecté. Puis Abou Mouslim remet la lettre destinée à Souleyman Ibn Kathir qui lui stipule d’accélérer le mouvement de prédication du fait des éléments favorable en place pour leur réception...

Alors les prêcheurs le nomment à leur tête et s’activent furieusement et ouvertement à l’appel pour les Banou ‘Abbas au moment précis où Joudayr al-Kirmani et Shayban Ibn Salamah le khariji combattent Nasr Ibn Sayyar.
Ils appellent les gens à suivre leur appel et Abou Mouslim leur ordonne de tuer tous ceux qui s’opposeront à eux.

Selon l' Encyclopédie Iranica , On trouve différentes sources quant à son nom d'origine et son origine, certains font de lui un descendant de Gōdarz et du vizir Bozorgmehr et l'appelle Ebrahim, ou Behzādān, fils de Vendād Hormoz, et d'autres l'ont attaché aux 'Abbāsides ou à la famille de'Alī . Ces suggestions sont douteuse ».

Il y avait un Arabe du nom de Sharik ibn Shaikh al-Mahri dans Boukhara , qui voulait répandre Shia Islam fermement et s'opposer à quiconque est contre lui. Bientôt, il a obtenu le soutien de plusieurs dirigeants locaux et de nombreux habitants.
Lorsque cette nouvelles atteint Abu Muslim (Khorasani), Ziyad ibn Salih est venu là pour découvrir tous les détails, et bientôt il s'implique dans une bagarre. Abu Muslim combat Sharik ibn Shaikh al-Mahri et ses partisans chiites pendant 37 jours sans victoire, Abu Muslim perd des soldats et plusieurs sont fait prisonniers... Après cela, tout d'un coup Sharikh ibn Cheikh (leader chiite) meurt, et ses partisans commencent à s'apeurer, mais ils sont encore hostiles. La rébellion a été finalement écrasée et la plupart des partisans chiites ont été pendus.

Abu Muslim est un grand partisan de la cause Abbasside, après avoir rencontré leur Imam Ibrahim ibn Muhammad à la Mecque, il devient plus tard, un ami personnel de Abu al-Abbas Al-Saffah, le futur calife... Il a observé la révolte en 736. Avec la mort du calife Omeyyade en 743, le monde islamique est lancé dans la guerre civile.
Abu Muslim a été envoyé à Khorasan par les Abbassides d'abord comme un propagandiste, puis il fait la révolte en leur nom.
Il prend :
Merv en Décembre 747 (ou 748 Janvier), battant le gouverneur Omeyyade Nasr ibn Sayyar , ainsi que Shayban al-Khariji, un Kharijite aspirant au califat.

Il est devenu de facto le gouverneur Abbasside de Khorasan, grand général il a gagné la gloire à la fin des années 740 ayant vaincu la rébellion paysanne de Bihafarid, le chef Perse. Abu Muslim a reçu le soutien dans la répression de la rébellion à la fois des musulmans puristes et les zoroastriens. En 750, Abu Muslim devient chef de l'armée abbasside et bat les Omeyyades à la bataille du Grand Zab . Abu Muslim lance un assaut vers Damas, la capitale du califat des Omeyyades.
Bien qu'il semble que Abu al-Abbas se méfie de sa puissance, en limitant son entourage à 500 hommes à son arrivée en Irak sur le chemin du pèlerinage de 754.

Son assassinat n'a pas été bien reçu par les Kurdes, et surtout pas par les résidents de Khorasan et du Kurdistan, il y a du ressentiment et de la rébellion dans la population au vue des méthodes brutales utilisées par al-Mansur. Il est devenu une figure légendaire pour beaucoup en Perse, et plusieurs hérétiques Persans commencéent des révoltes affirmant qu'il n'est pas mort et qu'il reviendra cela inclus sa propre propagande Ishaq al-Turk , le clerc Zoroastrien Sunpadh dans Nishapur, l'Abu Muslimiyya subsect du Kaysanites, et Al-Muqanna dans le Khorasan. Même Babak a réclamé sa mort.




Rebelles abbassides - Portail
sabyl.forumactif.com/t1312-rebelles-abbassides
3 messages - ‎1 auteur
D'abord secret, le mouvement entra en lutte ouverte à partir de 747. ... Marw, Abu Muslim al-Khorasani, Hashim ibn Hakim suivit aveuglément son nouvel ... Il participa au cours des années qui suivirent aux durs combats qui aboutirent à l'effondrement ... Les partisans d'Al-Mukanna fidèles au souvenir d'Abu Muslim, qu'on ...
Abou Mouslim al-Khorassani et Les bannières noires du ...
https://histoireislamique.wordpress.com/.../abou-mouslim-al-khorassani-e...
26 avr. 2014 - Abou Mouslim al-Khorassani Souleyman Ibn Kathir al-Khouza'i, le responsable de la prédication ... Abu Muslim Khorasani .... au mois de Joumadah Awwal de l'année 130 de l'Hégire (747) puis dans le palais du gouverneur, ...





vendredi 1 mai 2015

EN REMONTANT LE TEMPS... 748

30 AVRIL 2015...

Cette page concerne l'année 748 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

LA BAVIÈRE: UN HÉRITAGE DIFFICILE


Pour étudier les formes de donations et les stratégies des familles en Bavière entre le VIIIe et le Xe siècle l'église épiscopale de Passau qui contient une centaine d'actes pour les VIIIe Xe siècles, dont 5 seulement pour le Xe siècle et, de manière complémentaire, celui de Saint-Emmeram de Ratisbonne qui n'a que 5 actes pour la période agilolfingienne mais en compte une soixantaine pour le Xe siècle. Information complétée grâce au « Liber traditionum de Mondsee », abbaye fondée par le duc Odilon entre 741 et 748 dans cette même partie orientale de la Bavière.
Les fonds de Passau, de Ratisbonne et de Mondsee présentent plutôt des cartae que des notitiae et utilisent des formules proches, dont beaucoup sont inspirées de la tradition Franque par l'intermédiaire des formules en usage à Saint-Gall et Reichenau. La compilation des cartae a été faite sans doute après la chute de Tassilon, dans le but d'obtenir confirmation des donations antérieures par le nouveau pouvoir Carolingien, car contrairement à ce qui se passe à l'ouest de la Bavière, les églises et abbayes Orientales, qui sont un des principaux soutiens du duc agilolfingien, ont pu se sentir menacées par le changement de pouvoir.

Cela explique que les scribes ont souvent essayé de se rapprocher de la tradition Franque, notamment en éliminant les distinctions sociales propres à la Bavière («Adalschalken», «Barschalken», etc...) et en simplifiant la titulature ducale. Enfin, bien que cela ne ressorte pas forcément des éditions des Libri traditionum, dont la présentation est en général chronologique, les cartae sont classées dans les manuscrits par « Gauen », ce qui prouve que leur finalité première est de constituer un inventaire géographique des biens, dans le cas de Passau, seuls sont conservés les « Gauen » situés au sud du Danube et l'on considère habituellement que l'église a aussi des possessions dans les « Gauen » du nord, dont on ne sait rien. Ces inventaires sont donc extrêmement fragmentaires. C'est à partir de cette documentation que se pose un certain nombre de questions sur les types de donations, leur évolution et la stratégie des familles de donateurs.
La définition des biens donnés, l'analyse du vocabulaire désignant les biens patrimoniaux en Bavière est vite limitée par sa variété : Proprietas, hereditas - le plus souvent propria hereditate -, facultas, substantia. Alodis est d'un emploi plus rare (quatre attestations entre 815 et 821), bien que le mot soit celui de la Loi des Bavarois dans son chapitre sur les donations aux églises, il paraît cependant doté d'une acception technique intéressante : Le 1er janvier 821, une notifie, que Ruodolf rend à l'église des biens que son frère Odalscalch avait donnés auparavant et qu'il avait conservés.

Or on possède la donation d'Odalscalc, prêtre de l'église de Passau, sous la forme d'une carta rédigée entre 791 et 803 : il ressort de la liste des témoins que son frère Ruodolt n'est pas présent et qu'il n'a donc pas donné son consentement au transfert de ce bien situé dans le lieu Ruodolvin-gen/Hrodolvingum, qu'il faut considérer comme éponyme de la famille. La mention d'un second Ruodolf parmi les témoins de la notice de restitution laisse penser que Ruodolt a associé ses enfants à cette restitution pour qu'elle ne soit plus contestée.

Une autre occurrence d'alodis renforce l'idée qu'il s'agit d'un terme technique qui désigne précisément la propriété familiale, celle dont on hérite :

Il n'en reste pas moins que ce terme est très peu employé en Bavière Orientale et qu'il faut peut-être le rattacher à une tradition Franque, malgré le témoignage de la Loi des Bavarois. À Ratisbonne, il n'apparaît pas avant le XIIe siècle, mais il est assez fréquent à Freising dès le VIIIe siècle.
La distinction entre l'origine des biens est en revanche fréquemment notée, ce qui montre sans doute que le concept d'hereditas ou de proprietas peut être entendu dans un sens restrictif. Ainsi les donations mentionnent-elles souvent le caractère héréditaire du bien, ou encore de manière plus précise quant à la dévolution des héritages :

Mais c'est dans la famille Carolingienne que cela va mal. Le demi-frère de Carloman et Pépin, Griffon, le fils de Swanahilde, poussé par sa mère, réclame sa part de l'héritage, il y a droit selon la loi Salique comme Thierry le fils aîné de Clovis et le testament de Charles Martel. Mais les deux maires du Palais refusent, se partagent le royaume. Il ne reste à leur jeune demi-frère que quelques territoires dispersés dans le royaume. Le jeune Griffon se réfugie dans la cité fortifiée de Loon (aujourd'hui Laon) et déclare la guerre à ses deux demi-frères. Carloman Ier et Pépin le Bref rassemblent une armée, assiègent la ville, obtiennent la reddition de Griffon et l'enferment dans le château de Chèvremont près de Liège. Swanahilde est reléguée au monastère de Chelles.

Mais ce n'est pas tout, la sœur de ces maires du Palais, Hiltrude, quitte sans prévenir le regnum Francorum, en vue d' épouser Odilon, le duc de Bavière. Ainsi entré dans la famille Carolingienne, il compte jouer un rôle politique, soutenu par le pape et allié avec le jeune Duc d'Aquitaine, Hunald qui connaissant la mort de Charles Martel, se révolte contre ses fils. Pour finir, en Alémanie, Theutbald veut restaurer le duché...

Odilon de Bavière, duc de Bavière à partir de 739, appartient à la famille des Agilolfing. Il meurt le 18 janvier 748, époux d'Hiltrude, sœur de Carloman et de Pépin le Bref... Ces deux derniers s'opposent à leur mariage.
Avec le duc d'Aquitaine Hunald, il réunit une coalition de mécontents contre ses beaux-frères.
Pépin le Bref répond que la Bavière et ses habitants appartiennent a l'empire Franc. Odilon, mis en déroute , s’enfuit honteusement.
Carloman Ier entre en Saxe, pénètre jusqu'à la source de la Haze , qui se jette dans l’Ems, bat Théodoric , duc des Saxons. C'est à ce moment que la Germanie se rappelle au bon souvenir des deux maires du Palais. Il y a connivence entre Hunald et les Germains. Les deux frères doivent laisser l'Aquitaine et rallier les bords du Lech où Odilon commande les Bavarois révoltés et alliés aux Saxons et aux Alamans dans l'insurrection contre les Francs. Les Bavarois sont vaincus et pendant 2 mois leur pays est à la merci des guerriers Francs. Puis les 2 frères se séparent, Carloman Ier poursuivant la mise au pas des Germains, ici les Saxons tandis que Pépin III retourne combattre en Aquitaine. Le duc Hunald a profité de l'absence des deux maires du Palais pour avancer jusqu'à Chartres et brûler cette ville. Mais séparés les deux frères n'obtiennent pas de résultats décisifs et bientôt Pépin III doit venir chasser les Alamans qui envahissent l'Alsace. Carloman Ier poursuit son avance dans la Saxe et impose le baptême aux vaincus.

En 744, le duc d’Alémanie Théodebald est vaincu par Pépin III qui le dépose.

Ce n'est qu'en 745, que les 2 maires du Palais peuvent se tourner vers l'Aquitaine et là Hunald demande la paix, livre des otages et prête aux 2 frères le serment de vassalité qu'il a si fièrement refusé. Il abdique en faveur de son fils Waifre et se retire au monastère de l'île de Ré.

En 746, les combats se poursuivent en Germanie, et Carloman Ier convoque à Cannstatt (actuellement un quartier de Stuttgart en Allemagne), les nobles Alamans qui ont demandé la paix. Il fait éliminer la majorité des chefs sous le prétexte qu'ils ont participé à la coalition des ducs Theudebald et Odilon de Bavière. L'Alémanie est soumise mais Carloman Ier s'en va à Rome voir le pape Zacharie, lui demande de devenir clerc et donc de renoncer au pouvoir politique... Il fonde un monastère en Italie et se retire à l'abbaye du Mont-Cassin.
L'an 745 , nouvelle victoire de Carloman Ier sur les Saxons, dont plusieurs reçoivent le baptême. L'année suivante, il se rend maître de l’armée des Alamans à Canstadt, et de là passe en Aquitaine.
C'est là où se terminent ses exploits militaires. L'an 747, il renonce au monde , remet son royaume et son fils Drogon entre les mains de Pépin le bref, son frère, part pour Rome , où il se fait couper les cheveux, prend l’habit clérical des mains du pape, et va se faire moine au Mont-Cassin.
Pépin le Bref retire Griffon, son frère, de la prison de Neufchâtel, où l’a mis Carloman Ier, et ne tarde pas d’avoir sujet de s’en repentir... Griffon, à peine a-t-il recouvré la liberté qu’il s’enfuit chez les Saxons, et les soulève contre Pépin le Bref.

L’an 748, Le roi des Francs marche en Saxe, où plusieurs seigneurs Francs ont suivi Griffon, il soumet les Saxons, et prend à Théodoric, leur due , pour la troisième fois. Griffon se retire en Bavière, et enlève ce duché à Tassillon, fils et successeur d’Odilon, mort cette année 748.

Tassilon III que Pépin le Bref reconnaît en 747 comme duc de Bavière, pour remplacer Griffon, son demi-frère qui leur est hostile et qui s'est emparé du duché au lendemain de la mort d'Odilon. Griffon, se défiant de la foi des Saxons, gagne la Bavière, réduit ce duché sous son obéissance avec les troupes Franques qui accourent à lui en grand nombre, oblige Tassilon et Chiltrude à se rendre à lui, et reçoit les secours de Swithger qui vient à son aide. Lorsque Pépin le Bref apprend ces événements, il marche en Bavière avec une armée nombreuse, s’empare de son frère Griffon et de tous ceux qui sont venus avec lui ou l’ont rejoint (749), remet Tassilon en possession de son duché.

Pépin marche en Bavière, défait les Bavarois, rétablit Tassillon, prend Griffon, le ramène en Francie, et lui donne pour partage la ville du Mans, avec 12 comtés, nombre compétent alors pour faire un duché. Mais, l’an 751 , Griffon , toujours inquiet, va chercher une retraite auprès de Waifre, duc d'Aquitaine. Pépin le Bref ne juge pas à propos de le poursuivre.

On a expliqué au Moyen-Âge et après que Carloman Ier est très pieux et qu'il est entré dans les ordres pour expier son crime. Mais depuis des historiens comme Jörg Jarnut et Gunther Wolf estiment que Carloman Ier, après ce massacre est abandonné par ses fidèles vassaux et que isolé, il n'a d'autre choix que de se retirer dans un monastère. Il est remplacé par son fils Drogon dans les postes de maire du Palais d'Austrasie et de duc d'Austrasie sous la régence de Pépin le Bref.

Après l'abdication de Carloman, il y a de l'agitation dans la famille Carolingienne. Drogon qui veut revendiquer l'héritage Austrasien est rapidement neutralisé. Mais Griffon, que Pépin a imprudemment libéré, se réfugie chez les Saxons, puis chez les Bavarois qui après la mort d'Odilon en 748, veulent affirmer leur indépendance. Pépin le Bref réagit, bat les Saxons et leur impose un tribut de 300 chevaux. Ensuite, il vient en Bavière et se fait livrer Griffon et impose la reconnaissance du petit Tassilon III sous la régence de sa mère Hiltrude et sous le contrôle de quelques comtes Francs.

Odilon de Bavière — Wikipédia
fr.wikipedia.org/wiki/Odilon_de_Bavière
Odilon de Bavière, duc de Bavière à partir de 739, appartient à la famille des Agilolfing. Il meurt le 18 janvier 748. Odilon est l'époux d'Hiltrude, sœur de ...
Termes manquants : année
L'art de vérifier les dates des faits historiques, des ...
https://books.google.fr/books?id=hPxRAAAAcAAJ
M. Nicolas Viton Saint-Allais, ‎Maur François Dantine, ‎Charles Clémencet - 1818
'x7 'S' répond que la Bavière et ses habitants appartiennent a Fempire français: ... d'Odilon , mort cette année 748 (Pagi L'an 749, Pepin marche en Bavière ...

Persée : Formes de donations aux églises et stratégies des ...
www.persee.fr/web/revues/.../mefr_1123-9883_1999_num_111_2_372...
de G Bührer-Thierry - ‎1999 - ‎Cité 1 fois - ‎Autres articles
... le duc Odilon entre 741 et 748 dans cette même partie orientale de la Bavière. ..... Or dans les années suivantes trois d'entre eux font également donation de ...

EN REMONTANT LE TEMPS... 749

29 AVRIL 2015...

Cette page concerne l'année 749 du calendrier julien. Ceci est une évocation ponctuelle de l'année considérée il ne peut s'agir que d'un survol !

JEAN DAMASCENE


SAINTS JEAN GERMAIN ET GEORGES
Au VIIe siècle, sous l'influence croissante de l'Islam, un empereur de Constantinople, Léon III l'Isaurien, ordonne par un édit d'ôter des églises et des lieux publics les tableaux et statues sacrés qui y sont exposés à la vénération des fidèles, cet arrêt doit être sanctionné par des violences inouïes. Les agissements des iconoclastes ou briseurs d'images, on retrouvera plus tard cet esprit chez les Albigeois, les Vaudois, les Hussites et les Protestants... A travers les siècles et jusqu'à nos jours, dans l'esprit des chrétiens et surtout en Orient, la tyrannie hérétique de Léon l'Isaurien évoque principalement le nom de « Saint Jean Damascène qui est avec Saint Germain de Constantinople et Georges de Chypre, à la tête des défenseurs des Saintes Icônes ».

Saint Jean est né à Damas vers l'année 675 d'une famille chrétienne d'origine arabe probablement de la tribut des Ghassanides, son grand-père est un chef arabe qui s'appelle Al Mansour.
Jean Manssour ou Jean de Damas dit Jean Damascène, né vers 676 et mort le 4 décembre 749, théologien chrétien, père de l'Église et docteur de l'Église. De son véritable nom en arabe (Manssour ibn Sarjoun), « Victor fils de Serge », ou (Yuḥannā Al Demashqi), en grec Ιωάννης Δαμασκήνος Iôannês Damaskênos, en latin Iohannes Damascenus il est surnommé Χρυσορρόας/Chrysorrhoas, « qui roule de l'or dans ses flots ». Le père de Saint Jean qui s'appelle Serge, chrétien fervent, occupe un poste important auprès du nouveau Calife Mouawiya. Le nouveau calife refuse de résider à Médine et transfère en 660, le siège du Califat à Damas. Serge dépense en œuvres de charité ses revenus, et surtout il profite de sa situation pour racheter les captifs chrétiens.
Et parmi ces derniers, se trouve un religieux venu de Sicile, futur évêque et hymnographe orthodoxe, nommé Cosmas de Maïouma, ou Cosmas de Jérusalem, très versé dans la philosophie, et parlant plusieurs langues.
Or, précisément, Serge Mansour cherche depuis longtemps un homme capable de donner à son fils une éducation convenable.
La Providence le comble en lui faisant trouver un trésor d'érudition et de piété dans ce captif qu'on va égorger... Il court le demander au calife qui n'y fait aucune objection. Cosme reçoit la liberté, et devient l'ami du père et le maître du fils, qui, sous sa direction apprend les fondements de la belle méthode aristotélicienne. C'est dans cette environnement que grandit Saint Jean.
Quand l'éducation est achevée, le moine dit à Serge : Vos vœux sont accomplis, la sagesse de votre enfant surpasse la mienne, Dieu complétera l'œuvre. Je vous prie de me laisser me retirer au désert, afin de vaquer à la céleste contemplation. Serge fait la plus grande résistance, mais il doit céder aux vœux ardents du Saint moine, qui se retire en Palestine, dans la laure de Saint-Sabas. Il est l'auteur du « De fide orthodoxa” important traité doctrinal. Il se lance dans une controverse acharnée avec l'islam, qu'il classe parmi les hérésies. Il compare les récits bibliques avec leurs versions reprises dans le Coran. Il est aussi l'un des principaux hymnographes Byzantins et la liturgie lui doit les textes des matines Pascales.
Son père, Serge (Sarjoun), obtient des califes omeyyades qu'ils épargnent à Damas la basilique Saint-Jean-Baptiste, mais elle est transformée en mosquée 70 ans après la conquête musulmane...
 
L’orient chrétien sera agité pendant plus d'un siècle (725-840) par l'hérésie iconoclaste, et particulièrement sous le règne de l'empereur Léon III l'Isaurien... Ce rustre couronné, ancien marchand de bestiaux, puis heureux soldat, est monté sur le trône de Constantinople en l'an 716. Arrivé au pouvoir au milieu d'une véritable anarchie, il vient de se révéler comme un homme d’État de premier ordre, et il peut être regardé comme le réorganisateur de l'Empire Byzantin.
Mais en proscrivant le culte des images, à quel mobile obéit-il ? A-t-il gardé quelque sympathie, manifestée dans sa jeunesse, pour cette terrible secte des Pauliciens, issue du manichéisme, qui a mis à feu et à sang l'Asie Mineure, incendiant les églises d'Arménie et de Syrie, et détruisant partout les Saintes Icônes ? Plus vraisemblablement, il a l'ambition, sorte d'empereur-sacristain, d'étendre au sanctuaire les réformes qu'il est fier d'avoir réalisées dans l'ordre social et militaire : A coup sûr, il ne prévoyait pas que ces querelles iconoclastes allaient séparer Constantinople de Rome, et rapprocher Rome de Charlemagne, l'empereur d'Occident.
Avant d'arriver aux mesures de violence, Léon III l'Isaurien a procédé peu à peu à l'« épuration » de l'épiscopat oriental, il doit, après la persécution, qui commence à l'automne de 725, mettre en demeure Saint Germain, patriarche de Constantinople, d'adhérer à l'hérésie ou de se retirer...
En terre musulmane, les Églises melkites n'ont rien à craindre de l'empereur chrétien, elles restent fidèles au culte des Saintes Images, grâce à Georges de Chypre et à Jean de Damas.
 
Jean de Damas parle avec éloquence du culte qui est rendu aux Saints dans l’Église catholique. Le culte qui s'adresse à une créature est motivé par une relation, un rapport de cette créature avec Dieu. Ce principe général s'applique à la fois au culte des Saints et de leurs reliques, et au culte des Images en général. La vénération les Saints se fait à cause de Dieu, parce qu'ils sont ses serviteurs, ses enfants et ses héritiers, des « dieux » par participation, les amis du Christ, les temples vivants du Saint-Esprit. Cet honneur rejaillit sur Dieu lui-même, qui se considère comme honoré dans ses fidèles serviteurs, et comble ses fidèles de ses bienfaits. Les Saints sont, en effet, les patrons du genre humain... Il faut bien se garder de les mettre au nombre des morts. Ils sont toujours vivants, et leurs corps mêmes, leurs reliques méritent aussi un culte.
En dehors des corps des Saints, méritent un culte, mais culte relatif, qui remonte à Jésus-Christ ou à ses Saints, toutes les autres reliques et choses saintes, qu'il s'agisse de la Vraie Croix et des autres instruments de la Passion ou des objets et lieux consacrés par la présence ou le contact de Jésus-Christ, de la Sainte Vierge ou des Saints. Ces mêmes principes trouvent leur application toute logique dans le culte rendu aux Saintes Images. Ce culte « présente pour les fidèles de multiples avantages : L'image est d'abord le livre des ignorants, c'est une exhortation muette à imiter les exemples des Saints, c'est enfin un canal des bienfaits divins. »
Quand l'empereur Byzantin voit se dresser en face de lui Jean Damascène, un adversaire redoutable à la cour même des califes, c'est-à-dire hors de sa portée il décide de se venger d'une manière hypocrite et cruelle :
Il fait remettre au calife une lettre écrite par un faussaire, signée du nom de Jean Serge Mansour et invitant l'empereur de Byzance à s'emparer de Damas...

On conçoit la colère du calife devant cette pièce à conviction, qui est pour lui la preuve d'une trahison. Aussitôt, il fait mander Saint Jean et lui fait trancher la main droite.
Le martyr supporte courageusement ce supplice, rentre dans son oratoire privé, il se met en prière devant une image de la Très Sainte Vierge, suppliant la Mère de Dieu de lui rendre l'usage de sa main pour lui permettre de reprendre la plume, puis il s'endort... La Vierge de l’icône abaisse sur son chevaleresque défenseur un regard maternel et lui rend l'usage de sa main, autour de laquelle un mince liseré rouge persistera pour attester le prodige.
LA VIERGE DAMASCENE

Dès lors, l'heureux miraculé renonce au monde et va s'enfermer dans la solitude de Saint-Sabas, où il continue d'écrire à la louange de Marie. Une autre tradition, s'ajoute à la précédente : Sur l’icône miraculeuse, Jean a suspendu en ex-voto une main d'argent, de même qu'en certains sanctuaires on offre représentant têtes, mains ou jambes, correspondant à des parties du corps pour lesquelles les fidèles ont obtenu la guérison. L’icône avec son ex-voto est conservée comme une relique précieuse sous le nom de « Vierge Damascène » ou de « Vierge à trois mains ». Quelle que soit son origine, cette image a une histoire que raconte ainsi le P. Joseph Goudard :

Au XIIIe siècle, elle est remise par le supérieur de la laure à Saint Sabas métropolite de Serbie et grand serviteur de Notre-Dame, dans un de ses deux pèlerinages en Terre Sainte. De retour dans son pays, le prélat en fait don à son frère, Étienne, roi de Serbie, de la dynastie des Némanya, lui recommandant de la garder et de l'honorer d'un culte spécial comme un très précieux trésor de famille.
Plus tard, après l'extinction des Némanya, l’icône est transférée au Mont Athos, la montagne de Marie, et déposée au monastère de Kilandar. Cette « Vierge Damascène » a eu une très grande célébrité en Orient.
Les peintres la prennent pour modèle, et telle est l'origine de ces curieuses peintures où la Sainte Vierge est représentée avec trois mains...
Les Serbes vont plus loin, ce titre de « Vierge à triple main », ils en ont fait le vocable de plusieurs de leurs églises cathédrales réputées « thaumaturges » encore aujourd'hui, telles Notre-Dame d'Uskub, Notre Dame de Skoplie , etc...
 
Jean Damascène est à la fois philosophe, théologien, orateur ascétique, historien, exégète, poète même. Le principal de ses écrits dogmatiques est la Source de la connaissance. Il comprend 3 grandes divisions.
La première, appelée Dialectique, met sous les yeux du lecteur ce qu'il y a de meilleur dans la philosophie Grecque.
La deuxième, tout historique, est un clair résumé des hérésies apparues dans l’Église jusqu'à celle des iconoclastes, l'auteur y expose et réfute tout au long le mahométisme.
La troisième partie comprend son grand ouvrage bien connu, « Exposition de la foi orthodoxe ». Il y parle de Dieu, de ses œuvres, de ses attributs, de sa Providence, de l'Incarnation, des Sacrements, sur chaque vérité il résume l’Écriture et la Tradition.
 
Il est vraisemblable que ce dernier écrit est composé au monastère de Saint-Sabas. Le texte nous en a été conservé dans une traduction arabe. Cet ouvrage est d'une grande importance pour l'histoire de la théologie, malgré ses lacunes, il est le fidèle écho des enseignements des Pères de l’Église qui ont précédé, il représente la première « Somme Théologique » digne de ce nom.
Le mystère de l'Incarnation est celui sur lequel Jean Damascène s'étend le plus longuement, sa théologie mariale, soit dans ce traité soit en d'autres ouvrages, est irréprochable, Il interprète les renseignement des autres théologiens Byzantins.
Il expose d'une manière admirable les vues les plus orthodoxes sur l’Immaculée Conception (bien avant Lourdes) et la virginité perpétuelle de Marie.
Son rôle de co-rédemptrice du genre humain par sa libre coopération au plan divin.
Son Assomption, sa royauté sur les créatures, sa médiation universelle et sa maternité de grâce.
 
L’exposition de la foi orthodoxe est mise à contribution souvent d'une façon inavouée par les théologiens Byzantins, elle est traduite en paléo-Slave, vers la fin du IXe siècle, par les soins de Jean, exarque de Bulgarie, en Russie, elle a été imprimée plusieurs fois... Les Byzantins ont surnommé Jean Damascène Chrysorrhoas (qui roule de l'or), et ce nom dit assez toute l'admiration que la postérité a vouée à sa personne et à ses travaux.
Nul n'est prophète dans son pays. Les étrangers ont reconnu la grandeur de Saint Jean de Damas mais les arabes chrétiens, ses propres frères, l'ont rejeté.

Saint Jean Damascène est considéré comme l'auteur d'un grand nombre de chants, savants et populaires, dont on voit quelques-uns cités dans les anthologies de musique religieuse, anciennes et modernes. En tels d'entre eux la Très Sainte Vierge est chantée d'une manière heureuse, il a composé aussi des tropaires dans lesquels il demande pour les défunts le repos éternel, ce qui est très important pour l'histoire de la croyance au purgatoire.

On a même voulu faire du moine de Saint-Sabas l'organisateur du chant liturgique Grec, l'inventeur de la notation musicale qui porte son nom, l'auteur de l'Octoekos, livre liturgique d'un charme et d'une fraîcheur antiques, qui sous 8 tons musicaux contient des tropaires et des canons sur la Résurrection, la Croix, la Vierge.

Pour mémoire encore, enregistrons une autre tradition touchante, la Vierge Marie « venant doucement gourmander l'archimandrite de la laure, homme austère qui saisissait difficilement la portée apostolique des livres et surtout de la poésie.
« Pourquoi, lui dit Notre-Dame, pourquoi empêches-tu cette source de donner ses eaux limpides, lesquelles, en coulant sur le monde, emporteront les hérésies » ?
 
Comme ou peut le voir, la trame de la vie de Jean Damascène est aussi ténue que possible, au moins dans la mesure où nous la connaissons. On peut même se demander pourquoi l’Église le vénère comme Saint. Comme s'il répond précisément à cette question, le P. Jugie remarque judicieusement : Sa sainteté, on la voit transparaître dans ses œuvres. Le ton d'humilité sincère avec lequel il parle de lui-même en plusieurs endroits de ses écrits, allant jusqu'à se traiter d'homme ignorant, son amour pour Jésus-Christ, sa tendre dévotion à Marie, son dévouement pour l’Église qui lui a fait composer tous ses ouvrages, tout cela nous montre que le docteur de Damas appartient à la race des grands Saints qui ont illustré l’Église à la fois par leur science et par leur vertu.
 
Selon la tradition Saint Jean Damascène est mort le 4 décembre 749. Un concile des briseurs d'images réuni, le 10 février 753, au palais impérial de Hiéria, près de Chalcédoine, avec le bienveillant appui de l'empereur Byzantin Constantin Copronyme, enregistre avec une joie apparente la mort des 3 défenseurs des Saintes Images, Saint Germain, Georges de Chypre et Saint Jean Damascène, par une formule demeurée célèbre : La Trinité a fait disparaître les 3.
Reprenant cette phrase et la rectifiant d'une manière heureuse, le VIe Concile œcuménique, réuni à Nicée en 787 et qui condamne l'hérésie des iconoclastes, déclare « La Trinité a glorifié les 3 » :
La sixième session de ce même Concile entend l'éloge de Saint Jean Damascène.
La septième proclame sa « mémoire éternelle ».

Le corps de Saint Jean Damascène est conservé pendant au moins 4 siècles dans la laure de Saint-Sabas, plus tard, il est transporté à Constantinople. Certains Martyrologes Latins semblent faire allusion à cette translation en inscrivant au 6 mai la mention suivante :
« A Constantinople, déposition de Jean Damascène, de sainte mémoire, docteur insigne. »
 
Le couvent de Saint-Sabas conserve deux tableaux qui représentent le Saint. Sur le premier, on voit un vieillard à cheveux blancs, la figure rayonnante de beauté et de majesté, penché sur un parchemin, écrivant et chantant les louanges de Marie, telles que les a conservées la liturgie de l’Église Grecque. Sur le second, qui couronne l'entrée du tombeau de Saint Jean, on voit un moine étendu sur son lit funèbre, sur sa poitrine, il a les mains jointes, contre lesquelles on a déposé une petite icône de Marie portant l'Enfant Jésus, la multitude des moines entoure le corps, qui semble plutôt reposer après une dure journée de travail.
De temps immémorial on montre dans le quartier chrétien de Soufanieh à Damas, non loin de la porte de Bab Touma, une ruine appartenant au wouakf dépendant de la grande mosquée et connu de toute la ville sous le nom de maison de Saint Jean Damascène.

En 1878, après de longues démarches, les Jésuites achètent cette ruine et la transforment en un sanctuaire. Si en Occident Saint Jean de Damas fait parti des Docteurs de l’Église, malheureusement à Damas et dans le monde arabe, rares sont ceux qui le connaissent ou qui ont jamais lu ses œuvres.

Le Divin est ineffable et incompréhensible. « En effet, personne ne connaît Le Père si ce n’est Le Fils, et personne ne connaît Le Fils si ce n’est Le Père ».
Et L’Esprit Saint aussi connaît ce qui est de Dieu, de même que l’esprit de l’homme connaît ce qui est dans l’homme.
Personne n’a jamais connu Dieu, si ce n’est celui auquel lui-même l’a révélé. Dieu, pourtant, ne nous a pas abandonné dans une ignorance totale. En effet, la connaissance de Dieu a été ensemencée par lui, conformément à la nature, en tout homme.
La Création elle-même, sa sauvegarde et son organisation proclament la grandeur de la nature Divine. De plus, d’abord par le moyen de la Loi et des Prophètes, puis par son Fils unique, Le Seigneur Notre Dieu et Sauveur Jésus Christ, Dieu a révélé la connaissance de Lui-même par tout ce qui nous est accessible.
C’est pourquoi nous accueillons, nous reconnaissons et nous vénérons ce qui nous a été transmis par la Loi, les Prophètes, les Apôtres et les Évangélistes, sans rien rechercher au-delà de ces médias.
Jean Damascène, La Foi Orthodoxe

Prière
Accorde-nous, Seigneur,
de trouver un appui
dans les prières de Saint Jean Damascène,
que la vraie Foi,
dont il est un maître éminent.
La Fontaine de la connaissance ou Fontaine de la sagesse ou encore La source de la connaissance écrit en 743, est divisé en 3 parties :

« Chapitres philosophiques » (Kephalaia philosophika) couramment appelé Dialectique, traite principalement de logique, son principal objectif est de préparer le lecteur pour une meilleure compréhension du reste de l'ouvrage.
SAINT JEAN PAR LES ARABES

« Des hérésies » (haireseon péri, De Haeresibus)), le dernier chapitre de cette partie (chapitre 101) traite de l'hérésie des Ismaélites. Différent des précédents chapitres sur les autres hérésies qui font habituellement seulement quelques lignes, ce chapitre occupe quelques pages dans son travail. Il est l'un des premiers écrits chrétiens sur l'Islam et le premier écrit par un catholique (chalcédonien).

« Une Exposition exacte de la foi orthodoxe » (Ekdosis akribes tes orthodoxou pisteos) – un résumé des écrits dogmatiques des pères des l’Église précoce, la troisième section du livre est connu pour être le plus important travail de Jean de Damas.
Contre les Jacobites
Contre les Nestoriens
Dialogue contre les Manichéens
Introduction élémentaire
Lettre sur l'hymne Trois fois Saint
Sur la droite réflexion
Sur la foi, contre les Nestoriens
Sur les deux Testaments dans le Christ (contre les Monothélites)
Parallèles sacrés (douteux)
Octoèque («Octoéchos», service de l'Église des huit tons)
Sur les esprits

Une nouvelle religion :
Dans la présentation de l’Islam par Jean de Damas, cette nouvelle religion est appelée « religion des Ismaélites » ou « religion des Agarènes ». Il appelle aussi ceux qui suivent cette religion des Sarrasins, par référence à Sarah.

Jean explique que l’islam a été adressée à un peuple primitivement idolâtre qui adore entre autre Chabar (= la grande) et l’étoile du matin.
Il explique que Mahomet, son fondateur s’est inspiré du judaïsme et du christianisme et qu’il a fréquenté un moine arien...

Il expose ensuite la place de Jésus dans la nouvelle religion. La religion des ismaélites croit en un seul Dieu au sujet duquel il ne peut être question d’engendrements.
Le Christ est certes Verbe et Esprit de Dieu, mais il est une créature de Dieu, serviteur et prophète de Celui-ci. Il est né de Marie, sœur de Moïse et d’Aaron. Il n’a pas été tué sur la croix car seule son ombre a été crucifiée [variante : un autre a été crucifié...]. Critiques de la révélation des Agarènes

Jean demande où la venue de Mahomet est prophétisée dans les Écritures, sous-entendant : « On ne l’y trouve nulle part ». En revanche, il souligne que Moïse et les prophètes ont annoncé le Christ, sa divinité, sa mort et sa résurrection.

Il critique ensuite le mode de révélation de la nouvelle religion de deux manières :
Contrastant avec la réception de la Loi par Moïse à la vue de tout le peuple, dans le feu et la nuée, les ténèbres et la tempête gage absolue de son origine divine. Où sont les signes divins attestant la révélation de Mahomet demande-t-il ?
En soulignant une contradiction : La nouvelle religion demande des témoins pour tout ce qui est important, et demande de ne rien recevoir sans témoins, or pour ce qui est du plus important, à savoir la descente du texte sacré, aucun témoin ne peut être produit... N’y a t il que la foi et l’Écriture qui doivent être acceptés sans témoins ?
Les ismaélites traitent les chrétiens d’associateurs car ils disent que le Christ est fils de Dieu. Jean répond à l’accusation d’associationnisme de deux façons :
Premièrement, il réponds que cela est conforme à ce qu’ont annoncé les prophètes, et que eux aussi, les musulmans, disent accepter l’autorité des prophètes.
Mais Jean sait que les musulmans affirment que les Écritures juives et chrétiennes sont trafiquées.
Deuxièmement, puisque que les musulmans disent que Jésus est le Verbe et l’Esprit de Dieu, Jean fait cette remarque :
LE MONT ATHOS
Le Verbe et l’Esprit d’une personne sont inséparables de cette personne. Si donc le Christ est le Verbe et l’Esprit de Dieu, il est inséparable de Dieu, c’est à dire incréé. Par conséquent, il est Divin lui aussi. Ainsi, il retourne la charge, Puisque les Agarènes retirent à Dieu son Verbe et son Esprit éternel, ce sont eux qui « déforment » Dieu et l’on devrait les appeler « mutilateurs » de Dieu.

Jean se fait l’écho de l’accusation d’idolâtrie portée contre les chrétiens parce qu’ils se prosternent devant la croix que les ismaélites ont en horreur. Pour Jean, si l’on doit traiter les chrétiens d’idolâtres parce qu’ils vénèrent la croix, à plus forte raisons ses accusateurs sont-ils idolâtres en raison de la manière dont ils traitent la Kaaba ! De plus, la croix est le symbole de la victoire sur Satan pour les chrétiens, L’origine de l’importance de la Kaaba pour les Agarènes est bien moindre selon les récits rapportés par Jean.

Jean passe ensuite en revue quelques sourates incompatibles avec la révélation chrétienne, il pense qu’ elles ne peuvent en aucun cas avoir de caractère prophétique ou sacré. L’idée même qu’on puisse leur accorder crédit suscite chez Jean du sarcasme.

Sourate IV : les femmes
Jean raille en les citant ou évoquant les passages qui autorisent le concubinage, la répudiation, l’épisode au cours duquel Dieu donne à Mahomet la femme de Zayd après la répudiation, et enfin le verset stipulant que les femmes sont un champ pour les hommes, un champ qu’ils peuvent cultiver de la manière dont ils le veulent...

Sourate : la Chamelle de Dieu
Ici Jean évoque une sourate qui n’est pas dans le Coran actuel, En revanche, l’attaque de Jean porte ici sur des traditions qui n’ont pas d’écho dans le Coran.

Sourates la Table et la Vache
Elles sont justes mentionnées.

Jean termine la présentation de la nouvelle religion en rappelant quelques interdits : Ne pas observer le Shabbat, na pas se faire baptiser, ne pas manger certaines nourritures et ne pas boire de vin.


« On trouve une très belle présentation commentée des écrits sur l’islam de Jean Damascène comprenant « L’hérésie 100 » et une « controverse entre un musulman et un chrétien » aux éditions du Cerf : Ecrit sur l’islam, Jean Damascène, coll. sources chrétiennes.
Saint Jean Damascène
nominis.cef.fr/contenus/saint/215/Saint-Jean-Damascene.html
Saint Jean Damascène : Jean de Damas, Docteur de l'Église. ... Mansour, à son tour, supervise durant des années la perception des impôts que les ... du 6 mai 2009, Benoît XVI a tracé le portrait de saint Jean Damascène (675 - 749), qui ...

Persée : Date de la mort de saint Jean Damascène
www.persee.fr/web/revues/.../rebyz_1146-9447_1906_num_9_56_4858
de S Vailhé - ‎1906 - ‎Cité 2 fois - ‎Autres articles
Saint Etienne le Sabaite, en effet, est le neveu de saint Jean Damascène, comme .... ans sous la dépendance de son oncle paternel, donc jusqu'à l'année 749.